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Fan expérience en France

Comment La Poste peut vous aider à remplir votre stade

Depuis son origine, La Poste se renouvelle pour satisfaire un plus large public. C’est aujourd’hui dans l’expérience fan que l’entreprise veut s’investir.

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Depuis 1576, La Poste n’a pas cessé d’évoluer. Cette entreprise multimétiers est toujours présente aux côtés des français et comptent à présent s’investir davantage dans le monde du sport.

Il y a 1 an, nous participions à un workshop autour de l’expérience fan avec la Direction du Développement des Grands Événements de La Poste Solutions Business et plusieurs autres acteurs tels que des économistes, médias et autres influenceurs intéressés par la thématique.
L’objectif de ce workshop était de définir les attentes d’un fan dans l’optique de concevoir une solution capable de répondre à une grande partie de ses besoins en jour de match mais aussi avant et après match.

Michel Wiener, le Directeur du Développement des Grands Événements de La Poste Solutions Business répondait il y a quelques jours dans une intéressante interview accordée à Ecofoot.fr. Une interview dans laquelle il revient sur les investissements qu’a opéré l’entreprise française pour s’implanter petit à petit dans le secteur de l’événementiel sportif.

Une entreprise multimétiers, multisolutions

En 2016 déjà, La Poste réalisait un partenariat avec l’UEFA pour l’Euro 2016 en France. L’un des objectifs était de livrer les billets de match aux fans partout dans le monde. Au total, ce sont 2,5 millions de billets de match qui ont été livrés. Un succès donc qui s’est ensuite poursuivi avec un travail de R&D pour concevoir la solution la plus globale possible. Et c’est en s’associant avec des startup locales ou nationales que La Poste a pu concevoir une première version de son outil.

“Venir dans un stade, ce n’est plus simplement acheter une place pour une heure et demie de spectacle. Un spectateur doit vivre l’événement avant, pendant et après ce dernier. L’expérience doit désormais démarrer dès le moment où un spectateur achète son billet.”

Michel Wiener, Directeur du Développement des Grands Événements de La Poste Solutions Business, dans une interview pour ecofoot.fr

La Poste s’appuie sur le Stade Toulousain

Pour mettre en pratique ses travaux, La Poste Solutions Business s’est appuyée sur l’OM en lançant un jeu concours OmMaFanExperience.com en décembre 2017. Un premier cas matérialisé avec ce jeu ponctuel. Un premier test.

Le jeu OmMaFanExperience.comblog.kimpleapp.com

Le jeu OmMaFanExperience.com

Mais le test le plus poussé a sans doute été jusqu’à maintenant celui réalisé avec le Stade Toulousain ces dernières semaines. www.stadetoulousain.mafanexperience.com, une plateforme digitale sur laquelle le fan pouvait acheter son billet de transport pour le stade, sa place pour le match, commander de la nourriture et boissons mais aussi acheter un souvenir dans la boutique en ligne. Il pouvait également participer à des jeux concours pour gagner des expériences uniques (rencontres, maillot dédicacé, etc.).

Aujourd’hui, il est encore tôt pour faire le bilan. Un vrai bilan de ces investissements concrets sera fait fin avril. L’objectif sera de déterminer les premiers enseignements de cet engagement de La Poste aux côtés du Stade Toulousain pour développer la Fan Expérience.

Cependant, un premier retour nous a été partagé par La Poste sur ces dernières semaines : pour le match entre le Stade Toulousain et le LOU Rugby, plus de 100 places ont été vendues en deux semaines ce qui est un bon début pour une première expérience de la plateforme dans le rugby.
La Poste Solutions Business a également pu engager sa communauté de postiers en interne pour la rencontre face au Montpellier Hérault Rugby puisqu’il a pratiquement réalisé autant de vente au personnel de l’entreprise que pour le match face au LOU. Un laboratoire pour tester la cible plus large des comités d’entreprise.

Ces premiers essais sont aussi l’occasion pour La Poste de recueillir des informations statistiques intéressantes (stats visiteurs, opt’in, pages vues, attractivité) qui permettront d’avoir un point de repère pour de futurs tests.

“Nous tenons à remercier le Stade Toulousain de nous avoir accordé sa confiance. Ce POC nous a permis de tirer de nombreux enseignements pour accompagner le club dans une logique de pérennisation et d’enrichissement de cette démarche auprès de leurs différents publics.”

La Poste Solutions Business

Une communication sur Facebook

Depuis janvier 2018, La Poste utilise une page Facebook dédiée Ma Fan Expérience pour communiquer sur ses différents investissements dans l’expérience du fan de sport. C’est sur cette page qu’elle a diffusé sa vidéo de promotion réalisée lors du match entre le Stade Toulousain et le MHR au stade Ernest-Wallon. Un match auquel le groupe la Direction du Développement des Grands Événements de La Poste Solutions Business nous avait chaleureusement convié.

