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Dossier spécial les fans et le sport : Et si les fans n’existaient pas ?

Que serait mon équipe favorite si elle n’avait pas de fans, pas de publics, pas de supporters, si je n’étais tout bonnement pas là, avec et derrière elle ? Et bien nous nous sommes lancé sur cette hypothèse pour le premier épisode de notre dossier « les fans et le sport professionnel ».

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Que serait le sport professionnel sans ses fans, sans cet engouement interplanétaire pour les résultats de nos sportifs ou de nos clubs préférés ? Aurions-nous un autre loisir, d’autres sujets de discussion ? Le sport pourrait-il être aussi populaire même si personne ne s’y intéressait ?

 

Ne vous êtes-vous jamais posé cette question ? Que serait mon équipe favorite si elle n’avait pas de fans, pas de publics, pas de supporters, si je n’étais tout bonnement pas là, avec et derrière elle ?
Et bien nous nous sommes lancés sur cette hypothèse pour le premier épisode de notre dossier « les fans et le sport professionnel ».

La coupe du monde à Quimper Fanstriker

La coupe du monde à Quimper

Si le sport n’avait pas de fans, la coupe du monde de football pourrait se dérouler à Quimper (63 000 habitants) en Bretagne dans un stade sans tribunes ou presque et entouré par des champs à perte de vue.

Il ne serait sans doute pas professionnel

Première hypothèse, le sport ne serait pas professionnel. C’est presque logique, si un évènement n’intéresse personne, il est difficile de le faire exister. Sauf avec un combat continuel entre la volonté de faire des choses et les moyens pour les réaliser. Il faudrait sans cesse se battre pour trouver les fonds nécessaires pour faire vivre son sport, à l’image des associations caritatives qui sollicitent jusque dans les rues des grandes villes pour sensibiliser le grand public. Le sport, lui, n’a pas ce besoin aujourd’hui, mais sait-on jamais, un jour peut-être.

Nous avons employé le mot « presque » car il n’est pas impossible pour un club ou un sport de devenir professionnel sans une popularité importante. Si un riche émissaire s’intéresse à ce sport ou ce club, il pourra faire office de mécène pour que ses pratiquants ou ses membres puissent vivre de leur passion.
Alors un sport qui ne serait pas professionnel, à quoi cela pourrait ressembler ?

Pas d'argent, pas de sport business

Pas d’argent, pas de sport business

Pas d’économie du sport, de marketing, de revenus en match day et de droits TV

Et l’économie du sport alors ? Elle est aujourd’hui possible grâce à la popularité et l’engouement des nombreux fans qui sont prêts à consommer du sport en quantité, en s’abonnant à la chaîne TV spécialisée, en allant acheter les maillots et autres équipements ou encore en se rendant au stade pour le match. Ce sont eux qui font tourner le système financier sportif actuel.

Grâce à cet intérêt des fans, les marques, les publicitaires s’y intéressent et investissent. Mais si demain ils n’étaient plus là, il y aurait un déséquilibre, un manque à gagner. Impossible d’oser espérer vendre des maillots ou des produits dérivés du club si personne ne les achète, ou bien même faire payer les entrées des matchs si personne ne s’y rend.

Les droits TV qui sont aujourd’hui la source de revenu principale de nombreux clubs professionnels n’existeraient plus ou presque. Il y aurait sans doute une chaîne du câble ou de la TNT qui serait spécialiste comme il y a des chaînes de télévision pour tous les domaines d’activités existants.
Mais en termes de diffusion des matchs, il ne serait plus question que les clubs disposent d’une exposition médiatique aussi large qu’aujourd’hui car la demande n’existerait pas.

Les métiers du sport business n’existeraient pas

Vous, moi, nous n’aurions plus de travail. Du moins, ce travail.
Car plus un sport devient populaire et rencontre le succès sur la scène médiatique, plus il génère des emplois. Il essaye de construire sa pérennité en recrutant des salariés pour réaliser les tâches que les bénévoles réalisaient autrefois ou en professionnalisant ses activités.
La communication, les relations partenaires, le marketing, l’expérience fan, l’offre VIP, tant de métiers qui n’existeraient plus. L’ensemble des compétences seraient alors orientées vers l’essence même de la pratique, à savoir le coaching, l’entrainement et la formation.

Un match de Baseball sans spectateursMathieu GOERGEN | Fanstriker

Un match de Baseball sans spectateurs

Le spectacle ne serait pas au rendez-vous

S’il n’y a plus de fans, il n’y a plus d’argent, plus d’engouement populaire et donc moins de soutien de la part des autorités. Ce qui sera la cause d’équipements en mauvais état faute de moyens. Ou encore une pelouse ou un sol indélicat(e) qui ne favoriserait même pas le spectacle ou le plaisir de jouer s’il était encore question de cela.

Les stades seraient construits pour des événements plutôt que des pratiques sportives

Des stades comme celui de Lyon ou Bordeaux ou encore le stade de France seraient conçus en priorité pour faire venir la foule lors de concerts, de représentations ou d’espaces de jeux grandeur nature.
Le sport ne serait lui que secondaire et relayé au dernier rang des activités possibles. Ce qui rendrait sa pratique peu adaptée dans ces enceintes trop massives pour le poids qu’il représenterait.

