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INTERVIEW : Paco, photographe pour Footpack

Paco est avant tout un fan de foot qui réalise son rêve d’enfant, celui de côtoyer les plus grands sportifs et de vivre de sa passion. Rencontre avec le fan et le photographe.

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Lorsque l’on parle de l’expérience fan dans le sport, nous pensons naturellement aux supporters et spectateurs, mais quand est-il de la vision d’un photographe de bord de terrain ?

Paco, photographe sportif depuis plusieurs années nous partage sa vision de l’expérience des fans perçue dans l’objectif de son appareil.

Salut Paco, tu es donc photographe et tu as la chance de pouvoir suivre des matchs en bord de pelouse. Peux-tu te présenter ?

Hello Fanstriker, tout d’abord merci pour cette invitation, je suis très content de pouvoir répondre à vos questions.
Je suis donc Paco, jeune photographe de 31 ans. Je suis vendéen mais nantais d’adoption puisque je suis abonné en tribune Loire à la Beaujoire, l’antre du FC Nantes depuis que j’ai l’âge de 10 ans. Je suis aussi un grand fan d’Arsenal FC en Premier League, j’ai d’ailleurs vécu une dizaine de match à l’Emirates Stadium. Mais d’une manière général je mange foot, je dors foot, je travaille foot. Bref je vis foot.

Tu travailles actuellement comme photographe pour Footpack, peux-tu nous expliquer le projet de ce nouveau média ?

Tout à fait, j’ai intégré le projet Footpack il y a bientôt 2 ans juste avant l’euro en France. Au début je faisais les photos en freelance pour les gars et depuis quelques mois (6 mois) je suis employé de la société, je ne travaille donc que pour Footpack.fr.
Pour en revenir à la question, Footpack est considéré comme un expert en France en matière d’équipements dans le milieu du football par les consommateurs et les marques/distributeurs. Dans nos articles, on va décortiquer la chaussure, le maillot en étant le plus objectif possible. Moi du coup j’essaye de faire des photos sympa de tous ces produits.

D’où vient ta passion pour la photo et celle pour le sport qui font qu’aujourd’hui tu es devenu un photographe dans ce domaine ? D’ailleurs, quand est-ce que tu as commencé la photo ?

Alors, quand j’étais petit je découpais les photos du Ouest France des matchs du FC Nantes et je disais à ma mère que je voulais faire ça plus tard… Ca vient donc de là.
J’ai commencé la photo à l’adolescence avec mes amis, j’avais eu plusieurs appareils photo numérique avant d’avoir mon premier reflex. Je suis complètement autodidacte dans la pratique de la photo j’ai appris seul à utiliser la bête. À force de travail, de sacrifices, de culot et d’un peu de talent j’en suis arrivé ici.

Il est peut-être difficile de n’en retenir qu’un, alors quels sont tes meilleurs souvenir de shooting ?

Effectivement, il m’est difficile de n’en donner qu’un seul, alors je vais vous en donner plusieurs :

Ma première à la beaujoire, mon rêve de gosse qui se réalisait c’était il y a 2 ans et c’était un Nantes vs Montpellier et je sors LE cliché qui m’a fait décoller, c’était une occasion manquée de l’américain Alejandro Bedoya qui a laissé éclater sa colère.

Ma première au stade de France avec la FFF lors de France – Pays Bas en septembre dernier. Une grande émotion pour moi de me retrouver sur la pelouse à quelques mètres de tous nos idoles… J’avais l’impression de faire partie de l’équipe de France moi aussi, une grande fierté.

J’ai aussi eu la chance d’obtenir une accréditation lors du match PSG – Amiens lors de la 1e journée de championnat cette saison. Et c’était la présentation de Neymar au parc, c’était une folie ce moment.

Sinon, il y a toutes les rencontres grâce à Footpack (Zidane, Sergio Ramos, Giroud, Cabaye, etc.) dont je me souviendrai longtemps de chacune d’elles.

Jusqu’à présent, combien de stades as-tu eu l’occasion de visiter ?