La Direction du Développement des Grands Événements de La Poste Solutions Business reste donc un acteur à suivre de près pour s’informer des premiers enseignements des précédents tests et de ses évolutions pour sa solution globale. Une solution rendue possible grâce à l’association des métiers de la DDGE aux forces de startup comme Seaters ou encore Digifood. Un outil qu’elle propose aujourd’hui aux clubs et aux gestionnaires d’événements.

Au stade, je passe plus de temps à observer les animations, le comportement des fans et les actions du club que le match en lui même. J'aime le sport mais j'aime encore plus l'expérientiel. Qu'il soit dans le monde du commerce ou celui du sport business. | "Ceux qui essaient d'éviter l'échec, évitent le succès."

Fan expérience en France

Retour sur le hackathon Human2Sport et l’expérience spectateur de demain

Immersion dans le hackathon Human2Sport, un événement pour réfléchir sur l’expérience des spectateurs de demain avec un axe sport & territoire.

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Human2sport, le hackathon sur l'expérience spectateurs

Il y a quelques jours a eu lieu le hackathon Human2Sport à Saint-Denis sur le thème “des expériences spectateurs de demain : Sport & Territoire”. Un événement organisé par le Pôle Média Grand Paris auquel nous avons participé.

 

Pendant 3 jours, du 5 au 7 novembre, j’ai eu l’opportunité de faire partie de la vingtaine de participants du premier hackathon sur l’expérience des spectateurs organisé par le Pôle Média Grand Paris en région parisienne.
Cet événement avait pour objectif de réfléchir au futur de l’expérience des spectateurs en prenant en compte les impacts sur le sport et le territoire. 
Pour répondre à cet objectif, les participants pouvaient s’appuyer sur par des mentors et coachs issus de différents milieux (sportifs professionnels, chefs d’entreprises, professionnels).

Qu’est-ce qu’un hackathon ?

Le terme hackathon n’est peut-être pas commun à tous nos lecteurs, c’est donc l’occasion de rappeler ce qu’est un hackathon.
Un hackathon est un événement de collaboration ponctuelle sur une période déterminée entre plusieurs individus issus d’environnements différents dans le but d’imaginer et innover sur un sujet précis.
Le mot hackathon est issu d’une contraction entre “hacker” et “marathon”. Entre d’autres termes, c’est un “marathon” pour booster l’innovation.

C’est une pratique qui est proposée par quelques clubs et organisations professionnelles et sportives plus ou moins régulièrement pour imaginer l’expérience de demain dans leur enceinte. C’est le cas notamment depuis deux saisons pour le SM Caen.
Enfin, un hackathon offre en général une expérience très enrichissante à ses participants (accès à des lieux spécifiques, échanges avec des personnalités, rencontres, etc.). 

Le Hackathon Human2Sport était organisé par le Pôle Média Grand Paris, Plaine Commune et Orange Business Services. Les participants ont donc eu 2 jours et demi pour imaginer des innovations et présenter leur travail devant un jury.

L’organisation de ce hackathon sur l’expérience spectateur

La participation à ce hackathon était entièrement gratuite. Les repas étaient inclus et des salles équipées pour travailler étaient à disposition (lors d’un hackathon, tout est fourni ou presque pour que le participant puisse travailler dans les meilleures conditions possibles). Une salle commune était à disposition pour déjeuner, qui nous permettait de discuter tout en continuant de travailler.

La première étape : l’accueil et la présentation

La matinée de la première journée de ce hackathon était dédiée à la présentation des coachs et mentors tels que Romain Mesnil (champion de saut à la perche), Samantha Woods (spécialiste de l’innovation des contenus sportifs chez Orange et Orange Business), Didier Fraisse (réalisateur TV qui a travaillé pour les JO sur FranceTV) ainsi que d’autres personnalités issues du monde de l’entreprise et du sport.

Seconde étape : la constitution des équipes

Les participants étaient ensuite invités à présenter brièvement leurs idées à tous pour faciliter la création des équipes (4 équipe d’environ 5 participants) avec les porteurs de projets et ceux qui n’en avait pas encore.
Les profils des participants étaient tous très variés, les étudiants, les compétences commerciales (business développeurs, entrepreneurs), marketing, ou encore plus techniques (développeurs, VR) se mélangeaient dans les groupes.
À noter qu’au moment de l’inscription, il était possible de s’inscrire directement en équipe.

L’élaboration des idées, une étape pas si facile

Dans un projet de groupe nous le savons tous, il est parfois difficile de tomber d’accord. Alors imaginez devoir vous entendre entre des personnes ne venant pas du même secteur professionnel ou ne partageant pas les mêmes visions. Pas si facile. C’est donc un jeu de concessions et d’échanges remplis de convictions pour obtenir l’idée la plus aboutie pour l’équipe. 
Régulièrement, nous avons développé une idée, puis une autre, et encore une autre jusqu’à ce que nous soyons tous en phase avec celle-ci. 

