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Classement Facebook des clubs de Ligue 2 Classement Facebook des clubs de Ligue 2

Fan expérience en France

Comment les clubs de Ligue 2 gèrent-ils leur communication sur Facebook ?

Découvrez cette enquête sur l’utilisation de Facebook par les clubs de football de Ligue 2. Avec le classement, les bonnes pratiques et des exemples.

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C’est au tour des clubs de Ligue 2 de passer sous l’oeil attentif de Fanstriker. Nous avons analysé l’ensemble des comptes Facebook de ces clubs. Voici nos retours.

 

Si vous avez déjà lu notre premier article sur le classement de la Ligue 1 sur Facebook, vous pouvez passer directement l’introduction.
Aujourd’hui, les réseaux sociaux sont devenus indispensables dans notre quotidien. Pour les clubs professionnels également cela est devenu indispensable, leur présence sur les réseaux sociaux permet aujourd’hui de bénéficier d’une proximité plus grande avec ses fans. Chaque club possède sa propre approche pour s’adresser à ses fans, mais l’imagination et la créativité du community manager sont des qualités intrinsèques qui renforcent l’image du club.

Communiquer oui mais pourquoi ? Quels sont les risques pour les clubs ?

En 2017, la présence des structures professionnelles sur les réseaux sociaux est obligatoire comme à l’époque du lancement des sites internet. Les clubs vont pouvoir : améliorer leur image, gagner en visibilité, créer ou développer une communauté locale, française, voire étrangère et enfin animer et connaitre leurs fans en prenant connaissance de leurs attentes et de leurs opinions.

De nos jours, un club ayant une bonne image sur les réseaux sociaux pourra être considéré comme un club sympathique même si ses résultats sont décevants sur le terrain. Un fan aura donc plus tendance à suivre le contenu du club.
En effet, lorsqu’un CM (community manager) publie sur la page, il recherche avant tout de l’engagement. C’est à dire qu’il cherche à créer une interaction entre son post et sa cible via des commentaires, des partages ou des likes.

L’engagement peut également avoir une orientation négative, via les Bad buzz. Ce sont ces réactions très négatives de la communauté ou du public sur un sujet d’actualité précis. C’est pour cela que le CM doit être capable d’animer ses fans quand tout va bien mais il doit surtout gérer les moments les plus durs car ceci peut détruire une réputation très rapidement.

Facebook, le numéro 1 des réseaux ! 

Nous ne le présentons plus, Facebook est le réseau social le plus populaire. Crée en 2006 et regroupant 24 millions d’utilisateur en France, il est le réseau social le plus utilisé par le grand public et donc celui où les clubs peuvent toucher le plus de fans et de fans potentiels.

D’un point de vue global, les clubs ont une stratégie similaire sur Facebook. Ils se servent de leur page pour partager du contenu émanant directement de leur site internet.
Les community managers partagent également des photos et vidéos sur la vie du club en général via leur compte Youtube ou Dailymotion. L’époque où seulement l’équipe professionnelle était mise en avant est révolue. Il y a aujourd’hui un vrai effort fait par les clubs pour présenter l’ensemble de son organisation. On peut facilement trouver des présentations des équipes du club, des plus petits (U6) aux plus grands, sans oublier les sections féminines. Cette évolution permet aux fans de se sentir vraiment au coeur de la vie du club.

 

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 A LIRE ÉGALEMENT : LES CLUBS DE LIGUE 1 ET L’UTILISATION DE FACEBOOK : NOTRE ANALYSE

 

Le Storytelling, une pratique appréciée par les fans

Alors le Storytelling, qu’est ce que c’est ? C’est raconter une histoire, celle du club. Dans ces récits, nous pouvons retrouver des évènements marquants ou les grandes dates de l’histoire. Mais aussi des nouvelles d’anciens joueurs du club par exemple. Ce format, très apprécié il permet de jouer sur les émotions des fans.

