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FAN STORY : Loïc (Perfettu) : “Cela m’a mené dans 56 stades différents”

Supporter du club corse de l’ACA, Loïc parcourt la France dans sa 106 pour suivre les matchs de son équipe préférée. Une passion qu’il place au centre de sa vie.

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Loïc est un fan du club de football de l’AC Ajaccio qui joue actuellement en Ligue 2. Il est sur les routes de France une grande partie de l’année pour suivre l’ACA en déplacement. Il nous raconte son aventure de supporter. 

 

Dans le cadre de nos interviews #FanStory, nous aimons donner la parole aux supporters, aux fans, aux personnes qui ont un peu moins souvent l’opportunité de s’exprimer, à ceux à qui les clubs et les partenaires souhaitent parler à travers les diverses opérations.
Aujourd’hui, nous allons parcourir la France entière avec Loïc qui utilise comme surnom Perfettu, un fan de football qui suit son club chaque weekend ou presque et qui partage ses aventures sur les réseaux sociaux.

Bonjour Loïc, avant de partager ta folle histoire de fan, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Loïc Durand, j’ai 27 ans, je suis journaliste pigiste. J’habite à Montluçon, dans l’Allier et accessoirement, je suis fan de l’AC Ajaccio !

Le 24 décembre 2018, l’un de nos abonnés nous tag sur Twitter pour nous partager un tweet. Il s’agissait de ton tweet bilan de l’année 2018. Tu peux nous en dire plus sur ton personnage, ces histoires autour de ta passion ?
Encore merci à Fabrice Rolland pour ce partage au passage.

Je n’irais pas jusqu’à dire que je suis un personnage, mais j’ai une histoire particulière. Depuis huit ans maintenant, je parcours la France pour suivre l’AC Ajaccio. Aujourd’hui, j’en suis à 133 déplacements, de Lille à Anglet, en passant par Strasbourg, Brest et Marseille. Cela m’a mené dans 56 stades différents en France. J’approche même les 100 000 km rien que pour suivre l’ACA. Etant très actif sur les réseaux sociaux, je fais vivre mes péripéties sur Twitter, dans des compte-rendus écrits et maintenant sur Youtube et les gens semblent apprécier. Mais ce qui fait que je sors du lot par rapport aux nombreux autres supporters qui suivent leur équipe partout, c’est que je fais tout dans ma vieille 106 de 1993, qui est devenue connue un peu partout.

Tu habites à Montluçon sur le continent, alors pourquoi suivre l’AC Ajaccio sur l’île Corse ?

C’est une question que l’on me pose très souvent. Et c’est le genre de question que l’on ne pose pas à un habitant de Lille qui supporte l’OM, par exemple. La proximité géographique n’est pas, selon moi, un critère dans le supportérisme. J’ai toujours eu l’habitude d’aller à Ajaccio, depuis tout jeune, et cela a été un coup de foudre lorsque je suis allé pour la première fois au stade François-Coty, quand j’avais une dizaine d’années. Depuis, cette passion pour l’ACA ne m’a pas lâché.

Tu es également président de l’association “I Sanguinari”, qu’est-ce que c’est exactement ? Un groupe de supporters ?

L’association a été créée en 2002 par la diaspora corse sur Paris. En fait, I Sanguinari est l’association qui regroupe les supporters de l’AC Ajaccio qui vivent sur le continent. Le nom d’I Sanguinari vient des “îles Sanguinaires”, qui se situent au large d’Ajaccio. Et j’en suis devenu le président à la fin de la saison 2013/2014, si mes souvenirs sont bons.

Tu n’en es pas à ta première interview, on peut dire que tu n’es pas un novice des médias puisque tu as été nommé parmi les 30 qui font le foot français en 2018 par L’Équipe, c’est fou quand même. Tu peux nous raconter cette histoire géniale ?

