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INTERVIEW : Benjamin Roumegoux, responsable commercial des Chamois Niortais

Première partie de notre trilogie sur l’expérience fan chez les Chamois avec l’ITW de Benjamin Roumegoux, le responsable commercial du club niortais.

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Les Chamois Niortais (Domino’s Ligue 2) nous ont ouverts la porte de leur expérience fan lors de la réception du Stade Brestois, le 14 avril 2017. Pour cette occasion, nous diviserons ce dossier spécial en trois parties. Aujourd’hui, nous commençons avec l’interview de Benjamin Roumegoux, le responsable commercial du club.

 

Bonjour Benjamin. Pour commencer, pouvez-vous vous présenter à nos passionnés d’expérience fan ?

Bonjour Fanstriker, je m’appelle Benjamin Roumegoux, j’ai 30 ans et je suis le responsable commercial du club des Chamois Niortais depuis deux ans. Je suis diplômé d’un Bachelor de Kedge Bordeaux puis d’un Master spécialisé dans le sport à Kedge Marseille.
Avant d’arriver à Niort, j’ai eu plusieurs expériences dans le sport, aux Girondins de Bordeaux (Ligue 1) chez Puma ou encore chez Airness.

Pouvez-vous nous présenter le club des Chamois Niortais ?

Les Chamois Niortais est un club qui fête, cette année, ses 91 ans et qui évolue en Domino’s Ligue 2 de football pour la 30ème saison au total. Nous sommes un club de Ligue 2 par excellence puisque nous n’avons évolué en Ligue 1 qu’une seule saison il y a 30 ans tout juste, en 1987-1988.

Comment le club est-il organisé pour compléter l’offre et l’expérience du spectateur ? Y a t-il un service dédié ?

Le club est encore assez novice en la matière. Il n’y a pas une personne en particulier en charge de l’expérience fan, elle implique tous les services du club : la communication, le marketing  ou encore le commercial.

Nous allons interviewer une fan du club prochainement, mais si l’on devait faire un profil type du supporter niortais, quel serait-il ?

Je dirais qu’il y a deux typologies de fans au stade. D’un côté le grand public, qui vient d’un milieu modeste, populaire et qui représente les valeurs du club. De l’autre, nous avons un public lié aux partenaires car nous avons un tissu économique local assez important.
La particularité de Niort est qu’elle est la 3ème place financière française derrière Paris et Lyon. Ce n’est pas rien pour une ville d’à peine 60 000 habitants. Finalement, si je devais définir le profil type du supporter niortais, ce serait un homme de 50-60 ans. 

Autour de la ville de Niort, les grandes villes de sport que sont Bordeaux et Nantes sont assez éloignées (1h30 à 2h de route). Plus proche de vous, il y a Poitiers qui possède un club en Pro B de basket et La Rochelle et son équipe de TOP 14 de rugby, qui ne sont qu’à une petite heure. Est-ce que cela a un impact sur l’affluence à René Gaillard ?

Honnêtement, non. D’ailleurs, nous travaillons beaucoup avec le Stade Rochelais et le Poitiers Basket 86 sur des événements que nous organisons depuis deux saisons. Nous échangeons entre nous car il est intéressant de voir ce que font les autres sports. Bien sûr, le Stade Rochelais (qui a multiplié les sold-out cette saison) est un exemple parce qu’il ne faut pas oublier que le club, il y a une dizaine d’années, c’était 2 000 spectateurs dans un stade un peu vieillot. Nous nous reconnaissons dans ce club et nous aimerions beaucoup lui ressembler aujourd’hui. Dans le Niortais, il n’y a pas de grande concurrence, nous avons une équipe de handball féminin qui est en Division 1 (Celles-sur-Belle) et un club de rugby en Fédérale 2 (Stade Niortais Rugby). Au niveau du produit football, vous avez cité les Girondins de Bordeaux et le FC Nantes qui sont éloignés, il n’y a donc pas vraiment de concurrence à proprement parler sur ce terrain. Ni même avec le Stade Rochelais et le Poitiers Basket 86 puisque nous avons la chance de ne pas jouer les mêmes jours.

Stade René Gaillard - Niort@coraliedenoues (Twitter)

Stade René Gaillard – Niort

Le stade René Gaillard peut accueillir jusqu’à 11 352 personnes. Cette saison, quelle est l’affluence moyenne ?

