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INTERVIEW : bFAN, l’appli mobile qui anime les communautés de fans dans les clubs

À l’heure où le digital est partout et presque indispensable pour les clubs, nous avons discuté avec Nicolas Mencière, co-fondateur de bFAN.

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bFAN, l'interview

Temps de lecture environ 8 minutes

A l’heure où le digital est partout et presque indispensable pour les clubs, nous avons discuté avec Nicolas Mencière, co-fondateur de bFAN, une startup qui aide les clubs à animer leur relation avec leurs fans. Découvrez leur concept.

 

Salut Nicolas, peux-tu nous présenter bFAN et en quelques mots ? 

bFAN permet aux ligues et aux clubs professionnels d’offrir et de faire vivre à leurs fans des expériences inoubliables.

Plus concrètement, c’est une application mobile pour le club, gratuite pour les fans, sur laquelle le club peut poster grâce à notre plateforme de “fan engagement” du contenu varié dans le but de transformer  l’expérience de ses fans. Cette application offre aux clubs un nouveau moyen de communiquer, de fidéliser leurs fans, mais aussi de mettre en avant leurs sponsors en offrant de nouveaux espaces digitaux.  

Quelle est la cible exactement pour bFAN ?

Nous ciblons spécifiquement les clubs professionnels par équipe où la notion de communauté de fans est particulièrement importante  mais aussi les évènements ponctuels ou récurrents qui auraient la nécessité d’une appli mobile. Nous leur fournissons une appli clé en main en vraie marque blanche (NDLR : la marque bFAN n’apparaît nulle part) aux couleurs du club.

S’il y avait un gros avantage à l’utilisation de bFAN par les clubs à mettre en avant, lequel serait-il ?

bFAN offre beaucoup d’avantages pour les clubs, le premier étant que le club va disposer d’une application mobile professionnelle similaire à celles de gros clubs (PSG, Monaco) mais à une fraction du coût. De plus, le club obtient automatiquement les dernières fonctionnalités, mises à jours et bug fix. Une application de test est délivrée en quelques jours et une fois le contrat signé, elle est disponible en quelques semaines dans les Google et Apple stores. Il n’y a donc aucun risque ou surprise pour les clubs.

Ensuite, le club peut grâce à l’application faire participer les fans aux matchs grâce à un système innovant de gamification et de fidélisation.

C’est aussi un outil qui permet au club de créer de “l’User Generated Content” (du contenu généré par les fans eux-mêmes) et d’ensuite le réutiliser sur les réseaux sociaux.

Pour finir, et ce point est particulièrement important pour les clubs, leurs partenaires peuvent être mis en avant au sein de l’appli aux travers de divers espaces digitaux.
L’appli n’est donc plus un coût, mais une source de revenus pour eux. Un aspect tout particulièrement intéressant pour des budgets souvent limités.

L'application mobile bFANbFAN

L’application mobile bFAN

Quel est l’avantage de bFAN pour les fans ?

Avec bFAN, le fan est le grand gagnant. Il a la télécommande du match entre les mains. Il est en contact avec l’équipe en permanence. Il  obtient des informations en live, reçoit des push notifications et participe aux décisions et à la vie du club.
Par exemple, le club peut demander aux fans de prédire le score à la mi-temps ou encore de répondre à des sondages. Et plus le fan s’investit avec le club, plus le club peut directement reconnaître sa fidélité en lui faisant vivre des expériences uniques comme rencontrer des joueurs ou gagner des cadeaux uniques comme le maillot autographié par l’équipe.

Comment vous est venue l’idée de concevoir une application mobile pour aider les clubs à animer leur communauté de fans ?

Nous avons commencé à réfléchir avec mon partenaire Jean de Boysson à un concept dans le sport il y a quelques années. Au fur et à mesure du temps l’idée a évoluée jusqu’en 2014/2015 où nous avons réalisé que très peu de choses étaient faites pour les fans. Nous avons alors décidé de lancer bFAN.

Au contact des clubs, nous nous sommes rendus compte qu’il y a également un besoin fort chez les clubs d’avoir leur propre application mobile pour interagir avec leurs fans mais leurs budgets sont limités. C’est ce qui a fini par solidifier notre offre : un produit haut de gamme mais clé en main et accessible par tous les clubs.   

On peut dire que c’est une bonne idée, alors concrètement, comment l’application est-elle accueillie par les clubs ?