Rentrons dans le vif du sujet… Comme je l’ai dis plus haut je suis abonné en tribune Loire depuis 20 ans. J’ai donc écumé les routes de France pour le FCN. Quand j’avais 18-20ans on partait en voiture avec mes potes faire les déplacements. En France, je dirais que j’ai fait une bonne vingtaine de stades. Il faut en rajouter une dizaine à l’étranger entre l’Angleterre et l’Espagne.
J’aime énormément sentir l’engouement autour des stades, sentir les odeurs, etc.

Quels sont les plus gros matchs ou événements auxquels tu as pu participer ?

Il y en plusieurs, forcément la Ligue des Champions à la Beaujoire, j’y allais une fois avec mon père, une fois avec ma mère on avait que 2 cartes d’abonnés pour 3… et moi j’y allais à chaque fois.
Un match de l’Euro à Lille entre la Suisse et la France où d’ailleurs j’avais fait une série super sympa de photos en avant match dans les rues de Lille où la bonne ambiance transpirait.
J’ai fait aussi la finale Olympique de foot féminin à Wembley en 2012 entre le Japon et les USA, j’avais aussi sorti de belles images de supporters en avant match. Super souvenir.

Il y a quelques semaines nous avions réalisé l’interview de Guy Pichard, un photographe professionnel lui aussi qui s’est lancé dans le projet United Colors of Football. Il prend des fans de foot avec leur maillot partout dans le monde.
Est ce qu’un projet de ce type orienté vers le fan pourrait te tenter un jour ?

Carrément ! D’ailleurs depuis que je suis chez Footpack et que j’ai la chance d’aller sur les stades, je fais toujours une photo des AWAY fans je trouve cela génial. Car en général, les supporters qui se déplacent sont les plus fervents, du coup il y a de la matière quand tu t’y attarde 2-3 minutes.
J’ai aussi expérimenté le sujet car le FC Nantes m’a contacté l’année dernière pour faire des photos de supporters pendant un match à la Beaujoire. Il y a de chouettes photos qui en ressortent.

// 3 lettres “FCN” pour 3 points today à Lyon 💪🏻💪🏻 // 📷 Photo prise lors de FCN-SCO . . #FCNantes #nantes #fcn #labeaujoire #ligue1 #tribuneloire #canon5dmarkiii #canonfrance #canonphoto #picoftheday #photoofthedayUne publication partagée par PACOPHOTOGRAPHIE (@pacophotographie) le

// 3 lettres “FCN” pour 3 points today à Lyon 💪🏻💪🏻 // 📷 Photo prise lors de FCN-SCO . . #FCNantes #nantes #fcn #labeaujoire #ligue1 #tribuneloire #canon5dmarkiii #canonfrance #canonphoto #picoftheday #photoofthedayUne publication partagée par PACOPHOTOGRAPHIE (@pacophotographie) le

Entre nous, comment sont les relations avec les autres photographes pendant un match ? On imagine que c’est un peu la course à qui prendra la plus belle photo non ?!

Les relations sont assez cordiales franchement entre les photographes. En général, c’est la guerre au moment de l’entrée des équipes sur le terrain où au moment des hymnes par exemple. Mais tu fais ta place et cela passe. Après, on est assez libre on se met où l’on veut, derrière les buts c’est plutôt cool, on a plus qu’a prier pour qu’après un but le joueur vienne de ton côté.

Tu shoots régulièrement l’équipe de France ou encore le FC Nantes, comment fais-tu pour travailler avec ces acteurs, quel est le deal passé entre vous ?

La mission est différente à chaques fois, grâce à Footpack, on bosse pour les marques, pour les clubs, pour les distributeurs ou pour une institution donc cela dépend. En général, j’ai une mission bien précise, le but est de livrer les photos pour qu’elles soient utilisables le plus rapidement possible sur les réseaux sociaux.

Qu’est ce qui te passionne dans le fait de prendre un instant figé avec un joueur, un fan ou encore un maillot ? Qu’est ce que tu aimes dans la photo exactement ?