C’était complètement fou et inattendu. À la fin de l’année 2017, L’Équipe me contacte pour m’annoncer qu’ils veulent faire un portrait de moi et que je serais dans le classement des 30 qui font le foot français. Donc forcément, j’ai été très surpris mais j’ai accepté. J’ai eu droit à un vrai shooting de pro, à plus d’une heure d’interview. En fait, ce n’est pas seulement moi que L’Equipe voulait mettre en avant mais plutôt ce que je représentais, ces supporters prêts à tout pour suivre leur équipe. La parution de mon portrait dans L’Equipe a déclenché une véritable vague. De nombreux médias m’ont ensuite contacté pour faire des reportages sur moi, comme La Montagne, France Info et France 3.

Tu es passé ensuite sur France 3 et Tout le sport qui te suivait le temps d’un déplacement au Paris FC. Comment s’est fait ce coup de projecteur et quels ont été les retours du club et des autres supporters ?

Tout a été déclenché par le portrait dans L’Equipe vraiment, les médias semblent bien aimer raconter mon histoire, qui est peu banale au final. Encore aujourd’hui, dans tous les stades où je vais, il y a au moins une personne qui me dit “Ah, c’est toi, je t’ai vu à la télé, respect pour tout ce que tu fais !”. Que ce soit au club ou à l’extérieur, je n’ai eu que des réactions bienveillantes, qui font chaud au coeur, c’est une forme de récompense pour moi.

Récemment, dans un de tes tweets, tu disais avoir connu les pires chiottes de Ligue 2. Tu peux nous raconter cette histoire ?

J’ai commencé par noter les buvettes de Ligue 2. Et depuis cette saison, j’ai décidé de faire la même chose avec les toilettes des stades de Ligue 2. Et c’est vrai que dans certains stades, on voit des choses pas très reluisantes. On va passer sur les détails mais entre deux stades de Ligue 2, on peut passer du pire au meilleur !

“En fait, ce n’est pas seulement moi que L’Equipe voulait mettre en avant mais plutôt ce que je représentais, ces supporters prêts à tout pour suivre leur équipe.”

Avec les nombreux stades que tu as pu visiter, ne penses-tu pas que tu pourrais donner des conseils ou offrir une veille intéressante aux clubs ? D’ailleurs, quels sont tes souvenirs marquants dans les stades ou lors de tes déplacements ?

Sans que cela ne soit présomptueux, je commence à avoir une petite expérience des stades qui pourrait être utile aux clubs pour faciliter et surtout améliorer l’accueil des supporters visiteurs dans les stades. Dans les stades, je retiens surtout l’accueil. Il avait été parfait à Quimperlé, lors d’un déplacement en Coupe de France. Il faisait froid, il pleuvait et les locaux nous avaient offert à boire et à manger. On nous avait même proposé de rester dormir sur place. C’est l’un de mes meilleurs souvenirs. J’apprécie tout particulièrement la proximité avec la pelouse et avec les gens rencontrés.

On a été faire un tour sur ton compte Instagram. Il n’y a que des contenus sur l’ACA. Cela représente vraiment toute ta vie aujourd’hui ?

L’ACA représente 90% de ma vie, on va dire. Tout ce que je fais actuellement est dicté par le calendrier de l’ACA et je fais tout en fonction des matchs et des déplacements. J’ai choisi un travail qui fait que je peux bosser quand je veux et d’où je veux pour pouvoir continuer mes activités de supporters. Je mets également souvent de côté les amis, la famille et ma copine pour pouvoir vivre ma passion à fond. Ce ne sont pas des sacrifices puisque c’est moi qui les choisit et c’est ce qui me fait vibrer, mais il est vrai que c’est une véritable organisation.

Il semble que tu sois aussi un gros collectionneur, tu peux nous en dire plus ?

Si les matchs de l’ACA me prennent du temps, tout ce qu’il y a autour m’en prend également beaucoup. J’ai 90 maillots portés de l’ACA dans ma collection, des shorts, des vêtements d’entraînement, des magazines, des journaux, des coupures de journaux, des billets de match, des programmes de match, des photos des matchs… Pour archiver tout ça, il faut du temps. Et pour acheter tout ça, il faut de l’argent !

Quelles sont tes pièces de collection dont tu es le plus fier ?