Nous avons de très bons retours par les clubs à qui nous avons présenté bFAN. C’est pratiquement 100% de retours positifs. Les clubs ont compris qu’il y a une réelle utilité, un vrai besoin de la part de leurs fans de bénéficier d’une solution digitale comme la nôtre. Ils ont aussi des  contraintes de modernisation qui sont imposées par leurs ligues et un besoin d’attirer un public toujours plus jeune.

La plateforme de gestion bFANbFAN

La plateforme de gestion pour le club, similaire à l’univers WordPress

Par contre, le cycle de vente dans un club est un peu long, cela s’explique car les décisionnaires sont parfois différents et difficilement accessibles. Mais l’intérêt d’un nouveau moyen de diffuser du contenu et ainsi de le monétiser en ciblant le public suscite un réel intérêt.
C’est aussi une solution envisageable pour augmenter son taux de remplissage, le nombre de partenaires et les revenus en matchday et hors matchday.

Comme beaucoup de projets dans le sport, je sais que bFAN est un véritable projet d’équipe. Peux-tu nous en dire plus à propos des personnes qui mènent ce projet ?

Comme je l’ai dit plus haut, nous sommes deux co-fondateurs : moi-même (Nicolas Mencière) et Jean de Boysson. Nous avons tous les deux une formation technique d’ingénieur informaticien. Jean a fait l’INSEAD et EPITA, une formation plus business tandis que j’ai fait EPITECH et un Master aux USA plus technique de chef de projet.
Nous nous sommes rencontré à New York, où nous avons travaillé dans la même entreprise : Morgan Stanley, une grande banque d’investissement.

Nous sommes aujourd’hui une équipe de 8 membres principalement tech mais nous sommes en train de développer l’aspect commercial.

Nicolas et Jean, les deux co-fondateurs de bFANbFAN

Nicolas et Jean, les deux co-fondateurs de bFAN

Concernant l’aspect financier, avez-vous reçu des soutiens ou des aides particulières lors du lancement de votre start-up  ?

Non, aucunes, car nous sommes encore très jeunes. Nous n’avons participé à rien aujourd’hui, mais peut-être prochainement.

Comme pour YPPA, c’est peut-être encore un peu tôt, mais avez-vous obtenu des prix ou des récompenses particulières pour ce projet ?

Pas encore mais on espère bientôt 🙂 Cependant nous avons été mentionnés dans le magazine SportTechie aux Etats-Unis en juin dernier. L’article est à lire ici.

Actuellement, vous êtes présent au Tremplin, l’incubateur de startup du sport numéro 1 à Paris, mais quelles sont vos ambitions à court et plus long terme ? Comment vois-tu bFAN dans 5 ans ?

Le Tremplin nous permet aujourd’hui de bénéficier d’un accompagnement exceptionnel et d’une forte émulsion entre startups du secteur. À terme, il est très probable que nous irons nous implanter ailleurs pour des raisons d’espace avant tout. A 5 ans, nous visons une internationalisation assez rapide vers l’EMEA (Europe, Moyen Orient, Afrique) qui nous permettra de développer une expérience globale et de devenir un leader de l’expérience fan.

L’EXPÉRIENCE FAN DE MANIÈRE GÉNÉRALE – POINT DE VUE
En tant que spécialiste, acteur du sport mais aussi fan, que penses-tu de l’expérience spectateur dans les stades aujourd’hui ?

Pour moi, il y a de gros progrès à faire. Beaucoup de choses sont à construire, c’est certain. Il faut certainement s’adapter au cas par cas et prendre les meilleures décisions.

« Je pense que l’expérience actuelle du supporter est supérieure devant sa TV que lorsqu’il est au stade et nous voulons changer ça.
En France, le match reste l’élément numéro 1. L’événement ne doit pas être centré uniquement sur l’opposition des deux équipes. Qui dit spectateur dit spectacle. Il faut donc du show.
Nous savons que la population est vieillissante, il faut donc une vraie stratégie pour attirer les plus jeunes et s’adapter à eux et à leurs exigences. Le prochain virage à négocier est celui du recrutement de la nouvelle génération. »

Même si le modèle américain n’est pas forcément adapté au modèle français, il y a des best practices à suivre et ainsi s’inspirer. Notamment les animations avant pendant et après le match. Faire du match un événement dans un événement et ainsi faire venir les gens 1 heure avant le coup d’envoi et les faire repartir 1 heure après. Tout cela dans le but d’améliorer l’expérience stade et d’augmenter les revenus.

Selon toi, les clubs sont-ils suffisamment actifs pour remplir leurs stades et séduire un public plus large ?

