Suis-nous

INTERVIEW

INTERVIEW : Guillaume co-fondateur de Birdy Kids à l’origine du maillot collector OL x Hyundai

Un maillot dessiné par Birdy Kids, un collectif d’artistes lyonnais. Rencontre avec Guillaume Mathieu, co-fondateur de ce collectif.

Publié

le

À l’occasion de l’Olympico ce soir, le match entre l’Olympique Lyonnais et l’Olympique de Marseille, les supporters lyonnais ont pu découvrir un maillot collector pour célébrer les 6 années de collaboration entre l’OL et son partenaire Hyundai.

Pour célébrer leurs 6 années de collaboration, Hyundai et l’OL ont dessiné un maillot collector basé sur les maillots de 6 saisons différentes. Le résultat est super graphique. C’est le collectif lyonnais Birdy Kids qui a réalisé ce maillot unique.
En marge de cet évènement, nous avons pu échanger avec Guillaume MATHIEU, l’un des artistes à l’origine du design de ce maillot.

Bonjour Guillaume, tu es donc l’un des fondateurs de Birdy Kids, peux-tu nous en dire plus sur ce collectif d’artistes ?

Nous avons fondé Birdy Kids avec mon frère Gautier il y a maintenant près de 10 ans, suite à l’engouement des Lyonnais pour notre travail.
À l’origine nous étions plutôt portés sur le graffiti mais, très rapidement, notre collectif a pris une tournure beaucoup plus globale et nous prenons aujourd’hui beaucoup de plaisir à toucher à tout : sérigraphie, design, photo, vidéo, graphisme, sculpture, etc.

C’est donc une histoire de famille avant tout.
Avez-vous déjà eu l’occasion de travailler sur des projets liés au sport ou encore aux fans ?

Pour le coup c’est une première expérience dans le monde du sport et quoi de mieux que de pouvoir le faire en collaboration avec son club de coeur ?

Comment est née cette collaboration entre Birdy Kids, Hyundai et l’OL ?

Ces dernières années nous avions déjà eu des discussions avec l’OL sur des projets qui n’avaient pas forcément abouti. Du coup, j’imagine qu’il y avait chez eux (comme chez nous) l’envie d’enfin conclure un projet en commun. Done !

@ol

La conception du maillot collector de l’OL

Où est-ce que vous avez puisé votre inspiration pour la conception de ce maillot collector ?

Nous voulions quelque chose de très graphique avec une lecture simple et impactante, comme pour nos travaux. L’Olympique Lyonnais est un grand club tant au niveau national qu’européen et c’est pour cette raison que nous avons décliné ce maillot sous forme de “gloire” en y ajoutant une touche à la bombe, en référence à notre culture du graffiti.

Combien d’heures de travail ont été nécessaires pour imaginer ce maillot ?

Cela a été très rapide ! Parfois certains travaux se présentent comme une évidence. Celui-ci c’était le cas, donc je dirais 2 ou 3h.

@ol

Les différentes touches de couleurs du maillot collector de l’OL

Sur votre compte Instagram on peut lire “Chaque jour Birdy Kids change le monde!”. Alors comment Birdy Kids et le street art peuvent-ils aujourd’hui changer le monde ?

C’est évidement un petit clin d’œil ironique. Tout le monde sait qu’on ne change pas le monde avec des bombes de peinture, mais l’art en règle général reste l’un des moyens les plus forts pour connecter les gens (tout comme le sport d’ailleurs) ou encore à les pousser à se côtoyer, se parler et échanger. Changer le monde quoi.

Parlons sport, de quel sport es-tu fan ?

Le foot au dessus de tout ! On pourrait parler de notre amour du sport en général mais le foot reste roi.

