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FAN STORY : Jorge, l’aficionado Colombien du football

Jorge partage avec nous sa vision du football dans un pays où ce sport fait partie intégrante de la culture nationale.

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Jorge, l'aficionado Colombien du football

Temps de lecture environ 7 minutes

L’intérêt de Fanstriker pour les fans de sport s’étend bien au delà de nos frontières. Cap vers le berceau de Falcao, James Rodríguez et Valderrama pour découvrir un pays où football et culture sont profondément liés. Jorge, un fan de foot colombien nous raconte sa fan story.

 

Salut Jorge, peux-tu te présenter à nos fans ?

Holà ! Je m’appelle Jorge Cuadros. Je suis Colombien, étudiant, et un grand fan de football ! J’aime le football, mais bien au-delà du jeu, ce que j’aime particulièrement c’est rechercher comment on peut appliquer les valeurs du foot à d’autres situations comme au travail ou même dans nos relations avec les autres.

Quel genre de fan es-tu ? 

Jorge, fan colombien du Real MadridLaure GRUFFAT | Fanstriker

Jorge, fan colombien du Real Madrid

Je dirais que je suis un fan “intelligent” qui respecte les autres supporters, même lorsqu’ils sont pour l’équipe adverse. Cela ne veut pas dire que je ne vis pas le football avec passion. Non, je suis un dingue de foot, en particulier de la sélection Colombienne ! Je suis également du genre à tout savoir sur les équipes que j’aime : le Real Madrid, l’Atlético Nacional et l’équipe de Colombie. Je prête une attention particulière à nos talents colombiens qui jouent à l’étranger. J’adore suivre l’actu sur ces joueurs parce qu’ils sont ambassadeurs de notre pays. Je connais tout sur eux, leurs placement, leur palmarès et leurs expériences, les équipes pour lesquelles ils ont joué, leur meilleure frappe, etc. 

Tu supportes une équipe en particulier ?

En Colombie, je suis fan de l’Atlético Nacional, une équipe de Medellín qui est connue dans toute l’Amérique Latine. Elle n’a pas l’historique des grandes équipes d’Argentine ou du Brésil, mais en Colombie c’est l’équipe la plus connue. Sinon, l’équipe nationale est bien sûr incontournable et la plus soutenue ici. Même si elle n’a pas remporté beaucoup de titres (juste une fois la Copa América en 2001), cette équipe me fait vibrer et me procure des émotions super fortes. Je dois avouer que j’ai déjà pleuré lors de défaites de mon équipe.

Pour les équipes internationales, je suis un fervent supporter du Real Madrid. Je suis cette équipe depuis que je suis tout petit, j’ai souvenir d’avoir toujours eu un maillot du Real chez moi. Je connais leur histoire, je m’intéresse à leur stade et au rayonnement de l’équipe à l’international. Je pourrais te citer tous les joueurs qui sont passés par le Real ces 15 dernières années.

Match du Real MadridJorge Cuadros

Match du Real Madrid

En tant que fan de sport, quel est ton meilleur souvenir ?

Quand la Colombie s’est qualifiée à la Coupe du Monde au Brésil ! Il faut dire que la dernière fois que nous étions qualifiés c’était pour la Coupe du Monde 98 en France. Du coup, cela me rappelle mon anniversaire cette même année, pile au même moment que la compétition: mes parents avaient tout décoré aux couleurs de la coupe du monde, avec la mascotte et des ballons partout. C’était un anniversaire très Français pour un tout jeune fan de foot !

On aimerait en savoir un peu plus sur tes habitudes en tant que fan et spectateur en Colombie. Tu préfères suivre un match à la TV ou te rendre au stade ? Avec qui as-tu l’habitude de voir les matchs ?

Je vis à Bogotá, la capitale de la Colombie. Puisque l’Atlético Nacional joue à Medellin, que l’équipe nationale joue à Barranquilla et que le Real joue en Espagne, c’est un peu compliqué et assez cher pour moi de me rendre au stade pour suivre mes équipes préférées. Et puis, quand l’Atlético Nacional vient jouer à Bogota, je préfère ne pas aller au stade, ni même porter le maillot dans la rue. Il y a certains groupes de supporters très radicaux qui peuvent s’en prendre à toi si tu as le malheur de porter les couleurs de l’équipe adverse… Donc plutôt à la télé, avec mes amis et ma famille, très souvent dans un bar.