Clairement, je pense que non. Dans l’hexagone, l’accent est trop porté sur les joueurs et le résultat sportif, ceci comme unique clé de succès et de croissance.  

Les efforts des clubs ne se concentrent pas suffisamment sur faire grandir la fan base préférant investir sur le recrutement des meilleurs joueurs et meilleurs coachs. Ils n’ont souvent pas une vision de l’expérience fan comme axe de profit mais à l’inverse une visibilité à court terme. Alors que plus il y a de fans, plus le club rayonne et obtient des revenus.

Selon moi, les clubs ont de réels efforts à fournir : remettre le fan au centre de l’événement, car c’est le grand acteur du club, il en est membre, il parle, véhicule l’image et donne un intérêt à la venue de partenaires.

Notre application répond à deux de ces aspects : la communication et la création de liens forts entre le club et ses fans, ce qui augmente la notoriété du club.

Tous les vendredis, nous proposons une nouvelle idée expérience fan dans notre rubrique #FridayIdea. Aujourd’hui, c’est à ton tour d’être sollicité. Quelles idées pourrais-tu proposer pour dynamiser l’expérience du spectateur dans le sport ?

J’aimerais le rendre actif et moins passif notamment sur l’avant, pendant, et après match. Comme ce que l’appli bFAN propose ou encore via un concept novateur comme celui des Screaming Eagles que l’on découvrira en détail prochainement dans un grand dossier sur Fanstriker (les fans sont décisionnaires des choix, donnent leur avis, partagent des idées et vivent une expérience augmentée).
Remettre le fan au cœur du spectacle en lui donnant de la visibilité, et en lui offrant une expérience inoubliable.

Les fans se plaignent de leur faible pouvoir de décision, pour preuve, la dernière Fan Story de Charlotte, une fan du RC Lens qui le dit très bien. Il serait peut-être bon d’augmenter leur capacité de décision pour leur équipe. Ou en partie pour le recrutement par exemple.

Enfin, pour conclure, nous avons l’habitude de demander à chaque personne que nous rencontrons de nous donner une idée pour la prochaine interview des acteurs du sport ? Quel point de vue souhaiterais tu connaître sur le sujet de l’expérience fan ?

J’aimerais connaître la vision des community managers des clubs, ils sont vraiment au contact des fans. J’aimerais avoir la vision de ces personnes, dans plusieurs sports différents. Comment s’organisent-ils, existe-t-il des différences entre les pays, ou alors existe-il des problématiques similaires.

Et deuxième axe intéressant à étudier, du côté des partenaires des clubs. Pourquoi s’engagent-ils dans un club et qu’attendent-ils en contrepartie. Aimeraient-ils avoir des choses en plus.

Vous avez peut-être déjà pu utiliser cette application en marque blanche sans le savoir à l’occasion du Hand Star Game, ou vous aurez certainement l’occasion de le retrouver prochainement dans certains clubs. 
Merci Nicolas pour cette interview des acteurs du sport.
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Passionné de foot, puis passionné des sports avec un S, je suis devenu petit à petit un fan des gens qui vont au stade tous les weekends avec écharpe et maillot sur les épaules. J'admire leur investissement et je pense vraiment que les clubs doivent encore leur donner tant. Pour finir cette présentation, on a ajouté des phrases motivantes parce que nous sommes des personnes motivées, voici la mienne : "Ceux qui essaient d'éviter l'échec, évitent le succès."

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INTERVIEW

INTERVIEW : Remi Suinot, graphiste des clubs

Les graphistes agissent souvent dans l’ombre, mais ce sont eux qui donnent une nouvelle identité visuelle à un club, rencontre avec Rémi SUINOT.

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ITW Rémi SUINOT, graphiste des logos de clubs

Temps de lecture environ 7 minutes

Nous ne le savons peut-être pas mais les clubs font appel à des spécialistes pour la création de leur logo. Souvent ce sont des personnes extérieures au club. Après le tollé provoqué par le changement de logo du Nimes Olympique, nous avons voulu avoir l’avis d’un spécialiste. 
Rencontre avec Rémi Suinot, un graphiste qui travaille pour différents clubs professionnels.

 

Bonjour Rémi, comme présenté dans l’introduction, tu es donc graphiste. Peux-tu nous expliquer ton travail ?

Je travaille sur tout type de supports “visuels” qui sont imprimés ou sur internet.

