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INTERVIEW : Michaël Michée, le community manager des Chamois Niortais

Nous avons rencontré le community manager des Chamois Niortais. Il nous raconte comment il a fait pour réaliser ses nombreux buzz sur la toile.

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Michael MICHEE à droite sur la photo

Temps de lecture environ 7 minutes

Cette semaine, vous avez pu découvrir une analyse des clubs professionnels sur le réseau social Facebook. À cette occasion, nous avons voulu interroger l’acteur qui est au centre de toute cette animation sur le digital, le community manager. Alors qui est-il ? Que fait-il au quotidien pour animer ses fans ?

 

Bonjour Michaël (à droite sur la photo à côté d’Andoni Zubizarreta le directeur sportif de l’OM), tu es community manager d’un club professionnel, peux-tu te présenter et nous en dire un peu plus sur tes missions ? 

M.M : Bonjour, je m’appelle Michaël Michée, j’ai 33 ans et je suis, entre autres, le CM des Chamois Niortais. J’occupe ce poste depuis l’été 2016. Auparavant, j’occupais le poste de Responsable Communication pour le club vendéen de Luçon, en National pendant une saison et demie. Cette année, j’étais en charge, notamment, de l’infographie et de la partie Community Management. À partir de cette intersaison, mon rôle va évoluer avec la prise en charge de l’ensemble de la communication du club. Mais j’occuperai toujours également le poste de Community Manager.

Nous savons qu’un club a tout intérêt à être présent sur plusieurs réseaux. Sur quels réseaux sociaux communiques-tu à Niort ? 

Au sein du club, nous communiquons sur Facebook, Twitter  et Instagram. Si je ne dis pas de bêtises, il me semble que nous sommes le seul club à avoir plus de followers (Twitter) que de j’aime (Facebook) (NDLR : Niort partage cette particularité avec le Tououse FC qui évolue en Ligue 1). Nous espérons développer notre compte Instagram au cours de la prochaine saison. Notamment en y liant le contenu de notre compte Flickr (NDLR : un réseau social de partage d’images et de vidéos).

Nous nous sommes posés la question de lancer un compte Snapchat mais, pour le moment, nous ne souhaitons pas encore le faire car nous n’avons pas les moyens humains pour y proposer du contenu régulier. Le but n’est pas de multiplier les moyens de communication si la qualité n’est pas au rendez-vous.

Snapchat n’est donc pas en projet chez les Chamois.
Chaque réseau possède son propre langage, quelles stratégies adoptes-tu pour chacun d’entre eux ? 

Pour Facebook et Twitter, le contenu partagé est essentiellement le même. La chose qui va parfois changer entre les deux, c’est la manière dont le message est adressé à notre communauté. Ce n’est pas exactement le même public, ni les mêmes codes, donc il faut adapter en fonction des normes de chaque réseau. Chez nous, le ton utilisé sur Twitter sera généralement plus décalé et demandera plus de créativité. Pour Facebook, c’est un peu plus policé et plus neutre.

Selon nos observations, nous avons remarqué que les clubs utilisent moins Instagram que les autres réseaux, est-ce un choix selon toi et est-ce le cas pour Niort ?

Pour les autres clubs, je ne peux pas te répondre, mais je sais que pour nous, ce n’est pas un choix. Le club manque juste de moyens au niveau de la photographie. Comme je te disais tout à l’heure, on souhaite développer ce réseau car c’est un public différent de Facebook et Twitter. Cependant, nous avons déjà un compte Flickr, où le club partage du contenu des matches à domicile via un photographe prestataire.
Découvrez les photos du club niortais

 

« En France, j’aime beaucoup le travail de l’AS Monaco. Leurs contenus, que je trouve très originaux et très réussis graphiquement, me plaisent énormément. »

 

En tant que CM, tu dois surement avoir des idées pour améliorer la relation avec les fans, peux-tu en partager quelques-unes avec nous ? 

Il y a certaines idées que je ne peux pas encore partager car ce sont des surprises pour nos supporters. Une petite info quand même, c’est que l’on va mettre en place un sondage pour élire, chaque mois, le plus beau but des Chamois. Nous l’avons testé en fin de saison et nous avons vu que ça avait plu à nos fans.