La capacité totale est bien de 11 352 mais nous bâchons les virages du stade, ce qui fait que la capacité commerciale est à 6 600 spectateurs. Depuis que la Licence Club n’impose plus d’être à 10 000 places minimum nous ne proposons plus les places en virage à la vente pour avoir une affluence plus importante. Aujourd’hui, nous sommes aux alentours de 4 000 spectateurs de moyenne sachant que nous avons trois matchs important à venir avec ce soir Brest puis Reims et Strasbourg. Cela devrait nous placer parmi les dix premières affluences de Domino’s Ligue 2.

Le jour et l’horaire de programmation de la rencontre ont-ils un impact sur l’affluence ?

Très clairement, oui. Quand nous jouons le samedi après-midi, nous voyons que le public est différent, nous arrivons à attirer plus de familles par exemple. Par contre, il y a beaucoup moins de partenaires présents. Pour le côté commercial, le vendredi soir est plus adapté. Nous avons plus de 1 000  business seats, ce qui est notre cible principale puisque cela représente 80% de notre chiffre d’affaires.

Le stade René Gaillard possède une particularité qu’il partage uniquement avec le Stade de France et le Stade Louis II de Monaco dans le football professionnel français : sa piste d’athlétisme. Est-ce qu’il s’agit d’un inconvénient important dans le cadre de l’expérience spectateur ?

C’est très clairement un point négatif du stade, si ce n’est LE point négatif. Nous souffrons du fait que ce ne soit pas un stade de football, mais un stade omnisports. Le spectateur est à près de 30 mètres du spectacle. De plus, nous devons cohabiter avec le club d’athlétisme. Pour la petite histoire, hier (NDLR : jeudi 13 avril, veille du match), il y avait un entrainement au lancer de javelot sur le terrain du stade René Gaillard, la veille d’un match de Domino’s Ligue 2. C’est difficile à croire à un tel niveau et c’est un vrai souci aujourd’hui. C’est notamment ce qui a motivé l’activation d’un projet de nouveau stade.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus au sujet de ce projet de nouveau stade ?

L’idée du nouveau stade est d’avoir un outil fonctionnel qui nous permette de l’exploiter au quotidien, 365 jours par an et d’attirer un public nouveau. En termes de capacité totale, l’idée serait de le porter à 8 500 places.

Un “petit” stade mais un stade plein, modulable jusqu’à 12 000 places en cas d’accession à la Ligue 1. Il y aurait trois tribunes fonctionnelles pour les spectateurs et une tribune-bâtiment qui nous permettrait d’accueillir, pourquoi pas, une brasserie, un five, une garderie… Nous hésitons entre une rénovation et un nouveau stade à côté du stade existant. Nous aurons des réponses à ce sujet d’ici le mois de juin et l’étude de faisabilité sur le site de René Gaillard. 

Pour revenir sur le jour de match, existe-t-il des animations mises en place avant et après la rencontre ?

Ponctuellement, oui. Je ne l’ai pas encore précisé mais nous travaillons avec le consortium G2 Strategic. Étant un petit club, nous nous sommes accordés sur le fait qu’il était plus important pour nous de mettre en avant trois ou quatre matchs de gala plutôt que de s’efforcer à faire des animations lors de chaque rencontre. 19 matchs, pour nous, c’est impossible à tenir en termes budgétaire et de ressources humaines.

Comme type d’activation, nous mettons en place la Terrasse, qui rejoint la discussion concernant la piste d’athlétisme. Il s’agit d’une prestation qui exploite la piste d’athlétisme, ce qui nous permet d’être à 3 mètres du poteau de corner. Ce type de prestation, que nous délivrons sur une dizaine de matchs, nous permet de toucher un public différent qui ne vient pas pour voir le côté tactique du match mais plutôt pour passer un moment convivial. Nous faisons d’autres actions plus classiques comme des villages d’animations pour les enfants, des opérations autour du match de Noël. Nous avons quelques idées à développer pour la saison prochaine pour attirer le public féminin et étudiant puisque nous travaillons avec l’IAE de Niort depuis cette saison. L’idée générale est d’aller chercher le public féminin, familial et étudiant. 

Quelles actions à destination des supporters mettez-vous en place durant la rencontre ?