Atlético NacionalLaure GRUFFAT | Fanstriker

Atlético Nacional

Tu nous en diras plus au sujet de la sécurité. Mais du coup, tu vas très rarement au stade ? 

Je me déplace quand même jusqu’à Barranquilla au moins une fois par an pour voir jouer mon équipe. C’est à 2 heures en avion. A Bogotá, je ne vais jamais au stade non. La dernière fois que j’y suis allé, c’était pour un match amical entre l’Atlético de Madrid et Millonarios, une équipe d’ici.

Au stade, as-tu l’habitude de consommer ou d’acheter des souvenirs par exemple ? 

En Colombie, les clubs ne sont pas très bons pour mettre en avant leur marque et vendre des souvenirs. En général, il n’existe pas grand chose en merchandising. Je n’ai rien chez moi aux couleurs de l’Atlético Nacional, à part le maillot bien sûr, alors que je suis hyper fan. En revanche, j’ai ramené plein de souvenirs de ma visite au stade Santiago Bernabéu, quand je suis allé à Madrid. 

Lors de mon séjour en Colombie, j’ai été très surprise de voir l’ampleur de l’engouement, non seulement des fans mais de toute la population, pour les matchs de « la Seleccion ». Tout le monde porte le maillot ce jour là. C’est incroyable ! On n’est pas habitué à voir ça en France.
Comment peux-tu expliquer que le football ait une place si grande dans votre culture ? Pourquoi y-a-t-il une telle différence avec les pays européens dans la relation entre le football et les fans ?

Tu sais, la Colombie a traversé des périodes très difficiles. Beaucoup trop par rapport à d’autres pays. On a longtemps vécu dans un climat de guerre, de narcotrafic et de crimes, très dangereux, très triste. Vivre au milieu de ce chaos nous a poussé à rechercher la joie et l’espérance à travers de petites choses. Et l’une d’elles a été le football. Ce sport est devenu la seule chose qui nous permette de nous unir et d’oublier, du moins pour de courts instants, toutes les horreurs et la violence que nous avons subies durant longtemps. En plus, je trouve que l’équipe nationale reflète bien les valeurs des colombiens : les joueurs sont sympathiques et bosseurs, ils portent fièrement nos couleurs et représentent la Colombie dans le monde entier. C’est pour cela qu’il y a un véritable amour du pays pour cette équipe, et que leurs matchs sont des rendez-vous que personne de manque !

Equipe nationale de Colombie Laure GRUFFAT | Fanstriker

Equipe nationale de Colombie

Explique-nous comment se déroule un match en Colombie ?

L’ambiance est super bonne ! En jour de match de l’équipe nationale, la moitié des personnes qui sortent dans la rue porte le maillot jaune et tout le monde est de bonne humeur. Il suffit que la Colombie joue contre le Brésil ou la Bolivie et c’est le pays tout entier qui est à l’arrêt. Tout le monde veut voir le match, tout le monde veut aller à Barranquilla pour soutenir l’équipe. Les restaurants et les bars sont remplis de fans. Les administrations tournent au ralenti, et personne ne va en cours, pas même les profs ! C’est un véritable rassemblement social, toutes les générations se retrouvent pour suivre le match, discutent, se rencontrent. C’est quasiment le seul sujet de conversation de la journée et les médias ne parlent que de football. Si la Colombie gagne, c’est tout le pays qui est en fête. Si nous perdons, tout le monde est déprimé. C’est très spécial, unique même.

Les colombiens sont de grands fans de football. Y-a-t-il d’autres sports tout aussi populaires ?

Autant que le foot non ! Mais le second sport le plus suivi et le plus pratiqué c’est le cyclisme. Beaucoup de personnes prennent leurs vélos pour sillonner les routes et on suit de très près El Giro, le Tour de France et la Vuelta. 

 

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Que penses-tu de l’expérience fan dans les stades en Colombie ? Quels sont les aspects qui pourraient être améliorés ? Tu évoquais déjà la sécurité…

Pour être franc, il y a très peu de choses mises en place pour permettre une bonne expérience au stade. Le seul point positif c’est de pouvoir voir les joueurs en vrai, mais sinon dès que tu ne supportes pas l’équipe locale, cela peut vite être dangereux. Pas extrêmement dangereux, mais simplement pas vraiment agréable, tu n’es jamais tranquille, tu te fais toujours insulter par les locaux. Les seuls matchs où il n’y a pas d’insécurité ce sont les matchs de l’équipe nationale puisque tout le monde porte le même maillot.

