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INTERVIEW : bFAN, l’appli mobile qui anime les communautés de fans dans les clubs

À l’heure où le digital est partout et presque indispensable pour les clubs, nous avons discuté avec Nicolas Mencière, co-fondateur de bFAN.

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A l’heure où le digital est partout et presque indispensable pour les clubs, nous avons discuté avec Nicolas Mencière, co-fondateur de bFAN, une startup qui aide les clubs à animer leur relation avec leurs fans. Découvrez leur concept.

 

Salut Nicolas, peux-tu nous présenter bFAN et en quelques mots ? 

bFAN permet aux ligues et aux clubs professionnels d’offrir et de faire vivre à leurs fans des expériences inoubliables.

Plus concrètement, c’est une application mobile pour le club, gratuite pour les fans, sur laquelle le club peut poster grâce à notre plateforme de “fan engagement” du contenu varié dans le but de transformer  l’expérience de ses fans. Cette application offre aux clubs un nouveau moyen de communiquer, de fidéliser leurs fans, mais aussi de mettre en avant leurs sponsors en offrant de nouveaux espaces digitaux.  

Quelle est la cible exactement pour bFAN ?

Nous ciblons spécifiquement les clubs professionnels par équipe où la notion de communauté de fans est particulièrement importante  mais aussi les évènements ponctuels ou récurrents qui auraient la nécessité d’une appli mobile. Nous leur fournissons une appli clé en main en vraie marque blanche (NDLR : la marque bFAN n’apparaît nulle part) aux couleurs du club.

S’il y avait un gros avantage à l’utilisation de bFAN par les clubs à mettre en avant, lequel serait-il ?

bFAN offre beaucoup d’avantages pour les clubs, le premier étant que le club va disposer d’une application mobile professionnelle similaire à celles de gros clubs (PSG, Monaco) mais à une fraction du coût. De plus, le club obtient automatiquement les dernières fonctionnalités, mises à jours et bug fix. Une application de test est délivrée en quelques jours et une fois le contrat signé, elle est disponible en quelques semaines dans les Google et Apple stores. Il n’y a donc aucun risque ou surprise pour les clubs.

Ensuite, le club peut grâce à l’application faire participer les fans aux matchs grâce à un système innovant de gamification et de fidélisation.

C’est aussi un outil qui permet au club de créer de “l’User Generated Content” (du contenu généré par les fans eux-mêmes) et d’ensuite le réutiliser sur les réseaux sociaux.

Pour finir, et ce point est particulièrement important pour les clubs, leurs partenaires peuvent être mis en avant au sein de l’appli aux travers de divers espaces digitaux.
L’appli n’est donc plus un coût, mais une source de revenus pour eux. Un aspect tout particulièrement intéressant pour des budgets souvent limités.

L'application mobile bFANbFAN

L’application mobile bFAN

Quel est l’avantage de bFAN pour les fans ?

Avec bFAN, le fan est le grand gagnant. Il a la télécommande du match entre les mains. Il est en contact avec l’équipe en permanence. Il  obtient des informations en live, reçoit des push notifications et participe aux décisions et à la vie du club.
Par exemple, le club peut demander aux fans de prédire le score à la mi-temps ou encore de répondre à des sondages. Et plus le fan s’investit avec le club, plus le club peut directement reconnaître sa fidélité en lui faisant vivre des expériences uniques comme rencontrer des joueurs ou gagner des cadeaux uniques comme le maillot autographié par l’équipe.

Comment vous est venue l’idée de concevoir une application mobile pour aider les clubs à animer leur communauté de fans ?

Nous avons commencé à réfléchir avec mon partenaire Jean de Boysson à un concept dans le sport il y a quelques années. Au fur et à mesure du temps l’idée a évoluée jusqu’en 2014/2015 où nous avons réalisé que très peu de choses étaient faites pour les fans. Nous avons alors décidé de lancer bFAN.

Au contact des clubs, nous nous sommes rendus compte qu’il y a également un besoin fort chez les clubs d’avoir leur propre application mobile pour interagir avec leurs fans mais leurs budgets sont limités. C’est ce qui a fini par solidifier notre offre : un produit haut de gamme mais clé en main et accessible par tous les clubs.   

On peut dire que c’est une bonne idée, alors concrètement, comment l’application est-elle accueillie par les clubs ?

Nous avons de très bons retours par les clubs à qui nous avons présenté bFAN. C’est pratiquement 100% de retours positifs. Les clubs ont compris qu’il y a une réelle utilité, un vrai besoin de la part de leurs fans de bénéficier d’une solution digitale comme la nôtre. Ils ont aussi des  contraintes de modernisation qui sont imposées par leurs ligues et un besoin d’attirer un public toujours plus jeune.