Je tiens à mes maillots comme à la prunelle de mes yeux, c’est ce que j’ai de plus précieux. Forcément, les maillots de Memo Ochoa (ndlr : ex gardien de but mexicain de l’ACA) ont une saveur toute particulière, tellement il était une idole chez nous.

Tu pourrais carrément faire une exposition de tout ce que tu as pu récupérer ou encore écrire un livre de tes expérience.

Ecrire un livre sur mes pérégrinations, sur mes péripéties et sur mes expériences vis-à-vis de l’ACA est un rêve, qui deviendra certainement réalité un jour. Mais pas tout de suite, j’attends d’avoir un peu plus de matière pour l’écrire ! Mais promis, ça viendra un jour !

Tu roules sur les départementales françaises avec ta Peugeot 106 dans laquelle tu as cumulé plus de 21 023 km en 2018. Combien a-t-elle de kilomètres au compteur maintenant ?

Elle a plus de 320 000 km au compteur et au total, j’approche les 100 000 km parcourus en voiture juste pour l’ACA. D’ailleurs, si un jour je crée une exposition ou un musée autour de l’ACA, la 106 sera la pièce maîtresse, il est hors de question qu’elle termine à la casse !

On a aussi appris dans l’une de tes vidéos sur YouTube que Red Bull t’avait envoyé non pas des ailes pour te déplacer mais 52 kilos de canettes de boissons. Encore une folle histoire non ?!  

Tout est parti de l’article dans L’Equipe encore une fois. Le journaliste m’avait demandé comment je faisais pour tenir sur la route du retour et j’ai répondu que j’avais toujours une canette de Red Bull avec moi. Red Bull a lu ce portrait, m’a contacté et m’a dit “on va t’envoyer un petit quelque chose”. Et un matin je me suis réveillé avec un camion devant chez moi, avec une palette de 52kg de Red Bull à l’intérieur !

De façon générale, quels sont tes liens avec des marques, des sponsors potentiels ?   

Aucun lien, je suis totalement indépendant. Mes followers et moi avons bien essayé de contacter Peugeot pour qu’ils me financent une nouvelle voiture mais je n’ai eu aucune réponse.

Tu viens tout juste de lancer ta chaine Youtube, tu es très actif sur les réseaux sociaux, quel est ton projet ?

Ma volonté est seulement de faire vivre un maximum ce que je fais aux internautes, qui sont nombreux à aimer et à suivre ce que je fais. Mais je veux surtout donner envie aux amoureux de foot de faire comme moi, les pousser à suivre leur club, leur montrer que c’est possible.

Dans l’interview que tu donnes à L’Équipe en 2018, tu fais référence à une embrouille avec le capitaine de l’ACA lors d’un déplacement à Orléans. Quelles sont tes relations avec les joueurs, le staff, le club de façon générale ?

C’est comme une histoire d’amour, il y a des hauts et des bas. Mais depuis plusieurs saisons, ce n’est que de l’amour. J’ai une très bonne relation avec le staff, les dirigeants et les joueurs, qui semblent tous abasourdis parce que je fais.

À ce sujet, le club fait-il des choses pour te remercier ou t’aider ?
Selon toi, les clubs ne devraient-ils pas avoir une action envers ces ultras fans qui bravent vents et marées pour suivre l’équipe ?  Tu as des idées ?

Ce n’est pas au club de m’aider. C’est une démarche personnelle que je fais, les clubs n’ont pas vocation à financer les déplacements de leurs supporters, surtout à notre niveau. Faciliter les déplacements en Coupe d’Europe, affréter des avions pour les clubs européens, ok, pour les autres, c’est une passion que l’on peut se financer seul. Après, il arrive que l’ACA nous offre les places de matchs ou des maillots.

Quels sont tes relations avec les autres fans ? Tu es une star/un exemple ou un fou pour eux ?