D’après toi, les clubs se préoccupent-ils de l’avis de leurs fans ?

Très peu. En Colombie, il y a un programme à la radio très connu qui s’appelle “El pulso del futbol”. Ce programme permet aux fans de s’exprimer sur leurs clubs et de leur faire passer des messages. Mais c’est tout, les clubs ne prennent pas ce type d’initiatives et communiquent peu avec leurs fans, même sur les réseaux sociaux. C’est pour l’instant plus du relai d’information que de l’échange. 

Si tu étais en charge de l’expérience des spectateurs au sein d’un club en Colombie, quelles idées pourrais-tu apporter pour que les moments passés au stade soient uniques et inoubliables?

La première chose que je ferais, serait un travail sur la sécurité. Aller au stade serait une expérience totalement différente si l’on se sentait réellement en sécurité. Je pense que je mettrais en place le même modèle qu’en Angleterre où ils ont réussi à expulser tous les Hooligans des stades. 

Et pour conclure, dans quel stade pourra-t’on te croiser prochainement ?

J’irai voir Colombie – Brésil en septembre. Cela promet d’être un grand match ! Nous allons probablement perdre, mais ce sera un très beau match. J’espère un jour avoir la chance de venir voir un match en France. Le stade de France, le Parc des Princes ou le Vélodrome sont mes stades favoris, ils sont vraiment spectaculaires. Je suis pas mal le football français. C’était d’ailleurs mon équipe favorite lorsque j’étais gamin. Je me souviens de grands joueurs comme Barthez, Desailly, Thuram, Lizarazu, Petit, Vieira, Trezeguet, Henry, et j’en passe ! Très peu de Colombiens s’intéressent aux joueurs d’autres pays, et d’autant moins aux joueurs des générations précédentes…

Merci beaucoup Jorge pour ton immersion dans la vie sportive colombienne. On espère aussi que tu pourras nous rendre visite prochainement pour aller partager un match ensemble !

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Passionnée, supportrice et grande curieuse, j’ai à cœur de partager ma vision des événements et d’en apprendre toujours plus sur l’écosystème sportif à travers le monde. Convaincue du rôle central que les fans ont à jouer dans le développement du sport, je suis ravie de pouvoir mettre en lumière les bonne pratiques qui peuvent servir d’exemple et d’inspiration à tous grâce à Fanstriker.

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FAN STORY : Clara, « le handball c’est une histoire de famille »

Clara nous raconte son histoire de fan de handball, une passion qu’elle partage avec son père et sa cousine.

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Temps de lecture environ 7 minutes

Elle aime le hand et particulièrement l’équipe du PSG, elle ne rate aucun événement sportif ou presque, rencontre avec Clara notre fan de l’automne qui s’est prêtée au jeu de l’interview Fan Story, la série qui met en avant les fans de sport.

 

Bonjour Clara, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Bonjour, je m’appelle Clara, j’ai 21 ans et je termine tout juste mes études d’infirmière. J’habite à Montreuil en région parisienne. Comme tu l’as dit en introduction, je suis une grande fan de sport, c’est vrai, de tous les sports même. D’ailleurs je rate actuellement le 110m haie [rires] (ndlr : l’ITW a été réalisée lors des championnats d’athlétisme de Londres).

J’ai aussi pratiqué la natation quelques années et un peu de handball mais ce fut assez court car j’ai commencé assez tard.
Finalement, je pense que je fais partie de ceux qui préfèrent regarder du sport que d’en faire.

Il existe différents types de fan : l’occasionnel, l’ultra bruyant, le fan silencieux, par exemple, alors quel genre de fan es-tu ?

Je suis une fan assidue, j’ai l’habitude de suivre mon équipe préférée et dès que je le peux je vais voir des matchs au stade. Je suis une fan qui se maquille, qui chante, qui danse. Quand je vais au stade, j’aime vivre le moment pleinement et ne rien louper. Je viens parfois plus tôt pour voir les joueurs par exemple. Mais aller au stade pour moi c’est comme une journée shopping pour d’autres, c’est un évènement.

