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FAN STORY : Charlotte, une fan au grand coeur sang et or

Dans le cadre de notre série Fan Story qui met en avant les fans de sport, nous avons rencontré Charlotte, une jeune maman au coeur sang et or.

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Dans le cadre de notre série Fan Story qui met en avant les fans de sport, nous sommes allés à la rencontre d’une nordiste, Charlotte, une jeune maman au coeur sang et or. Cette jeune femme est complètement fan du Racing Club de Lens. Rencontre.

Bonjour Charlotte, peux-tu te présenter à nos fans ?

Bonjour ! Je viens du Nord, de Sin-le-Noble, proche de Douai plus précisément. Je suis une jeune maman au foyer de 21 ans, fan de sport en tout genre depuis toujours. Je pratique le football depuis quelques mois à Salomé, jeune équipe du district Flandre. Après 8 ans de basket, 5 ans d’arrêt et un bébé j’ai eu envie de pratiquer mon sport favori, ma plus grande passion.

@Chagru59

Charlotte avec John BOSTOCK (joueur lensois)

Quel genre de fan es-tu ?

Extravagante. Passer un match assis sur mon siège, ce n’est pas moi ! Il me faut des chants, des cris, du bruit ! Je vis ma passion à 100%, au risque d’y perdre la voix.

@RCLens

Les supporters du Racing Club de Lens

Tu supportes une équipe en particulier ?

Oui ! Je suis tombé dans l’engrenage familial très jeune. Le racing club de Lens est en moi, au risque de faire passer ma phrase pour un cliché. Mon grand-père mineur était déjà abonné avec les houillères du pas de calais (NDLR : Les houillères est le nom donné aux mines du nord après la seconde guerre mondiale). C’est générationnel chez nous. Quand je demandais à mes copines en école primaire ce qu’elles avaient fait du week-end j’entendais des histoires banales. Moi je racontais qu’on m’avait vu sur France 3 quand John Utaka avait célébré son but. 😉

Est-ce que tu suis régulièrement ton ou tes équipes préférées sur les réseaux sociaux ?

Oui ! Je fais part de mes impressions sur twitter. C’est un endroit merveilleux pour les fans de sport, on peut y rire y râler et tout critiquer sans problèmes. Avec les autres supporters on se refait le match à chaque fois, ça permet d’avoir plusieurs points de vue différents. En tribune on ne voit pas tout ..

En tant que fan de sport, as-tu un souvenir fabuleux à partager avec nous ? 

J’en ai plein ! Mon premier match à Lens par exemple. Mon frère ainé voulait m’y emmener depuis longtemps, j’en mourrais d’envie et je suppliais mes parents de m’y laisser y aller ! Puis contre leur accord, il m’a fait la surprise 3h avant Lens-Monaco en 2003. Première vu du stade, les supporters qui chantent sur le parking, ceux qu’on appelaient les mexicains, qui arrivaient en groupe et en musique ! J’étais en extase. Je me rappelle avoir mangé un américain pour 3-4 €, être rentré dans cet endroit mythique et avoir eu les larmes aux yeux. Puis ma première lensoise (NDLR : l’hymne du club lensois) que j’ai gueulé, excusez moi du terme, ce match de folie, cet ambiance qui me faisait tant rêver ! D’ailleurs à chaque fois que je rentre dans ce stade, c’est cette gamine de 8 ans qui revient là, je laisse ma vie de femme dehors, dedans c’est la supportrice. Je pense que tous les lensois seront d’accord avec moi.

La lensoise en vidéo

On aimerait en savoir un peu plus sur ton comportement et tes habitudes en tant que fan et spectateur. 

Pourquoi as-tu l’envie d’aller voir un match dans le stade au lieu de le vivre chez toi devant ta télé ou dans un bar avec des amis ?