Assez peu d’actions pour cette saison. Nous mettons en place des animations liées à un partenaire puisque nous avons la particularité d’avoir un partenaire match quasiment à chaque rencontre. Sinon nous avons des animations assez classiques. Nous faisons venir des groupes qui animent et mettent l’ambiance dans le stade, ce sera d’ailleurs le cas pour la réception de Strasbourg. Nous avons également un groupe de hip-hop qui anime l’avant-match et la mi-temps mais nous réfléchissons à un challenge à la mi-temps avec une grande marque pour faire une activation assez sympa et décalée, qui n’a pas encore été faite.

Animer le stade est un vrai enjeu pour nous parce qu’aujourd’hui, puisqu’il n’y a pas d’animation d’avant-match, les supporters arrivent très tard au stade. Nous aimerions donc rajouter de l’animation avant le match et à la mi-temps pour que la vie du fan soit différente et plus rythmée.

Quelles actions mettez-vous en place pour rester au contact de vos supporters au quotidien ?

Notre parti pris est d’avoir une communication décalée. Nous avons un community manager qui est en charge de la communication depuis le mois de septembre et qui est pleinement au club, ce qui est une nouveauté puisque la personne qui s’en occupait jusque-là était extérieure au club. Nous en avons profité notamment lors du match contre le PSG pour faire parler de nous et nous placer comme un trublion du football. Pour nous, c’est le seul moyen d’exister aux côtés des gros clubs français et de pouvoir se placer comme un club sexy et sympa. C’est comme cela que l’on arrive à attirer les gens et à les engager par des jeux-concours. Mais, de plus en plus, nous essayons de faire gagner des moments “money can’t buy”, des expériences de vie du club et du groupe professionnel. C’est quelque chose que l’on souhaite davantage développer la saison prochaine. Par exemple, cette semaine nous avons organisé un tournoi Fifa avec les étudiants de l’IAE de Niort, car l’eSport est quelque chose que l’on suit aussi pour les saisons à venir. Le duo vainqueur va être intégré dans la vie du groupe professionnel lors de la reprise en début de saison prochaine, va participer à la photo officielle ou encore aux déplacements de l’équipe. 

Ces actions sont aussi des moyens de récupérer des informations sur vos supporters. Utilisez-vous d’autres moyens pour y parvenir ?

Le jeu-concours reste le moyen le plus simple et le plus rapide pour récolter des données. Nous avons la chance aujourd’hui de “connaitre” le public qui vient au stade, notre soucis est d’aller chercher les autres. Le public qui vient au stade nous suit sur Facebook, Twitter ou Instagram, il consomme du Chamois Niortais. Le public que l’on ne connait pas, nous arrivons à le toucher via les tournois Fifa pour les étudiants, via notre rapprochement avec une société qui nous permettrait de rentrer en contact avec une cible plus familiale, via des boutiques ou des grands magasins qui nous permettraient de toucher un public féminin. Aujourd’hui, récupérer les données ce n’est pas forcément une nécessité chez nous puisque nous connaissons déjà notre public, maintenant le plus dur est d’aller chercher les personnes n’étant pas étiquetées “Chamois Niortais”.

Pour prendre un peu de hauteur, est-ce que la Ligue de Football Professionnel sensibilise les clubs à l’expérience fan ?

Oui, la LFP met en place des séminaires liées à la communication, l’expérience fan, l’accueil dans les stades. Notre directeur général fait d’ailleurs partie d’une commission liée à cette dernière problématique. Améliorer l’accueil est vraiment un point important chez nous car notre outil stade n’est pas forcément très accueillant. Nous faisons donc tout pour que les services, les prestations et les interlocuteurs avec le public le soient. On s’attache vraiment à être un club familial et de proximité.

Domino’s Pizza est devenue partenaire-titre du championnat de Ligue 2 cette saison. Des actions sont-elles mises en place entre la marque et le club ?

Non bizarrement la marque n’active que de la visibilité avec la LFP. Nous n’avons rien qui nous impose d’être lié à Domino’s Pizza et, en l’occurrence, nous sommes assez proches d’une autre marque de pizzas.

Quelle est la plus grande source de revenus du club ? Que représentent les recettes match day ?

