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FAN STORY : Guillaume, membre des Irrésistibles Français

L’équipe de France de football possède elle aussi son groupe de supporter. Guillaume fait partie des Irrésistibles Français.

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L’équipe de France de football possède aussi ses groupes de supporters. Rencontre avec Guillaume membre des Irrésistibles Français qui nous partage sa Fan Story de fan de l’équipe nationale.

Partage ton expérience de fan

Bonjour Guillaume, avant de partager ton histoire de fan, peux-tu te présenter ?

Bonjour, je m’appelle Guillaume, j’ai 20 ans et je suis en 2ème année de Bachelor à AMOS, une école de commerce spécialisée dans le sport. Je suis fan de sport (évidemment), de football plus particulièrement. Je supporte l’Équipe de France depuis tout petit, et depuis quelques années je commence vraiment à m’investir pour suivre un maximum cette belle équipe.

Tu es donc membre des Irrésistibles Français, l’un des groupes de supporters de l’Equipe de France. Faisons un retour sur l’année précédente, comment s’est passée ton année de supporters ?

L’année dernière fut, pour moi, vraiment spéciale. En effet, après un Euro 2016 magnifique mais qui s’est tristement fini, nous n’avons eu que très peu de matchs fin 2016. En 2017, nous savions que nous aurions une année “sans saveur” car ni Coupe du monde ni Euro ne viendrait pimenter notre été. Mais il nous fallait quand même décrocher notre qualification pour la Coupe du monde 2018 en Russie. Chose faite.

“Et la ou cette année a été spéciale pour moi, c’est parce que j’ai assisté à ces 10 matchs, aux 4 coins de la France et de l’Europe.”

Pour y arriver, on a du passer par 10 matchs cette année. Certains amicaux, d’autres qualificatifs pour la Coupe du Monde 2018. Et la ou cette année a été spéciale pour moi, c’est parce que j’ai assisté à ces 10 matchs, aux 4 coins de la France et de l’Europe. On appelle ça le “Grand Chelem”. C’est mon premier.

@Guillaume

Suède – France

Est-ce différent de supporter une équipe nationale plutôt qu’un club ?

Oui il y a quand même quelques changements. On ne peut se retrouver que lors d’une dizaine de match par an, dont presque la moitié à l’étranger. Et ceux qui sont en France ne sont pas tous au Stade de France. On a donc pas vraiment de stade “à domicile”, même si le but dans le futur est de faire ce même Stade de France la maison de l’Equipe de France. Aussi, nous avons peu de chants propre à notre équipe. On essaye d’en créer. Certains marchent, d’autres moins. Mais souvent, ceux qui marchent le mieux, c’est ceux qu’on recycle des autres équipes. On a aucune honte à ça, au contraire. Mais il faudrait que dans les années à venir, on se trouve un vrai chant à nous.

Pourquoi es tu devenu un membre des Irrésistibles Français ?

Je suis fan depuis tout petit, mais mon adhésion aux Irrésistibles Français date de 2013, juste après le magnifique France-Ukraine.
J’allais au stade avec des amis avant d’intégrer l’association. On étaient toujours en virage nord, mais jamais assez près de ce petit groupe d’actifs. Le soir de France-Ukraine, on a décidé de les rejoindre parce qu’on pensait vraiment qu’il pourrait se passer quelque chose de dingue ce soir la. L’ambiance était indescriptible. Pleurer en tribune c’est pas commun. Je me souviens sur le but de Benzema (souvenirs) la petite larme est partie toute seule. Et il n’y avait que 2-0, mais à ce moment la j’ai compris que c’était fait. Et depuis ce jour là, cette émotion là, j’ai décidé de rejoindre l’association.

Quels sont tes relations avec les autres fans ? Avez vous des évènements partagés ?

Les relations sont excellentes. C’est, comme beaucoup aiment à l’appeler, une vraie famille. Beaucoup d’entre nous sommes dans l’association depuis plusieurs années. Avec le temps, des liens se forment. Ce qui rapproche le plus, ce sont les déplacements à l’étranger. Les nuits en auberge, les visites dans les différentes villes, les 3ème mi-temps aussi. Mais on accueille aussi bien tous les nouveaux dans l’association. À partir du moment où tu es investi, tu auras forcément des liens forts avec les autres membres.