Pour l’ambiance. Passer un match devant ma TV ce n’est pas la peine, sauf quand je n’ai pas le choix, je me sens inutile. Je vais au stade pour pousser mon équipe, chanter, rencontrer des gens. A chaque but on sert une personne différente dans nos bras et ça ça n’a pas de prix ! Puis dans un stade on peut hurler sans problèmes, dans un salon c’est plus compliqué.

À quelle fréquence vas-tu dans un stade ?

Autant que je peux. Depuis la naissance de mon fils j’essaye d’y aller une fois par mois, ce n’est pas évident avec un bébé, surtout quand on est une femme. Un papa, ou tout simplement un amoureux du foot, peut s’arranger et laisser son enfant à sa femme. Une grande majorité des filles d’aujourd’hui gardent les enfants pendant que les hommes vont au stade, et pour elle le foot se résume à « le foot c’est débile, ce sont des mecs qui courent après un ballon », même si cela évolue un peu avec le sport féminin. Pour moi et mon conjoint, aller au stade ensemble est un plaisir et puis c’est notre moment rien qu’à deux, enfin + 28 000 personnes (NDLR : le stade compte environ 38 000 places). Je suis fière de partager ces moments avec lui.

Comment fais-tu pour te rendre au stade habituellement ?

En voiture ! De toute façon même quand il y a des bouchons c’est agréable. Les supportes à pied nous tapent dans la main et on continue de chanter même si on a perdu. 

Milieu des années 2000 je me rappelle que le club avait gagné contre saint Etienne, une folie dans Lens. Deux hommes sont montés avec nous en voiture juste pour chanter, puis sont repartis en disant « Ce club va nous faire crever ». Bienvenue à Lens !

 As-tu l’habitude d’acheter des choses une fois entrée dans le stade ?

Il y a encore de ça 10 ans oui. Maintenant 7€ un américain avec des frites toutes blanches non merci. Je trouve les prix excessifs, mais le temps qu’il y aura des gens pour acheter ça ne changera pas.

Est-ce qu’il y a des choses qui t’ont marquées dans tes différentes expériences en tant que spectateur (de bons ou mauvais souvenirs) ?

Beaucoup. Les hommages qu’on peut faire pour nos supporters disparus me laissent sans voix par exemple. Des montées en L1, des descentes également. Les rencontres qu’on peut y faire, ces moments où on change de place dans le stade s’en même s’en rendre compte dans le kop lensois. Je ne veux jamais perdre ces moments là. Mon premier maillot porté que j’ai eu grâce à Jordan Ikoko. J’ai eu la chance de participer au canapé PMU également en novembre dernier, place à côté du banc lensois c’était merveilleux.

Pour parler basket aussi, il y a les all star game 2013 à Bercy qui m’ont marqué. Surtout le panier à 100.000 € de Thomas. Moment de folie.

 Que penses-tu de l’ambiance dans les stades en France ?

Des clubs comme Lens, St Etienne, Strasbourg peut-être Marseille et Paris me font rêver. Mais comparé aux clubs allemands ou anglais de d3, ce n’est rien. J’ai aussi une haine envers les préfectures qui interdisent les déplacements. Puis ces grilles et ces sièges en kop je trouve ça idiot, ce n’est pas du tout pratique pour nous et ce n’est pas de la sécurité. D’ailleurs en tribunes Marek les sièges se cassent facilement, c’est logique, les supporters sont debout. Je ne pense pas que les ingénieurs vont au stade.

Y-a-t ‘il un évènement sportif majeur qui te fait envie ? 

J’aimerais vivre un Euro ou une Coupe du monde de foot pleinement. Je n’ai pas pu profiter de notre Euro en 2016 chez nous, mais après tout, mon enfant est ma priorité. A part ça j’aimerais revivre un jour une Europa League avec le racing !

Avant de terminer notre entretien, nous voulons te demander de partager avec nous des idées pour améliorer l’expérience que les spectateurs pourraient vivre prochainement dans un stade.

Si tu étais en charge de l’expérience des spectateurs, quelles idées pourrais-tu apporter ?