Cela va de la création de logo, à de la mise en page de plaquette, la réalisation d’affiche, mais également de vitrophanie, de packaging… Et comme beaucoup de créatifs qui aiment le foot, je réalise aussi des maquettes de maillots mais je ne suis pas styliste !

Tu es à l’origine de plusieurs logos de clubs, comment cette aventure a commencée ? Et aujourd’hui quels sont les logos qui portent ta touche ?

J’ai toujours voulu allier mes 2 passions que sont le foot, le sport en général avec le graphisme. Dès mes études où j’avais refait le catalogue de produits dérivés de l’AJ Auxerre dans le cadre de mon projet de fin d’année.

Et il y a 2 ans, un peu par hasard, je suis tombé sur une annonce du Stade Lavallois qui invitait tous les fans créatifs à faire une proposition pour le nouveau logo du club. Ca a fait tilt, j’ai fait mes recherches, des dizaines d’essais pour n’en sélectionner qu’un que je leur ai proposé avec une petite charte graphique. Et ça a plu aux dirigeants puisque ma proposition a été retenue.

J’ai remis ça quelques mois après avec le club des Corsaires de Dunkerque en hockey où les codes du graphisme, du sport US, sont différents de ceux du foot. Ces deux concours étaient une aubaine pour moi, une véritable bouffée d’oxygène créative qui travaille comme graphiste dans une entreprise.

Par un concours de circonstances, j’ai été amené à refaire le logo du Royal Excel Mouscron (1ère Division belge) et récemment, toujours par concours, celui de la Berrichonne de Châteauroux.

Les logos des clubs réalisés par Rémi

Fanstriker Les logos des clubs réalisés par Rémi

 

Tu travailles régulièrement avec des clubs sportifs professionnels ?

Avoir participé et remporté ces concours m’a apporté de la visibilité et une certaine reconnaissance puisqu’aujourd’hui effectivement, je travaille régulièrement pour des clubs professionnels et suis sollicité pour des créations ponctuelles.

Si tu avais une shortlist des logos des clubs de sport professionnels les plus réussis, à quoi ressemblerait-elle ?

J’aime beaucoup ceux de Major League Soccer, surtout ceux réalisés par Matt Wolf pour Los Angeles FC et New York City FC.

Récemment, on a vu un cas assez intéressant, celui du Nîmes Olympique qui a brusquement changé de logo sans même consulter ses fans. Que penses-tu de cette histoire ?

Qu’ils fassent évoluer leur logo et qu’ils ne consultent pas les fans, ils ont le droit. Ils auraient présenté un nouveau logo graphique qui aurait repris les codes de l’ancien en l’améliorant, je pense qu’une majorité aurait adhéré. Là ce qui est dommage, c’est que le résultat présenté n’est pas à la hauteur de ce qu’attendent les supporters, personne n’était au courant qu’ils allaient le changer, etc. Ca fait un gros bad buzz préjudiciable au club en terme d’image (alors que sur les réseaux sociaux, Nîmes fait partie des 3-4 clubs bien au-dessus du lot en terme de communication).

Au final, grâce à la mobilisation et la contestation des supporters, les dirigeants ont accepté de les écouter pour qu’un nouveau logo soit retravaillé et fasse l’unanimité pour les prochaines saisons. Ca montre quand même l’ouverture des dirigeants… qui auraient dû y penser avant.

Mais il n’y a pas que dans le foot, la même histoire vient de se produire en basket avec le nouveau logo des Metropolitans de Levallois…

La Juventus est en train de réaliser une assez bonne transition en douceur de son ancienne image vers sa nouvelle identité visuelle avec ce nouveau logo décrié lui aussi au départ. Que penses-tu du cas de la Juve ?

Je n’aurai pas dit en douceur parce que les supporters historiques et les amoureux du football ne s’y retrouvent pas vraiment. Ce J très graphique, c’est pratiquement du jamais vu dans le foot, ça plait ou ça plait pas. Derrière c’est une grosse agence qui a bossé dessus, ils sont dans une stratégie marketing de luxe, développement de la marque sur vetements et produits dérivés dans le monde. On va au delà du logo de club de foot, il n’y a plus de blason, on est sur une autre identité à part entière qui dépasse le cadre du club.

Finalement, les clubs n’ont ils pas intérêt à engager leurs fans et avoir une démarche participative lors d’un changement d’identité pour ne pas décevoir et ainsi resserrer les liens avec leurs supporters ?