En dehors des périodes de matchs, on se retrouve parfois au restaurant, on va faire des Five ensemble. On essaye au maximum d’élargir la vie de groupe, parce que mine de rien, on a peu de moments ensemble dans l’année.

@Guillaume

Guillaume avec les Irrésistibles Français lors de l’Eurofanz

Parlons de toi, quel genre de supporter es-tu ? ultra ? abonné ? régulier ? occasionnel ?

Personnellement, je suis de plus en plus régulier. En témoigne cette année ou je n’ai manqué aucun match de l’Equipe de France, et j’espère poursuivre dans cette voie ! Après, on est pas aussi ultra que certains supporters de club, mais l’ambiance au Stade de France est en train de changer radicalement et c’est en majeure partie grâce à l’association. On commence à se faire connaître un peu, on commence à parler de nous, et ça nous fait toujours plaisir.

En tant que fan, as-tu un souvenir majeur que tu souhaiterais partager ?

J’ai vécu plusieurs matchs de l’Equipe de France assez incroyable. Il y a eu le France-Ukraine en 2013 qui était extraordinaire, vraiment. Mais plus récemment, le match qui me reste en tête et qui me fait aussi frissonner à chaque fois que je revois les images, c’est la demi-finale de l’Euro 2016 à Marseille. L’ambiance ce soir la… je ne saurais la décrire. C’était extraordinaire. À chaque but, c’était un tremblement de terre, des larmes, des cris, comme rarement. À Marseille en plus, c’est toujours une atmosphère particulière. Cette soirée était vraiment formidable.

À l’inverse totale de ce bon moment, le 13 novembre 2015 est aussi un souvenir particulier. Les 2 explosions, les téléphones qui commencent à vibrer… Plus personne ne regardait le match. À la fin de la rencontre, c’était le chaos. Tout le monde a couru sur la pelouse suite à un mouvement de panique. C’était un moment assez difficile. Mais grâce aux services de sécurité du Stade de France, on est tous sorti physiquement sains et saufs de cette soirée.

Peux-tu nous raconter ton année à suivre les bleus vers le mondial ?

On va attaquer l’année coupe du monde en mars avec 2 matchs amicaux, et l’un des 2 se déroule en Russie. Ça nous fera un entraînement.
Il y aura aussi 3 matchs de préparation avant le mondial, à Nice, Lyon et au Stade de France. Au delà de ça, il y a toute la logistique à mettre en place. L’obtention des tickets pour les matchs de la coupe du monde, l’hébergement, la gestion budget, les vols etc… C’est une sacrée organisation à mettre en place.

Iras-tu toi aussi jusqu’en Russie cet été ?

Si tout se passe bien, oui. C’est un rêve de vivre une coupe du monde. Cela serait ma première. Donc je vais tout faire pour réaliser ce rêve.

Est-ce que la Fédération Française de Football vous vient en aide ?

Ils nous viennent en aide dans le sens où ils financent souvent une partie ou la totalité de nos animations en tribune (tifo, bâche…). Mais on leur vient aussi beaucoup en aide en redorant l’image du supporter français. C’est une entente cordiale, et ça a toujours été donnant-donnant. On pourrait toujours demander plus, mais on a appris à faire sans aussi.

De façon générale, que penses-tu de la façon dont la FFF anime sa relation avec les fans de foot ?

Depuis quelques années, les choses ont bien évoluées. Mais cela partait de tellement loin. Ils ont créé le Club des Supporters qui compte plus de 120 000 adhérents, ça à l’air de fonctionner. On sent qu’ils essayent de s’investir de plus en plus, de mieux en mieux, mais ils se cherchent encore selon moi. Mais les progrès sont là, et c’est une bonne chose ! Les réseaux sociaux y sont pour beaucoup. Ils ont compris l’importance d’alimenter en permanence les fans de nouveaux contenus, et ils le font plutôt bien. Les entraînements sont ouverts au public et sont souvent complets, ils organisent des événements VIP où tu as la possibilité d’être plus proche des joueurs, ils n’oublient pas l’équipe féminine non plus. Vraiment, ça va dans le bon sens.

@Guillaume

France – Pays Bas

Parlons de tes habitudes de consommation de fan. Pour quelles raisons vas-tu au stade au lieu de vivre le match dans un bar avec tes amis ou chez toi ?

