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INTERVIEW : Jordan Isen, le community manager du Nîmes olympique

Rencontre avec Jordan, le CM du Nîmes Olympique. Il partage avec nous dans cette interview son métier et revient sur ses plus belles réussites.

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Ces deux dernières semaines, vous avez pu découvrir une observation sur l’utilisation des réseaux sociaux par les clubs professionnels. À cette occasion, nous avons voulu donner la parole à l’acteur qui est au centre de toute cette animation sur le digital, le Community Manager. Rencontre avec Jordan, le CM du Nîmes Olympique. 

 

Salut Jordan, tu es donc le CM du club professionnel du Nîmes Olympique qui évolue en Ligue 2, peux-tu te présenter et nous en dire un peu plus sur tes missions au quotidien ?

Bonjour, je m’appelle Jordan Isen, j’ai 23 ans, et je suis Chargé de Communication au Nîmes Olympique. Je suis arrivé à Nîmes en octobre 2015 après le dépôt de bilan de l’AC Arles-Avignon, club dans lequel je m’occupais déjà de la communication dans le cadre d’un contrat d’apprentissage.
Je suis en charge de l’animation des réseaux sociaux du club, de son site internet, des relations avec les médias, de la panneautique LEDs et d’autres missions de ce type. 

Nous savons qu’un club a tout intérêt à être présent sur plusieurs réseaux. Sur quels réseaux sociaux communiques-tu dans ton club ?

 Le club est présent sur Facebook, Twitter, Instagram et dans une moindre mesure Snapchat. Comparé à certains clubs de Domino’s Ligue 2, nous possédons des communautés de petites tailles, mais c’est peut-être aussi ça qui fait la force du Nîmes Olympique sur les réseaux sociaux.

Chaque réseau possède son propre langage, quelles stratégies adoptes-tu pour chacun d’entre eux ?

Les informations publiées sur Facebook et Twitter sont les mêmes. C’est le style d’animation qui change d’un réseau social à l’autre. Facebook c’est plus un réseau généraliste, c’est de l’informatif pur.
Le ton que l’on emploie sur Twitter est différent, et permet à nos supporters de leur proposer une expérience différente. On peut construire une vraie relation de proximité, la barrière Club – Supporters n’existe pas trop sur Twitter.
Sur Instagram, on essaye de proposer aux supporters des photos inédites, des photos de coulisses (vestiaires, préparatifs …). Instagram a quand même des similitudes avec Snapchat, le contenu possible et la photo ou la vidéo uniquement, les messages sont aussi plus éphémères que sur Twitter ou Facebook.

Selon nos observations, les clubs utilisent moins Instagram que les autres réseaux, est-ce un choix selon toi et est-ce le cas pour Nîmes ?

Ce n’est pas vraiment un choix, plus une « obligation ». Le système de publication n’est pas vraiment pratique, si on veut proposer du contenu de qualité, il faut publier des photos prises avec de vrais appareils photos. Il faut donc transférer sans cesse ces images d’un ordinateur sur un téléphone pour les publier. Il existe des applications tierces mais c’est le meilleur moyen de se faire pirater ou d’avoir des déconvenues.

En France ou à l’étranger, y-a-t-il un club ou un sport que tu as remarqué pour l’originalité de son travail et de ses pratiques sur le digital ?

Il y a des bonnes pratiques à prendre dans chaque club, que ce soit dans le foot ou pas, et en France ou pas. J’ai ai eu la chance d’assister à plusieurs matches de différents sports aux Etats-Unis, ils sont vraiment en avance. Ils ont un système d’information en Match Day bien plus avancé que chez nous, je pense qu’à terme la clé sera là. Les enceintes sont entièrement digitalisées, le spectateur ne se contente plus d’assister au spectacle, il y participe.

Si l’on analyse la saison de Nîmes cette saison sur les réseaux, vous avez été présent en grande pompe sur Twitter. Notamment avec cette histoire d’amour avec Virginie, la CM de Guingamp. Peux-tu nous en dire plus ?

C’est vrai, mais avec Virginie on ne se connait pas réellement, tout s’est passé via Twitter. Je trouvais qu’on avait le même style d’animation sur Twitter, et j’ai pensé qu’en interagissant avec elle j’allais pouvoir récupérer une partie de sa communauté. C’est aussi ça le but d’un réseau social, c’est d’agrandir sa communauté, et d’aller chercher des fans au-delà du cercle de fans habituels. Du coup à la base je cherchais plus un club partenaire pour faire le buzz, et de fil en aiguille des liens sont apparus entre nos deux comptes, et l’histoire était partie.