Même si un changement d’identité ne pourra jamais plaire à tout le monde, c’est bien que ça plaise à une majorité. Que des salariés des clubs soient des vrais supporters à la base et soient consultés, ça me parait être le minimum. Consulter également quelques supporters ou/et les faire voter pour des concours pourquoi pas. Mais surtout, ça commence dès l’attribution du projet. Il faut bien choisir l’agence de com’, le graphiste ou le créatif, tous ne sont pas fans de foot, du club, et des codes graphiques du football en général. On a souvent des résultats complètement décalés car des dirigeants ont fait bosser une connaissance ou quelqu’un en interne.

Quand je parle d’interne, je parle de quelqu’un qui fait une proposition dont ce n’est pas le métier premier. Il y a des clubs qui ont un graphiste en interne et qui font de l’excellent travail, au Dijon FCO par exemple.

Selon toi, comment un club peut-il investir ses fans dans la réalisation de son nouveau logo ?

Soit par des concours, soit par des consultations régulières sur le sujet. Dès le brief, bien définir les orientations que chacun souhaitent retrouver à la fin.

Pour ses 80 ans, le Toulouse FC a invité ses fans et autres créatifs à créer le blason du club pour marquer ce moment d’histoire ? Une action qui a super bien fonctionné, et le résultat a été là. Comment vois-tu ce genre d’action avec les fans ?

Plus la renommée du club est grande, plus la fan base est grande, et plus il y a des chances qu’il y ait des gens inspirés, créatifs ou professionnels pour faire une proposition, et donc un résultat de qualité puisque ces personnes proposent ce qu’elles rêvent d’avoir pour le club qu’elles aiment.

 

« Là je suis partagé : en associant le fan, il se sent écouté et privilégié. Mais globalement la plupart des équipementiers font du bon boulot, ils sont capables de produire des maillots magnifiques, de s’adapter à la mode et aux goûts des supporters sans forcément les consulter. »

 

Ne penses-tu pas que les clubs et les marques ont un grand intérêt à réaliser un maillot entièrement conçu par les fans ?

Là je suis partagé : en associant le fan, il se sent écouté et privilégié. Mais globalement la plupart des équipementiers font du bon boulot, ils sont capables de produire des maillots magnifiques, de s’adapter à la mode et aux goûts des supporters sans forcément les consulter. Et un maillot third qui ne fait pas l’unanimité une saison peut le faire la saison d’après. Encore une fois, les goûts et les couleurs…

Là où il y a du boulot, c’est au niveau des sponsors, il faudrait réussir à les convaincre de s’adapter sur certains maillots, de passer leur logo en trait ou en une seule couleur pour que les maillots soient plus sobres, ça aiderait à en écouler un peu plus et tout le monde s’y retrouverait !

En tant qu’acteur du sport mais aussi fan, que penses-tu de l’expérience spectateur dans les stades aujourd’hui de manière générale ?

Tout le monde me parle de l’OL Parc comme d’un super endroit connecté pour les spectateurs et supporters mais je n’y suis pas encore allé. Paradoxalement, je préfère écumer les stades plus authentiques, “rustiques” ou “historiques”, ceux qui ont une âme, une histoire, une buvette et des supporters inconditionnels…

Selon toi, les clubs sont-ils suffisamment actifs pour remplir leurs stades et séduire un public plus large ?

En France, pas encore mais on y arrive, beaucoup de jeunes qui veulent bosser dans le sport sortent des écoles, s’inspirent de ce qui fonctionne à l’étranger et proposent des idées pour remplir et attirer de nouveaux spectateurs. Après il faut être lucide, on a pas une culture foot et stade comme peuvent l’avoir les anglais où tous les stades sont remplis même en 14e division…

Tous les vendredis, nous proposons une nouvelle idée expérience fan dans notre rubrique #FridayIdea. À ton tour, quelles idées pourrais-tu proposer pour dynamiser l’expérience du spectateur dans le sport ?

J’ai bien aimé l’idée du banc de touche pour spectateurs pour vivre le match en conditions réelles, proche du terrain.

Pour l’avoir vécue avec un club, pouvoir vivre l’arrivée au stade, découvrir la pelouse, assister à la causerie et prendre place sur le banc comme un remplaçant, vivre le match tout simplement, ce serait extraordinaire pour tout fan…

Merci à toi Rémi d’avoir apporté ton expertise sur le sujet des logos des clubs et des fans.

Vous pouvez retrouver Rémi et ses créations sur Twitter. N’hésitez pas à partager et réagir à cette interview avec nous via twitter également 

 

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