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FAN STORY : Charles “Au stade, je privilégie les produits locaux”

Étudiant normand et actuellement en stage dans un club belge, Charles réalise plusieurs visites de stades en Europe qu’il détail et partage ensuite via son blog.

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Charles est un étudiant fan de football qui profite d’un stage en Belgique pour visiter des stades en Europe. Il a créé son blog pour partager ses aventures. Son objectif : passer ses weekends à assister à des matchs en Allemagne et aux Pays-Bas.
Il nous raconte son aventure de supporter intéressé par l’expérience des fans. 

 

Dans le cadre de nos interviews #FanStory, nous donnons la parole aux supporters, aux fans, aux personnes qui ont un peu moins souvent l’opportunité de s’exprimer, à ceux à qui les clubs et les partenaires souhaitent parler à travers les diverses opérations qu’ils proposent. Pour cette nouvelle histoire de fan, rencontre avec Charles, une jeune étudiant Caennais. 

Bonjour Charles, avant de partager ton histoire de fan, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Charles Caillot, j’ai 22 ans, je suis actuellement en stage de 6 mois au département marketing/commercial du Standard de Liège en Belgique. J’ai suivi des études de Management du Sport à l’Université de Caen en Normandie.

Comme cela nous arrive souvent, nous t’avons repéré sur Twitter, alors que tu partageais un tweet avec le récit de ton expérience dans le stade allemand de Schalke 04. 
Peux-tu nous décrire le concept de cette folle aventure de fan que tu es entrain de construire ?

Liège étant situé au coeur de l’Europe, je me suis dit que c’était le moment ou jamais de visiter les plus grands stades en Europe centrale (Allemagne, Pays-Bas). C’est une idée que j’ai mûrie depuis le moment où j’ai reçu la validation de mon stage au Standard, c’est-à-dire depuis décembre 2018, jusqu’à mon départ à Liège le 31 mars dernier. J’ai donc réalisé un site internet “Un normand à Liège” sur lequel je partage mes différentes expériences dans les stades que je visite. C’est un projet qui a été motivé pour plusieurs raisons.
Déjà pour satisfaire ma passion pour le football, mais aussi pour des raisons professionnelles. Cette aventure me permettra, je l’espère, de faire la différence plus tard sur le marché du sport business qui est de plus en plus concurrentiel. De plus, j’avais à coeur de découvrir d’autres cultures et perfectionner mon anglais, donc quoi de mieux que le foot pour cela ?

Dans tes articles, tu décris en détail tous les moments de ta visite au stade, de l’achat de ton billet à ton retour chez toi après le match. D’où est née cette passion pour l’expérience fan ?

Cette passion est apparue avec ma formation en management du sport. Je ne me rends plus au stade comme je m’y rendais quand j’étais plus jeune. Maintenant dès que je me déplace dans un stade, j’observe ce que le club met en place pour améliorer l’expérience de ses supporters. Je sais qu’il y a un gros travail réalisé en amont, notamment pour bien connaître les attentes et les comportements de ses supporters, pour pouvoir proposer certaines choses. Donc ça me fait plaisir quand les clubs regorgent d’imagination pour développer l’expérience des fans.
Avec des amis de promo c’est devenu une réelle passion de s’informer, de faire de la veille, sur ce qui se fait sur ce sujet dans les clubs français et étrangers.

D’ailleurs, comment définirais-tu l’expérience fan ?

Pour reprendre les cours que j’ai pu avoir avec Boris Helleu, enseignant-chercheur à l’Université de Caen, je dirais que l’expérience fan intervient au moment où le fan souhaite se rendre à un spectacle sportif et se termine au moment où il rentre chez soi après avoir assisté à la rencontre. En fin de compte, il y a un avant, un pendant et un après.

L’avant se caractérise par la prise d’informations sur la date, les horaires, les prix (etc.) du match ; l’achat des billets, l’expérience sur le site doit être fluide et instinctive ; et puis le moment où l’on se rend au stade, avec les bonnes signalétiques pour se garer notamment.

Le pendant, pour moi intervient au moment où l’on atteint l’esplanade. De plus en plus de clubs mettent en place des fans zones pour améliorer cet aspect là. Les clubs souhaitent que les spectateurs arrivent au stade le plus tôt possible. Ainsi, les fans zones et les animations prévues sont des moyens pour réaliser cela. Dans le pendant, il y a évidemment la qualité du match, l’ambiance en tribune, l’amabilité des stewards et des équipes sur place, la qualité de la restauration, etc.

