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Fan expérience en France

Fanstriker, le bilan après 1 an et 1700 fans

Fanstriker fêtait son premier anniversaire il y a quelques semaines. C’est l’occasion de partager avec vous un premier bilan de cette aventure enrichissante.

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Fanstriker 1 an

Il y a quelques semaines, Fanstriker a fêté son anniversaire, sa première bougie. Retour sur cette première année d’actualités sur l’expérience fan et d’aventures pour toute l’équipe.

Dans cet article nous allons vous ouvrir les portes de Fanstriker (même si les portes sont toujours ouvertes chez nous). Alors vous êtes peut-être déjà un lecteur régulier, mais si vous êtes un tout nouveau lecteur, il est peut-être important de (re)présenter le concept. Fanstriker est un média regroupant plusieurs passionnés qui traite uniquement des sujets autour de l’expérience des fans de sports.  

Toutes les personnes qui ont participé à l'aventure Fanstriker en 2017

Toutes les personnes qui ont participé à l’aventure Fanstriker en 2017

L’origine du projet Fanstriker

C’était en janvier 2017, l’aventure Fanstriker démarrait sur fanstriker.com mais aussi sur Facebook, Twitter et Instagram (le compte Linkedin n’est arrivé qu’un peu plus tard). Le premier article présentait nos ambitions pour ce nouveau média. Avec notamment une ambition audacieuse, celle de devenir la source d’informations et d’inspirations de référence sur l’expérience fan dans le sport. 

“Pendant l’été 2016, je surfais sur le web à la recherche d’infos sur l’expérience spectateur dans le sport et je ne trouvais aucun média spécialisé sur la thématique de l’expérience fan. Alors je me suis dit pourquoi ne pas le créer ?! 6 mois plus tard, c’était lancé.”

Mathieu, fondateur de Fanstriker

Au départ, j’ai lancé le projet seul puis Johan est arrivé puis Alexis et ensuite Laure, Alexandre et Benjamin. Ensemble nous avons constitué une petite équipe à laquelle d’autres reporters sont venus se greffer ponctuellement. Au total, ce n’est pas moins de 11 personnes qui ont pu contribuer de près ou de loin à l’aventure Fanstriker.

Le bilan de cette première année en 2017

Le projet Fanstriker est avant tout un projet humain fait de rencontres entre des passionnés de sports. Ce premier bilan humain est relativement satisfaisant. Personnellement j’ai pu apprendre énormément comme ce que je partageais sur LinkedIn il y a quelques semaines. Avec toute l’équipe nous avons pu mettre en application des idées nouvelles et relever quelques défis.

Puisque les chiffres sont importants, voici un bilan chiffré de cette année 2017. Nous avons pu écrire pas moins de 150 articles sur l’expérience fan en France ou à l’étranger. 
Notre communauté social media est passée en une année de 0 à 1700 fans au total en regroupant tous nos réseaux sociaux. Tous les vendredis nous avons proposé près de 55 nouvelles idées via notre rendez-vous quotidien #FridayIdea sur Twitter et Facebook. 

Nous avons pu entrer dans les coulisses de 3 clubs professionnels, à Niort, à Rennes ou encore à Dunfermline en Ecosse lors de nos Inside Clubs Expérience au cours desquels nous analysons l’expérience fan dans le stade. 

Inside club au Stade RennaisINSIDE CLUB À RENNES Inside club à AFC DunfermlineINSIDE CLUB À DUNFERMLINE Inside club au Chamois NiortaisINSIDE CLUB À NIORT

 

Le site fanstriker.com totalise plus 20 000 sessions et a pu avoir une résonance intéressante sur les recherches web autour de l’expérience des fans avec 152k impressions pour 51k pages vues.
Dans l’ordre, Twitter, Facebook et LinkedIn nous apportent la plus grande part de visibilité. 

Le bilan statistiques de l'année 2017 pour Fanstriker

Le bilan statistiques de l’année 2017 pour Fanstriker

Les objectifs de 2018

L’année 2018 va représenter pour nous une vraie opportunité de grandir encore plus en structurant davantage le projet et en créant des partenariats avec des acteurs confirmés du sport, des médias, des clubs, des marques ou encore des agences. 
Nous serons présents sur davantage d’événements sportifs que cette année 2017 grâce au recrutement de nouveaux reporters locaux qui pourront vivre une expérience sportive dans leur ville, leur pays et en partager le retour sur Fanstriker.com. 