Un peu des deux sans doute, il faudrait leur demander ! En tout cas, j’ai une excellente relation avec tous les supporters de l’ACA et même ceux des autres clubs. J’essaie d’en motiver le plus possible à me suivre dans mes folies. Et ça semble marcher. De nombreux autres supporters de l’ACA tentent aujourd’hui de faire le plus de déplacements possibles. Et j’aime me dire que c’est un peu grâce à moi, c’est comme une petite fierté ahah.

Quels sont tes objectifs pour cette année 2019 ?

Continuer à faire tous les déplacements, ne pas en rater un seul, y compris les matchs amicaux. Dans un futur plus lointain, je voudrais réaliser un vrai grand chelem, c’est à dire voir tous les matchs à domicile et à l’extérieur dans une saison. Mais en habitant sur le continent, cela est un véritable défi logistique et financier.

En tant que fan, est-ce que tu as un souvenir particulier que tu souhaites partager ?

Je n’ai pas de mauvais souvenirs dans tous mes 133 déplacements, que des bons. Donc il est difficile de choisir. Une chose m’a marqué : mon retour d’Annecy, où j’étais allé voir ETG-ACA en plein hiver. La neige avait interrompu le match, qui a repris juste à temps avant qu’il ne soit définitivement arrêté et en plus, on l’avait gagné ! En revanche, le retour sur l’autoroute derrière la déneigeuse avait été long, très long.

Tu prends toujours ta voiture pour te déplacer, tu as un retour à faire sur l’accessibilité des stades que tu as visité ?

En général, les stades de Ligue 2 sont assez accessibles, même si je ne comprends pas que, dans certains stades, il n’existe pas de parkings dédiés aux supporters visiteurs. En parallèle, j’ai remarqué la détérioration de l’accueil des supporters visiteurs dans les stades de Ligue 2. Certains clubs ne font plus l’effort d’ouvrir le parcage visiteurs et nous ouvrent des contre-parcages pas très pratiques. Tout ça parce que les clubs ne veulent pas “s’emmerder” à ouvrir une tribune rien que pour nous. Alors que cela est normalement obligatoire et plus sécuritaire.

“J’ai remarqué la détérioration de l’accueil des supporters visiteurs dans les stades de Ligue 2.”

De façon générale, que penses-tu de l’ambiance et des animations dans les stades où tu as pu aller ?

En Ligue 2, l’ambiance est assez terne, sauf à Lens, Nîmes ou Strasbourg (à l’époque de la L2) en gros. Les autres stades sont la plupart du temps vides. Il faut dire que les horaires des matchs décidés par la LFP, les vendredis soir, n’arrangent personne. Il faudrait décaler les matchs à un horaire plus adéquat – comme cela va bientôt être le cas -, améliorer l’accueil et faire des tarifs plus avantageux. Quant aux animations, elles sont assez rares, mis à part les pom-pom girls à la mi-temps ou le challenge des enfants. Mais ce n’est pas ce qui m’intéresse dans le football, je ne suis pas un partisan du football-spectacle.

“En Ligue 2, l’ambiance est assez terne, les stades sont la plupart du temps vides.”

Tu fais quoi toi pendant la mi-temps d’un match ? Et à la fin ?

Je file à la buvette dès le coup de sifflet de la mi-temps, ou même un peu avant. Le sandwich du stade est une tradition immanquable pour moi à la pause. À la fin du match, on ne s’attarde pas : on salue les joueurs, on débâche et on file. En général, les stadiers nous poussent à sortir rapidement du stade pour des questions de sécurité.

Quand tu arrives au stade, sur place, tu consommes (achat de boissons, restauration, produits dérivés, etc.) ?

Les produits dérivés jamais mais pour le reste, oui. J’ai d’ailleurs remarqué que les clubs se gavent un peu trop sur le prix des boissons et des sandwichs : payer 12 euros pour 33cl d’une boisson et un sandwich généralement dégueulasse, c’est un peu trop. Là aussi, il y a des progrès à faire, sur la qualité des produits vendus. Et puis merde, on veut de la bière avec alcool dans les stades nous !

Les prix et les offres proposées sont suffisamment “locales” et variés selon toi ?