Il y a dans un stade une chose que tu ne trouveras nul part ailleurs : cette atmosphère particulière, cette ambiance. On est libre, on est comme des fous en tribune, on crie, on danse, on chante, on fait beaucoup de chose que tu ne pourrais pas faire dans un bar ou chez un pote. Pour beaucoup d’autres matchs, de club souvent, je suis au bar, chez un pote ou dans mon canapé. Mais là, l’équipe de France, le Stade de France, tout ça c’est spécial.

Quel moyen de transport utilises-tu pour aller au stade ?

J’y vais soit en transport soit en voiture. Dans tous les cas c’est un enfer parce qu’en voiture c’est bouché de partout et en RER c’est toujours bondé. C’est parfois impossible de rentrer dans la rame. Du coup, je pars plus tôt, j’arrive plus tôt au stade et j’en profite pour installer certaines choses en tribune, aider à la billetterie.

Que penses-tu de l’ambiance au Stade de France ?

Une cathédrale, un lieu plus silencieux que jamais. Il y a quelques années, c’était la façon dont tous décrivaient le Stade de France. Aujourd’hui, partout dans les médias, l’ambiance est saluée. Cela a pris une sacrée tournure depuis le match de mars 2016 contre la Russie et notre tifo sur tout le virage nord. Mais ça fait déjà quelques années que le stade n’est plus aussi silencieux que l’on pourrait le penser. Que ceux qui ne sont pas convaincus viennent nous voir un soir de match, ils verront que les choses ont changé.

Quel est ton comportement en matchday ? Avant, pendant et après la rencontre.

Ça change un peu à chaque fois. Avant le match, on peut aller à la Casa Bleue, une autre initiative de la FFF. C’est une salle dédiée aux membres du club des supporters qui est dans l’enceinte du Stade de France maintenant. Il y a nourriture, boissons et animations. C’est assez sympa de s’y retrouver avant les matchs. Sinon je vais aider les membres de l’association à installer le matériel en tribune ou je vais au guichet billetterie pour donner un coup de main. Il y a aussi les soirs où on est un peu en retard et où on fonce en tribune. Enfin, il y a les jours où on passe la journée dans le stade pour installer les tifos. On l’a fait 3 fois déjà, et à chaque fois le rendu est top. On en est super fier.
À la mi temps c’est simple, je m’assois. On est tellement à fond que c’est aussi une vraie pause pour nous.
Pour les fin de matchs, on range tout le matériel qu’on avait disposé en tribune, et quand c’est fait on se retrouve tous dans la brasserie en face du stade pour dîner ensemble.

Est-ce que tu achètes régulièrement au stade, sur internet ou dans la boutique sur place ?

Je n’achète presque jamais rien au stade. J’ai déjà mon écharpe et mon maillot. Après, quand je n’ai pas eu le temps de manger avant, je passe par la buvette. Mais les prix sont quand même assez élevés pour un jambon beurre et une bouteille d’eau. Sur internet, je commande parfois des maillots de l’équipe de France, des anciens. J’ai récupéré un maillot blanc de Zidane de 2003-2004 récemment. Une pièce de plus à ma collection.

Les supporters français lors de l’Euro 2016

Au stade, que penses-tu des prix pratiqués et de l’offre proposée ? Est-ce suffisamment varié selon toi ?

Les prix au stade sont assez élevés, mais c’est normal. J’achète peu la bas, à la rigueur une bouteille d’eau mais rien de plus. Ça ne vaut pas le coup, mieux vaut bien manger avant ou après. Pour ceux qui veulent, l’offre n’est pas si mauvaise, ce n’est pas du 3 étoiles, mais ils font du classique, hotdog, burgers et compagnie. Je pense que dans un stade, on a pas vraiment besoin de plus.

Est-ce que tu suis régulièrement les actualités de l’équipe de France sur les réseaux sociaux ou sur internet ?

Je suis les comptes Facebook, Twitter et Instagram de l’Équipe de France. C’est toujours sympa d’avoir des photos et vidéos « inside » et ça nous permet de nous tenir au courant de manière officielle.

Selon toi, les clubs et instances du sport sont-ils suffisamment actifs pour remplir leurs stades et séduire un public plus large ?