Pour le reste, on essaiera d’innover afin de faire découvrir les coulisses du club et de proposer des contenus exclusifs à nos supporters. Les réseaux servent à élargir notre public mais, la priorité, c’est déjà de réussir à fidéliser nos propres supporters, qui sont là au quotidien avec nous.

Fidéliser ses fans déjà acquis c’est une priorité c’est vrai.
En France ou à l’étranger, y-a-t-il un club ou un sport que tu as remarqué pour l’originalité du travail et des pratiques appliquées sur le digital ?
 

En France, j’aime beaucoup le travail de l’AS Monaco. Leurs contenus, que je trouve très originaux et très réussis graphiquement, me plaisent énormément.

Mais en terme de relationnel fans, je pense que les Américains ont une longue d’avance sur nous. J’aime beaucoup le travail fait par les clubs de sports US, que cela soit en MLS, NBA ou NHL. J’apprécie également ce qui est mis en place en Angleterre. C’est différent de ce que l’on peut voir en France, où on tire encore un peu le frein, et je trouve ça très réussi.

Si l’on analyse la saison de Niort cette saison sur les réseaux, vous avez été présent en grande pompe sur Twitter. Notamment avec cette histoire d’amour avec Virginie et Jordan, respectivement CM de Guingamp et de Nîmes. Peux-tu nous en dire plus sur cette love story ? 

Au départ, c’est surtout une histoire entre Guingamp et Nîmes. Moi, je me suis juste parfois glissé dans leurs discussions sur Twitter car j’apprécie leur travail à tous les deux. Ça permet aussi d’améliorer la communication de notre club, avec une visibilité plus large. L’objectif était également de s’amuser, de partager de la bonne humeur en postant des tweets décalés. Le foot reste un jeu. Surtout sur les réseaux sociaux.

 

« Parmi les buzz dont je suis le plus fier, il y a l’exemple de la proposition de contrat à Zlatan Ibrahimovic dernièrement. Cela a même été relayé dans les médias suédois et j’ai pu avoir un échange sympa sur Twitter avec le Hertha Berlin, également sur le coup. Maintenant, on attend la réponse de Zlatan. »

 

Pour exister hors du terrain, les clubs n’ont parfois que besoin de sortir la bonne vanne au bon moment. Quel l’action ou le buzz dont tu es le plus fier cette saison ? 

En terme de médiatisation, je dirais sans hésiter, le match de Coupe de France contre le Paris Saint Germain. Le travail que j’ai effectué était pourtant quasi-semblable à celui de d’habitude, mais il a été beaucoup plus mis en avant. Cet évènement à permis de mettre en avant le club, ainsi que nos réseaux sociaux, et de faire parler des Chamois. C’est le plus important finalement.

J’avais fait monter la sauce avec le tweet de la photo de Marco Verratti, qui a été relayé de très nombreuses fois et qui a été très apprécié. Les échanges que j’ai pu avoir avec Thomas Meunier ont également permis de faire de ce match quelque chose de différent des autres au niveau de la visibilité et de la notoriété du club.

Dernièrement, il y a également une publication qui fait couler beaucoup d’encre : celle de la proposition de contrat à Zlatan Ibrahimovic. Cela a même été relayé dans les médias suédois et j’ai pu avoir un échange sympa sur Twitter avec le Hertha Berlin, également sur le coup. Maintenant, on attend la réponse de Zlatan !

On voit que tu n’as pas peur d’amuser tes fans au plus grand bonheur des amoureux de football.
Avant de conclure cette sympathique interview en ta compagnie, nous te proposons une rapide interview dans l’interview que nous avons appelé la Fastriker. 

Facebook ou Twitter ?
Plutôt Twitter, mais les deux sont indispensables pour le club.

Ordinateur ou smartphone ?
Smartphone. Il ne me quitte jamais.

Jour de match ou jour de semaine ?
Sans hésiter, jour de match.

