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Fan expérience aux Etats-Unis

Étude : L’impact des sponsors sur les fans

Au delà des résultats sportifs, la vie des sponsors est le sujet d’actu n°2 dans les médias spécialisés du secteur sportif. Quel impact peuvent avoir ces sponsors sur l’expérience fan ? Retour sur une étude américaine qui traite la question.

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Au delà des résultats sportifs, la vie des sponsors est le sujet d’actu n°2 dans les médias spécialisés du secteur sportif. L’explication est simple, la part qu’apporte ces marques dans l’économie du sport est devenue aujourd’hui vitale et la source de revenus n°2 après les droits TV.

Mais pour le fan, quelle importance ? Quel rôle jouent ces marques dans l’expérience spectateur ? Quelle différence pour le supporter de se rendre au Stade des Lumières ou au Groupama Stadium ? Quel impact sur l’expérience fan que de voir affiché sur les panneaux LED des messages de Volkswagen à la place de ceux de Nissan ?

Au coeur des préoccupations de ces marques, de nombreuses études marketing essaient de valoriser ces courses au naming, à l’appellation “sponsor titre” ou “équipementier officiel” mais très peu (voire aucune) placent le fan au milieu des préoccupations en se demandant l’impact que les marques pourraient avoir sur son expérience de l’événement sportif.

Cela vaut le coup donc de vous partager une étude qui vient de sortir aux USA : DECODING 2.0 by MKTG  et qui s’intéresse de prêt à l’impact des sponsors sur la vie des fans de sport.

Les enjeux de l’étude

Mesurer la réceptivité des fans aux messages des sponsors. Quoi de mieux pour les marques que de comprendre quel profil de fan est le plus réceptif aux messages des marques lors des événements sportifs. En effet, pour ne pas se noyer dans la masse des messages et se différencier de leurs concurrents, les marques du sport doivent faire un gros effort pour comprendre les habitudes des consommateurs et adresser les bons messages aux bonnes personnes.

Des résultats surprenants

Seuls 23% des fans sont très facilement réceptifs aux messages des sponsors (les « victimes parfaites »). Les fans de sport sont d’ailleurs les fans les moins faciles à convaincre pour les marques par rapport aux fans de e-sport ou de musique par exemple.

Etude MKTG Decoding 2.0

Etude MKTG Decoding 2.0

Ces fans réceptifs sont pour la plupart des jeunes, des “Millenials” (génération des jeunes ultra-connectés) qui consomment le sport sur 2 écrans à la fois et sont férus d’infos sportives présentes sur les réseaux sociaux.

Les femmes sont également plus attentives aux messages des marques. On avait d’ailleurs évoqué dans un précédent article la tendance des marques à essayer de s’adresser de manière plus personnalisée à travers une fan expérience au féminin. Voilà de quoi conforter cette stratégie !

29% des fans de sport sont totalement hermétiques aux messages des sponsors.

En revanche, de plus en plus de fans de sport (29%) sont totalement hermétiques aux messages des sponsors. Un enseignement marketing dont les marques doivent se saisir pour adresser leurs efforts auprès des bonnes cibles !

Une évolution des comportements des fans de sport

L’étude démontre que les fans sont de moins en moins dédiés à leur équipe préférée et font moins de sacrifices pour celle-ci. Depuis 2012, le nombre de fans éprouvant de la fierté en cas de victoire de leur équipe est en baisse et atteint les 53%. Le sport devient également plus individualiste : 20% des fans préfèrent regarder du sport seuls. Est-on en train de devenir « moins fans » ?

Et l’impact des marques sur les fans alors ?

Les fans les plus réceptifs déclarent apprécier ce que les sponsors proposent en matière de fan expérience. Ils sont également plus loyaux envers les marques qui sponsorisent leur équipe et préféreront acheter leurs produits plutôt que ceux d’un concurrent puisqu’ils estiment partager les mêmes valeurs et se sentent proches de la marque.

Différence entre un fan réceptif et un fan peu sensible aux messages des marques

Différence entre un fan réceptif et un fan peu sensible aux messages des marques

Les marques ont vraiment leur rôle à jouer dans l’expérience fan !

De nombreuses marques ont saisi l’importance d’exister auprès des fans et de leurs offrir des expériences uniques. Certaines marques ont à cœur de réellement améliorer l’expérience du fan sans penser uniquement aux recettes potentielles et au marketing.

On avait par exemple relayés les actions d’Audi et Airbnb qui faisaient dormir les fans au stade, les maintenant classiques canapés bord de stade PMU ou Conforama, et l’on se souvient de la très réussie animation d’Emirates Airlines lors d’un match du Benfica.

Cette réflexion sur le réel impact des marques à travers ces activations ne fait que s’amorcer (en France du moins) et s’adressent encore trop souvent à quelques privilégiés ou sont simplement un moyen de publicité déguisée (ou pas).

Un petit point de vigilance sur l’étude

L’étude MKTG porte sur le marché des États-Unis et donc sur des fans de sports américains, aux comportements et à la culture sportive très particulière, souvent bien différente des habitudes des fans made in France ! Il n’est donc pas forcément automatique d’appliquer ces enseignements à notre propre territoire.

À quand une étude sur l’impact des sponsors sur les fans de sport en France ? Agences, la balle est maintenant dans votre camp !