Et puis, l’après avec la sortie du stade, pouvoir regagner rapidement sa voiture ou son moyen de transport, rentrer chez soi sans avoir de PV à payer par exemple… Et ensuite, c’est au club de continuer à générer du contenu pour garder le lien avec le spectateur et le fidéliser par la suite. C’est une boucle qui ne doit jamais s’arrêter.

Pour partager tes diverses expériences dans les stades, tu as fait le choix de créer un blog plutôt qu’un “simple” partage sur les réseaux sociaux ou via des stories vidéos. Pourquoi as-tu choisi ce format ?

Au départ je voulais relayer mes expériences uniquement sur mon compte LinkedIn qui n’est pour le moment pas beaucoup alimenté. Et je pense que c’est un réseau professionnel qui tend à devenir indispensable dans la recherche d’emploi plus tard. Pour autant, les post Link sur ce réseau sont limités à un nombre trop restreints de caractères. Ainsi, j’ai opté pour la création d’un blog, avec des articles dans lesquels j’essaie de faire vivre mon expérience aux lecteurs et d’apporter un regard critique sur ce que je vois. La solution de création de site internet webnode est assez intuitive pour comprendre rapidement comment organiser ton article, insérer des photos, etc.

https://twitter.com/charles_caillot/status/1114971169046913025

Après avoir déjà assisté à deux rencontres, l’une au Philips Stadion, le stade du PSV Eindhoven et l’autre au Veltins Arena, l’antre de Schalke 04, quelle a été ta meilleure expérience entre les deux ? Pourquoi ?

La meilleure expérience est, de loin, celle vécue au Veltins Arena à Schalke ! Tout d’abord, au niveau de la visibilité. Comme je l’explique dans mon article, pour le prix payé pour assister au match du PSV, je m’attendais a être relativement bien situé dans le stade… Finalement non, j’étais positionné en parcage visiteur avec les vitres qui me cachaient la vue. C’est dommage parce que je trouvais l’idée du package très intéressante pour attirer un public occasionnel.
Ensuite, au niveau de l’ambiance. C’est la première fois que je mettais les pieds dans un stade en Allemagne et j’ai ressenti cette ferveur incroyable. Un stade de 600 00 places qui fait guichets fermés quasiment à chaque rencontre c’est exceptionnel.
Et puis, parce que j’ai eu la chance de me faire payer une bière par mes voisins de siège avec qui j’ai discuté tout le match !

As-tu des différences flagrantes à nous partager entre ce stade aux Pays-Bas, le Philips Stadion, et ce stade d’Allemagne, le Veltins Arena ?

Je n’ai pas remarqué de différences flagrantes, au contraire c’est plutôt semblable sur pas mal de points. Au niveau de l’organisation et des services c’est assez similaire. Ces deux pays se ressemblent en terme de mentalité, je pense.
Par exemple, les fans allemands et hollandais se déplacent énormément en vélos pour se rendre au stade.
Ensuite, les clubs allemands, hollandais et belges ont un point commun dans l’organisation des matchs : les cartes membres qui donnent accès à la billetterie en ligne. Cette carte permet au spectateur d’intégrer une communauté de fans et au club de connaitre au maximum l’identité du spectateur qui se rend au stade. C’est quelque chose de très développé dans ces pays afin de garantir une meilleure connaissance de ses spectateurs, cela contribue à maintenir une sécurité dans les enceintes.

Enfin, la culture casuals ultras est fortement répandue dans les 3 pays cités précédemment, avec les codes vestimentaires qui appartiennent à ce mouvement là.

Le stade Philips Stadion du PSV Eindhoven

Tu penses que la culture du pays influe sur l’expérience fan ?

L’expérience fan varie largement en fonction de la culture du pays c’est clair. Je préciserais même en fonction de la région où se trouve le spectacle sportif. Ainsi, le fan normand ne vivra pas de la même façon un match au SM Caen qu’un fan niçois à l’Allianz Riviera. Pour prendre un autre exemple, les socios en Espagne ne conçoivent pas de la même façon un spectacle sportif que les fans anglais. Les clubs ont donc tout intérêt de bien connaître le “supporteurisme” local pour apporter une fan expérience adaptée à son public et à sa région.