Pour les prix, en Ligue 2, nous avons de la chance : les ¾ des clubs vendent les places en parcage à 5 euros, ce qui est très accessible. Si le prix des mets est un peu trop élevé, on remarque quand même que certains clubs proposent de la nourriture locale : par exemple, à Valenciennes, on nous a proposé un sandwich au maroilles. Il faudrait plus de choses comme ça, locales et fraîches.

Tu suis régulièrement les actualités de ton club sur les réseaux sociaux ou sur le site du club j’imagine ?

Bien évidemment. Toute la journée ou presque je suis l’actualité de l’ACA sur le site officiel, sur les forums ou sur les réseaux sociaux. Etre supporter est presque un emploi à part entière !

On parle beaucoup du cas des femmes dans les stades de football (ou des autres sports). Toi tu as croisé beaucoup de femmes dans les stades ? Tu penses que le système est adapté pour leur donner envie de venir plus souvent ?

Je croise peu de femmes dans les parcages, ou alors ce sont les copines des supporters, que l’on a “forcé” à venir, comme je l’ai déjà fait avec ma copine. De son côté, l’ACA est un club très porté sur la cause féminine. Tous les ans, le club organise des événements pour que les femmes se déplacent plus au stade. Par exemple, cette saison, pour la journée de la femme, le club a vendu les places de match à 1 euro pour toutes les femmes et des roses ont été offertes. C’est avec ce genre de chose que les femmes peuvent venir au stade et surtout y revenir !

Si tu étais en charge de l’expérience des fans au Stade François-Coty, quelles idées pourrais-tu proposer au public ?

Malgré les apparences, l’ACA est un club à la pointe. L’abonnement à la saison est vraiment très accessible, l’accueil des supporters visiteurs est parfait selon les nombreux témoignages que j’ai eus, les buvettes utilisent un système de cashless très pratique donc il n’y a pas grand chose à changer. Mais si l’ACA veut quand même m’embaucher, je suis disponible !

Enfin, si tu pouvais vivre un événement sportif, lequel serait-il et pourquoi ?

Mon rêve serait que l’AC Ajaccio participe à une coupe d’Europe. Et mon rêve ultime serait de suivre l’équipe sur un déplacement européen, en Lituanie, ou dans un lointain pays. Et bien évidemment, je le vivrais dans le parcage visiteurs !

Merci à Loïc pour ce partage d’expérience. Vous pouvez le retrouver sur Twitter et sur YouTube où il raconte ses déplacements en images. 

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Au stade, je passe plus de temps à observer les animations, le comportement des fans et les actions du club que le match en lui même. J'aime le sport mais j'aime encore plus l'expérientiel. Qu'il soit dans le monde du commerce ou celui du sport business. | "Ceux qui essaient d'éviter l'échec, évitent le succès."

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Victor, un passionné à la découverte des stades du continent américain

Victor voyage pendant quelques mois à la découverte de nouvelles cultures et expériences sportives autour des stades.

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Victor Sauh et son tour des stades

Victor a décidé de voyager sur le continent américain pour découvrir de nouvelles cultures, trouver de nouvelles inspirations. Une expérience qu’il espère enrichissante pour son futur professionnel.

 

Bonjour Victor, tu viens de commencer un voyage qui va t’emmener dans plusieurs pays du monde à la rencontre des stades et événements sportifs, raconte nous ce projet intéressant ?

Le projet Voyage Autour des Stades était de partir à l’étranger assister à des événements sportifs et découvrir une autre façon de vivre le sport à l’étranger. De l’ambiance populaire du football Argentin aux hyper-connectés et immenses stades Américains, je souhaitais vivre une incroyable aventure et découvrir différentes manières de vivre chaque sport dans des pays différents. 
J’ai donc décidé de partir pendant 5 mois, parcourir l’Argentine, le Brésil, le Canada et les États-Unis à la recherche d’événements sportifs et vivre une aventure unique en assistant à des rencontres sportives (Football, Baseball, Tennis, Golf, Football Américain…), en découvrant une nouvelle façon de vivre le sport et de voyager, et en partageant mes galères comme mes bons plans, mes coups de coeur ou les choses que j’ai détesté, tout au long de mon aventure, afin de faire vivre une expérience sportive hors du commun à des passionnés de sport sur les réseaux sociaux @sauhvictor et sur mon site internet www.voyageautourdesstades.com.

