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Fan expérience dans le monde

Le Camp Nou nous ouvre les portes de sa Fan Experience

Fanstriker a testé la Camp Nou Experience, la visite du musée et du mythique stade du FC Barcelone ! Retour en images sur la Fan expérience.

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Fanstriker a testé la Camp Nou Experience, la visite du musée et du mythique stade du FC Barcelone ! Retour en images.

 

Nous vous parlions il y a quelques semaines du futur musée de l’OL comme d’une idée intéressante pour impliquer ses fans. Il était donc de notre devoir de faire un détour par le légendaire Camp Nou et son musée dédié au club catalan qui nous a récemment fait vivre de (trop) fortes émotions suite à la remontada des blaugranas contre le PSG en quart de finale de la Ligue des Champions. 

Un peu d’histoire 

Le musée du Barça est tout simplement historique. Situé au sein du stade de 99 000 places, il a été inauguré en 1984 et attire chaque année près de 2 millions de visiteurs. De loin le musée footballistique le plus fréquenté d’Europe ! 

Place à la visite  

Arrivés en métro depuis le centre-ville, le trajet jusqu’au stade n’est pas vraiment indiqué ni intuitif pour les non habitués. Mais voilà, lorsqu’on aperçoit enfin l’impressionnant mastodonte de béton, plus de place au doute ! On file droit, avec un mélange d’excitation et d’intimidation… The show must go on !

Stade Camp NouLaure GRUFFAT | Fanstriker

Arrivée au Camp Nou

Passage obligé par la caisse et l’achat du billet qui pique un peu (25€ pour l’entrée plus 1,5€ de frais pour ne pas l’avoir acheté sur internet et 5€ d’audioguide…) mais bon, on le sait, quand on est fan, on ne compte pas !
Voici donc de nouveaux précieux billets à ajouter à la collection.

Entréé Camp Nou Laure GRUFFAT | Fanstriker

Entrée du Camp Nou

Les fameux sésames en poche, nous suivons les indications pour démarrer la visite, c’est parti pour 3 500 m2 d’espaces à découvrir sur plusieurs niveaux dans tout le stade.

L’accès à l’enceinte et au musée se fait par une longue passerelle sur laquelle des membres du staff nous accrochent un bracelet autour du poignet et nous mitraillent de photos sur fond vert comme si nous étions déjà dans la peau de Messi ou Neymar… original et fûté ! Immersion immédiate et possibilité de repartir avec des photos personnalisées à la fin de la visite.

Photo Camp NouLaure GRUFFAT | Fanstriker

Stand photo à l’entrée du stade

Nous entrons enfin dans le vif du sujet. Une grande salle plongée dans l’obscurité qui présente de manière chronologique l’histoire du club catalan, une myriade de coupes, des archives vidéo, des objets collectors, un espace dédié à Messi et ses ballons d’or… Plutôt classique : des vitrines, de la lecture et peu d’interaction avec le visiteur.

Une petite touche d’originalité tout de même pour la section dédiée aux programmes de développement du Barça, la communauté de fans à l’international et la présentation des autres équipes (oui, oui, le FCB est aussi ultra performant dans d’autres sports) : handball, basket, hockey sur gazon, hockey sur glace, futsal et section féminine. Intéressant !

TrophéesLaure GRUFFAT | Fanstriker

Trophées du musée du FCB

Mais voilà, on sait pertinemment qu’au bout de ce couloir sombre, nous attend l’entrée dans l’arène du mythique stade et la possibilités de se sentir comme un socios dans l’eau (référence à notre petit poisson d’avril du week end) ! Alors on avoue, on passe à côté de certains panneaux explicatifs pour sortir en prendre plein les yeux.

Panorama Camp NouLaure GRUFFAT | Fanstriker

Panorama du stade depuis les tribunes

Il n’y a pas à dire, c’est comme à la télé ! Même s’il manque les joueurs sur le terrain et la foule en délire… Il est bien beau le stade Blaugrana. Pour rendre l’expérience totale, nous avons même droit à un fond sonore de supporters chantant “El Cant” à tue tête et de commentateurs sportifs déchaînés.

