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Sotchi pendant la Coupe du Monde 2018 Sotchi pendant la Coupe du Monde 2018

Fan expérience dans LE MONDE

Un mois à Sotchi pendant la Coupe du Monde

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Sotchi, cette jolie ville côtière du Sud de la Russie, est l’hôte de 6 matchs de Coupe du Monde cet été dans son stade olympique, le Fisht Stadium, construit au bord de la Mer Noire il y a 4 ans dans le cadre des JO d’hiver 2014.

C’est ici que j’ai posé mes bagages il y a un mois pour participer au programme volontaire de la Coupe du Monde 2018. Je travaille au sein du service Média, un service que j’ai eu la chance de découvrir il y a deux ans à Bordeaux pendant l’EURO 2016.

Alors, une Coupe du Monde depuis l’intérieur, qu’est-ce que ça donne ?

Des fans passionnés venus des quatre coins du monde

Ce qui m’a le plus marqué depuis que je suis ici, c’est cette atmosphère indescriptible dans les tribunes du Fisht Stadium.

Le Portugal vs Espagne, un classique du football européen en guise de premier match à Sotchi, avait annoncé la couleur avec une ambiance électrique. Pas moins de six buts ont été inscrits (3-3), je vous laisse imaginer l’engouement et les sautes d’humeur dans le stade. Cristiano Ronaldo, auteur d’un triplé ce soir-là, a pu étaler tout son talent et faire chavirer un stade acquis à sa cause, sauf chez les milliers d’Espagnols bien sûr. Malgré ça, la relation entre supporters Portugais et Espagnols étaient plus qu’amicale. Ce qui a contribué à une belle soirée d’ouverture à Sotchi.

Après ce match de rêve, j’ai eu mon véritable coup cœur de la compétition : les fans du Panama. Assister au premier match de Coupe du Monde d’une nation est un privilège tant l’instant est historique. Une dizaine de milliers de supporters Panaméens ont fait le déplacement pour soutenir leurs héros d’une heure avant le coup d’envoi jusqu’à la dernière minute. La nette victoire de la Belgique (3-0) n’y change rien, les “Olé, Olé Olé Olé, Panama, Panama ! Olé, Olé Olé Olé, Panama, Panama ! …” ne se sont jamais arrêtés et sont restés dans nos têtes pendant un certain temps. A eux seuls, ils offrent une fan expérience unique aux autres spectateurs ravis d’assister à ce spectacle.

Dans ce fan game, on peut également parler des Péruviens qui ont aussi fait très forte impression. 36 ans après la dernière participation du pays à la Coupe du Monde, une vague rouge et blanche s’est abattue sur la Russie et Sotchi. Déjà éliminé avant leur dernier match face à l’Australie, le Pérou a offert à ses supporters une victoire tant attendue (2-0). L’atmosphère était digne d’une grande soirée de football sud-américaine avec des fans déchaînés qui voulaient partir de Russie sur une bonne note. Les milliers d’Australiens, pourtant très démonstratifs, n’ont pas pu faire le poids.

Voir tous ces supporters Panaméens et Péruviens traverser le monde en masse pour venir soutenir leur équipe et mettre une ambiance de dingue, restera un souvenir gravé. On sent que pour eux être ici est un devoir. C’est la beauté du sport et du football.

Les supporters péruviens à la Coupe du Monde

Les supporters péruviens restent dans les tribunes après le coup de sifflet final.

Des centaines de drapeaux devant un écran

Comme toute ville hôte, Sotchi a sa fan zone appelée ici “FIFA Fan Fest”. Sur place, tous les matchs sont diffusés. Pour améliorer l’expérience, on peut également y aller entre deux rencontres pour voir des artistes locaux sur scène, à condition d’aimer la pop russe qui pour être honnête n’est pas si désagréable.

En bon supporter, je m’y suis rendu pour aller voir le premier match des Bleus face à l’Australie. Malgré une petite dizaine de Français présents, on s’est senti un peu seul face à la bonne cinquantaine d’Australiens. Mais bon, les Bleus avaient assuré l’essentiel (2-1) et on était bien content de célébrer ça ensemble !

A la FIFA Fan Fest de Sotchi, malgré une taille assez restreinte de l’espace pour une fan zone de Coupe du Monde, l’ambiance est très festive avec l’opportunité de rencontrer des supporters de tous les continents. Tous sont venus pour la seule et même raison : le football.