La PASSION, j’aime la passion qui se dégage pour le ballon rond. On a tous cette passion en nous, et c’est tellement génial de pouvoir la retransmettre en image.

Au delà du photographe que tu es, quel fan de sport es-tu ? ultra ? abonné ? régulier ? occasionnel ?

Je consomme le sport tout le temps, j’aime tous les sports sauf les sports de combat. Je suis allé voir du hand, du rugby, du basket, du tennis, le tour de France de cyclisme, un grand prix de formule 1. J’aime vraiment le sport et les émotions que cela procure.

En tant que fan, as-tu un souvenir fort que tu souhaiterais partager ?

En tant que fan de foot, j’ai un souvenir particulier avec le FC Nantes, outre les titres de champions, j’étais présent au match de la dernière remontée en Ligue 1. C’était un lundi soir à Caen, j’étais monté la bas avec un pote et Filip Djordjevic avait marqué un but de malade ce soir là. Dans le parcage visiteur c’était du grand n’importe quoi, un souvenir impérissable.

Sinon, un très grand souvenir de sport en général c’est évidemment les Jeux Olympiques de Londres en 2012, j’ai eu la chance de voir plusieurs disciplines durant 4 jours. On allait tous les jours au club France c’était vraiment de superbes moments.

De façon générale, que penses-tu de la façon dont les clubs animent leur relation avec les fans de foot ? Avec Guy nous avions imaginé qu’un photographe soit présent dans le staff du club pour valoriser les fans. Qu’en penses-tu ?

Ce n’est pas pour faire des fleurs au FC Nantes, mais l’expérience fan est plutôt intéressante du côté de la Beaujoire. En effet, depuis quelques semaines une Fan Zone a été mise en place avec la présence de joueurs (blessé ou non retenus) en avant match pour faire des photos. Il y a aussi des bornes de e-sport, des structures gonflables, des baby foot. Et comme je le dis plus haut, à chaque match, il y a un photographe qui durant la rencontre prend les supporters en photos. Après je ne sais pas si dans d’autres clubs en France c’est comme cela mais l’expérience est intéressante, je vous invite donc à la Beaujoire pour voir de vos propres yeux.

Nous retenons l’invitation à la Beaujoire avec plaisir.
Reprenons, si tu étais en charge de l’expérience fan à la ligue, à la fédération ou encore dans les clubs, quelles idées pourrais-tu proposer ?

La première chose est de stopper les interdictions de déplacements des supporters visiteurs dans les stades de Ligue 1 pour moi. La ligue 1 manque cruellement de passion, les stades sont “vides” et les ambiances s’en ressentent. Quand les away fans sont là c’est différent, ça chambre, il y a de l’électricité dans l’air, une atmosphère s’en dégage et la passion est bien présente.

Je vais prendre un exemple que j’ai vécu, une saison je me suis retrouvé parmi les away de Queen’s Park Rangers à l’Emirates, ça a chambré tout le match avec les Gunners mais à la fin du match tout le monde est rentré chez soi tranquillement.

Enfin, si tu pouvais vivre un évènement sportif, lequel serait-il et pourquoi ?

En tant que fan de foot, ce serait bien évidemment la coupe du monde de Football de l’intérieur, dans les stades, dans les tribunes. Et, j’aimerais également suivre de l’intérieur les Jeux Olympiques ça doit être magique. Affaire à suivre donc.

Merci à toi Paco pour cette interview enrichissante.
Vous pouvez suivre le travail de Paco sur son compte Instagram (@pacophotographie) et sur Footpack (@footpackfr) .

Cet article était-il intéressant ?

Au stade, je passe plus de temps à observer les animations, le comportement des fans et les actions du club que le match en lui même. J'aime le sport mais j'aime encore plus l'expérientiel. Qu'il soit dans le monde du commerce ou celui du sport business. | "Ceux qui essaient d'éviter l'échec, évitent le succès."