Si demain le sport n’était pas aussi populaire, ses fans auraient certainement d’autres occupations

Aujourd’hui plus qu’autrefois, le sport qu’il soit pratiqué ou regardé est en concurrence avec des loisirs variés tels que le cinéma, la lecture, le chant, la musique, et tout un tas d’autres activités en tout genre. Le temps dont dispose la population pour ses loisirs s’est accru depuis de nombreuses année et le sport est devenu une activité parmi tant d’autres.
Donc s’il n’était pas celui que l’on connait aujourd’hui, son économie actuelle profiterait à un autre domaine. Les 3,5 milliards de fans de football et les 2,5 milliards fans de cricket s’orienteront vers un autre passe-temps. Reste à savoir lequel pourrait profiter de cette hypothèse. 

Un match de l'OM à huis clos, ce à quoi pourrait ressembler un matchOM

Un match de l’OM à huis clos, ce à quoi pourrait ressembler un match

Qui seraient les pratiquants d’activités sportives ?

Si un domaine ne vous intéresse pas, vous ne le pratiquez pas. Sauf par obligation. Alors nous pouvons penser que les pratiquants du sport “sans fans” pourraient être influencés par les avantages que représentent la pratique d’une activité physique régulière pour le corps et l’esprit. Ou encore par la volonté de se différencier des autres en ayant des loisirs différents et quelques peu originaux si ces derniers ne sont que très peu pratiqués.

 

Finalement, un sport sans fans n’est pas si imaginaire que ça, à l’image du nombre de pratiquants de course à pied qui ne sont pour autant pas des fans d’athlétisme. Alors imaginez si demain, le football, le rugby, le basket n’intéressaient plus au dépend des échecs, de la lecture ou du dessin ? Que deviendront nous ?

Vous avez des hypothèses si les fans disparaissaient du sport ? Partagez-les avec nous sur twitter 

Passionné de foot, puis passionné des sports avec un S, je suis devenu petit à petit un fan des gens qui vont au stade tous les weekends avec écharpe et maillot sur les épaules. J'admire leur investissement et je pense vraiment que les clubs doivent encore leur donner tant. Pour finir cette présentation, on a ajouté des phrases motivantes parce que nous sommes des personnes motivées, voici la mienne : "Ceux qui essaient d'éviter l'échec, évitent le succès."

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Fan expérience EN FRANCE

Le HSBC Paris Sevens, le festival du rugby à 7

La fête du rugby se tenait au stade Jean Bouin à Paris le weekend dernier avec le HSBC Paris Sevens. Un événement que nous apprécions tout particulièrement.

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Paris 7s 2018

Cela fait maintenant 3 ans que chaque fin de mois de mai ou début de mois de juin est rythmé par le HSBC Paris Sevens au stade Jean Bouin à Paris. 

Nous avions déjà été séduits par l’édition HSBC Paris Sevens 2017 c’est donc naturellement que nous sommes revenus cette année au stade Jean Bouin pour prendre la température de cet événement du rugby à 7.

Le HSBC Paris Sevens en quelques mots 

Vous n’êtes peut-être pas un fan de l’ovalie alors une petite présentation de l’événement s’impose pour bien saisir le contexte. 
Le HSBC Paris Sevens est une étape du World Rugby HSBC Sevens Series. Un championnat international annuel de rugby à 7 organisé en plusieurs étapes dans plusieurs pays sous forme de tournoi opposant 15 nations (16 pour les hommes). Les nations masculines et féminines jouent à Paris le même tournoi. 

Pour ceux qui n’ont jamais eu l’occasion de voir à quoi ressemble du rugby à 7, c’est beaucoup plus dynamique que le rugby à 15. Les règles sont sensiblement les mêmes ou presque, le match se joue en deux fois 7 minutes et le terrain est à l’identique. C’est donc 14 minutes pleines d’actions, de tentatives, d’essais, de spectacle. Le spectateur n’a pas le temps de s’ennuyer car cela va vite, très vite même. 
Ce tournoi permet de découvrir des nations peu présentes dans le rugby à 15 comme l’Espagne, la Russie ou encore le Kenya.

Un mixte entre festival et événement sportif 

Le HSBC Paris Sevens a tout simplement des airs de festival. Nous avions parfois l’impression d’assister à un remake du festival We Love Green (le dernier festival en date à Paris), ce qui est plutôt positif. 
Alors pourquoi cet événement est si particulier ? Bonne question à laquelle nous allons apporter notre avis.

Il y a tout d’abord le concept du tournoi qui séduit. Plusieurs matchs avec plusieurs équipes internationales regroupant des hommes mais aussi des femmes cette année sur 3 journées du vendredi au dimanche. Ce format attire puisque le spectacle ne s’arrête pas qu’à une seule rencontre.