Tu es une fan assidue mais quelle équipe a la chance de te compter parmi ses supporter ?

La chance je ne sais pas mais en tout cas je suis là oui. Je suis une grande fan du PSG HANDBALL depuis toujours. J’ai la chance d’habiter en Ile-de-France, c’est beaucoup plus simple de me rendre à Pierre de Coubertin où l’équipe joue. Avant-tout, je supporte l’équipe de France.

@Twitter

La salle Pierre de Coubertin à Paris

Comment es-tu devenue une fan de handball ?

Le Handball, chez moi c’est familial, mon père est entraîneur et arbitre au sein du club de ma ville. Il est super investi et a réussi à me transmettre sa passion. D’ailleurs, je réfléchis moi aussi à passer mon diplôme d’arbitre de hand.

Est-ce que tu suis tes équipes sur les réseaux sociaux ?

Oui, l’équipe de France de Hand et le PSG. Je suis d’ailleurs certains joueurs sur Instagram et Facebook. C’est intéressant dans le sens où Facebook est plus professionnel, plus cordial. Tandis que sur Instagram on a l’impression d’entrer dans un peu dans leur vie ou encore c’est un moyen d’être informé sur certains événements (séance de dédicace, absences, etc.). Et puis c’est agréable de les voir en dehors du cadre sportif, au naturel.

En tant que fan de sport, as-tu un souvenir fabuleux à partager avec nous ?

Des souvenirs, j’en ai plusieurs, mais en ce moment ce n’est pas un souvenir mais plutôt un « petit rêve » qui concerne l’organisation des JO à Paris en 2024. Je suis super contente, je sais que je vais pouvoir assister à des compétitions inédites. Je vais vivre les Jeux Olympiques de l’intérieur, puisque ce sera dans mon pays, dans ma ville. Ce sera sans doute la seule occasion de ma vie, une occasion extraordinaire (ndlr voir notre article sur l’expérience fan Paris 2024).

“Pour la petite anecdote, lors du mondial de Handball à Paris en janvier dernier, on a carrément pris un abonnement à BeInSport pour ne rien manquer. Alors que l’on avait aussi acheté des places pour voir plusieurs matchs. »

On aimerait en savoir plus sur ton comportement et tes habitudes en tant que fan et spectateur. Pourquoi as-tu l’envie d’aller voir un match dans le stade au lieu de le vivre chez toi devant ta télé ou dans un bar avec des amis ?

Pour l’ambiance. Le contact avec les sportifs, le public. Tu vois les choses d’une façon différente. Selon le sport tu vois l’événement de manière différente, l’athlétisme par exemple tu vas beaucoup mieux le voir à la télévision alors que le hand ou encore le foot, tu auras quand même une expérience plus forte.

Pour la petite anecdote, lors du mondial de Handball à Paris en janvier dernier, on a carrément pris un abonnement à BeInSport pour ne rien manquer. Alors que l’on avait aussi acheté des places pour voir plusieurs matchs.

@Youtube

Des fans du PSG Hand

À quelle fréquence vas-tu au stade en général ?

Jusqu’ici j’étais étudiante, avec les moyens d’une étudiante que l’on connait tous, alors ce n’était pas si simple d’y aller régulièrement. Mais depuis la fin du mondial en janvier, j’ai vu 3 matchs.

Mais j’essaye d’y aller dès que je peux. Je n’ai pas de fréquence particulière. Quand j’y vais, c’est toujours avec mon acolyte : ma cousine Camille. Elle est étudiante et vit en Bourgogne donc c’est toujours une mission pour qu’elle vienne juste pour le match, mais on y arrive.

Comment fais-tu pour te rendre au stade habituellement ?

À Paris, j’y vais en métro, parce que c’est simple et c’est surtout direct de chez moi. Mais je t’avoue que l’on pense de plus en plus à y aller en voiture. Le prix du parking sur place freine un peu par contre.

Le problème du métro c’est que l’on est dépendant du dernier transport le soir. On ne peut pas attendre les joueurs en fin de match par exemple sans prendre le risque de devoir rentrer à pied, en taxi ou en bus de nuit.

As-tu l’habitude de consommer, d’acheter une fois entrée dans le stade ?

Non, parce que souvent j’ai déjà mangé avant le match. Ou alors dans les rares cas, j’achète quelque chose à boire. Ou sinon je mange les popcorns de Germain la mascotte (ndlr : Germain la mascotte du PSG distribue gratuitement des popcorns au public avant les matchs).