Aujourd’hui, le budget du club est de 9 millions €. Comme pour les autres clubs de Ligue 1 et de Domino’s Ligue 2, la part la plus importante est liée aux droits TV avec plus de 4 millions d’euros €. Les partenariats représentent un peu moins de 2 millions €. Chez nous la partie matchday n’est pas très développée notamment parce que la structure ne nous permet pas de travailler là-dessus. Le merchandising n’est pas un point que l’on travaille beaucoup car embaucher quelqu’un sur cette mission serait bien plus coûteux qu’intéressant. Nous sous-traitons la partie restauration pour essayer de diversifier l’offre de nourriture et nous allons intensifier cela.

Sur le matchday, à part les revenus liés aux partenaires présents nous pratiquons des prix inférieurs à nos concurrents de Ligue 2. Donc ce n’est malheureusement pas encore là où l’on développe nos revenus mais l’idée est d’avoir un nouvel outil pour le développer, bien entendu.

“Aujourd’hui, le football est en concurrence avec le cinéma, le bowling, les restaurants parce que nous sommes dans la catégorie des loisirs et le public peut hésiter entre ces différents divertissements.”

Pensez-vous que le développement de l’expérience fan puisse permettre aux revenus matchday de devenir la première source de revenu de votre club ?

La plus grande je ne sais pas parce que les droits TV et le sponsoring représentent une telle part que cela est difficile de l’envisager. Mais aujourd’hui on se rend compte que les gens sont demandeurs malgré tout. C’est plus par manque de moyens humains et financiers que nous avons des difficultés à développer la partie matchday. Mais nous avons remarqué des idées intéressantes dans ce sens comme l’application DigiFood qui permet de se faire livrer son repas à sa place. Nous allons d’ailleurs lancer notre application cet été. L’idée est d’avoir une relation au quotidien avec nos fans pour pouvoir développer nos revenus matchday. Nous allons également changer d’équipementier (NDLR : les Chamois ont depuis signé avec ERIMA), ce qui va nous permettre de développer la boutique car son développement va profiter au merchandising.

De manière plus globale, en tant qu’acteur investi mais aussi analyste, que pensez-vous de l’expérience fan en France ? 

Je pense que nous sommes encore en retard sur nos voisins même si, finalement, il reste beaucoup de pays où cette notion n’est pas développée. Alors bien sûr, il y a les Américains et leurs activations toutes les 5 minutes qui est un concept poussé à l’extrême. Je ne sais pas si le public français est prêt à ça mais c’est vrai que créer un spectacle dans le spectacle est quelque chose de très intéressant pour le fan et ceux qui viennent, justement, pour voir un show.

Aujourd’hui, nous sommes en concurrence avec le cinéma, le bowling, les restaurants parce que nous sommes dans la catégorie des loisirs et le public peut hésiter entre ces différents divertissements. Dans le football, la LFP essaye de faire plusieurs choses pour améliorer l’expérience fan, à l’image de la finale de la Coupe de la Ligue 2017 et le show d’ouverture, ils essayent de mettre en place un marketing expérientiel intéressant.

 

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Est-ce qu’il y a une idée fan expérience qui vous a marquée dans le monde du sport ?

Il y a en plein mais la Kiss Cam est une activation plutôt sympa. Je suis impressionné par le All Star Game et le fait qu’un match puisse attirer du monde pendant trois jours pour différents challenges de lancers, de dunk et autres. Et tout cela sponsorisé bien entendu. Egalement, quelque chose qui, je trouve, est vraiment porteur c’est la mascotte. Cela a beaucoup de sens pour moi et nous sommes, en France, encore un peu retard là-dessus. Il y a plein de choses à faire avec ces mascottes que l’on ne fait pas. Je pense notamment à la mascotte des Chicago Bulls qui fait des trucs de fou à tous les matchs. Encore une fois, je ne sais pas si le public français est prêt pour ce type d’action. Après, en football nous souffrons forcément du fait d’être à l’extérieur, cela ne nous permet pas d’activer autant de choses que les sports de salle. Toujours aux Etats-Unis, quand on voit qu’au Superbowl, en une mi-temps ils arrivent à installer une scène et à mettre en place un concert de Beyoncé ce sont des choses hallucinantes que l’on n’est même pas prêt à imaginer pouvoir faire en France.

