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Fan expérience en France

Animation Noël : Le père Noël est Lillois avec le LOSC

Pour Noël, le LOSC réalise une action caritative de collecte de jouets avec le soutien de ses fans.

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Noël est une période de l’année où règnent les ondes positives, les clubs offrent des cadeaux et les fans en demandent. Mais le club du LOSC profite de cette période de générosité pour réaliser une action caritative qui mérite d’être soulignée. 

 

Quel est le lien entre le Père Noël et le LOSC ? À part la couleur du maillot, pas facile de deviner tout de suite. La réponse est : « Le Père Noël est Lillois ». Alors non je ne suis pas entrain d’insinuer que notre cher Santa Claus vient de Lille (bien qu’il vient du nord mais du nord du monde), c’est en réalité le nom de l’initiative lancée par le club lillois pour le mois de décembre.
Cette initiative est une récolte de jouets en faveur des enfants hospitalisés organisée avec Ludopital sur les 3 matchs à domicile du mois face à Lyon le 01/12, Reims le 09/12 et enfin Toulouse le 22/12.

Ludopital est un partenaire du club lillois depuis 4 saisons. C’est un acteur qui améliore le séjour des enfants hospitalisés dans toute l’euro-métropole, par la distribution de jouets et l’aménagement des lieux de vie dans les hôpitaux, contribuant ainsi à rendre l’environnement hospitalier plus agréable et chaleureux, mais aussi à dédramatiser l’acte médical auprès des plus petits. 

Cinq points de récoltes solidaires ont été disposés en hors match sur la même période. Deux dans un magasin de jouets PicWic dans deux villes et 3 autres points tenus par des groupes de supporters.

Les points de collecte au Stade Pierre Mauroy@LOSC

Les points de collecte au Stade Pierre Mauroy

Pour participer à cette collecte, les supporters du LOSC et spectateurs du stade Pierre Mauroy peuvent déposer leur don dans l’un des 4 points de collecte sur le parvis du stade. L’association recherche ainsi des jouets, des jeux, des livres pour les enfants de tout âge, du nourrisson à l’adolescent.
Pour un jouet apporté, le fan lillois pourra repartir avec un bonnet de Noël du LOSC offert.

Les clubs sont nombreux à réaliser des actions similaires en ce moment pour la période de Noël. Ces actions se matérialisent souvent en collecte de jouets, lancé de peluches, dons divers et inauguration de nouveaux espaces dans des centres spécialisés. 

Faire du caritatif et améliorer l’expérience du fan, c’est possible

La capacité des clubs de générer une audience forte de part la quantité de fans dont ils disposent est un réel atout pour ce type d’opération.
Cette semaine, l’OGC Nice propose à ses fans de jouer pour remporter une expérience d’immersion exceptionnelle au coeur de l’équipe du coach Patrick Viera. Pour minimum 5€, un fan pourra être tiré au sort pour suivre l’équipe toute la journée de préparation avant d’affronter Saint-Etienne ce vendredi 14/12.
Les participations à ce jeu concours seront ensuite distribuées sous forme de dons à destination du fonds de dotation de l’OGC Nice. Un fonds de dotation qui permet au club de réaliser des actions citoyennes sur “l’enfance” et la “proximité”. 

Ce type d’action démontre bien qu’il est possible pour un club de répondre à des actions d’intérêt général tout en participant à l’amélioration même ponctuelle de l’expérience d’un ou de ses spectateurs. 

Mobiliser ses fans pour une action caritative peut favoriser le sentiment d’appartenance à un groupe. C’est aussi l’occasion de diffuser une image positive du club à travers une action peu commune qui peut toucher un public différent.  

Au stade, je passe plus de temps à observer les animations, le comportement des fans et les actions du club que le match en lui même. J'aime le sport mais j'aime encore plus l'expérientiel. Qu'il soit dans le monde du commerce ou celui du sport business. | "Ceux qui essaient d'éviter l'échec, évitent le succès."

Fan expérience en France

Un policier référent dans les groupes de supporters en déplacement ?

Après un référent supporter dans les clubs, une expérimentation est en cours pour permettre la présence d’un policier référent dans les groupes de supporters visiteurs.

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Lors du match de Ligue 1 Conforama entre le RC Strasbourg Alsace et l’Olympique Lyonnais le 9 mars dernier, plusieurs acteurs dont les instances du football français ont réalisé une expérimentation auprès des supporters. 

 

L’encadrement des supporters adverses est un sujet sensible, dans une époque où le nombre d’arrêtés préfectoraux se multiplie et ne choque presque plus personne. Cette semaine, le média l’Équipe rapporte que depuis le début de la saison, les préfets ont publié plus de 70 arrêtés limitant la liberté d’aller et venir des supporters de football français. Un chiffre (trop) important.

Des arrêtés abusifs ?

Les préfectures se posent-elles de moins en moins de questions lorsqu’il s’agit de l’organisation d’un match de football ? Au regard du nombre d’arrêtés publiés, la question est légitime.
L’Équipe a d’ailleurs publié cette semaine un article qui présente les motifs d’arrêtés préfectoraux les plus originaux (ou ridicules selon la position que l’on adopte). Un article que nous vous invitons à lire.

@Lequipe

Une banderole de mécontentement des supporters face aux tribunes vides

Alors, il est vrai que le pays connait une longue période d’instabilité et d’inquiétude, entre les précédentes attaques terroristes, les manifestations régulières devenues dorénavant quotidiennes sur tout le territoire. Cette situation mobilise donc les ressources humaines dédiées à la sécurité du public. Par conséquent, l’organisation des événements sportifs passe au second plan. La sécurité du public étant un élément essentiel d’une organisation, cela complexifie l’équation.