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INTERVIEW : Vincent-Baptiste Closon (BNP Paribas) : “Rendre au tennis ce qu’il nous a donné”

La relation entre BNP Paribas et le tennis existe depuis plus de 45 ans. Vincent-Baptiste nous parle de cette longévité entre la marque et les fans de ce sport.

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Interview de Jean Vincent Closon pour BNP PARIBAS

À l’occasion de la dernière du court n°1 à Roland-Garros, BNP Paribas, Parrain Officiel des Internationaux de France, organisait le We Are Tennis Show. Un événement festif en guise d’adieu à ce lieu mythique qui sera détruit fin juin en raison de la modernisation du site.

 

Responsable international du sponsoring tennis chez BNP Paribas, Vincent-Baptiste Closon nous a reçu pendant la finale homme de Roland-Garros. Nous avons échangé ensemble sur la relation que le Groupe bancaire entretient avec le tennis et ses fans depuis plus de 45 ans.
Une interview d’une quinzaine de minutes réalisée le 09 juin dernier que vous pouvez également retrouver en vidéo ci-dessous. 

Bonjour Vincent-Baptiste, pouvez-vous nous présenter votre parcours ainsi que vos missions concernant votre métier de responsable sponsoring tennis international chez BNP Paribas ?

Mon expérience a commencé avec une grande chance, celle de travailler au sein d’une grande du monde du sport, adidas. J’étais alors en charge de la communication et de la stratégie marketing. Après adidas, on peut dire que je suis passé de l’autre côté de la barrière en intégrant un club de foot, l’Olympique Lyonnais. J’y étais pendant 5 ans le Directeur Marketing. Je suis ensuite revenu dans l’univers de l’annonceur avec Babolat puis aujourd’hui BNP Paribas. Au sein du Groupe, je suis en charge de l’ensemble du tennis et du sponsoring international. Ma principale mission est de valoriser notre image de marque à travers le tennis et de créer du lien avec nos clients et les fans de ce sport.

Quelles ont été les étapes majeures de cette histoire d’amour vieille de plus 45 ans entre BNP Paribas et le tennis ?

En effet, cela fait 46 ans cette année que BNP Paribas, BNP à l’époque, est présent sur les bâches de Roland-Garros. Cette histoire a débuté avec une présence nationale, à travers l’implication quotidienne de nos agences envers les clubs de tennis locaux. Ensuite, après cette expérience multi-locale, il y a eu une étape de branding internaltional grâce à Roland-Garros. Puis, dans les années 2000, le Groupe a connu une grande expérience d’internationalisation. Nous avons rejoint un ensemble de tournois comme la Coupe Davis à l’époque, la Fed Cup et les tournois d’Indian Wells et de Rome. Depuis les années 2010 et la création We Are Tennis, nous sommes dans une phase de relation. Une relation à la fois digitale, avec une plateforme dédiée, et physique avec la We Are Tennis Fan Academy (WATFA). Une école de supporters via laquelle nous animons les stades et courts de tennis avec des chants, des chorégraphies et des instruments. Et maintenant, depuis 1 an, nous sommes entrés dans une phase complémentaire en lien avec l’écosystème du tennis. Nous misons en effet sur la nouvelle génération pour rendre à ce sport ce qu’il nous a donné depuis 1973. Nous soutenons ainsi de jeunes talents au quotidien en collaboration avec la Fédération Française de Tennis.

Nous misons en effet sur la nouvelle génération pour rendre à ce sport ce qu’il nous a donné depuis 1973.

Pourquoi le tennis et finalement pas un autre sport ?

Je pense qu’au tout début la question ne s’était pas posée. Puis au fil des années, cette relation entre BNP Paribas et le tennis s’est transformée en une relation de fidélité et de crédibilité. Exactement comme ce que nous faisons tous les jours avec nos clients en tant que banque. C’est cette fidélisation de notre clientèle que l’on retranscrit avec le tennis depuis près de 50 ans.

Le match des jeunes joueurs français et américains poussés par BNP Paribas

Pour ce Roland-Garros 2019, combien de personnes ont été mobilisées en interne pour mener à bien vos différentes opérations ?