Lendemain de victoire ou lendemain de défaite ?
Lendemain de victoire évidemment. Mais mon travail est presque plus important les lendemains de défaite.

Gifs ou punchlines ?
Choix très durs, mais je dirais plutôt les Gifs.

Ligue 1 ou championnat étranger ?
Plutôt étranger car en France on n’ose pas vraiment se lâcher sur notre communication digitale.

Guingamp ou Nimes ?
J’adore les deux, mais je dirais Guingamp, parce que le CM est une fille.
(NDLR : il veut pécho on dirait).

Ton CM préféré ?
Celui (qui est celle d’ailleurs) du RC Lens, avec qui je m’entends très bien.
(NDLR : ah mince, c’est pas Guingamp ? On dit ça, on dit rien).

Et enfin, le mercato est ouvert depuis quelques jours, si demain tu devais être transféré dans un club, lequel te tenterait le plus ?

Je ne l’ai jamais caché à ceux qui me suivent sur Twitter, je suis un fervent supporter de l’Olympique de Marseille. Mais comme je suis sous contrat avec les Chamois et que je me sens bien au club, je pense que l’indemnité de transfert serait trop élevée pour l’OM, malgré le Champions Project.

Un CM créatif qui n’est jamais à court d’humour mais peut-être à court d’amour. Alors si des comptes Twitter de clubs se sentent également seuls, vous savez où le trouver 🙂
Merci à toi Michaël d’avoir répondu à nos questions et de nous avoir présenter ton métier qui devrait faire naitre de nombreuses envies d’apprendre ce métier original. 

Vous pouvez suivre Michaël et les Chamois Niortais sur Twitter et réagir à cette interview avec nous via twitter 

« Gagner ce n’est pas tout, c’est la seule chose. »

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INTERVIEW

INTERVIEW : Guillaume co-fondateur de Birdy Kids à l’origine du maillot collector OL x Hyundai

Un maillot dessiné par Birdy Kids, un collectif d’artistes lyonnais. Rencontre avec Guillaume Mathieu, co-fondateur de ce collectif.

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À l’occasion de l’Olympico ce soir, le match entre l’Olympique Lyonnais et l’Olympique de Marseille, les supporters lyonnais ont pu découvrir un maillot collector pour célébrer les 6 années de collaboration entre l’OL et son partenaire Hyundai.

Pour célébrer leurs 6 années de collaboration, Hyundai et l’OL ont dessiné un maillot collector basé sur les maillots de 6 saisons différentes. Le résultat est super graphique. C’est le collectif lyonnais Birdy Kids qui a réalisé ce maillot unique.
En marge de cet évènement, nous avons pu échanger avec Guillaume MATHIEU, l’un des artistes à l’origine du design de ce maillot.

Bonjour Guillaume, tu es donc l’un des fondateurs de Birdy Kids, peux-tu nous en dire plus sur ce collectif d’artistes ?

Nous avons fondé Birdy Kids avec mon frère Gautier il y a maintenant près de 10 ans, suite à l’engouement des Lyonnais pour notre travail.
À l’origine nous étions plutôt portés sur le graffiti mais, très rapidement, notre collectif a pris une tournure beaucoup plus globale et nous prenons aujourd’hui beaucoup de plaisir à toucher à tout : sérigraphie, design, photo, vidéo, graphisme, sculpture, etc.

C’est donc une histoire de famille avant tout.
Avez-vous déjà eu l’occasion de travailler sur des projets liés au sport ou encore aux fans ?

Pour le coup c’est une première expérience dans le monde du sport et quoi de mieux que de pouvoir le faire en collaboration avec son club de coeur ?

Comment est née cette collaboration entre Birdy Kids, Hyundai et l’OL ?

Ces dernières années nous avions déjà eu des discussions avec l’OL sur des projets qui n’avaient pas forcément abouti. Du coup, j’imagine qu’il y avait chez eux (comme chez nous) l’envie d’enfin conclure un projet en commun. Done !

@ol

La conception du maillot collector de l’OL

Où est-ce que vous avez puisé votre inspiration pour la conception de ce maillot collector ?