Combien de pays et de stades vas-tu visiter ?
Tout au long de cette aventure, je vais parcourir 5 pays : L’Argentine, l’Uruguay, le Brésil, le Canada et les USA.
Actuellement, j’ai déjà fait une première partie de mon voyage en assistant à 4 matchs à Buenos Aires, et en faisant des visites de stade en Argentine et en Uruguay.
Je pense visiter pas loin d’une cinquantaine de stade au cours de mes 5 mois de voyage.

https://twitter.com/SauhVictor/status/1126266040177049600

Cela représente une importante somme d’argent non ? Tu as dû économiser longtemps pour cette expérience ? 
Voyager en Amérique du Sud n’est pas le plus cher, mais le passage en Amérique du Nord va représenter une somme conséquente en effet.
De plus, l’achat des tickets et les transports représentent aussi une somme importante. J’ai étudié le budget que j’étais prêt à dépenser au cours de ce voyage et celui-ci représente environ 12 000 €. C’est une grosse somme d’argent que j’ai eu la chance de pouvoir économiser depuis 7 ans. J’avais comme projet de réaliser un voyage, j’ai donc débloqué cet argent pour réaliser un immense rêve et essayer de partager mon aventure avec les gens.

Comment s’est déroulée ta préparation ?
Ayant l’habitude de voyager, avec plus d’une vingtaine de pays parcourus, je me suis surtout organisé sur l’enchaînement des pays que j’allais découvrir afin de pouvoir assister à des événements sportifs un peu partout. Je voulais aussi absolument voir un match de football américain et c’est la raison pour laquelle je termine mon voyage par les États-Unis.

Du coup, j’ai préparé mon voyage en arrivant en Argentine dans un premier temps pour assister à des matchs de Superliga, et de Copa Libertadores, puis cap sur le Brésil pour la Copa América et la Liga Brésilienne pour ensuite m’envoler au Canada pour voir de la CFL, de la MLS, du baseball et du tennis. Puis les États-Unis avec les championnats de MLB, MLS, NFL, un peu de golf et peut-être même du NASCAR.
Question logistique et notamment pour le logement, ce n’est pas un problème car je vais dormir des auberges de jeunesse et il y a toujours de la place. La grosse préparation a surtout été l’administratif, le médical. Les vaccins, les assurances et tous les papiers auxquels on ne pense pas forcément avant de partir dans une aventure de ce type.
J’ai aussi préparé pas mal de choses pour pouvoir communiquer sur les réseaux sociaux. J’ai réalisé une vidéo de présentation (disponible sur mon site), imprimé quelques stickers, etc.

Comment se passent tes premières semaine de voyage ?
Le début de mon voyage s’est super bien passé. En arrivant j’étais vraiment très excité à l’idée d’assister à des matchs de football dans un nouveau pays et de découvrir des stades que je n’aurais jamais imaginé voir dans ma vie.

Dés le premier match à Huracan, j’ai rapidement compris que pour la plupart des matchs sud américain, la majorité des achats de tickets se feraient directement au guichet dans le stade, les jours de matchs. Du coup, c’est de cette façon que j’achète mes places dans cette partie du continent.
Car, à part pour La Bombonera où il faut s’y prendre vraiment à l’avance pour trouver un contact qui vend des places illégalement.

L’ambiance dans les stades dans leur ensemble est absolument incroyable, avec 50 000 ou 24 000 personnes, il y a toujours autant de force et de passion dans ces stades, c’est impressionnant !
Je suis ensuite parti rejoindre l’Uruguay pour aller voir un match de Copa Sudamericana. Je suis arrivé en bateau dans une petite ville et j’ai voulu vivre les choses différemment pour rencontrer des locaux. J’ai fait du stop pour rejoindre Montevideo et pour assister au match. Malheureusement je n’ai pas pu avoir de place devant le stade ou sur internet, mais je suis quand même allé voir le Stade Centenario et le musée du football ! Donc rien de perdu mais pas d’événements sportifs en Uruguay. Dommage !
Je suis ensuite retourné à Buenos Aires visiter les musées de River Plate et Boca Junior ! Je voulais avoir des places pour la finale de la Copa de la superliga mais je n’ai pas pu en obtenir.