On sent une réelle envie de changer certaines choses, les animations se diversifient.
À contrario, on voit aussi que depuis plusieurs années les restrictions pleuvent, les supporters sont vraiment moins libre qu’avant. Interdictions de déplacements par ici, amendes et huit-clos par là, ça en devient pesant. Les clubs devraient parfois se rappeler que les supporters sont l’essence même de ce sport, que sans ces supporters ils ne seraient pas là où ils sont aujourd’hui. Les supporters sont les seuls acteurs majeurs du football qui ne sont pas payés, mais qui en plus payent pour pouvoir tenir leur rôle.

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Si tu étais en charge de l’expérience fan à la ligue ou la fédération, quelles idées pourrais-tu proposer ?

D’un point de vue personnel, je pense que plus de dialogues avec les différents représentants des supporters est réellement important. Il faut trouver des compromis pour que tout le monde puisse s’y retrouver. Que les ultras puissent exprimer leur ferveur sans restrictions mais que la famille qui aime aller au stade puisse le faire sans crainte. C’est une priorité.
Donc je ferais en sorte de donner les moyens aux groupes de supporters de mettre en place leurs animations dans les meilleures conditions, car c’est souvent mémorable.

Pour les supporters plus « famille », j’essayerais d’impliquer un maximum les personnes en tribune. Sélectionner des spectateurs de manière aléatoire avant le match pour différentes animations : profiter d’une expérience VIP gratuite, pour aller sur la pelouse à la mi-temps afin de leur proposer de participer à un jeu, offrir l’abonnement pour la saison prochaine à un supporter, plusieurs petits détails qui donnent envie au spectateur de venir au stade.

Que penses-tu de l’expérience proposée aux spectateurs, aux fans dans le sport en général ? As-tu une référence ou un exemple à suivre ?

On a toujours en tête les images des shows à l’américaine. Quand on voit les mi-temps où même les animations dans les breaks en NFL, ou encore le divertissement proposé par certaines mascottes en NBA (Benny the Bull des Chicago Bulls est extraordinaire, ses vidéos sur YouTube sont géniales), on ne peut qu’être admiratif. C’est un spectacle extraordinaire. C’est évidemment un modèle, mais qui ne peut pas être retranscrit dans tous les sports aussi facilement.

Quelque chose de différent, mais il y a quelques jours j’ai visité l’Etihad Stadium (stade de Manchester City en Angleterre), et j’ai été frappé par quelque chose d’assez particulier. Les salons VIP les plus importants sont disposés de part et d’autres du tunnel d’entrée (et de sortie) des joueurs. À chaque avant-match, les VIP sont donc juste à quelques centimètres des joueurs, et simplement séparés par une vitre transparente. Aussi, le bar se trouve en dessous du vestiaire de City, on y devine la forme. Bref, de petits détails, mais ça fait partie des raisons pour lesquelles Manchester City a réussi à devenir une référence en la matière.

Le tunnel à l’Etihad Stadium, stade de Manchester city

Enfin, si tu pouvais vivre un évènement sportif, lequel serait-il et pourquoi ?

Honnêtement, j’ai 20 ans et j’ai déjà vécu de superbes choses. Une finale de championnat d’Europe à domicile par exemple, c’est magique. Si on peut me souhaiter une chose, ce serait de voir la France s’imposer en juillet prochain en finale de la Coupe du Monde en Russie.
Autrement, je pense que le top du top, c’est d’assister à la finale du SuperBowl. Si tout se passe comme je l’espère, je serais aux États-Unis l’an prochain… So why not ?

Merci à toi Guillaume pour cette Fan Story. On espère te voir en Russie derrière les bleus jusqu’à la finale. 

Cet article était-il intéressant ?

Au stade, je passe plus de temps à observer les animations, le comportement des fans et les actions du club que le match en lui même. J'aime le sport mais j'aime encore plus l'expérientiel. Qu'il soit dans le monde du commerce ou celui du sport business. | "Ceux qui essaient d'éviter l'échec, évitent le succès."

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Victor, un passionné à la découverte des stades du continent américain

Victor voyage pendant quelques mois à la découverte de nouvelles cultures et expériences sportives autour des stades.

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Victor Sauh et son tour des stades

Victor a décidé de voyager sur le continent américain pour découvrir de nouvelles cultures, trouver de nouvelles inspirations. Une expérience qu’il espère enrichissante pour son futur professionnel.

 

Bonjour Victor, tu viens de commencer un voyage qui va t’emmener dans plusieurs pays du monde à la rencontre des stades et événements sportifs, raconte nous ce projet intéressant ?