Dans les 6 prochains mois, de nouveaux éléments de cette étude seront révélés sur le site ! Nous restons à l’affût. 

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Passionnée, supportrice et grande curieuse, j'ai à cœur de partager ma vision des événements. Convaincue du rôle central que les fans ont à jouer dans le développement du sport, je suis ravie de pouvoir mettre en lumière les bonnes pratiques qui peuvent servir d'exemple et d'inspiration à tous grâce à Fanstriker. Passionate, curious by nature, and a true fan, I like to share my vision about sport events. I am convinced that fans have a considerable part to play to develop the sport economy. Through Fanstriker I aim at bringing to light the best practices that can serve as an example or an inspiration.

Fan expérience aux Etats-Unis

Une course de bébés à la mi-temps d’un match de basketball

Une course de bébés à quatre pattes à la mi-temps d’un match de basketball, une animation simple qui n’est pas inédite aux États-Unis.

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Organiser une “baby race” à la mi-temps d’un match de basketball, c’est l’animation hilarante que nous avons pu voir sur les parquets de basket aux États-Unis. Ce n’est pourtant pas inédit dans ce pays.  

 

Engager les plus petits c’est l’assurance d’engager également les parents. C’est ce qu’a proposé un club de basketball américain en ACC (la conférence universitaire de la côté Ouest des États-Unis).

Des bébés et une animation hilarante

Le vendredi 15 mars dernier, le championnat universitaire de basketball ACC aux États-Unis a proposé sa première “baby race” pendant la mi-temps du match entre Pittsburgh et Boston College.
Au total, ce sont 6 parents qui ont positionnés leur bébé sur une ligne de départ sur le parquet. Chaque parent était placé de chaque côté de ligne, un présent au départ pour “lancer” la course et un second à l’arrivée pour encourager et accueillir leur enfant.
La distance à parcourir par les jeunes pousses représentait la moitié de l’ensemble du parquet de basketball.

L’effort est peut-être encore plus important pour les parents que pour leur enfant. Ils doivent “pousser” leur athlète pour finir en tête.
Le public joue lui aussi un rôle important en encourageant les bébés. L’arrivée est d’ailleurs très encouragée par les spectateurs.

Pour réduire le risque lié à une durée trop importante, les enfants avaient 3 minutes maximum pour rejoindre la ligne d’arrivée. Ce type d’activité peut en effet durer assez longtemps selon le niveau de compréhension des participants.

Le principe des “baby races” est assez fréquent dans le sport américain. Fin 2018, les Pacers (NBA) organisaient déjà une course sur leur parquet pendant la mi-temps. C’était cette fois-ci 8 bébés qui concouraient avec le même principe. Chaque bébé avait un numéro allant de 1 à 8 et portait un maillot de la franchise américaine.

Dans certaines franchises de NBA, l’animation est mieux préparée que pour d’autres. Chez les Bulls de Chicago, chaque enfant a la chance d’être présenté avec ses parents comme un joueur de l’équipe. Sa photo, son numéro et son nom sont diffusés sur l’écran géant.

Récemment le même concept a été organisé par les Green Bay Gamblers (championnat USHL) dans le Wisconsin… sur la glace d’un match de Hockey sur glace. Une protection avait été installée pour que cela puisse être possible. Et ici encore, les enfants portaient tous un tee-shirt aux couleurs du club avec le logo.

Hormis celle de Pittsburg qui est présentée par l’assureur New York life (il nous a fallu chercher durement pour trouver qui était sponsor), ces animations ne semblent pas sponsorisées. Pourtant nous pourrions imaginer qu’une marque concernée par l’univers des bébés du type Pampers puissent créer ou sponsoriser cette animation. D’autant plus que les couches pour bébé qui représentent un certain coût pour une famille pourraient être le gain pour la famille qui l’emporte. Cela serait une opportunité d’attirer un nouveau public, plus familial.

Des animations à coût zéro ou presque

Cette animation fait partie des actions pouvant être réalisées en ne représentant presque aucune dépense.
Dans un environnement qui s’oriente vers l’ultra digitalisation du sport et de la façon dont nous le consommons, il faut parfois des choses simples et de petites idées pour réaliser une animation qui touche les fans.

L’animateur est aussi l’un des acteurs principaux de la réussite d’une animation. Dans l’exemple des baby race, le speaker donne autant d’énergie qu’il pourrait le faire pour commenter une action de jeu. De plus, ces actions avec les enfants laisserons de beaux souvenirs partagés en vidéo, que l’enfant pourra revoir une fois adulte. Cela scellera un lien plus fort avec la franchise ou le club concerné.

Il y a quelques jours, nous partagions sur les réseaux sociaux une vidéo d’une course similaire à Sacramento en NBA à quatre pattes entre des papas et la mascotte avec leur enfant sur le dos.

Le risque de ces animations est finalement assez faible pour le club ou l’organisateur. Le seul risque majeur est peut-être celui de se ridiculiser sur les réseaux sociaux si ce n’est pas à la hauteur. Cependant, les dépenses engendrées restent très faibles par rapport à une animation sponsorisée et développée par une agence de communication ou d’événementiel. Le jeu en vaut la chandelle.

S’il n’y a donc qu’une chose à retenir de cet article : pensez aux choses simples et tentez le.

 

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