Comment vis-tu l’arrivée du C.M des Chamois dans votre histoire ?

 J’aime beaucoup Michaël et ce qu’il fait. Pour rigoler on a réagi à son arrivée avec de la jalousie, mais plus on est de fou plus on rit ! Il y a de la place pour tout le monde sur Twitter, et même si sportivement on est adversaire, il n’y a pas de concurrence sur Twitter, c’est même plutôt de l’amitié.

 

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 A LIRE ÉGALEMENT : INTERVIEW de Michaël Michée, le community manager des Chamois Niortais 

 

Quel est ton plus gros buzz ou l’action dont tu es le plus fier cette saison ?

Je pense que c’est l’annonce de la fausse fusion avec Guingamp. L’info a été rapidement reprise par les médias locaux et nationaux et le buzz a pris comme ça. À l’heure actuelle ce tweet a été vu plus de 149 147 fois.

Il y a eu aussi une partie de pétanque avec de nombreux CM de clubs, et autres.

J’ai eu aussi récemment la proposition à Usain Bolt de rejoindre le Nîmes Olympique. Ca faisait suite à une interview dans laquelle il disait qu’il n’était pas contre d’évoluer en L2. Même si le tweet original n’a pas eu beaucoup d’interaction, l’info a été reprise dans plusieurs médias, à l’antenne sur beIN Sports et dans la Story Snapchat de l’Equipe.

Avant de conclure ce petit échange en ta compagnie, nous te proposons une rapide interview dans l’interview que nous avons appelé la Fast-riker. Il faut choisir l’une ou l’autre des réponses en évitant les jokers.

Facebook ou Twitter ?
Twitter, c’est plus marrant

Ordinateur ou smartphone ?
Ordinateur, je suis plus réactif sur un ordinateur

Jour de match ou jour de semaine ?
Quelle question … Jour de match

Lendemain de victoire ou lendemain de défaite ?
On ne connait pas trop les lendemains de défaites à Nîmes (😏), mais le plus sympa c’est les lendemains de victoires, forcément.

Gifs ou punchlines ?
Gifs, sans hésiter

Ligue 1 ou championnat étranger ?
La Ligue 1, j’ai pas trop le temps de regarder les Championnats étrangers

Guingamp ou Niort ?
C’est pas que Michaël n’a pas un joli minois, mais à choisir je préfère Guingamp

Ton CM préféré ?
Je n’ai pas de CM préféré, mais le CM idéal serait un mix entre Guingamp, Bordeaux, Niort et moi 😀

Enfin, le mercato est ouvert depuis quelques jours, si demain tu devais être transféré dans un club, lequel te tenterais le plus ?

Le Bayern Munich en Allemagne. Il faut avoir un peu d’ambition dans la vie.

Un CM avec beaucoup d’idées qu’il faut suivre sur Twitter à coup sûr.
Merci à toi Jordan d’avoir répondu à nos questions et de nous avoir présenter tes missions au quotidien. 

Vous pouvez suivre Jordan et les Nîmois sur les réseaux sociaux et réagir à cette interview avec nous via twitter 

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Interviews

INTERVIEW : Pascal Biojout (All Star Game) : “16 éditions à guichets fermés”

Organisateur du LNB All Star Game depuis 2002, Pascal Biojout nous explique comment cet événement est devenu un moment fort de d’année du basketball français.

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Organisateur du LNB All Star Game depuis 2002, Pascal Biojout nous partage les recettes de la réussite d’un événement majeur du basketball français de fin d’année comme celui-ci. 

Chaque fin d’année depuis 33 ans maintenant est rythmée par l’événement phare du basket français : le LNB All Star Game (ASG). Un événement auquel nous avons assisté dans le but d’analyser l’expérience que peut offrir un événement qui fait salle comble depuis 16 éditions consécutives. 

Pascal Biojout, le directeur de l’agence de conseil Sport Plus Conseil qui est organisateur de ce ASG nous partage sa vision et l’histoire de cet événement.
Retrouvez cette interview ci-dessous en version rédigée ou en version vidéo un peu plus bas. 

Concours de Dunk Jeep au All Star Game LNB©LNB IS BELLENGER

L’entrée des candidats ASG pour participer au concours de dunk

Bonjour Pascal Biojout, pouvez-vous présenter l’agence Sport Plus Conseil dont vous êtes le directeur ?

Sport Plus Conseil est une agence qui existe depuis plus de 20 ans dont le coeur de métier est l’organisation événementiel avec une forte présence depuis longtemps dans le basketball mais pas uniquement. 