Place ensuite à la découverte des espaces sportifs et un véritable circuit dans les entrailles de la bête : zone mixte, salle de conférence de presse, tribunes média, vestiaire extérieur (à notre grand regret, la bande à Neymar tient à garder secret l’endroit où elle prend sa douche), la chapelle et le tunnel des joueurs menant à la pelouse. On s’y croirait vraiment ! 

Espaces sportifsLaure GRUFFAT | Fanstriker

Vestiaire, salle de conférence de presse et zone mixte du Camp Nou

Nouveau panorama du stade, cette fois-ci depuis l’aire de jeu. Grandiose ! Nous avons même le droit de nous asseoir sur le banc des joueurs, prêts à entrer sur le terrain au prochain coup de sifflet.

Entrée sur le terrain depuis le tunnel des joueurs

A la 90e minute, il faut regagner la sortie, mais pas sans passer par le restaurant du stade, les coursives empruntées par les spectateurs, le labyrinthe d’escaliers et de couloirs (un peu vieillots quand même) et une dernière salle de musée ciblée sur les entraîneurs, le centre de formation de la Masia ainsi que le projet de rénovation du stade avec maquette qui promet d’agrandir et de couvrir le stade d’ici 2022. 

FCB, roi du marketing

A la sortie, passage obligé pour récupérer nos fameuses photos. On avoue s’être attendus à la même expérience qu’à la sortie de Space Mountain, où on cherche sa photo sur les écrans, juste pour rigoler. Mais c’était sans compter que nous nous trouvions au sein de l’empire du football marketing et nous avons littéralement été bluffés ! C’est un superbe album photo très quali qui nous a été remis, avec nos photos déjà imprimées et remis sans attente par une hôtesse du club.

Album photo Camp NouLaure GRUFFAT | Fanstriker

Album photo souvenir de notre visite

La fin du parcours traverse inévitablement la boutique du club qui s’étend sur deux étages immenses. Subjectivement, l’une des plus belles boutiques dédiée à un club de football jamais visitée. Des articles originaux et inédits, comme la possibilité d’acheter un carré de pelouse de la saison de son choix, un grand rayon dédié aux articles femmes, une très large gamme de vêtements et goodies aux couleurs blaugrana et l’expérience fan poussée jusqu’au bout avec la possibilité de personnaliser son maillot et de voir toute la chaîne de flocage en live et sous-nos yeux. De quoi repartir chez soi avec des étoiles dans les yeux et le souvenir de ses rêves dans la poche !

Boutique du Camp NouLaure GRUFFAT | Fanstriker

Boutique du Camp Nou

L’heure du bilan 

Après un tel “match”, il faut forcément faire le point. Le FC Barcelone, en plus de proposer une expérience inédite et de qualité à ses fans, est parvenu à construire un véritable modèle économique lucratif autour de son musée. Chapeau !

Mais puisqu’on est un peu tatillons chez Fanstriker, nous avons quand même regretté le manque d’originalité et d’interactivité dans le musée qui n’a par ailleurs pas pensé aux “novices” ou non fans du Barça. Nous avons également été très déçus par l’audioguide qui n’ajoute pas grand chose à la visite (alors qu’il coûte 5 euros, soit 1/5 du billet). Enfin, l’impression, même s’il faut reconnaître qu’elle est souvent très bien déguisée, que l’on veut toujours nous vendre quelque chose peut être un peu pesante. 

Au delà de ça, nous recommandons cette visite qui offre une véritable expérience personnalisée et immersive du début à la fin du parcours. La possibilité d’accéder à de vrais espaces utilisés par le staff ou les joueurs est certainement la partie phare qui permet aux fans de se mettre dans la peau de leurs idoles et de vivre des moments vraiment uniques. Pour parfaire l’expérience, on a vraiment envie de revenir pour assister à un match !

Le petit point qui fait la diff’ 

La période à laquelle nous avons fait la visite (vers 12h00 en mars/avril) était idéale puisqu’il y avait peu de monde, la visite était fluide et parfois même “exclusive”, un vrai régal.

N’hésitez pas à partager avec nous ce que vous avez pensé de votre Camp Nou expérience où même d’un autre musée dédié à un club sportif ! 

Cet article était-il intéressant ?