Les bons points

Comme pour la ligue 1, nous avons remarqué quelques bonnes pratiques mises en place par les clubs. Première bonne pratique axée sur l’interaction avec le fan, le club a tout intérêt à communiquer directement envers sa cible. Nous voyons de plus en plus sur les réseaux des campagnes de ciblage vers un public féminin. C’est l’exemple de cette publication du RC Strasbourg en soutien à l’association #FemmeDeFoot. Le club a donc mis en place des activités et des animations autour du dernier match de la saison à domicile.

Les matchs étant aujourd’hui diffusés sur des chaines payantes pour la majorité, la rediffusion des highlight ou du match complet est une seconde bonne pratique de cet article. Les clubs diffusent à présent les résumés de match en 24 ou 48h selon les accords avec les championnats. Pour satisfaire ce flux de fans qui ne sont ni au stade, ni devant leur écran pendant le match, le club de Troyes leur offre l’opportunité de revoir le match directement via la page Facebook du club.

Faire participer ses fans en matchday est aussi une chose essentielle. Le club de Valenciennes comme de nombreux clubs à présent proposent d’élire l’homme du match à l’issue de la rencontre ou encore le meilleur joueur du mois. Une pratique assez engageante pour l’ensemble des clubs. Cette initiative à permis de récolter un peu plus de 700 mentions j’aime.

Pour le partage d’informations au cours du match, le travail exercé par Bourg en Bresse est très bien réalisé et très apprécié de sa communauté. Les fans sont sans cesse au courant de l’évolution du match avec les buts et le résultat à la mi-temps. Nous avons également trouvé sympathique le GIF animé créé par l’A.J Auxerre pour annoncer un but.

En termes de storytelling, nous avons apprécié le contenu partagé par le Community Manager des Chamois Niortais, qui  met en avant tous les anciens joueurs du club  en prenant de leurs nouvelles via des articles ou lors d’évènements particuliers. Ces formats sont partagés sur la page Facebook et sont très appréciés de la part des fans niortais.

Les statistiques, ces informations essentielles

Enfin, dernière pratique intéressante, l’accès aux statistiques. Le club de Sochaux et du Tours Fc mettent en place un contenu avec les statistiques au terme de la saison. Chacun peut partager les statistiques qu’il souhaite, du côté Sochalien, on y retrouve des stats sur l’affluence moyenne à domicile. Du côté des Tourangeaux, ce sont des stats individuelles sur les joueurs.

Un quatuor d’anciens de Ligue 1 en haut et un cas particulier en bas

À la lecture du classement Facebook des clubs de Ligue 2, les résultats ne sont pas surprenants. Nous retrouvons sur le podium trois anciens de Ligue 1. Le RC Lens en tête et qui jouerais même le milieu de tableau de Ligue 1 avec sa communauté forte de ces 364 500 mentions j’aime. Ensuite nous avons le Stade de Reims, club historique français, avec 204 300 likes suivi par l’AC Ajaccio avec 166 800 j’aime. Sochaux Montbelliard est également à plus de 166 000 j’aime.
Ce podium nous permet de constater une chose : Une montée en Ligue 1 est un véritable projecteur pour le club et ses réseaux sociaux. Observons cette saison si c’est vraiment le cas pour la reprise 2017-2018 en analysant l’évolution des réseaux sociaux du clubs de l’Amiens SC au cours de leur première saison dans l’élite française.

Le classement Facebook des clubs de Ligue 2Fanstriker

Le classement Facebook des clubs de Ligue 2

Les Chamois Niortais, un cas particulier

En bas de tableau, on retrouve deux clubs qui ont accédé récemment en Ligue 2 : Orléans et Bourg en Bresse. Les Chamois Niortais occupent la 19eme position. Mais particularité inédite parmi les clubs de Ligue 2, Niort est plus suivi sur Twitter que sur sa page Facebook. Un choix sans doute du CM qui porte une préférence sur ce premier réseau.

Les clubs en provenance de Ligue 1 sont logiquement en haut du podium, en partie grâce à la visibilité qu’offre l’élite française. Et les clubs qui sont encore jeune dans le circuit professionnel peinent à grimper les marche au classement, mais ils progressent vite en termes de contenu.