Le projet Voyage Autour des Stades était de partir à l’étranger assister à des événements sportifs et découvrir une autre façon de vivre le sport à l’étranger. De l’ambiance populaire du football Argentin aux hyper-connectés et immenses stades Américains, je souhaitais vivre une incroyable aventure et découvrir différentes manières de vivre chaque sport dans des pays différents. 
J’ai donc décidé de partir pendant 5 mois, parcourir l’Argentine, le Brésil, le Canada et les États-Unis à la recherche d’événements sportifs et vivre une aventure unique en assistant à des rencontres sportives (Football, Baseball, Tennis, Golf, Football Américain…), en découvrant une nouvelle façon de vivre le sport et de voyager, et en partageant mes galères comme mes bons plans, mes coups de coeur ou les choses que j’ai détesté, tout au long de mon aventure, afin de faire vivre une expérience sportive hors du commun à des passionnés de sport sur les réseaux sociaux @sauhvictor et sur mon site internet www.voyageautourdesstades.com.

Combien de pays et de stades vas-tu visiter ?
Tout au long de cette aventure, je vais parcourir 5 pays : L’Argentine, l’Uruguay, le Brésil, le Canada et les USA.
Actuellement, j’ai déjà fait une première partie de mon voyage en assistant à 4 matchs à Buenos Aires, et en faisant des visites de stade en Argentine et en Uruguay.
Je pense visiter pas loin d’une cinquantaine de stade au cours de mes 5 mois de voyage.

https://twitter.com/SauhVictor/status/1126266040177049600

Cela représente une importante somme d’argent non ? Tu as dû économiser longtemps pour cette expérience ? 
Voyager en Amérique du Sud n’est pas le plus cher, mais le passage en Amérique du Nord va représenter une somme conséquente en effet.
De plus, l’achat des tickets et les transports représentent aussi une somme importante. J’ai étudié le budget que j’étais prêt à dépenser au cours de ce voyage et celui-ci représente environ 12 000 €. C’est une grosse somme d’argent que j’ai eu la chance de pouvoir économiser depuis 7 ans. J’avais comme projet de réaliser un voyage, j’ai donc débloqué cet argent pour réaliser un immense rêve et essayer de partager mon aventure avec les gens.

Comment s’est déroulée ta préparation ?
Ayant l’habitude de voyager, avec plus d’une vingtaine de pays parcourus, je me suis surtout organisé sur l’enchaînement des pays que j’allais découvrir afin de pouvoir assister à des événements sportifs un peu partout. Je voulais aussi absolument voir un match de football américain et c’est la raison pour laquelle je termine mon voyage par les États-Unis.

Du coup, j’ai préparé mon voyage en arrivant en Argentine dans un premier temps pour assister à des matchs de Superliga, et de Copa Libertadores, puis cap sur le Brésil pour la Copa América et la Liga Brésilienne pour ensuite m’envoler au Canada pour voir de la CFL, de la MLS, du baseball et du tennis. Puis les États-Unis avec les championnats de MLB, MLS, NFL, un peu de golf et peut-être même du NASCAR.
Question logistique et notamment pour le logement, ce n’est pas un problème car je vais dormir des auberges de jeunesse et il y a toujours de la place. La grosse préparation a surtout été l’administratif, le médical. Les vaccins, les assurances et tous les papiers auxquels on ne pense pas forcément avant de partir dans une aventure de ce type.
J’ai aussi préparé pas mal de choses pour pouvoir communiquer sur les réseaux sociaux. J’ai réalisé une vidéo de présentation (disponible sur mon site), imprimé quelques stickers, etc.

Comment se passent tes premières semaine de voyage ?
Le début de mon voyage s’est super bien passé. En arrivant j’étais vraiment très excité à l’idée d’assister à des matchs de football dans un nouveau pays et de découvrir des stades que je n’aurais jamais imaginé voir dans ma vie.

Dés le premier match à Huracan, j’ai rapidement compris que pour la plupart des matchs sud américain, la majorité des achats de tickets se feraient directement au guichet dans le stade, les jours de matchs. Du coup, c’est de cette façon que j’achète mes places dans cette partie du continent.
Car, à part pour La Bombonera où il faut s’y prendre vraiment à l’avance pour trouver un contact qui vend des places illégalement.