Est-ce que vous pensez que les clubs ont la volonté d’investir du temps et de l’argent dans l’expérience fan ? Est-ce qu’ils auront besoin d’être accompagnés ?

Très clairement aujourd’hui ils ne sont pas disposés à le faire parce que les budgets communication et marketing sont les premiers que l’on coupe en cas de besoin. Ou en tout cas les premiers que l’on essaie de ne pas développer, puisque le modèle économique d’un club de football repose beaucoup sur la vente de joueurs. C’est vrai que développer des actions marketing peut être coûteux donc c’est compliqué à mettre en place. Mais oui, je pense que les clubs auraient besoin d’être accompagnés. Nous le sommes par exemple, par le biais de G2 Strategic qui a été mandaté par la LFP et avec qui nous travaillons de manière continue, au-delà de l’accord avec la LFP. Nous avons besoin de conseils et de personnes ayant le recul, l’expertise et l’expérience de G2 Strategic dans le sport américain notamment.

Aujourd’hui on a tous intérêt à s’inspirer des sports américains et d’intérieur car, même si nous avons des problématiques différentes, les meilleures activations ont lieu dans les salles.

Pour finir, quel point de vue sur l’expérience fan aimeriez-vous connaitre lors d’une prochaine interview d’acteurs du sport sur Fanstriker ?

J’aimerais bien voir ce qui peut se faire dans d’autres sports. J’ai par exemple eu la chance d’aller voir ce qui se fait du côté des Boxers de Bordeaux (Ligue Magnus) en hockey sur glace et j’ai adoré la gestion de l’écran géant, du speaker, de la présentation des joueurs. Ce sont des choses toutes simples que nous pourrions faire mais que nous ne faisons pas. J’ai aussi la chance d’aller voir assez souvent du handball et du basket qui ont un côté “show” que nous n’avons pas du tout et qui serait intéressant à importer dans le football.

 


Merci Benjamin pour cette ITW. Bonne fin de saison aux Chamois et nous suivrons avec attention la sortie de votre application et l’avancée du projet nouveau stade !
Dès demain, vous retrouverez le reportage sur notre propre expérience fan à René Gaillard.

En attendant, vous pouvez toujours réagir et échanger avec nous via twitter 

Jeune manager du sport, je suis convaincu que le salut économique des clubs professionnels passe par le fan. "Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j'apprends."

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INSIDE CLUB : Noël avant l’heure à l’Allianz Riviera avec l’OGC Nice

Pour son dernier match à domicile avant Noël, nous sommes allés rendre visite à l’OGC Nice pour observer l’expérience que propose le club niçois à l’Allianz Riviera.

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Inside à l'Allianz Arena avec l'OGC Nice

Alors que la trêve hivernale et que les traditionnelles fêtes de fin d’année approchent, nous avons reçu une invitation de l’OGC Nice pour venir goûter à l’esprit festif et convivial qui règne lors de chacune de leurs rencontres à domicile. C’est donc avec plaisir que nous nous sommes rendu à l’Allianz Riviera pour tester l’expérience fan lors du match de Noël.

 

Pour la 18ème journée de Ligue 1 Conforama, l’OGC Nice recevait l’AS Saint-Etienne le dimanche 16 décembre à 17h00 (initialement le match devait être joué le vendredi 14 mais a été reporté par la préfecture). Dernier match à domicile avant les fêtes, c’est ce weekend que le club Niçois avait décidé de réaliser plusieurs animations spécifiques dans l’esprit de Noël.
Notre visite tombait tout juste au bon moment pour profiter de cette magie à l’Allianz Riviera. 

Les enfants du Mèfi Club avec les bonnets de Noël offerts par l'OGC Nice@OGCNice

Les enfants du Mèfi Club avec les bonnets de Noël offerts par l’OGC Nice

C’était Noël sur le parvis de l’Allianz Riviera

Le parvis a pris vie dès 14h, soit trois heures avant le début de la rencontre. Ouvrir trois heures avant le match est aussi une bonne pratique réalisée dans plusieurs clubs dont le Stade Rennais.
Le public peut profiter pleinement des animations de Noël entièrement gratuites proposées par l’OGC Nice à ses supporters. Actualité oblige, pas de gilets jaunes ce soir là au stade mais des bonnets rouges… de Père Noël par milliers. C’est en effet la première image marquante que nous avons eu lors de notre arrivée au stade. Ce ne sont pas les spectateurs de par leur propre initiative qui sont venus avec le bonnet mais bien le club qui leur offrait, en plus d’un petit carnet, un bonnet du Père Noël avec le logo du club, le tout agrémenté d’une grande distribution de chocolats de Noël. Cette action permet tout de suite de poser la thématique de la soirée et de créer une ambiance de Noël sur le parvis du stade et d’offrir aux spectateurs un souvenir qu’ils pourront garder pour se remémorer cette expérience.