Ce serait pas mal d’avoir des moments d’échanges avec des hauts placés ou membres du staff technique. Avoir une interview sans langue de bois. Ce qu’ils pensent de nous, ce qu’ils font pour nous. Pouvoir dialoguer avec eux également. Puisque finalement on fait aussi vivre le club, si demain nous décidions de ne plus venir, que se passerait-il ? Bonne question.
Quand on a un arrêté des préfectures qui interdit les supporters de se déplacer, on ne peut pas contester on n’a plus qu’à subir je trouve ça injuste.
Puis, le staff, on ne sait pas vraiment comment ils bossent. Personnellement ça m’intéresse.

Et pour conclure, dans quel stade pourra-t-on te croiser prochainement ?

Bollaert évidemment !

 

@RCLens

Le stade Bollaert de Lens

Merci Charlotte pour ce récit de ta vie de fan absolue du club lensois, nous observerons un peu plus les célébrations de but des joueurs nordistes pour voir si tu ne passes pas à nouveau sur le petit écran 😉 

Passionné de foot, puis passionné des sports avec un S, je suis devenu petit à petit un fan des gens qui vont au stade tous les weekends avec écharpe et maillot sur les épaules. J'admire leur investissement et je pense vraiment que les clubs doivent encore leur donner tant. Pour finir cette présentation, on a ajouté des phrases motivantes parce que nous sommes des personnes motivées, voici la mienne : "Ceux qui essaient d'éviter l'échec, évitent le succès."

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FAN STORY

Le jour où une Tenniswoman s’est fait poignarder par un fan de son adversaire

La folie d’un fan qui pensait aider sa joueuse préférée en allant poignarder sa concurrente au classement.

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Être fan, c’est comme être amoureux, nous n’avons plus une vision 100% neutre, notre coeur balance. Et c’est de cette façon que parfois nous sommes prêt au meilleur comme au pire pour faire vivre la flamme qui nous anime. 

Nous sommes en 1993 en Allemagne, il y a 25 ans, la jeune tenniswoman yougoslave naturalisée américaine Monica Seles réalise de belles performances sur les courts. Elle est en concurrence avec Steffi Graff pour la première place ATP. 

Le 30 avril 1993, avec un statut de numéro 1 mondiale, elle dispute un quart de finale au tournoi de Hambourg face à Magdalena Maleeva. Le match se déroule jusqu’alors comme n’importe quelle rencontre de Tennis. Les deux joueuses rejoignent leur banc lorsqu’un spectateur entre sur le court muni d’un couteau qu’il s’en va planter dans l’épaule droite de la joueuse américaine. 

L’homme au couteau, Günter Parche, était un fan de Steffi Graff, le concurrente au classement de Monica. Il a expliqué plus tard qu’il ne supportait pas la domination de la joueuse contre celle pour qui il était fan. Son plan était donc de la poignarder pour que sa protégée allemande puisse reprendre sa place de numéro 1 mondiale dans les semaines qui suivaient à Roland Garros. Malgré avoir “éprouvé de sincères remords” devant le juge, il écopera de 2 ans de prison avec sursis et d’une obligation de suivre des soins psychiatriques. Sa championne reprendra le titre à l’issue du tournoi de Roland Garros un mois plus tard. 

Heureusement, Monica Seles n’aura pas de grosses séquelles physiques, mais cet évènement aura marqué à jamais la vie de la championne qui a indiqué que cet homme avait “gâché sa vie”. Très marquée psychologiquement et touchée par une dépression, la joueuse américaine reprendra la compétition quelques semaines plus tard mais sans jamais pouvoir retrouver le niveau qui était le sien avant ce fait. 

Un fan donc qui aura changé la vie d’une athlète promue à une grande carrière pour “sauver” son idole. Une histoire qui peut faire peur et qui montre surtout qu’un fan peut faire n’importe quoi pour sa passion, même le pire… 

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