L’ambiance dans les stades dans leur ensemble est absolument incroyable, avec 50 000 ou 24 000 personnes, il y a toujours autant de force et de passion dans ces stades, c’est impressionnant !
Je suis ensuite parti rejoindre l’Uruguay pour aller voir un match de Copa Sudamericana. Je suis arrivé en bateau dans une petite ville et j’ai voulu vivre les choses différemment pour rencontrer des locaux. J’ai fait du stop pour rejoindre Montevideo et pour assister au match. Malheureusement je n’ai pas pu avoir de place devant le stade ou sur internet, mais je suis quand même allé voir le Stade Centenario et le musée du football ! Donc rien de perdu mais pas d’événements sportifs en Uruguay. Dommage !
Je suis ensuite retourné à Buenos Aires visiter les musées de River Plate et Boca Junior ! Je voulais avoir des places pour la finale de la Copa de la superliga mais je n’ai pas pu en obtenir.

As-tu un souvenir marquant ou une anecdote à partager avec nous depuis ton départ ? 
Le souvenir le plus marquant en tant qu’ambiance était bien entendu celle de la Bombonera ! Dans un scénario de folie en plus ! Boca était deuxième de son groupe en Copa Libertadores et devait remporter le match contre le premier pour passer premier du groupe. Ils perdent 1 – 0 à  la 63e et égalisent à la 75e avant de remporter le match à la dernière seconde grâce à Carlos Tevez. C’était incroyable !

Après malgré le fait que je n’ai pas pu assister au match à Montevideo, j’ai adoré le stop que j’ai fait au contact des locaux ! Je suis tombé sur un Uruguayen fan de Peñarol avec qui j’ai parlé pendant 2h30 ! C’était vraiment une superbe expérience de voyage !
J’ai aussi interviewé un socios de Boca Junior dans un bar un peu reculé afin d’en savoir plus sur la vente de tickets illégaux. Il m’a demandé de ne divulguer ni son prénom, ni son nom, ni de le filmer. Je vais publier l’article sur mon site dans quelques jours je pense.

Ton initiative nous rappelle celle de Naomi l’année dernière avec Looking for fans. Comment vas-tu différencier ton expérience de la sienne ou de celles des autres personnes avec un projet similaire ?
J’ai vu que Naomi avait fait ça en effet et j’ai vraiment trouvé le projet incroyable.
Mon Voyage Autour des Stades est de pouvoir écrire des articles sur tous les événements auxquels j’ai assisté afin de proposer dans le futur, aux personnes qui tombent sur mes articles, des informations sur les événements sportifs que j’ai pu découvrir (comment trouver un billet, comment se rendre au stade, est ce que c’est dangereux, etc.). Aussi, je souhaite faire une étude afin de comprendre le fonctionnement des événements sportifs et des enceintes sportives, dans le but, pourquoi pas, de trouver des idées de développement et d’amélioration de l’expérience fans en France.

Quel est le projet derrière tout ça ? 
Derrière ce voyage, je souhaite dans un premier profiter un maximum de mes 2 passions : le voyage et le sport pour vivre une aventure unique.
Dans un second temps, je réalise ce projet afin d’acquérir de l’expérience dans le domaine du sport (communications, études, médias, événements, etc.), afin de pouvoir trouver des idées à importer en France et commencer une carrière dans ma passion.

Après ton voyage, as-tu déjà un plan, des objectifs ?
Après mon voyage, mon plan est d’intégrer une organisation sportive. J’ai déjà réussi à nouer quelques contacts avant mon départ et même pendant que je voyage mais je sais pas encore très dans quel milieu du sport je souhaite exercer. J’espère rapidement trouver, mais c’est aussi la raison pour laquelle je réalise ce voyage : découvrir ce que je souhaite faire dans quelques mois.
J’aimerais aussi continuer à assister à des événements 1 ou 2 fois par mois en Europe afin de continuer mon projet de Voyage Autour des Stades et ainsi continuer à partager cette aventure. Le côté “partage” est pour moi essentiel dans cette aventure.

On te retrouve bientôt sur Fanstriker.com ?
Oui, j’espère pouvoir donner régulièrement des nouvelles sur fanstriker.com. N’hésitez pas à me suivre sur les réseaux sociaux (@sauhvictor) et sur mon site Voyage Autour des Stades.

Prochainement retrouvez Victor sur Fanstriker.com. Il nous partagera en quelques lignes ses découvertes sportives liées à l’expérience des fans dans les différents pays qu’il visite. 

 

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