“L’expérience fan varie largement en fonction de la culture du pays c’est clair. Je préciserais même en fonction de la région où se trouve le spectacle sportif.”

En parlant de culture, on répète souvent qu’il est impossible de copier complètement le modèle de “show américain” dans nos stades en France. Penses-tu toi aussi que chaque pays possède son propre niveau d’expérience fan ?

Je ne connais pas bien le modèle américain car je n’ai jamais eu l’occasion d’aller voyager aux Etats-Unis. J’espère pouvoir mieux découvrir cette culture qui est bien spécifique. Pour autant, je pense que le modèle du “show américain” est propre aux sports américains. Le football, même s’il se développe énormément, reste un sport mineur aux Etats-Unis.

En France, le club des Girondins de Bordeaux a été racheté par un groupe d’investisseurs américains. Le président Joseph DaGrosa souhaite insuffler ce fameux show à l’américaine. Mais on ressent déjà quelques doutes et questionnements de la part des Ultramarines (le principal groupe de supporters bordelais) notamment qui redoutent une “américanisation” de leur club. À voir d’ici quelques années comment cela va évoluer.

Pendant ta visite au Philips Stadion aux Pays-Bas, tu as été marqué par ce tunnel pour les supporters adverses. Un modèle à répliquer en France selon toi avec les tensions qui existent entre les ultras, les clubs et les institutions ?

Oui bien-sûr je trouve que c’est un super moyen pour acheminer les supporters adverses en toute sécurité dans leur tribune dédiée. Avec ce tunnel entièrement cloisonné, les fans locaux et visiteurs ne se croisent jamais. Cela évite toute forme de tension et permet aux supporters visiteurs de se déplacer en plus grand nombre. Une chose qui est revendiquée chaque weekend par les groupes de supporters en France. Enfin, quand on voit le nombre d’arrêtés préfectoraux interdisant les supporters adverses de se déplacer, on se dit que cette solution devrait davantage être étudiée.

Charles Caillot

Le tunnel des supporters adverses au Philips Stadion

En tant que spectateur au stade, as-tu l’habitude de consommer ?

Oui et j’essaie de consommer local. Je trouve que les clubs qui favorisent la vente de produits locaux à leurs fans sont une bonne chose pour développer l’appartenance au club. Donc en tant que consommateur, je privilégie les produits locaux… Des produits locaux qui s’accompagnent toujours d’une bière ! Le stade de Schalke porte par exemple le nom d’une marque de bière qui est brassée dans un village proche de la ville de Gelsenkirchen dans la Ruhr.

Au stade toujours, qu’as-tu pensé des prix pratiqués et de l’offre proposée pour ces deux premières rencontres ? Etait-ce suffisamment varié selon toi ?

À Schalke il y a 6 catégories de prix, avec deux tarifs possibles par catégorie : plein tarif et tarif réduit -18 ans. Selon moi, le fait de ne pas multiplier le nombre de tarifs réduits par place est avantageux à la fois pour le club et pour le spectateur.
Pour le club, cela permet d’économiser des frais de gestion, notamment pour traiter les différents justificatifs. Et pour le fan, il gagne du temps dans la recherche de sa place.
En revanche, il faut au minimum 6 catégories afin de bien segmenter ses publics et proposer une grille tarifaire qui satisfait tout le monde.

Au PSV, je n’ai pas eu accès à la grille tarifaire étant donné que je n’ai pas reçu ma member card.

“Je trouve que les clubs qui favorisent la vente de produits locaux à leurs fans sont une bonne chose pour développer l’appartenance au club.”

En France, la politique des clubs est souvent d’attirer les spectateurs avec des offres billetterie à bas prix. Dans ton dernier article, tu parles d’un “silver package” que propose le PSV. Son prix peut paraître conséquent mais il s’avère être le bon compromis pour attirer les touristes. Peux-tu nous rappeler en quoi consiste ce pack et nous dire si tu penses qu’il est applicable en France ?

Le Silver package est vendu 62,50 €. Il comprend 10 € de restauration, 20 € de bons d’achat en boutique et enfin la place pour le match à 32,50 €. Tout cela est dématérialisé sur des cartes PSV afin que tout soit payé en cashless. Ce package permet à des spectateurs occasionnels souhaitant assister à un match du PSV de s’y rendre sans avoir à commander une member card et faire partie de la communauté du PSV.