Côté restauration, les foodtrucks proposaient tous un menu spécial Noël. Un menu élaboré en collaboration avec le club, afin de plonger davantage le public dans cette ambiance festive et peut-être aussi de donner des idées pour le repas des fêtes que chacun dégustera prochainement.

L'un des foodtrucks sur le parvis de l'Allianz Riviera

L’un des foodtrucks sur le parvis de l’Allianz Riviera

Il était impossible d’imaginer une soirée spéciale Noël sans la présence du Père Noël. L’homme à la barbe blanche était bien présent ce dimanche à l’Allianz Riviera. Les fans pouvaient s’ils le souhaitaient repartir avec leur photo aux côtés de Santa Claus, un second souvenir à ramener à la maison après seulement quelques minutes.
Ce stand joliment décoré se trouvait au centre des différentes animations proposées pour les petits comme pour les plus grands : château gonflable, photobooth ambulant, coloriages, jeux en bois, maquillage, tatouage, manège, teqball, baby-foot… 

Le Père Noël de l'OGC Nice

Le Père Noël de l’OGC Nice

Nous n’avons pas entendu les grelots tintinnabuler mais une playlist spéciale Noël émerveillait les enfants et rappelait de bons souvenirs aux plus grands.

Lors de ce match, une collecte exceptionnelle de jouets a été organisée par l’OGC Nice et le Secours Populaire des Alpes-Maritimes au profit des familles les plus modestes qui via cette action auront eux aussi le droit de goûter à la magie de Noël. Et pour chaque match, Nice réalise une collecte au profit des restos du Coeur. Nous tenions à saluer l’initiative niçoise.

Enfin, les enfants de moins de 12 ans ont pu recevoir leur premier cadeau de Noël lors de cette rencontre puisqu’ils étaient invités à venir assister au match gratuitement, opposant leur équipe favorite l’OGC Nice face à l’AS Saint-Etienne.

Un fan de l’OGC Nice en immersion totale

Le club Niçois réalise régulièrement de belles actions pour soutenir des causes via son Fonds de Dotation.
Il y a quelques jours, via son Fonds de Dotation, le club avait organisé une vente aux enchères à laquelle les partenaires et supporters du club pouvaient participer. Grâce à la générosité des participants, 92 000 € ont été récoltés en faveur au profit de la Fondation Lenval qui soutient les enfants malades. 

Nous en avons parlé sur Fanstriker récemment, le club a réussi à proposer une expérience totalement inédite tout en soutenant une cause pour réaliser des actions citoyennes sur “l’enfance” et la “proximité” à travers son Fonds de Dotation, une nouvelle fois. 
Pour espérer tenter de gagner une immersion totale avec l’équipe et le staff en jour de match, les fans pouvaient participer à une grande tombola en se connectant sur le site internet du club en donnant un montant entre 5€ à 15€.

C’est Kevin, fan inconditionnel du club qui a eu la chance d’être le grand gagnant de cette aventure. Il a pu suivre le programme d’une journée type en matchday en immersion totale avec le groupe professionnel, le déjeuner avec l’équipe, la collation, la causerie du coach (qu’il décrit d’ailleurs comme étant très “avenant“), le trajet en bus, la reconnaissance de la pelouse, le match, le discours à la mi-temps dans le vestiaire et enfin les traditionnelles sollicitations médiatiques d’après match.
Le chanceux était comme dans un rêve et souhaite à tous les autres fans des Aiglons de vivre un jour cette expérience. Kevin se sentait même “prêt à rentrer sur le terrain“. Cette expérience unique proposée par l’OGC Nice sera, nous l’espérons, renouvelée pour pouvoir réaliser le rêve des nombreux autres fans.