Quel est votre rôle dans l’organisation du LNB All Star Game exactement ? 

Nous sommes à l’origine de la création du All Star Game “new look” dont la première édition à eu lieu à Bercy en 2002. À cette époque là, j’étais déjà présent, Nike était le producteur de l’événement et nous étions les producteurs exécutifs. Avec Nike dont j’étais proche, nous nous étions dit “nous voudrions faire le All Star Game dont on rêve” et donc voilà d’où est partie cette histoire. 

Aujourd’hui l’AccorHotels Arena affiche guichets fermés. Comment expliquez-vous cet engouement pour ce événement ? 

Je reviens dans l’histoire en 2002 lorsque l’on s’était dit que nous souhaitions faire l’événement dont on rêve sans faire de compromis. C’est à dire en faisant de la qualité, ne pas transiger sur la qualité des lumières, du son etc. Pour que le public réalise ça et ensuite que l’on avance sur un cercle vertueux de remplissage de la salle.

En 2002, il y avait 11 000 spectateurs dont 5 000 invitations, on a beaucoup galéré. Et à partir de 2003, l’événement était à guichets fermés et depuis c’est 16 éditions à guichets fermés dont cette édition en 2018 avec 15 988 spectateurs.

Les facteurs sont donc multiples, je crois qu’il faut avoir de l’authenticité. Cela dépend de la cible à laquelle on s’adresse. Nous on sait que l’on a une cible familiale qui vient dans un esprit festif. Lorsque l’on choisit des ingrédients dans un événement sportif, on ne peut pas faire plaisir à tout le monde, tout le temps. En revanche, on essaye qu’à au moins un moment de la soirée, chacune des personnes présentes puisse avoir un moment qu’elle apprécie particulièrement et puisse le raconter en bouche à oreille le lendemain ou surlendemain pour le soir du réveillon par exemple. C’est ça qui guide notre conduite enfaite. 

Pour vous, la fan expérience est donc de sans cesse proposer un petit moment au public pour qu’il se souvienne de cet événement et du moment qu’il vient de passer ? 

Oui, je crois qu’un événement réussi est un événement dont nous avons envie de parler en bien quand on en sort. Je pense modestement que c’est un peu le cas du All Star Game, puisque cela fait 16 ans que ça dure et nous n’avons pas une communication nationale très importante. On sait que c’est le bouche à oreille qui nous porte en réalité.
Mais pour cela, il faut beaucoup se remettre en question, il faut travailler sur l’inédit, l’exigence des personnes doit être toujours plus importante et il ne faut pas transiger sur la qualité. 

Votre objectif est-il de se rapprocher d’un All Star Game à l’américaine ou au contraire de faire de cet événement un événement très franco-français ? 

Évidemment, on s’inspire de ce que fait la NBA, sinon ce serait stupide parce que c’est la première ligue de basket au monde mais je pense aussi qu’elle est la première ligue de sport mondiale en termes de marketing et d’organisation événementiel.
En revanche, on a une culture française et même si l’on s’inspire de la NBA et de ses ingrédients, nous cherchons toujours à avoir une authenticité. Non pas pour se démarquer mais pour avoir notre propre identité finalement. Et je pense que les gens le ressentent aussi.

Pour finir avec une question qui n’est pas facile, quelle est votre définition de l’expérience fan ? 

À chaud, c’est toujours difficile de répondre à cette question mais l’expérience fan c’est de dire voilà, je viens en famille et je passe un moment de plaisir. Pour moi l’expérience fan est associée à plaisir tout simplement. Ce sont des choses finalement très simples mais si évidentes à mettre en musique.

Par exemple, je crois qu’aujourd’hui nous avons des ingrédients dans un show, qui pour moi sont des ingrédients pour que cela marche mais rien n’est acquis, il peut y avoir des problèmes qui se posent où des choses qui ne prennent pas ou que sais-je. Nous ne sommes pas à l’abri des aléas du direct non plus. Il faut être très modeste lorsque l’on fait ce genre de chose.
Mais en tout cas la démarche qui nous guide est vraiment celle du plaisir du spectateur car il est notre client au final.

 

Le LNB All Star Game est un événement qui séduit au delà même des fans de basketball en France. Il attire également les fans puristes du basket américain (la NBA) qui ne suivent pas forcément ce sport en France. 
C’est un bon cas d’école pour valoriser un sport, en s’inspirant des meilleures pratiques qu’offre ce sport au niveau mondial.

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