De mémoire je ne crois pas qu’il existe des offres similaires en France. Mais je pense que cela peut être applicable en France et notamment dans les stades où il est très difficile de se procurer des places, notamment au PSG ou à Strasbourg où il y a une forte demande. C’est une offre commerciale qui permet au club d’assurer des revenus à la fois ticketing, merchandising et restauration pour une seule et même personne, c’est génial !

Pourquoi avoir choisi ces rencontres en particulier ?

J’essaie de visiter le plus de stades possible dans un temps assez réduit, les championnats se finissant dans un peu plus d’un mois je ne devais vraiment pas perdre de temps. Je compte reprendre en août quand les championnats recommenceront et aller chercher des stades avec une plus forte demande comme celui du Borussia Dortmund ou de l’Ajax Amsterdam qui sont sold-out sur toute la fin de saison.

As-tu un souvenir majeur du fan de foot que tu es que tu souhaiterais partager avec nous ?

Mon meilleur souvenir en tant que fan de foot est la finale de la Coupe du Monde 2018 vécue en Croatie ! On était en vacances avec 7 amis à Split cette semaine là et on a fièrement porté et représenté le maillot de l’Équipe de France pour cette finale ! D’ailleurs, on a été interviewé par une chaîne de télévision locale ainsi que par un journaliste de L’Équipe !

Un souvenir de la Finale de la Coupe du monde de Football 2018

Quel est ce “petit plus” que tu aimes retrouver lorsque tu te rends dans un stade ?

Le petit plus que j’aime retrouver au stade c’est l’hymne du club avant l’entrée des joueurs… À Schalke, quand le stade se met à chanter à l’unisson, que l’on soit fan ou non, on a forcément des frissons !

Quelles sont tes prochaines destinations de prévues ?

Le 22/04, je me rendrai de nouveau en Allemagne, et cette fois-ci au Borussia Mönchengladbach. Ensuite, je ferais une pause de deux semaines, et je reprendrai mon tour des stades sur les week-ends du 11 et 18 mai. Pour le moment je n’ai pas encore choisi mes destinations mais ça devrait être Düsseldorf et Bayer Leverkusen.

Pour les mêmes raisons qui m’ont poussées à commencer cette aventure : la distance qui est tout à fait abordable.

Enfin, si tu pouvais vivre un évènement sportif majeur, lequel serait-il et pourquoi ?

L’événement ultime pour un passionné de fan expérience est de vivre une finale de Coupe du Monde, de préférence avec la France en finale ! La mixité des cultures en tribune est juste incroyable. Et je ne pense pas ressentir cette adrénaline autre part que dans un stade de football.
Je suis également passionné de tennis, et vivre des phases finales à Roland-Garros serait magnifique pour moi.

Merci à Charles pour le partage de sa fan story. Vous pouvez suivre ses aventures via son blog ou sur Twitter. 
Vous pouvez vous aussi partager votre histoire de fan dans une interview dédiée. Pour cela, vous pouvez cliquer ci-dessous. 

Cet article était-il intéressant ?

Vous l'aurez compris, Fanstriker est dans l'air du temps en ce qui concerne le sport business avec comme mot d'ordre : le fan ! Attiré par tout ce qu'il se fait en matière d'activations dans les stades ou événements sportifs, mon but est de faire grandir le projet et de vous proposer des lectures sur le sujet de l'expérience fan.

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Victor, un passionné à la découverte des stades du continent américain

Victor voyage pendant quelques mois à la découverte de nouvelles cultures et expériences sportives autour des stades.

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Victor Sauh et son tour des stades

Victor a décidé de voyager sur le continent américain pour découvrir de nouvelles cultures, trouver de nouvelles inspirations. Une expérience qu’il espère enrichissante pour son futur professionnel.

 

Bonjour Victor, tu viens de commencer un voyage qui va t’emmener dans plusieurs pays du monde à la rencontre des stades et événements sportifs, raconte nous ce projet intéressant ?