Les écoles du sport business sont pour nous un excellent moyen de se faire connaitre des futurs acteurs du sport (souvenez-vous de l’exemple Mc Donald et le Happy Meal réservé aux enfants que l’on utilise souvent sur Fanstriker) mais c’est aussi l’opportunité d’échanger et d’obtenir de nouvelles idées.

Notre souhait le plus fort est que de plus en plus de clubs comme le Stade Rennais, les Chamois Niortais, Dunfermline AFC, d’événements sportifs ou d’acteurs du sport comme le Groupe La Poste nous ouvrent leurs portes pour mettre en avant leurs actions auprès du grand public. 

Les objectifs pour 2018 pour Fanstriker

Les objectifs pour 2018 pour Fanstriker

Enfin, n’hésitez pas à soutenir le projet en nous suivant sur les réseaux sociaux de Facebook à Twitter en passant par Instagram et en continuant de nous partager les informations liées à l’expérience fan.
Vous pouvez aussi rejoindre l’équipe Fanstriker et/ou rédiger un article sur le site. Pour ça, n’hésitez pas à nous laisser un message sur tous les moyens de communication possibles. 

On compte sur vous pour nous partager vos retours qui nous permettrons d’apporter des améliorations à l’ensemble du projet Fanstriker. 

Au stade, je passe plus de temps à observer les animations, le comportement des fans et les actions du club que le match en lui même. J'aime le sport mais j'aime encore plus l'expérientiel. Qu'il soit dans le monde du commerce ou celui du sport business. | "Ceux qui essaient d'éviter l'échec, évitent le succès."

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Un policier référent dans les groupes de supporters en déplacement ?

Après un référent supporter dans les clubs, une expérimentation est en cours pour permettre la présence d’un policier référent dans les groupes de supporters visiteurs.

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Lors du match de Ligue 1 Conforama entre le RC Strasbourg Alsace et l’Olympique Lyonnais le 9 mars dernier, plusieurs acteurs dont les instances du football français ont réalisé une expérimentation auprès des supporters. 

 

L’encadrement des supporters adverses est un sujet sensible, dans une époque où le nombre d’arrêtés préfectoraux se multiplie et ne choque presque plus personne. Cette semaine, le média l’Équipe rapporte que depuis le début de la saison, les préfets ont publié plus de 70 arrêtés limitant la liberté d’aller et venir des supporters de football français. Un chiffre (trop) important.

Des arrêtés abusifs ?

Les préfectures se posent-elles de moins en moins de questions lorsqu’il s’agit de l’organisation d’un match de football ? Au regard du nombre d’arrêtés publiés, la question est légitime.
L’Équipe a d’ailleurs publié cette semaine un article qui présente les motifs d’arrêtés préfectoraux les plus originaux (ou ridicules selon la position que l’on adopte). Un article que nous vous invitons à lire.

@Lequipe

Une banderole de mécontentement des supporters face aux tribunes vides

Alors, il est vrai que le pays connait une longue période d’instabilité et d’inquiétude, entre les précédentes attaques terroristes, les manifestations régulières devenues dorénavant quotidiennes sur tout le territoire. Cette situation mobilise donc les ressources humaines dédiées à la sécurité du public. Par conséquent, l’organisation des événements sportifs passe au second plan. La sécurité du public étant un élément essentiel d’une organisation, cela complexifie l’équation.

Les préfectures ne se cacheraient-elles pas derrière ces événements qui touchent le pays pour répondre avec trop de facilité en refusant à un groupe de supporters de se déplacer pour soutenir leur équipe ?
Cette attitude ne risque pas d’améliorer l’entente entre ces deux mondes (l’administration et le supporterisme). Ni même de bonifier l’image des supporters vis à vis du grand public.
La situation est donc pénible pour tous le monde. Les clubs ne remplissent pas leur stade, le public présent ne bénéficie pas d’une ambiance stade optimale, les supporters ne peuvent pas assouvir leur passion et la préfecture ne laisse pas les meilleurs souvenirs.

Mais, il existe des solutions. L’une d’elle est actuellement en phase de test dans nos championnats de football professionnel.

Un policier parmi les fans adverses

Le 9 mars, c’était donc la date choisie par les différents acteurs qui soutiennent cette démarche. Le match de Ligue 1 Strasbourg RC vs O.Lyon a marqué le début d’une expérimentation innovante en matière de prévention, d’anticipation et de dialogue avec les supporters.