Football connect people? C’est certain. Argentins, Brésiliens, Islandais, Mexicains, Panaméens, Belges… tous ces fans étaient réunis pour vivre leur passion et profiter ensemble de leur voyage.

Fan Zone à Sotchi Coupe du Monde 2018

Fan Zone à Sotchi Coupe du Monde 2018

Panaméens, Péruviens, Islandais et Belges célébrent l’instant.

Fan Zone à Sotchi Coupe du Monde 2018

En matière d’animations et de fan expérience, pour celles et ceux qui se sont rendus dans les fan zones en France pendant l’EURO 2016, le dispositif est très similaire. On retrouve des baby-foot géants, des jeux de précision et de rapidité etc. proposés par les sponsors de la compétition.

J’ai particulièrement apprécié l’hommage de Hyundai aux gardiens de but avec ce shooting photo assez réaliste, où l’on peut réaliser une parade d’exception sur sa ligne tout en restant en débout.

Animation Hyundai Fan Zone à Sotchi Coupe du Monde 2018

Le rêve.

Animation Hyundai Fan Zone à Sotchi Coupe du Monde 2018

La réalité.

Volontaire à la Coupe du Monde, c’est quoi ? Comment le devenir ?

Je vis à Sotchi ma deuxième expérience en tant que volontaire pendant un événement sportif. Certains d’entre vous l’ont peut-être déjà fait aussi pendant l’EURO 2016.

Au sein du programme volontaire de la FIFA, tout comme celui de l’UEFA, on retrouve de nombreux services : IT, Média, Marketing, Hospitalité, Cérémonie, Traduction, Management, Transport etc.

Dans mon service, le service Média, notre rôle est d’offrir aux journalistes et photographes les meilleures conditions de travail possibles : tickets et accès, conférences de presse, tribune des médias, zone mixte et positions des photographes au bord du terrain. C’est un service très enrichissant car on a la chance d’être au plus près de la compétition et de travailler pour des professionnels que sont les médias.

Personnellement, je travaille pour l’équipe terrain. Notre mission consiste à aider les photographes à installer leur matériel avant le coup d’envoi, puis à participer à la cérémonie en maintenant une zone devant les bancs de touche, depuis laquelle les photographes peuvent shooter l’entrée des joueurs, les hymnes et enfin la fameuse photo d’équipe.

Pour décrocher le job, le processus est un peu long mais vaut vraiment la peine. Il faut dans un premier temps envoyer un dossier complet puis passer un voire deux entretiens. Après ça, si la candidature est retenue, on se retrouve au cœur de l’événement pour vivre une expérience professionnelle et personnelle unique. Ça reste du bénévolat, mais tout ce que l’on voit et fait est inestimable. Surtout quand on est fan de sport et de football.

Si l’aventure volontaire vous intéresse, vous pouvez déjà postuler pour la prochaine Coupe du Monde Féminine de la FIFA qui se déroulera en France du 7 juin au 7 juillet 2019 : Volontaire France 2019.

Quant à moi, je continue de suivre cette Coupe du Monde au plus près avec un très attendu Russie – Croatie à Sotchi ce samedi.

Chargé de Marketing Digital, je suis un passionné du Sport Digital et de la Fan Experience.

Fan expérience dans LE MONDE

À la découverte du Netball, ce sport pas comme les autres

Sport très peu connu en Europe, le netball est pourtant sport féminin n°1 en Nouvelle-Zélande. Nous étions très curieux de s’intéresser à ce sport collectif populaire à l’univers girly très particulier.

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Netball Silver Fern England Roses

Ce weekend l’équipe nationale Néo-zélandaise de Netball, les Silver Ferns affrontaient les England Roses. C’est donc avec grande excitation que nous avons assisté à la rencontre, impatients de découvrir un tout nouveau sport. Nous n’étions pas au bout de nos surprises !

 

Le netball, c’est quoi ce sport ?

Vous avez peut-être déjà entendu vaguement parler de ce sport, mais de là à le décrire précisément… Le netball pourrait s’apparenter au basketball. C’est un sport collectif de salle, où deux équipes de 7 joueuses s’affrontent avec l’objectif de marquer des paniers. À la différence des paniers au basket, au netball, les “net” sont à 3 mètres de haut et n’ont pas de planche. La technique de lancer est donc complètement différente.

Une partie se déroule en 4 quart temps de 15 minutes. Une fois la balle en main, une joueuse ne peut plus se déplacer, ni dribbler.