Le projet Voyage Autour des Stades était de partir à l’étranger assister à des événements sportifs et découvrir une autre façon de vivre le sport à l’étranger. De l’ambiance populaire du football Argentin aux hyper-connectés et immenses stades Américains, je souhaitais vivre une incroyable aventure et découvrir différentes manières de vivre chaque sport dans des pays différents. 
J’ai donc décidé de partir pendant 5 mois, parcourir l’Argentine, le Brésil, le Canada et les États-Unis à la recherche d’événements sportifs et vivre une aventure unique en assistant à des rencontres sportives (Football, Baseball, Tennis, Golf, Football Américain…), en découvrant une nouvelle façon de vivre le sport et de voyager, et en partageant mes galères comme mes bons plans, mes coups de coeur ou les choses que j’ai détesté, tout au long de mon aventure, afin de faire vivre une expérience sportive hors du commun à des passionnés de sport sur les réseaux sociaux @sauhvictor et sur mon site internet www.voyageautourdesstades.com.

Combien de pays et de stades vas-tu visiter ?
Tout au long de cette aventure, je vais parcourir 5 pays : L’Argentine, l’Uruguay, le Brésil, le Canada et les USA.
Actuellement, j’ai déjà fait une première partie de mon voyage en assistant à 4 matchs à Buenos Aires, et en faisant des visites de stade en Argentine et en Uruguay.
Je pense visiter pas loin d’une cinquantaine de stade au cours de mes 5 mois de voyage.

https://twitter.com/SauhVictor/status/1126266040177049600

Cela représente une importante somme d’argent non ? Tu as dû économiser longtemps pour cette expérience ? 
Voyager en Amérique du Sud n’est pas le plus cher, mais le passage en Amérique du Nord va représenter une somme conséquente en effet.
De plus, l’achat des tickets et les transports représentent aussi une somme importante. J’ai étudié le budget que j’étais prêt à dépenser au cours de ce voyage et celui-ci représente environ 12 000 €. C’est une grosse somme d’argent que j’ai eu la chance de pouvoir économiser depuis 7 ans. J’avais comme projet de réaliser un voyage, j’ai donc débloqué cet argent pour réaliser un immense rêve et essayer de partager mon aventure avec les gens.

Comment s’est déroulée ta préparation ?
Ayant l’habitude de voyager, avec plus d’une vingtaine de pays parcourus, je me suis surtout organisé sur l’enchaînement des pays que j’allais découvrir afin de pouvoir assister à des événements sportifs un peu partout. Je voulais aussi absolument voir un match de football américain et c’est la raison pour laquelle je termine mon voyage par les États-Unis.

Du coup, j’ai préparé mon voyage en arrivant en Argentine dans un premier temps pour assister à des matchs de Superliga, et de Copa Libertadores, puis cap sur le Brésil pour la Copa América et la Liga Brésilienne pour ensuite m’envoler au Canada pour voir de la CFL, de la MLS, du baseball et du tennis. Puis les États-Unis avec les championnats de MLB, MLS, NFL, un peu de golf et peut-être même du NASCAR.
Question logistique et notamment pour le logement, ce n’est pas un problème car je vais dormir des auberges de jeunesse et il y a toujours de la place. La grosse préparation a surtout été l’administratif, le médical. Les vaccins, les assurances et tous les papiers auxquels on ne pense pas forcément avant de partir dans une aventure de ce type.
J’ai aussi préparé pas mal de choses pour pouvoir communiquer sur les réseaux sociaux. J’ai réalisé une vidéo de présentation (disponible sur mon site), imprimé quelques stickers, etc.

Comment se passent tes premières semaine de voyage ?
Le début de mon voyage s’est super bien passé. En arrivant j’étais vraiment très excité à l’idée d’assister à des matchs de football dans un nouveau pays et de découvrir des stades que je n’aurais jamais imaginé voir dans ma vie.

Dés le premier match à Huracan, j’ai rapidement compris que pour la plupart des matchs sud américain, la majorité des achats de tickets se feraient directement au guichet dans le stade, les jours de matchs. Du coup, c’est de cette façon que j’achète mes places dans cette partie du continent.
Car, à part pour La Bombonera où il faut s’y prendre vraiment à l’avance pour trouver un contact qui vend des places illégalement.