“Lorsque Hyundai nous a proposé de créer un maillot de l’Olympique Lyonnais, nous ne pouvions que dire « oui » ! Lyonnais et fans de l’OL, nous avons pensé au patchwork qui réunit les maillots portés par les joueurs du club au cours des six dernières années marquées par le partenariat entre l’OL et Hyundai. Nous avons utilisé le symbole de la gloire qui s’adapte bien au maillot d’un club sportif et reste cohérent, c’est un maillot à la gloire de l’Olympique Lyonnais ! Grâce au choix du découpage des maillots, nous avons gardé les symboles qui caractérisent chacun d’entre eux. Nous retrouvons ainsi des rayures et des motifs, de sorte à ce que les fans puissent les identifier et retrouver la saison à laquelle ils correspondent.”

Guillaume Mathieu,
co-fondateur de Birdy Kids

L’année dernière le club de MLS d’Orlando aux États-Unis avait invité ses fans à taguer les murs du couloir menant à la pelouse pour encourager leurs joueurs. Penses-tu que le street art peut faire partie intégrante de l’expérience d’un fan ?

La force du street art c’est qu’il peut trouver sa place absolument partout. Y compris dans un stade ou une quelconque enceinte sportive. C’est un moyen fort de créer du lien entre une équipe et ses supporters.

Umbro a récemment présenté une collection  “maillot des supporters” avec les clubs dont il est l’équipementier. Chaque saison, des supporters se sentent lésés lorsqu’ils découvrent les nouveaux maillots de leur équipe. Ne penses-tu pas que les clubs devraient systématiquement penser à concevoir un maillot avec l’aide des supporters et artistes locaux ?

Avec les artistes locaux je ne sais pas en revanche avec les supporters ça me semble évident. Je suis peut-être un peu naïf mais j’étais sûre que c’était systématiquement le cas.

Enfin, que penses-tu de l’expérience que les clubs proposent dans le sport en général ?

On voit bien, depuis plusieurs années maintenant, que les clubs adoptent une vision beaucoup plus globale qu’auparavant avec, entre autre, des stades conçus comme des villes pouvant accueillir toute sorte d’événements culturels, des boutiques, des espaces restauration avec de grands noms, etc. Pour un supporter, les jours de match prennent une autre dimension.

@ol

Le maillot collector OL x Hyundai imaginé par Birdy Kids

Merci à toi Guillaume pour cette interview.
Vous pouvez suivre les réalisations du collectif Birdy Kids sur leur page Facebook.

Hyundai fait aujourd’hui figure d’exemple pour les marques qui souhaitent activer leur partenariat avec les clubs. Le constructeur automobile essaye constamment de créer des opérations inédites pour les fans dans le cadre de son partenariat avec l’OL. Des opérations toujours plus inédites notamment pour la deuxième partie de saison

Passionné de foot, puis passionné des sports avec un S, je suis devenu petit à petit un fan des gens qui vont au stade tous les weekends avec écharpe et maillot sur les épaules. J'admire leur investissement et je pense vraiment que les clubs doivent encore leur donner tant. Pour finir cette présentation, on a ajouté des phrases motivantes parce que nous sommes des personnes motivées, voici la mienne : "Ceux qui essaient d'éviter l'échec, évitent le succès."

Continuer la lecture
Publicité
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

INSIDE CLUB EXPERIENCE

INTERVIEW : Thibault Mouline, responsable boutique officielle du FCGB

Thibault anime la boutique officielle du FCGB au stade Matmut Atlantique. Un lieu de vie qui participe pleinement à l’expérience du fan.

Publié

le

Interview Thibault Mouline

Nous avons rencontré Thibault dans la boutique officielle FCGB du stade Matmut Atlantique. L’occasion de discuter de l’importance de l’animation d’une boutique pour l’expérience fan. Une interview que vous pouvez retrouver également en vidéo.

 

Une boutique est un lieu de vie du club. Elle participe pleinement à l’animation de la relation avec le fan. Thibault, le responsable de la boutique officielle du FCGB située dans le Matmut Atlantique à Bordeaux nous livre son expérience. 