Passionnée, supportrice et grande curieuse, j'ai à cœur de partager ma vision des événements. Convaincue du rôle central que les fans ont à jouer dans le développement du sport, je suis ravie de pouvoir mettre en lumière les bonnes pratiques qui peuvent servir d'exemple et d'inspiration à tous grâce à Fanstriker. Passionate, curious by nature, and a true fan, I like to share my vision about sport events. I am convinced that fans have a considerable part to play to develop the sport economy. Through Fanstriker I aim at bringing to light the best practices that can serve as an example or an inspiration.

Fan expérience dans le monde

La place des mascottes dans le sport

Les mascottes disposent désormais d’un rôle prépondérant dans l’expérience fan proposée. Coup d’oeil et comparaisons entre la France et les Etats-Unis.

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La place des mascottes dans le sport

La mascotte a toujours possédé une place particulière dans le monde du sport et dans la vie des clubs. Symbole de l’équipe qu’elle représente, elle permet de divertir les fans et de développer l’image de l’équipe. Quelle place occupe-t-elle désormais dans le quotidien des clubs ?

Depuis les années 60-70, les mascottes des clubs se développent de plus en plus afin de leur permettre d’enrichir l’expérience fan proposée. Dans les années 80, elles ont commencé à ressembler à celles que l’on côtoient aujourd’hui, en jouant un rôle de divertissement. Véritable emblème des franchises outre-atlantique, la mascotte a cependant eu du mal à se faire une place en Europe, bien que cela soit en train de changer.

Une mascotte, pour quoi faire ?

L’utilisation de la mascotte fait aujourd’hui débat quant à la pleine exploitation de celle-ci. Comme le souligne notre précédent article sur le sujet, La mascotte une animation négligée, cette animation n’est aujourd’hui pas utilisée de la meilleure des manières dans tous les clubs.

Alors a quoi sert réellement une mascotte ? Elle permet, avant tout, de proposer une expérience divertissante auprès des différents fans des clubs. En effet, elles sont utilisées pour développer plus fortement l’image de marque de son détenteur. Véritable symbole du club, elle permet à tout le monde de pouvoir s’identifier aux valeurs véhiculées par celui-ci ainsi qu’à l’histoire racontée à travers elle.

Un exemple suffit à démontrer la puissance d’une mascotte, lorsque celle-ci est bien utilisée. Forbes avança en 2016 que la mascotte de l’équipe de baseball de Philadelphie, “Phillies Phanatic”, générait 10% du total des ventes de merchandising. C’est plus que n’importe quel joueur de l’équipe cette année-là. Le pouvoir de la mascotte est donc non négligeable. Elle va également permettre aux clubs de communiquer sur tous les réseaux sociaux et de faire la promotion de la franchise pour différents évènements organisés au cours de l’année.

En se concentrant sur la fan experience, la mascotte offre un divertissement inégalable lors des jours de match. En effet, en créant toute une histoire autour de la mascotte, le club parvient à l’utiliser en tant qu’ambassadeur et elle va pouvoir jouer un rôle central dans la vie de l’organisation. Cela concernera notamment l’animation qui sera mise en place le jour J.

L’équipe des Lions de Detroit – équipe de football américain – l’a bien compris et utilise sa mascotte pour engager une nouvelle génération de supporters. A travers le Roary-led Cub Club, destiné aux jeunes de moins de 14 ans, la franchise offre de nouvelles expériences aux supporters permettant de les fidéliser en se démarquant du reste des divertissements à leur disposition au quotidien. Ce club offre, pour 40$, le droit de participer à des évènements comme une séance cinéma sur le terrain suivi de la nuit sur place, de bénéficier de réductions ou encore d’offres en tout genre pour les matchs de pré-saison. Ces animations sont bien évidemment accompagnées par la mascotte de Detroit qui couvre l’évènement.

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Affiche du Detroit Lions Cub Club

“C’est notre façon d’engager la nouvelle génération de fans des Lions”

Emily Griffin, vice-présidente marketing des Detroit Lions

Naturellement amusante et amenant de la bonne humeur, la mascotte ne doit pas être négligée par les clubs professionnels. Le choix de la personne qui se trouve à l’intérieur de celle-ci va être également déterminant dans l’utilisation qu’ils pourront en faire et du divertissement qu’elle va apporter au public. En effet, la mascotte est au coeur de l’expérience fan et la qualité du comédien placé à l’intérieur permet de créer de l’animation afin de proposer un contenu toujours plus varié et divertissant à l’ensemble des supporters du club.