Le Mèfi Club, l’atout kids de l’OGC Nice

Le Mèfi Club, c’est le club des pichouns supporters de l’OGC Nice. Il suffit d’avoir moins de 12 ans et de régler la cotisation de 9€90 (gratuit pour les enfants de moins de 12 ans déjà abonnés au stade) pour pouvoir profiter des nombreux privilèges toute la saison (pack de bienvenue, séances de dédicaces, entraînements des joueurs, réductions en boutique et billetterie, etc.).

Le Mèfi Club qui accueille Patrick Viera et ses joueurs@OGCNice

Le Mèfi Club qui accueille Patrick Viera et ses joueurs

À chaque rencontre de l’OGC Nice, plusieurs enfants membres sont sélectionnés pour être les acteurs de l’avant match et cela au plus près du groupe professionnel.
Les enfants vêtus du t-shirt du Mèfi Club et d’un bonnet de Noël sont accompagnés de plusieurs animateurs. Après une visite des vestiaires, ce sont eux qui ont le plaisir d’accueillir les joueurs à leur arrivée au stade ce soir.
Ils se rendent ensuite au bord de la pelouse pour rencontrer l’aigle Mèfi, (Mèfi signifie “prends garde” en Niçois) un aigle impressionnant qui a donc donné son nom au Mèfi club et dont le baptême a été choisi par tous les écoliers niçois. Ensuite les enfants vont accueillir de nouveau les joueurs lors de leur entrée sur la pelouse pour l’échauffement en formant une haie d’honneur. Après ces moments forts en émotions, les membres du Mèfi Club passent le match en tribune à encourager leurs joueurs.
Ces moments vécus au plus près des joueurs sont des souvenirs indélébiles. Des souvenir qui sont sûrement partagés avec les copains dès le lendemain matin à l’école qui n’auront qu’une envie : rejoindre le Méfi Club.

La haie des kids du Mèfi Club pour l'arrivée des joueurs à l'échauffement

La haie des kids du Mèfi Club pour l’arrivée des joueurs à l’échauffement

À Nice, c’est une expérience totale à chaque match

Virginie Rossetti, la Directrice de la Communication de l’OGC Nice nous l’a confirmé, les ingrédients mis en place pour ce match face à Saint-Etienne sont présents à chaque rencontre du club. L’OGC Nice souhaite soigner son accueil, mettre en avant l’humain, tenir ses promesses et proposer à toutes les typologies de spectateurs une expérience la plus totale possible.

À chaque rencontre de l’OGC Nice les spectateurs peuvent passer du temps sur le parvis de l’Allianz Riviera avant le début du match et profiter de la boutique, de la terrasse et des foodtrucks pour se restaurer sur le food court. Mais aussi des animations d’avant-match diverses et variées pour tous les publics : jeux pour enfants, le Village Allianz Famille pour les footballeurs en herbe, distribution de goodies à chaque match, animations ambulantes, scène Émotion avec des artistes qui se produisent en live…

L'une des animations sur le Village Allianz Famille@OGCNice

L’une des animations sur le Village Allianz Famille

À noter, proche du Village Allianz Famille une oeuvre d’art rappelant le mythique Stade du Ray (l’ancien stade du club niçois), un hommage que l’OGC Nice se devait de faire pour ne pas oublier son histoire. Les efforts entrepris par le club sont donc considérables et permettent à tous d’apprécier l’avant-match. C’est aussi un très bon moyen de réguler les flux d’arrivées du public.

Le village Allianz Famille sur le parvis du stade

Le village Allianz Famille sur le parvis du stade

Un photobooth mobile qui va à la rencontre des fans sur le parvis de l'Allianz Riviera

Un photobooth mobile qui va à la rencontre des fans sur le parvis de l’Allianz Riviera

L'un des jeux en bois sur le village Allianz Famille

L’OGC Nice propose également une offre étudiante pour les BDE de la région. Ces derniers peuvent commercialiser des places aux étudiants et ainsi venir assister au match. Cela leur offre l’accès à un espace qui leur est réservé en avant match et où ils peuvent se divertir autour de parties endiablées de baby-foot et de beer-pong, avec une playlist soigneusement choisie et une ambiance tamisée très sympathique.