Mais je n’achète pas trop de produits dérivés. Je suis plus là pour le sport, le spectacle que pour consommer à proprement dit. J’ai déjà acheté le maillot d’échauffement, pour le moment ça me suffit.

Et puis au PSG, il y a des drapeaux gratuits sur nos places. Ils sont top, je repars toujours avec. J’ai une belle collection maintenant, c’est toujours un souvenir, un morceau du match que tu emportes chez toi.

@Twitter

L’ambiance lors d’un match du PSG Handball

En général, concernant la sécurité et l’accueil, j’ai toujours eu de bonnes expériences.
Mais c’est vrai que le fait de devoir retirer les bouchons des bouteilles d’eau je trouve ça débile. C’est peut-être une manière de faire de l’argent.

De manière générale, que penses-tu de l’ambiance dans les stades en France ?

Je n’ai pas fait énormément de stades, mais d’après ma propre expérience, l’ambiance a toujours été au top.
L’ambiance cette année lors du mondial et notamment lors de la finale à Paris était fabuleuse, grandiose !
Au PSG Hand, je trouve qu’ils ont pris une bonne décision de faire venir parfois les ultras issus du football, c’est assez drôle et dynamique. Il y a aussi le 8ème homme, l’indispensable collectif de supporters.

Après, je pense qu’une grande partie du public n’ose pas forcément se lever et chanter, faire du bruit simplement, c’est encore assez timide. Chacun possède sa propre façon de supporter et de profiter de l’instant ; profiter du moment c’est le plus important.

Y a-t-il un événement sportif majeur qui te fait rêver ?

Oui, les Jeux Olympiques ! À Paris en plus. Parce que pour moi c’est la compétition la plus prestigieuse, le summum du sport. Si j’étais une athlète, j’aurais aimé arrêter sur les JO. Je suis un peu déçue pour Usain Bolt qui décide de s’arrêter sur les championnats du monde et de ne pas pousser jusqu’à Paris.

Les Ultras du PSG

Avant de terminer notre entretien, nous voulons te demander de partager avec nous des idées pour améliorer l’expérience que les spectateurs pourraient vivre prochainement dans un stade. Si tu étais en charge de l’expérience des spectateurs, quelles idées pourrais-tu apporter ?

Au PSG les abonnées en CAT 1 et 2 peuvent à l’issue du match rencontrer un joueur au club house. C’est une bonne idée je trouve. Ça justifie que le prix soit un peu plus important avec une expérience plus forte.

Au-delà de l’expérience du fan mais plus sur le sujet du sport, je pense que l’on devrait s’inspirer des concepts étrangers pour la pratique sportive. Il faut ouvrir les horizons sportifs. Ne pas forcément se focaliser sur un sport uniquement et médiatiser davantage d’autres pratiques sportives plus inconnues du grand public. Quand je vois le nombre de rediffusions,  sportives ou non, qui passent à la télévision, je me dis que cela pourrait être des créneaux disponibles pour diffuser un sport peu médiatisé.

Si tu continues à montrer que du foot aux générations futures, il n’y aura que des footballeurs ; pas que je sois contre le foot, au contraire j’adore ce sport. Si tu vois des pratiques sportives plus variées à la télévision ou via d’autres médias, les choses seraient peut-être différentes. Je pense que les jeunes pourraient alors découvrir des activités sportives qui leurs sont inconnues jusque-là et éventuellement s’y identifier plus facilement.

Mais pour revenir à ta question, j’aime bien l’idée que tous les spectateurs puissent repartir avec un souvenir du moment. Il faudrait peut-être développer cette pratique aux autres sports et à chaque événements et de manière variée dans les propositions (certificats, photos souvenirs, goodies, etc).

@Clara

Clara et Camille avec Germain, la mascotte du PSG

Et pour conclure, dans quel stade pourra-t’on te croiser prochainement avec Camille ?

Le stade Pierre de Coubertin à Paris, évidemment !  Et qui sait, avec un peu de chance, peut-être aux abords d’unes des arenas en Croatie pour l’Euro de handball masculin en 2018, [rires].

Merci Clara pour avoir partagé ta vision de fan de Hand. À bientôt dans les gradins de Coubertin.

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