Enfin, la mascotte est aussi le symbole le plus “humain” du club. Il devient de plus en plus difficile de pouvoir rentrer en contact avec les joueurs et autres acteurs sportifs, notamment dans les sports les plus en vogue. Il n’y a aucune pression sportive concernant la mascotte et les clubs peuvent donc l’utiliser pour permettre aux fans de rentrer en contact avec un représentant du club. Les mascottes sont par essence accessibles et disponibles pour les spectateurs. Son rôle est donc primordial et son coût relativement faible lorsque son utilisation est optimale. Dans le cas ou celle-ci est judicieusement intégrée dans l’expérience fan proposée, elle permet d’ajouter une réelle plus-value au divertissement.

Comment les Etats-Unis ont mis la mascotte au 1er plan ?

Les Etats-Unis représentent le principal acteur lorsque l’on évoque le cas des mascottes dans l’expérience fan. Véritable icône des clubs outre-atlantique, les mascottes n’occupent pas la même place qu’ailleurs sur le globe. En effet, sur le sol américain, elles disposent d’une notoriété effarante.

Un des meilleurs exemples de l’expérience fan proposée par les mascottes concerne Benny the Bull, la mascotte de la franchise de NBA des Chicago Bulls. Celle-ci est mise en avant notamment lors de l’avant match où elle réalise un nombre d’animations incroyable. De nombreux spectateurs se déplacent au United Center de Chicago dans l’unique but de pouvoir assister aux exploits de “Benny the Bull”, la mascotte de Chicago.

Comment propose-t-elle une fan expérience enrichissante ? Majoritairement en amenant de la bonne humeur dans l’aréna lors de l’avant match et des shows à la mi-temps. En effet, c’est la grande force de la mascotte à l’américaine, elle fait rire. Vous pourrez en juger par vous même en visionnant la vidéo ci-dessous. On voit la mascotte divertir le public qu’elle soit en gradin, sur le terrain ou dans les coursives de l’United center.

Tous les spectateurs qui ont affaire à Benny de manière personnelle en interagissant avec lui se voient offrir une expérience tout simplement unique. C’est bien ici la grande plus-value d’avoir une mascotte dans son offre spectateur. Cela permet d’offrir un moment fort, le visiteur repart ainsi de l’enceinte avec un sourire et le sentiment d’avoir vécu une agréable rencontre. Outre cet aspect, le public peut également publier du contenu (photo/vidéo) sur les réseaux sociaux et garder un souvenir de ces moments uniques. Pour la mascotte de Chicago, c’est plus de 15 000 photos déjà publiées avec le hashtag #BennyTheBull, preuve que les mascottes occupent une place particulière dans la vie des clubs et de leurs supporters.

À l’échelle nationale, on se rend bien compte de la place importante dont disposent les mascottes des différentes franchises. Leur rôle est tout simplement central et primordial dans la vie du club et notamment de l’expérience fan. Ceci est dû en partie à son esthétisme.

À la fin des années 70, le design de celles-ci a été retravaillé pour leur donner un côté plus moderne et les rendre plus attirantes. Oublions la mascotte qui effraye les enfants, l’objectif est d’apporter de la bonne humeur. Les enfants, la cible principale de la mascotte, ils sont le plus fréquemment fascinés par cette “grosse peluche” qui propose des animations divertissantes. Les kids sont en effet toujours très curieux vis-à-vis des mascottes qui leur rappellent les personnages de dessins animés ou leurs doudous. Les adultes aussi apprécient.

Preuve que les mascottes sont divertissantes et plaisent énormément au public, il existe désormais les Mascot Games aux Etats-Unis. Inauguré en 2017, cette compétition voit s’affronter 30 mascottes de tous sports US confondus. L’évènement, se déroulant à Orlando, voit s’affronter l’équipe verte contre l’équipe rouge sur différentes animations, chacune des équipes étant composées de 15 mascottes.