La plateforme de gestion bFANbFAN

La plateforme de gestion pour le club, similaire à l’univers WordPress

Par contre, le cycle de vente dans un club est un peu long, cela s’explique car les décisionnaires sont parfois différents et difficilement accessibles. Mais l’intérêt d’un nouveau moyen de diffuser du contenu et ainsi de le monétiser en ciblant le public suscite un réel intérêt.
C’est aussi une solution envisageable pour augmenter son taux de remplissage, le nombre de partenaires et les revenus en matchday et hors matchday.

Comme beaucoup de projets dans le sport, je sais que bFAN est un véritable projet d’équipe. Peux-tu nous en dire plus à propos des personnes qui mènent ce projet ?

Comme je l’ai dit plus haut, nous sommes deux co-fondateurs : moi-même (Nicolas Mencière) et Jean de Boysson. Nous avons tous les deux une formation technique d’ingénieur informaticien. Jean a fait l’INSEAD et EPITA, une formation plus business tandis que j’ai fait EPITECH et un Master aux USA plus technique de chef de projet.
Nous nous sommes rencontré à New York, où nous avons travaillé dans la même entreprise : Morgan Stanley, une grande banque d’investissement.

Nous sommes aujourd’hui une équipe de 8 membres principalement tech mais nous sommes en train de développer l’aspect commercial.

Nicolas et Jean, les deux co-fondateurs de bFANbFAN

Nicolas et Jean, les deux co-fondateurs de bFAN

Concernant l’aspect financier, avez-vous reçu des soutiens ou des aides particulières lors du lancement de votre start-up  ?

Non, aucunes, car nous sommes encore très jeunes. Nous n’avons participé à rien aujourd’hui, mais peut-être prochainement.

Comme pour YPPA, c’est peut-être encore un peu tôt, mais avez-vous obtenu des prix ou des récompenses particulières pour ce projet ?

Pas encore mais on espère bientôt 🙂 Cependant nous avons été mentionnés dans le magazine SportTechie aux Etats-Unis en juin dernier. L’article est à lire ici.

Actuellement, vous êtes présent au Tremplin, l’incubateur de startup du sport numéro 1 à Paris, mais quelles sont vos ambitions à court et plus long terme ? Comment vois-tu bFAN dans 5 ans ?

Le Tremplin nous permet aujourd’hui de bénéficier d’un accompagnement exceptionnel et d’une forte émulsion entre startups du secteur. À terme, il est très probable que nous irons nous implanter ailleurs pour des raisons d’espace avant tout. A 5 ans, nous visons une internationalisation assez rapide vers l’EMEA (Europe, Moyen Orient, Afrique) qui nous permettra de développer une expérience globale et de devenir un leader de l’expérience fan.

L’EXPÉRIENCE FAN DE MANIÈRE GÉNÉRALE – POINT DE VUE
En tant que spécialiste, acteur du sport mais aussi fan, que penses-tu de l’expérience spectateur dans les stades aujourd’hui ?

Pour moi, il y a de gros progrès à faire. Beaucoup de choses sont à construire, c’est certain. Il faut certainement s’adapter au cas par cas et prendre les meilleures décisions.

“Je pense que l’expérience actuelle du supporter est supérieure devant sa TV que lorsqu’il est au stade et nous voulons changer ça.
En France, le match reste l’élément numéro 1. L’événement ne doit pas être centré uniquement sur l’opposition des deux équipes. Qui dit spectateur dit spectacle. Il faut donc du show.
Nous savons que la population est vieillissante, il faut donc une vraie stratégie pour attirer les plus jeunes et s’adapter à eux et à leurs exigences. Le prochain virage à négocier est celui du recrutement de la nouvelle génération.”

Même si le modèle américain n’est pas forcément adapté au modèle français, il y a des best practices à suivre et ainsi s’inspirer. Notamment les animations avant pendant et après le match. Faire du match un événement dans un événement et ainsi faire venir les gens 1 heure avant le coup d’envoi et les faire repartir 1 heure après. Tout cela dans le but d’améliorer l’expérience stade et d’augmenter les revenus.

Selon toi, les clubs sont-ils suffisamment actifs pour remplir leurs stades et séduire un public plus large ?

Clairement, je pense que non. Dans l’hexagone, l’accent est trop porté sur les joueurs et le résultat sportif, ceci comme unique clé de succès et de croissance.  