Après cette analyse des clubs de Ligue 2 sur Facebook, nous partagerons demain celle concernant cette fois-ci les clubs du National.

En attendant, réagissez sur ce classement avec nous sur twitter 

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Fan expérience en France

Immersion dans la tribune Crazy à Paris La Défense Arena avec le Racing 92

L’expérience de la tribune Crazy pour les matchs du Racing 92 est unique. Destinée principalement aux étudiants, elle propose de nombreuses animations.

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Comme son nom l’indique, la Tribune Crazy était bien folle lors de notre visite pour le match de Top 14 entre le Racing 92 et Agen. Une idée imaginée par l’agence Les Créateurs d’Émotions pour le Racing 92 à la Paris La Défense Arena.

 

Pour les matchs du Racing 92 à Paris La Défense Arena, les visiteurs peuvent vivre plusieurs expériences en tribune. Ces expériences sont proposées à des publiques précis. Le 12 octobre dernier, nous avons testé la tribune Crazy, une tribune spécifique pour les étudiants. Une idée imaginée par l’agence Les Créateurs d’Émotions.

Une tribune avec des animateurs pour ambiance vraiment crazy

La Tribune Crazy a été lancée en décembre 2018 à Paris La Défense Arena, elle peut accueillir jusqu’à 800 personnes mais l’espace disponible en coursive ne permet pas d’accueillir la totalité des spectateurs dans cette tribune.
L’idée est inspirée des fans du rugby à 7 au Japon qui viennent au stade déguisés dans le seul but se défouler et de passer un bon moment. L’ambiance dans les stades de rugby à 7 au Japon ressemble en partie à ce que nous pouvons voir en France chaque année avec le Paris Sevens.

 

La tribune Crazy s’adresse principalement aux étudiants. Deux offres sont proposées, une offre à 10€ pour les BDE via un bon de commande passé par l’association étudiante, ou un tarif unique à 15€ la place (19€ pour les matchs de gala).

L’expérience Crazy débute bien avant le match, dès l’entrée dans l’enceinte. Quatre animateurs sont présents pour animer le groupe de visiteurs. Ils organisent des petits jeux dans un espace dédié dans les coursives, dans le but de faire monter l’ambiance. Les participants peuvent ainsi réaliser des challenges tels que « Paye ta pizza » dont le but est de manger une part de pizza le plus vite possible ou encore le challenge « I’m seau man » où les participants doivent faire un beer-pong en lançant la balle dans les gobelets attachés sur la tête de leurs coéquipiers. Une activation drôle et engageante auprès des participants rappelant les animations des clubs de vacances. Des tables de beer pong sont également en libre service en plus d’un accès privilégié au bar, qui est souvent pris d’assaut par les membres.

L'animation d'avant-match "I'm seau man"

L’animation d’avant-match “I’m seau man”

Des tables de beer pong à disposition

Des tables de beer pong à disposition

Afin d’inciter les spectateurs à arriver le plus tôt possible dans l’espace dédié à la Tribune Crazy, les 50 premiers arrivés reçoivent un billet de tombola permettant de gagner un maillot du Racing 92. Une chance sur 50 de remporter un cadeau, c’est plutôt intéressant pour les participants.
Autre avantage de faire partie de cette tribune, l’offre de consommation de 2 bières achetées la 3ème offerte. Une offre qui semble bien satisfaire le public concerné.

L'entrée de l'espace Crazy en coursive

L’entrée de l’espace Crazy en coursive

Quelques minutes avant le début du match, les animateurs invitent les visiteurs à se rendre dans la tribune dédiée, la fameuse tribune Crazy.
Les animateurs sont les garants de l’ambiance de cet espace. En coursive ou en tribune, ils donnent de la voix pour animer, ambiancer, parfois avec leurs mégaphones les spectateurs. Ce sont les premiers à lancer des chants en faveur du Racing 92. Ils arrive aussi qu’ils donnent le mégaphone aux spectateurs afin de les engager, pour qu’ils lancent eux-mêmes les chants. Une fanfare également présente dans cette tribune le long des escaliers donne une valeur ajoutée à cette ambiance. Ce qui en fait certainement la tribune la plus animée et bruyante de l’Arena.