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Les différentes mascottes présentes pour le show à Orlando

L’évènement attira plusieurs dizaines de milliers de personnes pour la 1ère édition. Avec autant de monde se déplaçant pour un évènement dépourvu d’enjeu sportif, les différentes franchises ont donc prouvé le poids de leurs mascottes dans l’offre de fan expérience. Le show qu’elle propose a suffit à faire venir les familles en nombre. Cet évènement inédit, visait essentiellement à attirer les enfants au stade, preuve que les mascottes attirent beaucoup de jeunes spectateurs accompagnés de leur famille.

Le rôle de la mascotte évolue désormais aussi en France

Qu’en est-il aujourd’hui en France ? La question mérite d’être posée. En effet, le rôle de la mascotte est en train de changer depuis maintenant quelques années, poussé par certaines équipes qui cherchent à la mettre en avant. On assiste aujourd’hui à la recherche d’engagement des spectateurs dans les clubs de l’hexagone et la mascotte fait bien évidemment partie de cet enrichissement.

Dans notre article rédigé en 2017, il était fait état que les clubs français ne mettaient pas assez en avant leurs mascottes, ou que lorsqu’ils essayaient, ce n’était généralement pas assez bien réalisé. Le travail à effectuer autour de la mascotte n’est pas négligeable, on ne décide pas d’avoir une mascotte brutalement. Il faut réfléchir à une histoire à pouvoir raconter autour de celle-ci, essayer de trouver une identité, un storytelling dans lequel les supporters pourront se retrouver.

Ce travail de création de mascotte avait commencé en 1998 lors de l’organisation de la Coupe du monde de football avec le désormais célèbre Footix. Ce terme est désormais utilisé pour parler des néo-supporters intéressés depuis peu par le ballon rond. Il avait cependant marqué le début du renouveau des mascottes.

Il s’en est suivi un développement par les clubs des mascottes les représentant. En effet, avoir une mascotte est une chose, mais réussir à l’utiliser intelligemment et proposer une expérience fan novatrice en est une totalement différente. Certaines équipes comme celle de handball de Chamonix ou celle de rugby du Racing 92 l’ont bien compris. Nous nous étions déjà attardé sur le cas chambérien avec Alpy le Yéti, la mascotte du Chambéry Savoie Handball.

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Alpy rencontrant les différents supporters du club

Concernant le club de rugby francilien, le concept est poussé encore plus loin. Véritable symbole du Racing, le dénommé “Mahout” fait vivre une expérience spectateurs inédite et fortement inspirée du modèle américain. La mascotte de l’équipe francilienne permet en effet de vivre un moment différent, basé sur le show, à Paris La Défense Arena.

Dans une salle misant tout sur le divertissement, avant ou après le match, Mahout a totalement trouvé sa place puisqu’il participe pleinement aux animations tournées vers le spectacle. Preuve en est, les 2 interventions durant la rencontre – une par mi-temps – de la mascotte, qui réalise un gag généralement lorsqu’un temps mort est observé.

Inspiré par le modèle américain qui utilise les mascottes afin de réaliser des scènes divertissantes durant les rencontres, le Racing 92 le met en valeur et offre une vingtaine de secondes de rires ou de sourires à un moment où il n’y a “rien d’autre à observer”. Tout cela est également mis en valeur par la plus grande surface de projection du monde (1600m2 au total). Tout le monde peut donc observer l’animation et donc ne pas ressentir de temps faible.

Outre cela, l’éléphant du club des hauts-de-seine participe activement à l’expérience fan dans l’enceinte. Il se déplace en avant-match pour aller voir tous les spectateurs de la rencontre. Il passe également beaucoup de temps dans la tribune expérience appelée “Tribune Family”, destinée comme son nom l’indique aux familles. En effet, le Racing 92 mise sur l’image de la mascotte pour faire passer un bon moment aux enfants.

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Mahout se déplace partout en tribune pour offrir un moment unique aux spectateurs

Autre utilisation intéressante de la mascotte dans le cadre de l’expérience spectateur à proposer : la possibilité de matcher Buky sur Tinder. La mascotte du FC Grenoble, équipe de rugby du Top 14, fût utilisée par le club alpin afin de proposer une action encore jamais réalisée et divertissante.

L’idée était très simple, il suffisait de se connecter sur l’application du site de rencontres et “matcher”, c’est-à-dire liker le profil de la mascotte. En réalisant cela, les supporters pouvaient gagner 2 places pour assister à la prochaine rencontre de leur club.