Les efforts des clubs ne se concentrent pas suffisamment sur faire grandir la fan base préférant investir sur le recrutement des meilleurs joueurs et meilleurs coachs. Ils n’ont souvent pas une vision de l’expérience fan comme axe de profit mais à l’inverse une visibilité à court terme. Alors que plus il y a de fans, plus le club rayonne et obtient des revenus.

Selon moi, les clubs ont de réels efforts à fournir : remettre le fan au centre de l’événement, car c’est le grand acteur du club, il en est membre, il parle, véhicule l’image et donne un intérêt à la venue de partenaires.

Notre application répond à deux de ces aspects : la communication et la création de liens forts entre le club et ses fans, ce qui augmente la notoriété du club.

Tous les vendredis, nous proposons une nouvelle idée expérience fan dans notre rubrique #FridayIdea. Aujourd’hui, c’est à ton tour d’être sollicité. Quelles idées pourrais-tu proposer pour dynamiser l’expérience du spectateur dans le sport ?

J’aimerais le rendre actif et moins passif notamment sur l’avant, pendant, et après match. Comme ce que l’appli bFAN propose ou encore via un concept novateur comme celui des Screaming Eagles que l’on découvrira en détail prochainement dans un grand dossier sur Fanstriker (les fans sont décisionnaires des choix, donnent leur avis, partagent des idées et vivent une expérience augmentée).
Remettre le fan au cœur du spectacle en lui donnant de la visibilité, et en lui offrant une expérience inoubliable.

Les fans se plaignent de leur faible pouvoir de décision, pour preuve, la dernière Fan Story de Charlotte, une fan du RC Lens qui le dit très bien. Il serait peut-être bon d’augmenter leur capacité de décision pour leur équipe. Ou en partie pour le recrutement par exemple.

Enfin, pour conclure, nous avons l’habitude de demander à chaque personne que nous rencontrons de nous donner une idée pour la prochaine interview des acteurs du sport ? Quel point de vue souhaiterais tu connaître sur le sujet de l’expérience fan ?

J’aimerais connaître la vision des community managers des clubs, ils sont vraiment au contact des fans. J’aimerais avoir la vision de ces personnes, dans plusieurs sports différents. Comment s’organisent-ils, existe-t-il des différences entre les pays, ou alors existe-il des problématiques similaires.

Et deuxième axe intéressant à étudier, du côté des partenaires des clubs. Pourquoi s’engagent-ils dans un club et qu’attendent-ils en contrepartie. Aimeraient-ils avoir des choses en plus.

Vous avez peut-être déjà pu utiliser cette application en marque blanche sans le savoir à l’occasion du Hand Star Game, ou vous aurez certainement l’occasion de le retrouver prochainement dans certains clubs. 
Merci Nicolas pour cette interview des acteurs du sport.
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Au stade, je passe plus de temps à observer les animations, le comportement des fans et les actions du club que le match en lui même. J'aime le sport mais j'aime encore plus l'expérientiel. Qu'il soit dans le monde du commerce ou celui du sport business. | "Ceux qui essaient d'éviter l'échec, évitent le succès."

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INTERVIEW : Pascal Biojout (All Star Game) : “16 éditions à guichets fermés”

Organisateur du LNB All Star Game depuis 2002, Pascal Biojout nous explique comment cet événement est devenu un moment fort de d’année du basketball français.

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Organisateur du LNB All Star Game depuis 2002, Pascal Biojout nous partage les recettes de la réussite d’un événement majeur du basketball français de fin d’année comme celui-ci. 

Chaque fin d’année depuis 33 ans maintenant est rythmée par l’événement phare du basket français : le LNB All Star Game (ASG). Un événement auquel nous avons assisté dans le but d’analyser l’expérience que peut offrir un événement qui fait salle comble depuis 16 éditions consécutives. 

Pascal Biojout, le directeur de l’agence de conseil Sport Plus Conseil qui est organisateur de ce ASG nous partage sa vision et l’histoire de cet événement.
Retrouvez cette interview ci-dessous en version rédigée ou en version vidéo un peu plus bas. 

Concours de Dunk Jeep au All Star Game LNB©LNB IS BELLENGER

L’entrée des candidats ASG pour participer au concours de dunk

Bonjour Pascal Biojout, pouvez-vous présenter l’agence Sport Plus Conseil dont vous êtes le directeur ?

Sport Plus Conseil est une agence qui existe depuis plus de 20 ans dont le coeur de métier est l’organisation événementiel avec une forte présence depuis longtemps dans le basketball mais pas uniquement. 