L’ambiance dans les stades dans leur ensemble est absolument incroyable, avec 50 000 ou 24 000 personnes, il y a toujours autant de force et de passion dans ces stades, c’est impressionnant !
Je suis ensuite parti rejoindre l’Uruguay pour aller voir un match de Copa Sudamericana. Je suis arrivé en bateau dans une petite ville et j’ai voulu vivre les choses différemment pour rencontrer des locaux. J’ai fait du stop pour rejoindre Montevideo et pour assister au match. Malheureusement je n’ai pas pu avoir de place devant le stade ou sur internet, mais je suis quand même allé voir le Stade Centenario et le musée du football ! Donc rien de perdu mais pas d’événements sportifs en Uruguay. Dommage !
Je suis ensuite retourné à Buenos Aires visiter les musées de River Plate et Boca Junior ! Je voulais avoir des places pour la finale de la Copa de la superliga mais je n’ai pas pu en obtenir.

As-tu un souvenir marquant ou une anecdote à partager avec nous depuis ton départ ? 
Le souvenir le plus marquant en tant qu’ambiance était bien entendu celle de la Bombonera ! Dans un scénario de folie en plus ! Boca était deuxième de son groupe en Copa Libertadores et devait remporter le match contre le premier pour passer premier du groupe. Ils perdent 1 – 0 à  la 63e et égalisent à la 75e avant de remporter le match à la dernière seconde grâce à Carlos Tevez. C’était incroyable !

Après malgré le fait que je n’ai pas pu assister au match à Montevideo, j’ai adoré le stop que j’ai fait au contact des locaux ! Je suis tombé sur un Uruguayen fan de Peñarol avec qui j’ai parlé pendant 2h30 ! C’était vraiment une superbe expérience de voyage !
J’ai aussi interviewé un socios de Boca Junior dans un bar un peu reculé afin d’en savoir plus sur la vente de tickets illégaux. Il m’a demandé de ne divulguer ni son prénom, ni son nom, ni de le filmer. Je vais publier l’article sur mon site dans quelques jours je pense.

Ton initiative nous rappelle celle de Naomi l’année dernière avec Looking for fans. Comment vas-tu différencier ton expérience de la sienne ou de celles des autres personnes avec un projet similaire ?
J’ai vu que Naomi avait fait ça en effet et j’ai vraiment trouvé le projet incroyable.
Mon Voyage Autour des Stades est de pouvoir écrire des articles sur tous les événements auxquels j’ai assisté afin de proposer dans le futur, aux personnes qui tombent sur mes articles, des informations sur les événements sportifs que j’ai pu découvrir (comment trouver un billet, comment se rendre au stade, est ce que c’est dangereux, etc.). Aussi, je souhaite faire une étude afin de comprendre le fonctionnement des événements sportifs et des enceintes sportives, dans le but, pourquoi pas, de trouver des idées de développement et d’amélioration de l’expérience fans en France.

Quel est le projet derrière tout ça ? 
Derrière ce voyage, je souhaite dans un premier profiter un maximum de mes 2 passions : le voyage et le sport pour vivre une aventure unique.
Dans un second temps, je réalise ce projet afin d’acquérir de l’expérience dans le domaine du sport (communications, études, médias, événements, etc.), afin de pouvoir trouver des idées à importer en France et commencer une carrière dans ma passion.

Après ton voyage, as-tu déjà un plan, des objectifs ?
Après mon voyage, mon plan est d’intégrer une organisation sportive. J’ai déjà réussi à nouer quelques contacts avant mon départ et même pendant que je voyage mais je sais pas encore très dans quel milieu du sport je souhaite exercer. J’espère rapidement trouver, mais c’est aussi la raison pour laquelle je réalise ce voyage : découvrir ce que je souhaite faire dans quelques mois.
J’aimerais aussi continuer à assister à des événements 1 ou 2 fois par mois en Europe afin de continuer mon projet de Voyage Autour des Stades et ainsi continuer à partager cette aventure. Le côté “partage” est pour moi essentiel dans cette aventure.

On te retrouve bientôt sur Fanstriker.com ?
Oui, j’espère pouvoir donner régulièrement des nouvelles sur fanstriker.com. N’hésitez pas à me suivre sur les réseaux sociaux (@sauhvictor) et sur mon site Voyage Autour des Stades.

Prochainement retrouvez Victor sur Fanstriker.com. Il nous partagera en quelques lignes ses découvertes sportives liées à l’expérience des fans dans les différents pays qu’il visite. 

 

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