Ce genre d’innovations rend l’expérience spectateur unique pour les passionnés du club et la mise en avant de la mascotte bien réalisée permet de proposer quelque chose de marquant pour le spectateur qui voit son capital sympathie augmenter vis-à-vis de celui-ci. Il y a encore quelques années les entités sportives françaises commençaient à utiliser les mascottes seulement pour faire un peu comme tout le monde, notamment comme le sport US. Cependant, ils n’avaient pas forcément tous conscience qu’il fallait l’utiliser de manière intelligente pour avoir un réel impact et ainsi proposer une expérience différente pour tous les fans grâce à celle-ci.

D’autres entités, dans des sports bien différents l’ont aujourd’hui également compris. Deux exemples le démontre: le All Star Game de Pro A (1ère division française de basketball), ainsi que la LNH (Ligue Nationale de Handball).

La All Star de basketball qui s’est déroulé fin 2018 à l’Accor Hotel Arena a fait beaucoup de bruit pour toute l’animation qui a été mise en place autour de la rencontre. C’est toujours l’occasion rêvée de faire le show et c’est d’ailleurs ce que la majorité des spectateurs viennent chercher en se déplaçant pour cet évènement. Et quoi de mieux que des mascottes pour proposer une fan expérience inédite?

Pour ce match de gala, 4 mascottes de NBA ont fait le déplacement afin d’assurer le spectacle. Animation phare de cette édition, les mascottes de la ligue américaine de basketball, ont livré un véritable show divertissant les spectateurs mais également les joueurs que les mascottes sont allés solliciter.

Image associée
Les mascottes Benny et MoonDog présents pour le All Star Game de basket français

L’attraction numéro une de la soirée était bien ce show mis en place par les mascottes. Celles-ci ont réussi à créer une expérience fan comme elle n’a jamais pu être proposée par le passé. De Benny the Bull à Rocky la mascotte emblématique de Denver en passant par Moon Dog celle de Cleveland, elles ont enflammé la salle durant l’intégralité de l’évènement. Que ce soit le concours de décibels, le show de danse si propre aux franchises NBA sur le parquet en avant-match ou encore le lancer de tee-shirts, les peluches américaines ont pu montrer toute la palette d’animation d’une mascotte.

La ligue de handball française a quant-à-elle fait le choix d’investir dans la création d’une mascotte ainsi que dans la personne se cachant à l’intérieur. En partenariat avec Xtreme agency, la LNH a donc décidé de créer “Jack”, première mascotte de la ligue.

Lors du Final4 de la coupe de la ligue, la mascotte a fait le show ! Contrairement au All Star Game de Basket, le Final4 dispose d’un réel attrait sportif. La ligue a tout de même fait le choix d’investir dans une mascotte pour faire profiter le public d’une expérience fan totalement différente de ce que l’on peut voir sur la majorité des parquets de handball.

“On connaissait l’impact des mascottes US en NBA sur le grand public, personne ne peut rester de marbre face à leur performance d’acteur, de danseur, leur performance sportive ou humoristique. Nous étions convaincus que le public français adhèrerait” 

Noémie Catalan, Responsable communication et évènementiel de la LNH

 

Pour l’occasion, ils ont en effet fait appel au comédien qui jouait le rôle de Benny the Bull il y a quelques années à Chicago. Ce n’est d’ailleurs pas sa première expérience en France puisqu’il avait animé le Nanterre 92 show l’année dernière.

Le retour des spectateurs s’étant déplacés pour cette compétition était plus que positif selon Noémie Catalan. Que ce soit les petits ou les grands, ils ont tous pu profiter d’une réelle expérience enrichie et tournée vers le public. Ce spectacle proposé tout le week-end a donc séduit tout le monde et la LNH pense déjà à réitérer l’expérience l’année prochaine.

Le rôle de la mascotte dans le sport est donc aujourd’hui essentiel. Cette notion est bien comprise outre atlantique où la mascotte dispose d’un rôle prépondérant dans la vie des franchises. En France, la situation n’est pas identique mais les choses changent à grande vitesse et le retard sera peut-être un jour comblé. Pourquoi pas même se démarquer en proposant une utilisation novatrice de la mascotte, en passant par des personnages féminins par exemple.

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