Nous avons une petite dizaine de personnes qui est directement impliquée dans nos actions tennis que ce soit au siège à Paris et à l’international dans nos plus gros pays. Ensuite, on retrouve l’ensemble des métiers du Groupe que ce soit ceux de l’événementiel, de la communication et ceux qui invitent nos clients pour qu’ils puissent eux aussi participer à ce Roland-Garros.

Dans une relation entre une marque et un club ou un événement sponsorisé, quels sont les rôles de chacun des acteurs ?

Dans notre cas, le rôle est collectif. C’est ce que l’on a fait par exemple pour le court n°1 cette année. Avec les équipes de Roland-Garros on s’est posé la question : comment maintenir ce court dans l’histoire ? Et nous sommes venus à travailler avec l’agence Hungry and Foolish. Une collaboration qui a permis de créer ensemble une collection de 1000 objets destinés au grand public. Chaises, sacs et sabliers, tous ces objets ont été produits à partir des éléments du court. Notre but était de faire en sorte que les fans gardent un lien avec ce lieu mythique tout en soutenant les prochaines générations puisque l’ensemble des revenus sont offerts à l’association Fête le Mur. L’association de Yannick Noah qui accompagne dans la pratique du tennis des enfants de plusieurs quartiers prioritaires. Cette idée de collection a donc été mûrie longtemps à l’avance pour ensuite être mise en place communément entre la FFT et BNP Paribas.

Avez-vous eu des premiers retours du public sur cette collection du court n°1 ?

Tous les objets ont été vendus très vite, peut-être même trop vite à notre goût (sourire). On aurait effectivement aimé pouvoir faire participer plus de fans. Malheureusement, pour des raisons logistiques évidentes, nous sommes limités quant à la matière première de ces objets que sont les bâches et sièges du court. Dans l’ensemble, le public a beaucoup apprécié ce clin d’œil. Et nous aussi puisque cette opération a permis de mettre en avant deux éléments majeurs de notre stratégie. D’un côté le fait de donner du sens à ce qu’on réalise. De l’autre le fait de divertir à travers un produit unique.

Le public était présent en nombre pour cette 3e édition du We Are Tennis Show

Le public était présent en nombre pour cette 3e édition du We Are Tennis Show

En ce jour de finale de Roland-Garros, vous organisez un dernier événement sur le court n°1 : le We Are Tennis Show, 3ème édition. Les 3 500 fans présents ont eu droit à de nombreuses animations comme le match entre les jeunes talents de BNP Paribas et un spectacle hilarant et musical par la troupe du Jamel Comedy Club et le DJ Abdel et Big Ali.
Quel était votre objectif avec cette journée symbolique d’adieu à ce court ?

Comme pour la collection des 1 000 objets, on souhaitait que le tennis divertisse et soutiennent la nouvelle génération. C’est pour cela que l’on a fait rencontrer nos jeunes talents français et nos jeunes talents américains. Avec en concurrence la présence de John et Patrick McEnroe venus des Etats-Unis pour coacher l’équipe américaine et animer une dernière fois ce court n°1.

Nous avons beaucoup apprécié la présence du Jamel Comedy Club sur cette journée. D’où est venue cette idée de faire venir des humoristes en plein air sur un court de tennis devant un public de fans de sport ?

Il faut savoir que pour eux c’est un vrai challenge. Malgré le fait qu’ils soient des artistes reconnus, être en plein air devant plus de 3500 personnes c’est quelque chose d’inhabituelle pour eux. C’est une idée qui date de l’année dernière où Odah et Dako étaient venus pour un stand-up d’improvisation. Après cette expérience, on s’est dit que c’était un très bon moyen de créer un lien concret entre les fans présents et des personnalités que sont ces humoristes. Surtout lorsque leurs histoires font référence au tennis.

https://twitter.com/fanstriker/status/1137692559239593986

Il y a quelques semaines, nous avons analysé le rôle que les partenaires peuvent joueur sur l’expérience des fans. Avec cet exemple du WAT Show, peut-on dire que plutôt que d’offrir un produit, le sponsoring ne devrait pas apporter davantage d’expériences et de services inédits aux spectateurs et fans ?

