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L'opération "Tous supporters" par l'UNSS L'opération "Tous supporters" par l'UNSS

Fan expérience en France

Apprendre à devenir un “bon supporter”, l’opération proposée par l’UNSS

Apprendre aux jeunes enfants à devenir de “bons” supporters, tel est l’objectif de l’opération “Supporter” proposée par l’UNSS dans plusieurs écoles à Lyon.

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En octobre dernier, l’UNSS a lancé l’opération « Supporter ». Un projet éducatif et sportif sur deux années scolaires allant de 2018 à 2020 avec pour objectif d’éduquer les jeunes enfants à être de “bons” supporters.

 

Lancé le 15 octobre dernier par l’UNSS, ce projet original pour éduquer les enfants à devenir de “bons supporters” vise les classes d’écoles primaires mais aussi celles de collèges et de lycées de l’Académie de Lyon.
Réaliser cette opération sur 2 ans n’est pas anodin, la ville de Lyon accueillera la Coupe du Monde de football féminin en 2019 et le Championnat du Monde scolaire de futsal en 2020. Il faut donc préparer la population à vibrer pour ces événements. 

“On pense trop que c’est inné d’être supporter, au contraire ça doit s’apprendre.”

Guy Charlot -Inspecteur/Directeur d’Académie

En quoi consiste cette opération « Supporter » ?

Le but de ce projet est de transmettre aux élèves les valeurs du sport, d’éduquer et d’apprendre à être un “bon” supporter.
Cela arrive, parfois trop souvent dans certaines régions, les comportements inadaptés causant des débordements de supporters sont la crainte d’organisateurs d’événements sportifs. Les adultes dans les stades sont ensuite pris pour exemple par les plus jeunes, qui à leur tour peuvent reproduire le même comportement. 

L’intérêt de ce projet ciblant les populations les plus jeunes est de réduire ces comportements en apportant une éducation et un savoir-être. Ce projet veut remettre le sport et ses valeurs telles que le fair-play au centre de l’attention. Les enfants peuvent donc apprendre à se comporter comme un “bon” supporter mais aussi rencontrer des sportifs de haut niveau afin d’échanger sur la thématique du supporter dans le sport.

“On a besoin de travailler et d’éduquer les jeunes dans leur parcours de supporter.”

Frédérique Jossinet – Directrice du football féminin – FFF

Autre objectif : développer la pratique sportive féminine et par la même occasion le supportérisme des compétitions sportives féminines. Dans l’optique de trouver des solutions pour faire grandir l’affluence des événements sportifs féminins.

Un déroulement en 2 phases

Le projet “Supporter” se déroule en 2 phases : une première nommée « Vis ta vie de Supporter » qui consistera à créer une charte du supporter, à développer la pratique du sport féminin et l’égalité entre homme et femme. Cette phase s’appuie sur la Coupe du Monde de football féminin et a donc débuté en octobre 2018 et se terminera en juillet 2019 après l’événement.

La seconde phase « Supporter du Monde » commencera en octobre 2019 jusqu’en mai 2020 en marge des Championnats du monde scolaire de futsal. Les différentes classes accompagneront les joueurs d’un pays étranger et pourront échanger avec les élèves de cette équipe étrangère.

L'opération "Supporter" en chiffres… (3/3)Et si vous nous rejoigniez dans cette aventure ⚡️ ?

Publiée par Opération "Supporter" sur Mercredi 19 décembre 2018

 

Les classes souhaitant s’intégrer dans ce projet pouvaient transmettre leur candidature jusqu’au 10 décembre 2018. Ce sont au total 105 classes qui se sont pré-inscrites et plus de 2 940 élèves.

Pour accompagner ce projet ambitieux, 45 parrains et 2 ambassadeurs ont rejoint l’opération. Alexandre Lacazette et Camille Abily, 2 personnalités du monde du football qui ont une histoire avec la ville de Lyon (Alexandre Lacazette est né à Lyon et a été formé à l’OL tout comme Camille Abily qui est maintenant coach d’une des équipes de jeunes de l’OL).

Lier éducation et sport est une très bonne façon de faire évoluer les comportements. Les clubs peuvent également agir sur l’éducation de leurs futurs fans. C’est l’une des priorités de Danny Lee à dans la région de Londres qui s’active auprès des plus jeunes supporters. 
Que pensez-vous de ce projet ? Êtes-vous d’accord sur le fait qu’être supporter est inné ou que cela peut s’apprendre ?

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Sportif et fan de sport, l'ambiance dans les stades m'a toujours passionné. Voir comment un bon match peut devenir une expérience inoubliable grâce à l'ambiance et à l'expérience vécue dans les gradins me donne des frissons. C'est pour vous partager ces émotions que je vous écris.