Bonjour Thibault, peux-tu te présenter ? 

Je m’appelle Thibault Mouline, je suis responsable de la boutique officielle des Girondins de Bordeaux au Matmut Atlantique. Une boutique qui est ouverte 5 jours sur 7 et fermée le dimanche (sauf jour de match) et le lundi. 

N’est-il pas difficile d’animer une boutique de stade en hors matchday ?

Effectivement, notre problème est d’avoir un stade et une boutique un peu excentré par rapport au centre ville. 

La boutique est donc assez éloignée du centre de Bordeaux, alors comment arrivez vous à générer un flux de clients tout au long de la semaine dans la boutique du stade ? 

L’idée c’est d’essayer de créer de l’animation et de faire en sorte que les gens viennent quand même ici. Il y a plusieurs facteurs qui nous garantissent du monde dans la boutique. Une billetterie centrale est ouverte toute la semaine ce qui permet aux personnes qui achètent des billets de passer potentiellement par la boutique. Les propriétaires du stade travaillent avec l’office de Tourisme notamment pour les visites de stade pendant les vacances scolaires et périodes estivales. Il y a un point restauration ouvert toute la semaine qui génère également du traffic. Voilà l’idée c’est de créer de la vie, ici, autour du stade par des animations ou de l’événement pour générer de la vie sur le site. 

Le Maillot du titre en 1999 dans la boutique du Matmut

Le Maillot du titre en 1999 dans la boutique du Matmut

En ce qui concerne l’expérience proposée aux clients, peux-tu nous en dire un peu plus sur vos actions en boutique ?

Girondins TV est présent en live dans la boutique tous les soirs de match en avant et après match. Nous réalisons des animations pour les enfants, avec des stands de tir, des séances de dédicaces régulièrement. Récemment nous avons fait venir un freestyler qui faisait une démonstration au milieu des clients dans la boutique.
Cela fait partie des choses que l’on essaye de mettre en place pour quasiment tous les matchs de façon à créer de l’animation. 

Ne penses-tu pas que le fan d’aujourd’hui peut être lassé par l’offre de consommation business et qu’il s’intéresse à présent à l’expérience qu’il peut vivre au stade ou sur l’événement plutôt qu’au produit ?

De toute façon, on s’est rendu compte que lorsque les gens viennent voir un match, ils s’attendent à vivre une expérience, il ne viennent pas là pour le produit. Même nous, en boutique, on s’est rendu compte que proposer une offre commerciale ce n’était pas ça qui attirait les gens. Ils veulent vivre un moment unique, une expérience qui va les marquer. Donc nous on se sert de ça pour faire venir les gens dans la boutique, ensuite c’est à nous d’être force de vente. Mais ils s’attendent effectivement à vivre des expériences uniques. 

Selon Thibault Mouline, le fan devient donc de moins en moins intéressé par le produit en lui même. C’est alors l’expérience qu’on lui propose qui devient importante pour qu’il puisse passer à l’acte d’achat. 
Ce qui est intéressant dans cette interview avec Thibault, c’est que l’on se rend compte qu’une boutique de club présente les mêmes problématiques que les stades. Elle doit sans cesse attirer du monde, le plus régulièrement possible en adaptant ses offres commerciales. 
Certains clubs comme à Lorient où nous avons eu l’occasion de passer récemment, disposent d’une boutique de stade uniquement ouverte en match day (Lorient dispose aussi d’une seconde boutique de centre ville ouverte en semaine). C’est une stratégie qui peut paraitre compréhensible lorsque l’on comprend la difficulté que les stades ont à faire venir le public. 

La solution à ces difficultés se trouve sans doute une transformation plus fonctionnelle de nos stades notamment en hors match. Avec des commerces, des coiffeurs et autres points de vente ou de vie qui dynamiseraient l’environnement global de l’enceinte. 

Continuer la lecture

Social media

Follow us sur Twitter

Nouveautés