Avec notre expérience de 46 ans, on a compris comment nourrir notre image de marque en matière de sympathie et de relation client. Un événement comme aujourd’hui, c’est BNP Paribas qui offre à des fans une expérience qu’ils n’auraient pas vécue sans nous. C’est notre rôle que d’apporter ces éléments à nos fans et clients. Et pour que cela fonctionne, il faut que cette sympathie et cet entertainment aient du sens. C’est-à-dire que la marque doit apporter une valeur ajoutée réelle à son sport et ses communautés. C’est que nous essayons de faire à travers nos jeunes talents. Nous aidons le tennis à former les nouvelles générations pour être plus qu’une marque. Nous voulons en effet être un acteur. Un acteur qui donne du sens à ses actions car elles sont profondes, structurées et faites en collaboration avec la FFT. Et c’est là qu’on retrouve notre métier de la banque qui consiste à soutenir et financer des projets sur le long terme.

Lors d’une précédente interview, Guillaume Payen, directeur sponsoring chez Intersport, a mis l’accent sur la nécessité de créer du lien et d’animer une communauté. Etes-vous en accord avec cette façon de faire du sponsoring sportif aujourd’hui ?

Ce lien est évident. Pour la compréhension du sport qu’on accompagne, il faut être à l’écoute et lancer des discussions. Que ce soit sur des plateformes sociales ou des lieux de rencontre physiques, c’est primordial pour savoir où va notre sport. C’est-à-dire connaître ses forces et ses faiblesses pour mieux le soutenir. Et c’est cette connaissance qui va rendre un sponsoring efficace en proposant des concepts adaptés.

Dans votre carrière, vous êtes passé par un club de football avec l’OL, aujourd’hui avec êtes chez l’annonceur avec du tennis pour BNP Paribas. Y a-t-il une différence entre faire du sponsoring dans le tennis et dans le football ?

J’ai la chance de pouvoir connaître ces deux univers sportifs et professionnels. S’il y a une chose qu’on retrouve des deux côtés, c’est la passion, l’engagement des fans et la médiatisation. La principale différence dans mon cas, est que j’avais une vision européenne avec l’OL à l’époque. Aujourd’hui, c’est à l’échelle internationale que j’évolue. Il faut se rappeler que le tennis est un sport composé de seulement une centaine de joueurs et joueuses et d’une trentaine de tournois majeurs. Et malgré tout, on arrive à toucher les cinq continents au quotidien. Ce qui personnellement nourrit notre banque car nous sommes présents en France et à l’international.

Vous avez beaucoup parlé de la jeune génération. Selon vous, comment va-t-elle consommer le sport dans le futur ?

Ce qui est passionnant c’est que personne ne le sait réellement. On sait que cette manière de consommer sera différente et que le modèle télévisuel classique va évoluer vers du digital et du highlights. On peut même imaginer que le live n’ait le plus même intérêt qu’il a aujourd’hui. Ce qui est sûr, c’est que cette question est commune pour l’ensemble de notre écosystème. Aujourd’hui, la majorité des revenus du sport viennent des droits TV. Il y a donc un vrai enjeu que ce soit pour les détenteurs de droits, les médias, les acteurs et nous les sponsors pour accompagner ses jeunes. C’est ce qu’on fait déjà avec le eSport par exemple. Mais cette compréhension de leur consommation de l’information sportive et du live est certainement l’un des enjeux de demain. Je pense donc que personne n’a de réponse concrète maintenant. C’est pourquoi il faudra être agile car tous les sports vont évoluer dans les années à venir dans leur diffusion.

Pour finir, quelle est votre définition de la fan experience ?

Pour moi, c’est être à l’écoute du fan et lui répondre d’un manière instantanée avec un projet concret et de la créativité.

Merci à l’équipe BNP Paribas pour cette invitation à découvrir la 3e édition du We Are Tennis Show ainsi que leurs actions autour des fans de tennis. 

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