Quel est votre rôle dans l’organisation du LNB All Star Game exactement ? 

Nous sommes à l’origine de la création du All Star Game “new look” dont la première édition à eu lieu à Bercy en 2002. À cette époque là, j’étais déjà présent, Nike était le producteur de l’événement et nous étions les producteurs exécutifs. Avec Nike dont j’étais proche, nous nous étions dit “nous voudrions faire le All Star Game dont on rêve” et donc voilà d’où est partie cette histoire. 

Aujourd’hui l’AccorHotels Arena affiche guichets fermés. Comment expliquez-vous cet engouement pour ce événement ? 

Je reviens dans l’histoire en 2002 lorsque l’on s’était dit que nous souhaitions faire l’événement dont on rêve sans faire de compromis. C’est à dire en faisant de la qualité, ne pas transiger sur la qualité des lumières, du son etc. Pour que le public réalise ça et ensuite que l’on avance sur un cercle vertueux de remplissage de la salle.

En 2002, il y avait 11 000 spectateurs dont 5 000 invitations, on a beaucoup galéré. Et à partir de 2003, l’événement était à guichets fermés et depuis c’est 16 éditions à guichets fermés dont cette édition en 2018 avec 15 988 spectateurs.

Les facteurs sont donc multiples, je crois qu’il faut avoir de l’authenticité. Cela dépend de la cible à laquelle on s’adresse. Nous on sait que l’on a une cible familiale qui vient dans un esprit festif. Lorsque l’on choisit des ingrédients dans un événement sportif, on ne peut pas faire plaisir à tout le monde, tout le temps. En revanche, on essaye qu’à au moins un moment de la soirée, chacune des personnes présentes puisse avoir un moment qu’elle apprécie particulièrement et puisse le raconter en bouche à oreille le lendemain ou surlendemain pour le soir du réveillon par exemple. C’est ça qui guide notre conduite enfaite. 

Pour vous, la fan expérience est donc de sans cesse proposer un petit moment au public pour qu’il se souvienne de cet événement et du moment qu’il vient de passer ? 

Oui, je crois qu’un événement réussi est un événement dont nous avons envie de parler en bien quand on en sort. Je pense modestement que c’est un peu le cas du All Star Game, puisque cela fait 16 ans que ça dure et nous n’avons pas une communication nationale très importante. On sait que c’est le bouche à oreille qui nous porte en réalité.
Mais pour cela, il faut beaucoup se remettre en question, il faut travailler sur l’inédit, l’exigence des personnes doit être toujours plus importante et il ne faut pas transiger sur la qualité. 

Votre objectif est-il de se rapprocher d’un All Star Game à l’américaine ou au contraire de faire de cet événement un événement très franco-français ? 

Évidemment, on s’inspire de ce que fait la NBA, sinon ce serait stupide parce que c’est la première ligue de basket au monde mais je pense aussi qu’elle est la première ligue de sport mondiale en termes de marketing et d’organisation événementiel.
En revanche, on a une culture française et même si l’on s’inspire de la NBA et de ses ingrédients, nous cherchons toujours à avoir une authenticité. Non pas pour se démarquer mais pour avoir notre propre identité finalement. Et je pense que les gens le ressentent aussi.

Pour finir avec une question qui n’est pas facile, quelle est votre définition de l’expérience fan ? 

À chaud, c’est toujours difficile de répondre à cette question mais l’expérience fan c’est de dire voilà, je viens en famille et je passe un moment de plaisir. Pour moi l’expérience fan est associée à plaisir tout simplement. Ce sont des choses finalement très simples mais si évidentes à mettre en musique.

Par exemple, je crois qu’aujourd’hui nous avons des ingrédients dans un show, qui pour moi sont des ingrédients pour que cela marche mais rien n’est acquis, il peut y avoir des problèmes qui se posent où des choses qui ne prennent pas ou que sais-je. Nous ne sommes pas à l’abri des aléas du direct non plus. Il faut être très modeste lorsque l’on fait ce genre de chose.
Mais en tout cas la démarche qui nous guide est vraiment celle du plaisir du spectateur car il est notre client au final.

 

Le LNB All Star Game est un événement qui séduit au delà même des fans de basketball en France. Il attire également les fans puristes du basket américain (la NBA) qui ne suivent pas forcément ce sport en France. 
C’est un bon cas d’école pour valoriser un sport, en s’inspirant des meilleures pratiques qu’offre ce sport au niveau mondial.

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