Les préfectures ne se cacheraient-elles pas derrière ces événements qui touchent le pays pour répondre avec trop de facilité en refusant à un groupe de supporters de se déplacer pour soutenir leur équipe ?
Cette attitude ne risque pas d’améliorer l’entente entre ces deux mondes (l’administration et le supporterisme). Ni même de bonifier l’image des supporters vis à vis du grand public.
La situation est donc pénible pour tous le monde. Les clubs ne remplissent pas leur stade, le public présent ne bénéficie pas d’une ambiance stade optimale, les supporters ne peuvent pas assouvir leur passion et la préfecture ne laisse pas les meilleurs souvenirs.

Mais, il existe des solutions. L’une d’elle est actuellement en phase de test dans nos championnats de football professionnel.

Un policier parmi les fans adverses

Le 9 mars, c’était donc la date choisie par les différents acteurs qui soutiennent cette démarche. Le match de Ligue 1 Strasbourg RC vs O.Lyon a marqué le début d’une expérimentation innovante en matière de prévention, d’anticipation et de dialogue avec les supporters.

Plusieurs organismes portent ce projet important : la Fondation Nivel, la préfecture, la DNLH (division nationale de lutte contre le hooliganisme), la FFF, la LFP et les clubs concernés par les tests. La Fondation Daniel Nivel, fondée en 2000 à l’initiative de la fédération allemande de football, a pour objet de soutenir des actions de prévention des incidents autour des matchs de football, particulièrement ceux opposant des supporters aux forces de l’ordre.

Pour ce premier test inédit, c’est le RC Strasbourg en tant que club accueillant qui a collaboré pour développer le concept avec les supporters visiteurs pour ce match face à Lyon.
Ainsi, le groupe de supporters visiteurs comptait dans ses rang un “policier référent” désigné pour suivre le foule dès leur arrivée dans le Bas-Rhin jusqu’à leur départ post-match. Ce référent a pour rôle de dialoguer avec les supporters visiteurs, de les informer des mesures de sécurité applicables au stade à l’occasion de leur déplacement, et de faire le lien avec le chef du dispositif d’ordre public de la DDSP.

Cette opération sera dans un second temps envisagée dans plusieurs autres stades de Ligue 1 et de Ligue 2. Une évaluation du dispositif sera réalisée en fin de saison et au cours de la saison 2019/2020.

Une première réussie selon les acteurs

La LFP précise que de l’avis de l’ensemble des acteurs concernés, la première rencontre expérimentale fut une réussite. L’anticipation et la bonne préparation de la rencontre entre les différents acteurs a permis au policier référent, en lien avec le référent supporters, de dialoguer sereinement avec les groupes de supporters lyonnais  au stade de la Meinau.

Cette expérimentation a vocation à se poursuivre à Strasbourg, avec le soutien de la préfecture du Bas-Rhin, de la DDSP 67, de la Division Nationale de Lutte contre le Hooliganisme, de la FFF, de la LFP, de l’ANS et du RC Strasbourg. Elle sera, dans un second temps, appliquée dans plusieurs autres stades de Ligue 1 Conforama et Domino’s Ligue 2. Une évaluation du dispositif sera effectuée en fin de saison et au cours de la saison 2019/2020.

Le travail est relativement conséquent car selon certains supporters les conditions d’accueil des supporters adverses laissent parfois à désirer dans nos clubs. C’est ce que nous partage Loïc dans une interview où il raconte ses diverses expériences lors de ses déplacements.

Un référent supporters obligatoire depuis 2016

Depuis la loi du 10 mai 2016, chaque club a l’obligation de définir un « référent supporters » dans ses effectifs dans le but de renforcer les interactions entre le club et ses supporters. La nomination d’un policier référent s’inscrit dans la lignée de la volonté d’étendre le modèle du référent supporters aux relations entre les supporters et les forces de l’ordre, au travers d’une expérimentation avec les supporters en déplacement. Le public visiteur ne dispose généralement que de peu de repères et d’interlocuteurs réguliers du côté des forces de l’ordre. Un dialogue clair et apaisé des supporters visiteurs avec les forces de l’ordre doit être favorisé.

La nomination d’un « policier référent » au sein des forces de l’ordre s’inscrit dans un objectif de bon déroulement des déplacements de supporters dans les sites pilotes. Ce policier fait alors office de point de contact unique et privilégié des référents supporters et des supporters en déplacement.

Éduquer les plus jeunes dans les stades

Apprendre à devenir un bon supporter, c’est une action qu’a réalisé l’UNSS dans la région lyonnaise. Soutenue par plusieurs personnalités sportives, cette bonne action a pour but d’éduquer le plus jeune public dans les écoles au supporterisme. 

Nous avions également proposé une idée lors de notre rendez-vous du vendredi sur Twitter : le #FridayIdea avec une idée similaire directement dans les stades. Avec la mise en place d’une tribune de mini ultras composée uniquement d’enfants accompagnés par un ou plusieurs animateurs pour leur apprendre les chants, les danses et autres bonnes pratiques d’un supporter dans un club. 

Cette étape d’éducation est également très importante pour le futur car c’est en agissant aujourd’hui avec le jeune public que les clubs en profiteront. 

L’amélioration de l’accueil de tous les supporters en déplacement est un vrai sujet que le football n’arrive pas à gérer aussi facilement que dans d’autres pratiques. La mise en place d’un lien fort entre le club, le service de sécurité et les supporters va normalement permettre cette proximité. 
La question qui se pose est comment les supporters vont-ils accueillir un membre des forces de l’ordre dans leur rang. Celui-ci devra peut-être épouser les codes pour s’intégrer totalement dans le groupe (avec le port d’un maillot par exemple).
Est-ce que ce premier test vous semble être une bonne idée ?

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