L'ancien joueur Ederson qui partage ses anecdotes dans le Café des Aiglons en avant match

L’ancien joueur Ederson qui partage ses anecdotes dans le Café des Aiglons en avant match

Enfin, nous avons été marqué et agréablement surpris par l’expérience que nous avons vécu au Café des Aiglons, véritable musée dédié au club, situé dans le Musée National du Sport à l’Allianz Riviera. Un lieu accessible gratuitement toute l’année et ouvert les jours/soirs de match.
Dans ce Café des Aiglons, nous pouvons y retrouver des billets de match historiques, des feuilles de match, des écharpes, des affiches, des programmes, des photos et des maillots historiques des Aiglons. De plus, lors de chaque rencontre à domicile, le Café des Aiglons accueille un ancien joueur pour une séquence anecdotes avec l’opération “Raconte-moi”.
Un ancien joueur de l’OGC Nice se présente devant le public durant une petite heure pour signer des autographes, prendre des photos et raconter quelques anecdotes sur sa carrière et son passage au club. Nous avons donc eu la chance d’écouter Ederson, anciens joueurs brésilien emblématiques du club.

Le joueur vedette de la journée reçoit le Trophée de l’ancien Aiglons juste avant le coup d’envoi des mains de Virginie Rossetti, la Directrice de la Communication du club au centre de la pelouse. Le joueur adresse un petit mot aux supporters. Pour Ederson, qui est un vrai symbole pour le peuple niçois, il a pu bénéficier d’un bel accueil par le public. Il est d’ailleurs resté longuement avec le kop en tribune. 

L’ambiance et l’animation pendant le match

Même si les animations d’avant match sont d’une grande intensité, le show ne s’arrête pas là.
Avant que les deux équipes ne pénètrent sur la pelouse nous avons pu assister au fameux vol de Mèfi, l’aigle de l’OGC Nice. C’est très impressionnant de le voir déployer ses ailes et son cri vient donner une atmosphère très particulière dans le stade, qui applaudit une fois que l’aigle à rejoint le dresseur dans le rond centrale.

Le vol de l'aigle Mèfi avant le lancement du match

Après avoir assisté au bord du terrain au fameux “Nissa la bella” l’hymne niçois, à l’entrée des deux équipes sous les acclamations du public présent, et ayant pu observer les nombreux drapeaux sur le terrain, nous avons rejoint notre place en tribune pour assister au match.
À la mi-temps, une distribution de ballon occupait le public en tribune, activation mise en place avec l’un des partenaires du club : Century 21 Lafage Transaction. Ce qui permet une nouvelle fois de faire plaisir aux spectateurs présents et surtout de leur proposer une action durant la période importante de la mi-temps.
Du côté du jeu, les deux équipes se sont séparées sur un match nul, un partout. Le spectacle sur la pelouse n’était pas forcément au rendez-vous, la météo non plus mais nous en avions pris plein les yeux.
À noter la minute de silence parfaitement respectée et une banderole de soutiens pour l’épisode dramatique qu’a vécu Strasbourg déployée par les supporters niçois.

Un fan de l'OGC Nice tatoué du logo Nissa sur la main

Un fan de l’OGC Nice tatoué du logo Nissa sur la main

Une expérience complète à Nice

Notre expérience a été relativement complète à l’Allianz Riviera, le Mèfi Club est une très bonne action qui permet aux plus jeunes de profiter de moments exceptionnels. Des enfants qui seront probablement les supporters de demain. C’est un moyen pour le club d’éduquer et de façonner ses futurs fans.
L’arrivé des joueurs à l’intérieur du stade n’était accessible qu’aux enfants du Mèfi Club pour ce match, cependant la théatralisation de l’arrivée des joueurs est proposé à l’extérieur de l’enceinte à l’ensemble du public pour les grosses affiches.
La remise du Trophée de l’ancien Aiglons pourrait faire partie d’une offre expérience fan valorisée avec la possibilité pour le fan de remettre lui même ce trophée.
Les écrans dans le stade sont peut-être sous exploités. Davantage d’interactions entre le speaker, les écrans géants et les fans seraient une bonne amélioration. 
Enfin, le club propose une vraie diversité de parcours et pour tous types de public, il confirme son positionnement et son envie de proposer une expérience de qualité à ses fans.

Merci au staff de l’OGC Nice pour ce très bon accueil qui nous a permis de partager avec vous cette expérience d’immersion avant Noël.

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