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Les clubs de Ligue 1 et l’utilisation de Facebook : notre analyse

Découvrez le classement 2016/2017 des clubs de Ligue 1 sur Facebook avec les bonnes pratiques sur le réseau social numéro 1.

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Après une semaine consacrée à notre dossier Les fans et le sport professionnel, nous enchainons avec 10 jours où nous observerons les réseaux sociaux des clubs de football professionnels en France. Nous allons passer au crible les 3 principaux réseaux : Facebook, Instagram et Twitter.
Au programme : analyses, bonnes pratiques, exemples et interviews de community managers.

 

Aujourd’hui, les réseaux sociaux sont devenus indispensables dans notre quotidien. Pour les clubs professionnels également cela est devenu indispensable, leur présence sur les réseaux sociaux permet aujourd’hui de bénéficier d’une proximité plus grande avec ses fans. Chaque club possède sa propre approche pour s’adresser à ses fans, mais l’imagination et la créativité du community manager sont des qualités intrinsèques qui renforcent l’image du club.

Communiquer oui mais pourquoi ? Quels sont les risques pour les clubs ?

En 2017, la présence des structures professionnelles sur les réseaux sociaux est obligatoire comme à l’époque du lancement des sites internet. Les clubs vont pouvoir : améliorer leur image, gagner en visibilité, créer ou développer une communauté locale, française, voire étrangère et enfin animer et connaitre leurs fans en prenant connaissance de leurs attentes et de leurs opinions.

De nos jours, un club ayant une bonne image sur les réseaux sociaux pourra être considéré comme un club sympathique même si ses résultats sont décevants sur le terrain. Un fan aura donc plus tendance à suivre le contenu du club.
En, effet, lorsque qu’un CM (community manager) publie sur la page, il recherche avant tout de l’engagement. C’est à dire qu’il cherche à créer une interaction entre son post et sa cible via des commentaires, des partages ou des likes.

L’engagement peut également avoir une orientation négative, via les Bad buzz. Ce sont ces réactions très négatives de la communauté ou du public sur un sujet d’actualité précis. C’est pour cela que le CM doit être capable d’animer ses fans quand tout va bien mais il doit surtout gérer les moments les plus durs car ceci peut détruire une réputation très rapidement.

Le PSG devance tout le monde sur FacebookFanstriker

Le PSG devance tout le monde sur Facebook

Facebook, le numéro 1 des réseaux ! 

Nous ne le présentons plus, Facebook est le réseau social le plus populaire. Crée en 2006 et regroupant 24 millions d’utilisateur en France, il est le réseau social le plus utilisé par le grand public et donc celui où les clubs peuvent toucher le plus de fans et de fans potentiels.

D’une vue globale, les clubs ont une stratégie similaire sur Facebook. Ils se servent de leur page pour partager du contenu émanant directement de leur site internet.
Les community managers partagent également des photos et vidéos sur la vie du club en général via leur compte Youtube ou Dailymotion. L’époque où seulement l’équipe professionnelle était mise en avant est révolue. Il y a aujourd’hui un vrai effort fait par les clubs pour présenter l’ensemble de son organisation. On peut facilement trouver des présentations des équipes du club, des plus petits (U6) aux plus grands, sans oublier les sections féminines. Cette évolution permet aux fans de se sentir vraiment au coeur de la vie du club.

Le Storytelling, une pratique appréciée par les fans

Alors le Storytelling, qu’est ce que c’est ? C’est raconter une histoire, celle du club. Dans ces récits, nous pouvons retrouver des évènements marquants ou les grandes dates de l’histoire. Mais aussi des nouvelles d’anciens joueurs du club par exemple. Ce format, très apprécié il permet de jouer sur les émotions des fans.

 

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 A LIRE ÉGALEMENT : DOSSIER SPÉCIAL LES FANS ET LE SPORT : ET SI LES FANS N’EXISTAIENT PAS ?

 

Les bonnes et mauvaises pratiques, qui fait quoi ?

Les clubs ont déterminés depuis le lancement des réseaux sociaux plusieurs bonnes pratiques, en voici quelques unes.
Commençons par le live-match.
Il n’est pas optimal sur Facebook, nous le verrons, Twitter est plus adapté pour ceci. C’est donc une pratique qui n’est pas très utilisée car il est plus difficile à animer que sur Twitter mais le SC Bastia en propose un à chacun de ses matchs et c’est plutôt bien réussi ! Il est d’ailleurs en langue corse (identité locale).