Nous voulions quelque chose de très graphique avec une lecture simple et impactante, comme pour nos travaux. L’Olympique Lyonnais est un grand club tant au niveau national qu’européen et c’est pour cette raison que nous avons décliné ce maillot sous forme de « gloire » en y ajoutant une touche à la bombe, en référence à notre culture du graffiti.

Combien d’heures de travail ont été nécessaires pour imaginer ce maillot ?

Cela a été très rapide ! Parfois certains travaux se présentent comme une évidence. Celui-ci c’était le cas, donc je dirais 2 ou 3h.

@ol

Les différentes touches de couleurs du maillot collector de l’OL

Sur votre compte Instagram on peut lire “Chaque jour Birdy Kids change le monde!”. Alors comment Birdy Kids et le street art peuvent-ils aujourd’hui changer le monde ?

C’est évidement un petit clin d’œil ironique. Tout le monde sait qu’on ne change pas le monde avec des bombes de peinture, mais l’art en règle général reste l’un des moyens les plus forts pour connecter les gens (tout comme le sport d’ailleurs) ou encore à les pousser à se côtoyer, se parler et échanger. Changer le monde quoi.

Parlons sport, de quel sport es-tu fan ?

Le foot au dessus de tout ! On pourrait parler de notre amour du sport en général mais le foot reste roi.

“Lorsque Hyundai nous a proposé de créer un maillot de l’Olympique Lyonnais, nous ne pouvions que dire « oui » ! Lyonnais et fans de l’OL, nous avons pensé au patchwork qui réunit les maillots portés par les joueurs du club au cours des six dernières années marquées par le partenariat entre l’OL et Hyundai. Nous avons utilisé le symbole de la gloire qui s’adapte bien au maillot d’un club sportif et reste cohérent, c’est un maillot à la gloire de l’Olympique Lyonnais ! Grâce au choix du découpage des maillots, nous avons gardé les symboles qui caractérisent chacun d’entre eux. Nous retrouvons ainsi des rayures et des motifs, de sorte à ce que les fans puissent les identifier et retrouver la saison à laquelle ils correspondent. »

Guillaume Mathieu,
co-fondateur de Birdy Kids

L’année dernière le club de MLS d’Orlando aux États-Unis avait invité ses fans à taguer les murs du couloir menant à la pelouse pour encourager leurs joueurs. Penses-tu que le street art peut faire partie intégrante de l’expérience d’un fan ?

La force du street art c’est qu’il peut trouver sa place absolument partout. Y compris dans un stade ou une quelconque enceinte sportive. C’est un moyen fort de créer du lien entre une équipe et ses supporters.

Umbro a récemment présenté une collection  “maillot des supporters” avec les clubs dont il est l’équipementier. Chaque saison, des supporters se sentent lésés lorsqu’ils découvrent les nouveaux maillots de leur équipe. Ne penses-tu pas que les clubs devraient systématiquement penser à concevoir un maillot avec l’aide des supporters et artistes locaux ?

Avec les artistes locaux je ne sais pas en revanche avec les supporters ça me semble évident. Je suis peut-être un peu naïf mais j’étais sûre que c’était systématiquement le cas.

Enfin, que penses-tu de l’expérience que les clubs proposent dans le sport en général ?

On voit bien, depuis plusieurs années maintenant, que les clubs adoptent une vision beaucoup plus globale qu’auparavant avec, entre autre, des stades conçus comme des villes pouvant accueillir toute sorte d’événements culturels, des boutiques, des espaces restauration avec de grands noms, etc. Pour un supporter, les jours de match prennent une autre dimension.

@ol

Le maillot collector OL x Hyundai imaginé par Birdy Kids

Merci à toi Guillaume pour cette interview.
Vous pouvez suivre les réalisations du collectif Birdy Kids sur leur page Facebook.

Hyundai fait aujourd’hui figure d’exemple pour les marques qui souhaitent activer leur partenariat avec les clubs. Le constructeur automobile essaye constamment de créer des opérations inédites pour les fans dans le cadre de son partenariat avec l’OL. Des opérations toujours plus inédites notamment pour la deuxième partie de saison

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