Plusieurs organismes portent ce projet important : la Fondation Nivel, la préfecture, la DNLH (division nationale de lutte contre le hooliganisme), la FFF, la LFP et les clubs concernés par les tests. La Fondation Daniel Nivel, fondée en 2000 à l’initiative de la fédération allemande de football, a pour objet de soutenir des actions de prévention des incidents autour des matchs de football, particulièrement ceux opposant des supporters aux forces de l’ordre.

Pour ce premier test inédit, c’est le RC Strasbourg en tant que club accueillant qui a collaboré pour développer le concept avec les supporters visiteurs pour ce match face à Lyon.
Ainsi, le groupe de supporters visiteurs comptait dans ses rang un “policier référent” désigné pour suivre le foule dès leur arrivée dans le Bas-Rhin jusqu’à leur départ post-match. Ce référent a pour rôle de dialoguer avec les supporters visiteurs, de les informer des mesures de sécurité applicables au stade à l’occasion de leur déplacement, et de faire le lien avec le chef du dispositif d’ordre public de la DDSP.

Cette opération sera dans un second temps envisagée dans plusieurs autres stades de Ligue 1 et de Ligue 2. Une évaluation du dispositif sera réalisée en fin de saison et au cours de la saison 2019/2020.

Une première réussie selon les acteurs

La LFP précise que de l’avis de l’ensemble des acteurs concernés, la première rencontre expérimentale fut une réussite. L’anticipation et la bonne préparation de la rencontre entre les différents acteurs a permis au policier référent, en lien avec le référent supporters, de dialoguer sereinement avec les groupes de supporters lyonnais  au stade de la Meinau.

Cette expérimentation a vocation à se poursuivre à Strasbourg, avec le soutien de la préfecture du Bas-Rhin, de la DDSP 67, de la Division Nationale de Lutte contre le Hooliganisme, de la FFF, de la LFP, de l’ANS et du RC Strasbourg. Elle sera, dans un second temps, appliquée dans plusieurs autres stades de Ligue 1 Conforama et Domino’s Ligue 2. Une évaluation du dispositif sera effectuée en fin de saison et au cours de la saison 2019/2020.

Le travail est relativement conséquent car selon certains supporters les conditions d’accueil des supporters adverses laissent parfois à désirer dans nos clubs. C’est ce que nous partage Loïc dans une interview où il raconte ses diverses expériences lors de ses déplacements.

Un référent supporters obligatoire depuis 2016

Depuis la loi du 10 mai 2016, chaque club a l’obligation de définir un « référent supporters » dans ses effectifs dans le but de renforcer les interactions entre le club et ses supporters. La nomination d’un policier référent s’inscrit dans la lignée de la volonté d’étendre le modèle du référent supporters aux relations entre les supporters et les forces de l’ordre, au travers d’une expérimentation avec les supporters en déplacement. Le public visiteur ne dispose généralement que de peu de repères et d’interlocuteurs réguliers du côté des forces de l’ordre. Un dialogue clair et apaisé des supporters visiteurs avec les forces de l’ordre doit être favorisé.

La nomination d’un « policier référent » au sein des forces de l’ordre s’inscrit dans un objectif de bon déroulement des déplacements de supporters dans les sites pilotes. Ce policier fait alors office de point de contact unique et privilégié des référents supporters et des supporters en déplacement.

Éduquer les plus jeunes dans les stades

Apprendre à devenir un bon supporter, c’est une action qu’a réalisé l’UNSS dans la région lyonnaise. Soutenue par plusieurs personnalités sportives, cette bonne action a pour but d’éduquer le plus jeune public dans les écoles au supporterisme. 

Nous avions également proposé une idée lors de notre rendez-vous du vendredi sur Twitter : le #FridayIdea avec une idée similaire directement dans les stades. Avec la mise en place d’une tribune de mini ultras composée uniquement d’enfants accompagnés par un ou plusieurs animateurs pour leur apprendre les chants, les danses et autres bonnes pratiques d’un supporter dans un club. 

Cette étape d’éducation est également très importante pour le futur car c’est en agissant aujourd’hui avec le jeune public que les clubs en profiteront. 

L’amélioration de l’accueil de tous les supporters en déplacement est un vrai sujet que le football n’arrive pas à gérer aussi facilement que dans d’autres pratiques. La mise en place d’un lien fort entre le club, le service de sécurité et les supporters va normalement permettre cette proximité. 
La question qui se pose est comment les supporters vont-ils accueillir un membre des forces de l’ordre dans leur rang. Celui-ci devra peut-être épouser les codes pour s’intégrer totalement dans le groupe (avec le port d’un maillot par exemple).
Est-ce que ce premier test vous semble être une bonne idée ?

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