Fan expérience en France

The Third Shirt, un tatouage comme 3e maillot pour les fans du Red Star FC

The Third Shirt, un tatouage éphémère pour les vrais fans au prix que chacun voudra lui donner en guise de 3e maillot pour le Red Star FC.

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The third shirt par le Red Star FC

Le club du 93 a sorti une nouvelle campagne intitulée The Third Shirt. Une communication originale du Red Star FC pour faire la promotion d’un maillot Third qui n’est en réalité pas un maillot.

 

C’est aujourd’hui une pratique totalement dans l’air du temps pour les clubs sportifs que de dévoiler une nouvelle tenue avec style et originalité. Le Red Star FC s’est inspiré de cette pratique pour dévoiler non pas un maillot mais… un tatouage du logo du club. Le tout avec une communication bien menée. 

Un Third qui n’est pas un maillot

The Third Shirt, c’est le nom de cette campagne réalisée par le Red Star FC et imaginée par l’agence BETC, l’agence avec qui le club avait déjà réalisé le lancement de ses maillots domicile et extérieur, en les dévoilant sur Google Street View. 
Le maillot Third est le 3ème du club, ce maillot est très régulièrement considéré par les supporters comme le “maillot marketing” car il casse régulièrement les codes historiques du club de par son style ou ses couleurs. Les gros clubs de football en Europe qui sont équipés par Nike bénéficient cette saison d’un maillot vintage, qui plait aux fans, mais ce n’est pas toujours le cas. 

Cette fois-ci, le club de Saint-Ouen se positionne comme un fervent supporter de ses propres supporters, en mettant en avant le fait que dans le football, ce maillot Third ne répond généralement à aucune nécessité sportive, mais plutôt une tentation commerciale. Une philosophie qui ne correspond pas à celle du Red Star FC et à ses valeurs de club populaire.

“Nous voulions envoyer un message fort à nos supporters et au monde du foot en général. Oui, nous sommes un club professionnel. Oui, nous évoluons, nous transformons le club. Mais nous n’oublions pas pour autant les valeurs fondatrices qui sont les nôtres. C’est ça que raconte le Third Shirt. Comment être un club de football en 2019, sans se couper de sa culture populaire.”

Patrice Haddad, le président du Red Star FC.

C’est dans une belle vidéo de moins de 50 secondes que le club rend hommage à ses fans les plus fervents. Dans cette vidéo, c’est d’ailleurs la voix rauque de Dani, fan historique du club qui narre le storytelling.
Un dispositif complet accompagnera le lancement du Third Shirt. Avec notamment une campagne d’affichage avec les supporters placardée dans les environs du stade.

Un tatouage éphémère qui n’a pas de prix

The Third Shirt est donc une campagne qui ne propose pas un 3e maillot mais un tatouage éphémère. Un tattoo disponible à la vente sur le site et au stade Bauer lors des matchs à domicile. 
Ce tatouage, vendu comme “le maillot du 12e homme” est à apposer sur le cœur, faisant écho à la devise du club : Notre Cœur Notre Force.

Mais la particularité est que The Third Shirt n’a pas de prix. Il a le prix que chacun voudra lui donner. Sur le site internet du club, le tatouage peut être acheté en échange d’une somme d’argent allant de à,50€ à 2€. 

Le tatouage est disponible au stade et sur le site@REDSTARFC

Le tatouage est disponible au stade et sur le site

Une campagne qui oublie cependant les femmes, les spectateurs et les autres 

Le moins que l’on puisse dire sur cette campagne de communication est qu’elle vise à toucher les fans, les ultras, “les plus fervents supporters, les vrais fans qui ne portent rien au stade, torse nu, été comme hiver”. Mais à l’heure où la segmentation du public dans les stades est de plus en plus importante pour répondre aux besoins et exigences de chacun, une partie de ce public semble avoir été oublié dans cette campagne. 

En effet, les femmes sont les premières oubliées, ne figurant pas dans cette campagne et ne pouvant pas arborer le tatouage sur le torse au stade comme les hommes de cette vidéo. Le grand public, les enfants et les adultes, qui ne chantent peut-être pas, ou ne regardent pas le match debout, et encore moins torse nu semblent eux aussi exclus de cette communication. 

 

Ceci est probablement un choix du Red Star FC que de ne cibler que ses plus grands fans à juste titre ou non, mais n’oublions pas que le club de Saint Ouen est un des clubs les plus populaires de notre territoire. Une organisation qui souhaite apporter bien plus que du football à sa communauté à travers des actions engagées dans l’ADN du club.

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