Humainement, c’est un exercice très intéressant. J’ai beaucoup appris sur ces 3 journées. S’adapter à une équipe qui mêle différentes personnalités et apprendre à connaître ses coéquipiers en si peu de temps est un challenge à part entière du hackathon.

Des projets très tech

Une grande majorité des projets était liée aux outils numériques. De la réalité augmentée à la réalité virtuelle en passant par le digital pour animer une fan zone, le numérique était implémenté partout.
Il est vrai que lorsque l’on parle de hackathon et d’innovation, nous pensons naturellement aux nouvelles technologies. Est-ce un bon ou mauvais automatisme ?! Nous partagerons notre avis en clôture de cet article.

Des coachs et mentors omniprésents

Les coachs et mentors accompagnaient les projets. Leurs domaines d’expertises ont été de sérieux atouts pour les équipes. Leur vision extérieure au projet a été plus que nécessaire lorsque nous étions impliqué à 100% dans notre idée. C’est ce qui nous a permis de finaliser les présentations avec l’apport de cet oeil externe.

“Il y avait là principalement une différence entre ces rôles : les mentors avaient aussi la casquette de sponsor sur l’événement. Pour ma part, j’ai voulu m’assurer qu’en si peu de temps toutes les équipes puissent présenter un projet.”

Morgan Angove, Coach sur le hackathon Human2Sport

Le speech et les résultats

La 3ème et dernière journée de ce hackathon fut le grand défi des speechs de présentation et de l’annonce des résultats.
Chaque équipe devait ensuite donner le meilleur de soi-même pour présenter son travail et convaincre le jury en 3 minutes (+ 5 minutes de questions). L’enjeu pouvait être important car les meilleurs projets pouvaient se faire soutenir par des professionnels pour la mise en application finale de leur idée.  

Après délibération des membres du jury, les résultats ont été annoncé au Satis-Screen4All (le salon francophone dédié à la création et aux innovations technologiques au service des médias, du divertissement et de la communication audiovisuelle).

Chaque équipe obtenait une récompense.
C’est le projet mettant en avant une “digital fan zone” qui a remporté les suffrages du jury. Le groupe ExSporience porteur de ce projet sera accueilli à la Nurserie d’Audiens pendant 6 mois et bénéficiera d’un espace de travail et d’un accompagnant de la structure sur les aspects juridiques, techniques et commerciaux. Mais aussi d’un accès au réseau de l’entreprise.
Un POC (proof of concept) sera mis en place dans un bar de Lille (le Box2Box) pour la phase finale de la Ligue des Champions puis pour la Coupe du Monde de Football féminin.

Le second projet récompensé est “Just Like It” qui propose de suivre virtuellement le parcours des sportifs en mêlant les performances sportives aux monuments territoriaux. Un projet qui sera soutenu par KissKissBankBank.

Le classement final :  

  • 1er : Projet “Digital Fan Zone” par ExSporience
  • 2ème : Projet “Just Like It” 
  • ème : Projet “Yuko”

 

“La Nurserie d’Audiens accueillera ExSporience pendant 6 mois en mettant un espace de travail à notre disposition, en accompagnant la structure sur les aspects juridiques, techniques et commerciaux. Tout en partageant son immense réseau de professionnels.

Je recherche également […] d’autres établissements pour valider définitivement le concept.”

Laurent Boutalbi (Fondateur ExSporience)

Les enseignements de ce hackathon

Personnellement, ce hackathon était une première pour moi. Je ne suis pas déçu de l’expérience. Participer à ce genre d’événement offre plusieurs avantages : le réseautage, le développement de compétences, l’ouverture d’esprit.

“C’est une expérience que je recommande à tout le monde de vivre au moins une fois.”

Laurent Boutalbi (Fondateur ExSporience)

Comme Laurent, je conseille à tous de participer un jour à un hackathon sur la thématique de l’expérience des spectateurs.

De mon analyse plus professionnelle, les hackathons sont une opportunité pour les organisations sportives d’innover dans l’expérience proposée à leurs fans. Cependant, le constat réalisé est que les idées proposées sont très axées sur le digital et les nouvelles technologies. La recherche des profils est également très orientée tech (nous avions fait le même constat lors du hackathon au SM Caen). Est-ce que cela veut dire que l’innovation passe obligatoirement par un outil ? Peut-être que oui.
Mais rappelons-nous les 10 conseils pour remplir son stade que Mark Bradley nous partageait il y a quelques mois. Chacun de ses conseils étaient alors en lien avec le facteur humain.

Il serait sans doute intéressant de voir un jour un hackathon 100% non digital qui place l’humain au coeur des réflexions. Un hackathon qui relaierai les smartphones, le digital et tout autres outils numériques au second plan. Comme ça, juste pour voir.

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