Un exemple de ce que nous annoncions avec le storytelling avec le LOSC. Le club Lillois est assez appliqué sur cette pratique qui consiste à mettre en avant le passer du club, l’humain et les grands souvenirs. Un modèle à suivre pour les autres clubs de l’élite.

Très importante, la relation avec fans n’est pas toujours évidente. Et à ce petit jeu, le FC Nantes et l’OM se débrouillent plutôt bien. Au terme du championnat, les deux clubs ont mis en place un questionnaire d’une durée de 30 jours avec des questions très variées. Cette action permet aux fans de s’exprimer sur des sujets précis. Ils peuvent donner leur avis et le club profite d’une remontée d’informations.

Mettre en avant les autres équipes du club fait partie des bonnes pratiques. Comme cette publication du Montpellier Hérault Football Club lorsque son équipe U19 a remporté la Coupe Gambardella (la Coupe de France pour les jeunes). Pour l’occasion, le club a mis en place des choses intéressantes, avec des reportages, des actualités.

 

Inciter ses fans à porter les couleurs du club, fait partie d’une ambition globale, celle d’avoir des fans engagés aux couleurs du club dans le stade mais aussi en dehors. L’OM et d’autres clubs utilisent à présent une nouvelle fonctionnalité Facebook qui permet d’insérer une boutique sur la page.

La boutique en accès sur la page Facebook du clubOM Facebook

La boutique en accès sur la page Facebook du club

 

Mais il y a encore des efforts à fournir

Certains clubs ne respectent pas totalement ces bonnes pratiques. À l’image de l’AS Nancy qui pendant un match, ne partage aucune information sur le déroulé de la rencontre. Alors qu’un visuel de lancement du match, d’annonce du score à la mi-temps, des buteurs et du score en fin de match parait comme indispensable. Aujourd’hui, le club ne publie qu’un visuel après le coup de sifflet final sur sa page Facebook.

Nous avons aussi remarqué que les clubs ne réalisent que peu de jeux/concours sur Facebook. Nous avons alors posé la question à quelques community managers (ceux de Bordeaux, Niort, Nîmes et le Paris FC). Et la raison est simple selon eux : ce n’est pas un moyen efficace de « recruter » des fans. En effet, lors de l’organisation de jeux/concours, il y a en général un public qui ne viendra que pour le gain mais il ne sera plus là pour l’amour du maillot. C’est donc délicat. Cela dit, réalisés de manière ponctuelle, ces jeux permettent aux clubs d’activer leurs fans en incitant à l’engagement qui peut être variable selon la hauteur du gain.

Paris champion incontestable et Nancy relégué une seconde fois

Le champion de France incontesté sur Facebook est le Paris Saint Germain avec plus de 28 millions de mentions j’aime.
Un beau résultat pour le club parisien. Ses concurrents sont loin derrière avec respectivement seulement 4,9 millions et 4,5 millions de fans pour l’Olympique de Marseille et l’AS Monaco, dernier vainqueur du championnat. Au pied du podium, nous retrouvons l’autre olympique, l’Olympique Lyonnais avec plus de 2 800 000 j’aime. Ces 4 clubs caracolent en tête car Bordeaux, qui se classe 5ème, n’obtient que 888 347 like.
A noter que la communauté du PSG est supérieure à l’ensemble des communautés du championnat.
C’est fort.

Le classement Facebook des clubs de Ligue 1Fanstriker

Le classement Facebook des clubs de Ligue 1

On observe que les clubs en difficulté sur Facebook sont également ceux en difficulté sur la pelouse. On y retrouve le Stade Malherbe de Caen avec 162 800 j’aime, le Dijon FCO avec 133 700 j’aime.
Et enfin, l’AS Nancy Lorraine avec 148 800 mentions j’aime. Le club Lorrain est donc relégué sur Facebook comme sur le carré vert.

En définitif, les clubs les plus populaires en France sont ceux qui possèdent le plus de fans sur les réseaux sociaux, c’est assez logique. Mais ceux également qui exercent les bonnes pratiques tirent leur épingle du jeu. Pour les clubs ayant pour objectif de se développer hors hexagone, tel que le PSG ou l’OM récemment avec l’arrivée de Franck Mc Court, la publication de posts internationaux est très favorable.
Enfin, le travail d’un community manager de club peut être relativement différent selon l’importance de sa structure (différence en termes de moyens humains et financiers) alors nous devons souligner le travail et la créativité dont font preuve certains CM de clubs “mineurs”. Keep going !

Après ce premier classement de la Ligue 1 sur Facebook, nous vous dévoilerons les classements des 3 championnats du football français sur les réseaux sociaux et leurs bonnes pratiques pendant toute la semaine.