Ensuite gros avantage que nous avons noté également : la possibilité d’entrer et de sortir du stade à sa guise, contrairement à un événement sportif traditionnel où toute sortie est définitive. Un “circuit” a été mis en place par l’organisation pour permettre au public d’entrer d’abord dans le stade pour ensuite revenir sur le parvis où se trouve le village d’animations. Des allers et retours sont donc autorisés entre ces deux lieux. 

L'espace détente installé au coeur de la fan zone du Paris 7sFanstriker

L’espace détente installé au coeur de la fan zone en direction de l’écran géant

Le village et ses animations représentent l’un des gros atouts du HSBC Paris Sevens. Plusieurs stands proposent des activités auxquelles tous les publics peuvent participer (mur digital pour remporter un maillot, atelier maquillage, exercice technique de précision avec ballon (Technidrop), cible géante). Des foodtrucks et des stands de vente de produits dérivés partenaires sont également à disposition du public. 
Le Stade Français Paris qui est résident du Stade Jean Bouin pendant la saison, tenait un stand pour promouvoir ses abonnements. La mascotte Rucky se prêtait au jeu des selfies sur le stand.  

Nouveauté cette année, la FFR avait installé un terrain d’échauffement au coeur de la fan zone. Ce qui laissait la possibilité aux fans de prendre un verre ou de se restaurer devant la préparation des équipes. Ce côté immersif dans la préparation des joueurs(ses) procure au spectateur une sensation d’exclusivité.

Des enfants devant le terrain d'échauffementFanstriker

Des enfants devant le terrain d’échauffement

Face au terrain, se trouvait une longue table haute avec chaisesFanstriker

Face au terrain, se trouvait une longue table haute avec chaises

Autre avantage, les fans eux-mêmes, ils sont de vrais acteurs du show, de l’ambiance. Ils supportent leur équipe fièrement et bien souvent de façon originale. Le Sevens c’est aussi l’occasion pour eux de rencontrer des fans du monde entier et de partager cet amour pour la fête, la rencontre ou le rugby. 

Les vraies stars : les fans, le public

C’est souvent vrai mais au HSBC Paris Sevens ça l’est encore plus. La vraie star est dans les tribunes. Ces tribunes qui sont composées en partie de fins connaisseurs mais en majorité de non fans de rugby à 7 à 13 ou à 15 qui sont principalement là pour l’atmosphère qui règne dans cet événement. 

La vraie force du Paris 7s est qu’il attire autant des fans de rugby que des personnes étrangères à ce sport. C’est un événement où l’on se rend entre amis, en famille parce que l’on sait que tous le monde passera un bon moment. Un bon moment qui passera par le spectacle sur le terrain bien-sûr mais également par les animations et autres originalités des fans autour du jeu. 

La danse, la musique et les déguisementsFanstriker

La danse, la musique et les déguisements

Chaque année un thème est donné aux spectateurs. En 2017, les fans pouvaient voter entre 3 thèmes proposés sur les réseaux sociaux. Le thème de l’édition 2018 était Crazy rugby. Un thème guidé par la nouvelle charte graphique du HSBC Paris Sevens. 

Les fans sont donc venus pour beaucoup avec leur plus beau déguisement, des charentaises à la tenue complète en passant par le simple drapeau. Nous avons même pu retrouver des fans des éditions précédentes avec encore et toujours le même déguisement. Magique. 

Un très bon événement sur le plan des animations mais des questions sur l’affluence

Le stade n’était pas plein lors de ces 3 journées de compétition. La première journée aurait rassemblé entre 100 et 800 personnes. Tandis que les jours suivants ont été suivis par près de 15 000 fans (capacité 20 000 places). 
Sur les réseaux sociaux et dans certains médias, la question de la localisation du tournoi se pose. Certains estimant que ce type d’événement aurait davantage sa place dans une ville de Provence où la passion de l’ovalie y est forte. 
D’autres estiment qu’il y a des incohérences entre l’esprit du Paris Sevens et le comportement des organisateurs, notamment en terme de sécurité. En effet, plusieurs fans déguisés se sont vus parfois interdire l’entrée car leur attirail n’était pas autorisé. Le fan des Blitzboks (le nom de l’équipe à 7 d’Afrique du Sud) qui apparait dans la vidéo plus haut n’a pas pu pénétrer dans l’enceinte avec l’ensemble de son déguisement le premier jour. Le fameux “mec en slip” qui participe pleinement à l’ambiance en tribune rencontre régulièrement des problèmes. C’est donc frustrant pour le fan qui fait l’effort de s’habiller (ou de se dévêtir pour certains) pour l’occasion et de se voir refuser l’accès.
C’est quelque peu contradictoire avec la volonté de remplir son stade et de proposer une ambiance intéressante. 

L’édition HSBC Paris Sevens 2018 confirme notre approche de la précédente édition qui fait de cet événement une référence en matière d’expérience fan. Il reste l’un de nos événements préférés.
Retrouvez notre album photo de la journée de dimanche ci-dessous. 

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.2059552054367369.1073741835.1698983043757607&type=1&l=9a958be7c2

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