Le netball n’est pas un sport olympique, en revanche c’est un sport très populaire aux Jeux du Commonwealth et à la télévision. Ce sport compte environ 20 millions de pratiquants dans 10 pays. En comparaison, la FIBA considère que 450 millions de personnes jouent au basketball dans le monde.

Match des Silver Ferns contre England Roses

Un “sport de filles” ?

On parle de “joueuses” et “d’équipe féminine”, parce que le netball est majoritairement populaire et pratiqué par les femmes. C’est le sport le plus pratiqué par les filles en Nouvelle-Zélande mais également le sport le plus répandu à l’école. Si l’on observe la base de fans, les proportions sont frappantes : 81% des fans de netball sont des femmes, et 46% ont moins de 25 ans.

Mais le netball est populaire et regardé par une plus large partie de la population : 3e communauté sur les réseaux sociaux après le rugby et le football et 2,6 millions d’audiences TV cumulées l’an dernier chez les Kiwis. Difficile d’imaginer un tel sport collectif dominé par les filles en France!

Une rencontre surprenante

Le match se déroulait à la Spark Arena, où nous avions déjà assisté à une rencontre de basketball des Tall Blacks. Les lieux nous étaient donc familiers. Mais c’est dans une toute autre ambiance que s’est déroulé ce match de netball.

La différence est frappante, dès les portes d’entrée du stade. Le public présent n’est ABSOLUMENT PAS le public type auquel on peut être habitué en France, même pour un match d’une équipe féminine comme un match de Handball d’équipe de France par exemple.

C’est la première fois que nous avons vu autant de femmes, filles, de toutes générations en tribunes, à danser, chanter, déguisées pour soutenir leur équipe. Le DJ et les animations sont quant à elles plutôt en phase avec le public ce qui accentue l’effet très (parfois un peu trop pour nous) « girly » et familial du match.

Netball fans at Auckland game @Silverferns

Les fans de Netball ne sont pas des fans comme les autres!

En revanche, on ne peut pas dire que les filles n’aiment pas le sport et ne soient pas de « vraies fans » et qu’une enceinte ne peut pas être remplie et dégager des revenus grâce aux fans féminins – une problématique qui intéresse beaucoup l’équipe Fanstriker.

La vidéo ci-dessous montre l’ambiance “girly” qui règne dans ce sport. Une ambiance qui peut donner l’impression d’assister à un concert de Nicky Minaj, ou à une fête d’anniversaire. Mais ceci est bien un match de netball. (Mettez le son, le DJ s’est fait plaisir!).

Fans de Netball à Auckland

Plutôt intéressant de voir qu’un match de netball peut devenir une véritable sortie entre amies, entre copines ou en famille.

Côté fan expérience

Nous avons apprécié l’ambiance, même si les moyens utilisés pour animer le public étaient répétitifs et pas très originaux. Le recours abusif et exclusif de fans cam pour animer les tribunes nous a paru presque gênant – et c’est avec étonnement qu’on a vu le public danser pendant 5 longues minutes sur la même musique sans se lasser !

Quelques fans cams amusantes :

  • La Bongo Cam : le public doit taper sur des tams tams
  • La Floss cam : le public doit réaliser la « floss dance » populaire auprès des ados
  • La Dance cam : classique
  • Who’s in the driver’s seat (Qui est-ce qui conduit ?) : cam originale qui permet au sponsor automobile de l’équipe de proposer une animation aux fans, simulant deux conducteurs au volant d’une voiture de la marque.

À l’extérieur de l’arène, de nombreux stands maquillage et dessins étaient également adaptés à un public jeune. Originalité, le même sponsor automobile propose à l’entrée une voiture blanche que tous les fans peuvent dédicacer.

@Fanstriker

Activation originale d’un sponsor lors du match contre les England Roses

Un dernier petit clin d’œil inédit et propre à la Nouvelle-Zélande : malgré l’atmosphère très familiale, les fans peuvent consommer aux buvettes… de la vodka, en plein milieu d’après midi, pour regarder le match en toute tranquillité !

Ce qui est certain, c’est que la découverte du netball restera un souvenir fort et qui remet en question beaucoup de perceptions du sport et des fans. C’est peut-être un marché intéressant à étudier pour tous les clubs qui se demandent comment attirer plus d’enfants (notamment des filles), des femmes et de familles au stade…

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