En attendant, réagissez sur ce classement avec nous sur twitter 

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The Third Shirt, un tatouage comme 3e maillot pour les fans du Red Star FC

The Third Shirt, un tatouage éphémère pour les vrais fans au prix que chacun voudra lui donner en guise de 3e maillot pour le Red Star FC.

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The third shirt par le Red Star FC

Le club du 93 a sorti une nouvelle campagne intitulée The Third Shirt. Une communication originale du Red Star FC pour faire la promotion d’un maillot Third qui n’est en réalité pas un maillot.

 

C’est aujourd’hui une pratique totalement dans l’air du temps pour les clubs sportifs que de dévoiler une nouvelle tenue avec style et originalité. Le Red Star FC s’est inspiré de cette pratique pour dévoiler non pas un maillot mais… un tatouage du logo du club. Le tout avec une communication bien menée. 

Un Third qui n’est pas un maillot

The Third Shirt, c’est le nom de cette campagne réalisée par le Red Star FC et imaginée par l’agence BETC, l’agence avec qui le club avait déjà réalisé le lancement de ses maillots domicile et extérieur, en les dévoilant sur Google Street View. 
Le maillot Third est le 3ème du club, ce maillot est très régulièrement considéré par les supporters comme le “maillot marketing” car il casse régulièrement les codes historiques du club de par son style ou ses couleurs. Les gros clubs de football en Europe qui sont équipés par Nike bénéficient cette saison d’un maillot vintage, qui plait aux fans, mais ce n’est pas toujours le cas. 

Cette fois-ci, le club de Saint-Ouen se positionne comme un fervent supporter de ses propres supporters, en mettant en avant le fait que dans le football, ce maillot Third ne répond généralement à aucune nécessité sportive, mais plutôt une tentation commerciale. Une philosophie qui ne correspond pas à celle du Red Star FC et à ses valeurs de club populaire.

“Nous voulions envoyer un message fort à nos supporters et au monde du foot en général. Oui, nous sommes un club professionnel. Oui, nous évoluons, nous transformons le club. Mais nous n’oublions pas pour autant les valeurs fondatrices qui sont les nôtres. C’est ça que raconte le Third Shirt. Comment être un club de football en 2019, sans se couper de sa culture populaire.”

Patrice Haddad, le président du Red Star FC.

C’est dans une belle vidéo de moins de 50 secondes que le club rend hommage à ses fans les plus fervents. Dans cette vidéo, c’est d’ailleurs la voix rauque de Dani, fan historique du club qui narre le storytelling.
Un dispositif complet accompagnera le lancement du Third Shirt. Avec notamment une campagne d’affichage avec les supporters placardée dans les environs du stade.

Un tatouage éphémère qui n’a pas de prix

The Third Shirt est donc une campagne qui ne propose pas un 3e maillot mais un tatouage éphémère. Un tattoo disponible à la vente sur le site et au stade Bauer lors des matchs à domicile. 
Ce tatouage, vendu comme “le maillot du 12e homme” est à apposer sur le cœur, faisant écho à la devise du club : Notre Cœur Notre Force.

Mais la particularité est que The Third Shirt n’a pas de prix. Il a le prix que chacun voudra lui donner. Sur le site internet du club, le tatouage peut être acheté en échange d’une somme d’argent allant de à,50€ à 2€. 

Le tatouage est disponible au stade et sur le site@REDSTARFC

Le tatouage est disponible au stade et sur le site

Une campagne qui oublie cependant les femmes, les spectateurs et les autres 

Le moins que l’on puisse dire sur cette campagne de communication est qu’elle vise à toucher les fans, les ultras, “les plus fervents supporters, les vrais fans qui ne portent rien au stade, torse nu, été comme hiver”. Mais à l’heure où la segmentation du public dans les stades est de plus en plus importante pour répondre aux besoins et exigences de chacun, une partie de ce public semble avoir été oublié dans cette campagne. 

En effet, les femmes sont les premières oubliées, ne figurant pas dans cette campagne et ne pouvant pas arborer le tatouage sur le torse au stade comme les hommes de cette vidéo. Le grand public, les enfants et les adultes, qui ne chantent peut-être pas, ou ne regardent pas le match debout, et encore moins torse nu semblent eux aussi exclus de cette communication. 

 

Ceci est probablement un choix du Red Star FC que de ne cibler que ses plus grands fans à juste titre ou non, mais n’oublions pas que le club de Saint Ouen est un des clubs les plus populaires de notre territoire. Une organisation qui souhaite apporter bien plus que du football à sa communauté à travers des actions engagées dans l’ADN du club.

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