As-tu un souvenir marquant ou une anecdote à partager avec nous depuis ton départ ? 
Le souvenir le plus marquant en tant qu’ambiance était bien entendu celle de la Bombonera ! Dans un scénario de folie en plus ! Boca était deuxième de son groupe en Copa Libertadores et devait remporter le match contre le premier pour passer premier du groupe. Ils perdent 1 – 0 à  la 63e et égalisent à la 75e avant de remporter le match à la dernière seconde grâce à Carlos Tevez. C’était incroyable !

Après malgré le fait que je n’ai pas pu assister au match à Montevideo, j’ai adoré le stop que j’ai fait au contact des locaux ! Je suis tombé sur un Uruguayen fan de Peñarol avec qui j’ai parlé pendant 2h30 ! C’était vraiment une superbe expérience de voyage !
J’ai aussi interviewé un socios de Boca Junior dans un bar un peu reculé afin d’en savoir plus sur la vente de tickets illégaux. Il m’a demandé de ne divulguer ni son prénom, ni son nom, ni de le filmer. Je vais publier l’article sur mon site dans quelques jours je pense.

Ton initiative nous rappelle celle de Naomi l’année dernière avec Looking for fans. Comment vas-tu différencier ton expérience de la sienne ou de celles des autres personnes avec un projet similaire ?
J’ai vu que Naomi avait fait ça en effet et j’ai vraiment trouvé le projet incroyable.
Mon Voyage Autour des Stades est de pouvoir écrire des articles sur tous les événements auxquels j’ai assisté afin de proposer dans le futur, aux personnes qui tombent sur mes articles, des informations sur les événements sportifs que j’ai pu découvrir (comment trouver un billet, comment se rendre au stade, est ce que c’est dangereux, etc.). Aussi, je souhaite faire une étude afin de comprendre le fonctionnement des événements sportifs et des enceintes sportives, dans le but, pourquoi pas, de trouver des idées de développement et d’amélioration de l’expérience fans en France.

Quel est le projet derrière tout ça ? 
Derrière ce voyage, je souhaite dans un premier profiter un maximum de mes 2 passions : le voyage et le sport pour vivre une aventure unique.
Dans un second temps, je réalise ce projet afin d’acquérir de l’expérience dans le domaine du sport (communications, études, médias, événements, etc.), afin de pouvoir trouver des idées à importer en France et commencer une carrière dans ma passion.

Après ton voyage, as-tu déjà un plan, des objectifs ?
Après mon voyage, mon plan est d’intégrer une organisation sportive. J’ai déjà réussi à nouer quelques contacts avant mon départ et même pendant que je voyage mais je sais pas encore très dans quel milieu du sport je souhaite exercer. J’espère rapidement trouver, mais c’est aussi la raison pour laquelle je réalise ce voyage : découvrir ce que je souhaite faire dans quelques mois.
J’aimerais aussi continuer à assister à des événements 1 ou 2 fois par mois en Europe afin de continuer mon projet de Voyage Autour des Stades et ainsi continuer à partager cette aventure. Le côté “partage” est pour moi essentiel dans cette aventure.

On te retrouve bientôt sur Fanstriker.com ?
Oui, j’espère pouvoir donner régulièrement des nouvelles sur fanstriker.com. N’hésitez pas à me suivre sur les réseaux sociaux (@sauhvictor) et sur mon site Voyage Autour des Stades.

Prochainement retrouvez Victor sur Fanstriker.com. Il nous partagera en quelques lignes ses découvertes sportives liées à l’expérience des fans dans les différents pays qu’il visite. 

 

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