La fanfare met l'ambiance dans la Tribune Crazy

La fanfare met l’ambiance dans la Tribune Crazy

Au moment du break de la mi-temps, tout le monde se retrouve en coursive dans une ambiance musicale (ambiance disco ce jour là). Certains rechargent leurs bières, profitent des tables de beer-pong, puis d’autres se rassemblent et discutent.

Après la rencontre, c’est direction la très bonne Bodega en bord de pelouse pour finir la soirée aux côtés des autres spectateurs.

Des challenges pour devenir le Crazy King

Le King de la Tribune Crazy

Le King de la Tribune Crazy

Pendant toute l’expérience au stade, les visiteurs peuvent réaliser plusieurs challenges. Ces challenges permettent de cumuler des points (100 points pour les vainqueurs d’un challenge et 20 pour les autres participants). Il n’y a pas de perdants donc puisque tous les participants obtiennent des points. Ils peuvent aussi gagner des points en mettant l’ambiance dans la tribune et en étant le plus crazy possible. En plus des points, des cadeaux (casques audio, etc.) sont aussi mis en jeu.
Le spectateur qui obtient le plus de points à la fin du match est nommé King de la tribune Crazy. Un titre honorifique qui lui offre une place pour le prochain match à domicile + 5 invitations. C’est pendant ce prochain match qu’il sera chouchouté par les animateurs avec des macarons, des bonbons, etc. Il recevra également un maillot du Racing 92 avec un flocage au choix.

Une expérience originale qui attire et sait convaincre les  jeunes

Cette tribune Crazy est relativement intéressante, car elle s’inspire de plusieurs pratiques dans les centres de vacances, les bars, les colonies, les soirées entre amis. C’est ce qui la rend si attrayante. Ainsi, le spectateur se sent guidé du début à la fin dans une ambiance festive et chaleureuse. C’est un bon moment partagé avec des amis autour d’un match de rugby qui permet également la rencontre avec d’autres visiteurs.

“Je ne connais aucune règle du jeu mais j’adore.”

Un spectateur de la tribune Crazy

Pendant le match, nous avons d’ailleurs entendu une phrase intéressante d’un jeune spectateur qui semblait bien profiter de son expérience en chantant et rigolant avec les autres. Ce jeune disait : “je ne connais aucune règle du jeu mais j’adore“. C’est un peu un symbole de cette tribune. Des jeunes étudiants majeurs (la tribune étant réservée aux personnes majeures) n’étant pas nécessairement des fans de sport ou de rugby et qui parfois ne connaissent même pas les règles du jeu mais qui passent un bon moment entre amis. Des garçons et des filles qui s’amusent et amusent par la même occasion l’ensemble du stade.

Paris La Défense Arena et le Racing 92 ont effectué des partenariats avec plus de 65 écoles de la région parisienne. Ce qui représente plus de 7 000 étudiants présents en tribune Crazy sur l’ensemble de la saison dont 5 matchs SOLD OUT dans la tribune Crazy.

La Tribune Crazy se révèle être un best practice en matière d’expérience fan mais qui nécessite cependant des installations adaptées, de bons animateurs qui sont les principaux acteurs de la réussite de cette offre et une densité d’étudiants suffisamment importante dans sa région.
L’offre Tribune Crazy fonctionne de mieux en mieux à Paris La Défense Arena, bien qu’elle manque encore un peu de notoriété auprès des étudiants parisiens. Un plan de communication soutenu et bien ciblé sur les réseaux sociaux devrait aider à gagner en visibilité auprès du public visé par cette offre.
Nous verrons probablement d’autres tribunes Crazy se développer prochainement dans les différents stades en France. L’agence événementielle Les Créateurs d’Émotions à l’origine de ce projet, semble être déjà convoitée par d’autres acteurs sportifs pour développer cette idée. C’est une bonne chose.

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