Suis-nous
Pierre Trochet - FFFA Pierre Trochet - FFFA

Interviews

INTERVIEW : Pierre Trochet (FFFA) : “C’est le bon moment pour les grands stades Français”

Pierre oeuvre pour le développement du football américain en France. Ce sport majeur aux Etats-Unis peut apporter son environnement en Europe.

Publié

le

A l’occasion de la venue de l’équipe de football Universitaire du Michigan à Paris la semaine dernière, nous avons rencontré Pierre Trochet. En charge de l’éducation et des relations internationales à la FFFA, il parle de sa passion et de son travail. 

 

L’événement est peut-être passé inaperçu pour certains mais le 28 avril dernier, un événement inédit s’est produit pour le monde du football américain en France : la visite de l’équipe de football de l’Université du Michigan (Wolverines). Pour les non-familier avec ce sport, l’équipe du Michigan est l’une des équipes les plus emblématiques des Etats-Unis. Le Michigan Stadium surnommé “The big house” est l’un des plus grands stades des Etats-Unis avec 107 000 places. 

“Je pense que c’est le bon moment maintenant pour le stade de France, pour les grands stades Français.”

Pierre Trochet, FFFA

Le football américain est encore peu visible en France, mais les équipes de la Fédération Française de Football Américain travaillent pour faire croitre la visibilité de ce sport.  
Dans l’interview vidéo à découvrir ci-dessous, Pierre nous parle de cette journée inédite avec les Wolverines, mais aussi de la FFFA et son développement en passant par l’équipe de France. Il aborde également le sujet des similitudes du football US avec son cousin éloigné : le rugby. 

Au stade, je passe plus de temps à observer les animations, le comportement des fans et les actions du club que le match en lui même. J'aime le sport mais j'aime encore plus l'expérientiel. Qu'il soit dans le monde du commerce ou celui du sport business. | "Ceux qui essaient d'éviter l'échec, évitent le succès."

Interviews

INTERVIEW : Pascal Biojout (All Star Game) : “16 éditions à guichets fermés”

Organisateur du LNB All Star Game depuis 2002, Pascal Biojout nous explique comment cet événement est devenu un moment fort de d’année du basketball français.

Publié

le

Organisateur du LNB All Star Game depuis 2002, Pascal Biojout nous partage les recettes de la réussite d’un événement majeur du basketball français de fin d’année comme celui-ci. 

Chaque fin d’année depuis 33 ans maintenant est rythmée par l’événement phare du basket français : le LNB All Star Game (ASG). Un événement auquel nous avons assisté dans le but d’analyser l’expérience que peut offrir un événement qui fait salle comble depuis 16 éditions consécutives. 

Pascal Biojout, le directeur de l’agence de conseil Sport Plus Conseil qui est organisateur de ce ASG nous partage sa vision et l’histoire de cet événement.
Retrouvez cette interview ci-dessous en version rédigée ou en version vidéo un peu plus bas. 

Concours de Dunk Jeep au All Star Game LNB©LNB IS BELLENGER

L’entrée des candidats ASG pour participer au concours de dunk

Bonjour Pascal Biojout, pouvez-vous présenter l’agence Sport Plus Conseil dont vous êtes le directeur ?

Sport Plus Conseil est une agence qui existe depuis plus de 20 ans dont le coeur de métier est l’organisation événementiel avec une forte présence depuis longtemps dans le basketball mais pas uniquement. 

Quel est votre rôle dans l’organisation du LNB All Star Game exactement ? 

Nous sommes à l’origine de la création du All Star Game “new look” dont la première édition à eu lieu à Bercy en 2002. À cette époque là, j’étais déjà présent, Nike était le producteur de l’événement et nous étions les producteurs exécutifs. Avec Nike dont j’étais proche, nous nous étions dit “nous voudrions faire le All Star Game dont on rêve” et donc voilà d’où est partie cette histoire. 

Aujourd’hui l’AccorHotels Arena affiche guichets fermés. Comment expliquez-vous cet engouement pour ce événement ? 

Je reviens dans l’histoire en 2002 lorsque l’on s’était dit que nous souhaitions faire l’événement dont on rêve sans faire de compromis. C’est à dire en faisant de la qualité, ne pas transiger sur la qualité des lumières, du son etc. Pour que le public réalise ça et ensuite que l’on avance sur un cercle vertueux de remplissage de la salle.

En 2002, il y avait 11 000 spectateurs dont 5 000 invitations, on a beaucoup galéré. Et à partir de 2003, l’événement était à guichets fermés et depuis c’est 16 éditions à guichets fermés dont cette édition en 2018 avec 15 988 spectateurs.

Les facteurs sont donc multiples, je crois qu’il faut avoir de l’authenticité. Cela dépend de la cible à laquelle on s’adresse. Nous on sait que l’on a une cible familiale qui vient dans un esprit festif. Lorsque l’on choisit des ingrédients dans un événement sportif, on ne peut pas faire plaisir à tout le monde, tout le temps. En revanche, on essaye qu’à au moins un moment de la soirée, chacune des personnes présentes puisse avoir un moment qu’elle apprécie particulièrement et puisse le raconter en bouche à oreille le lendemain ou surlendemain pour le soir du réveillon par exemple. C’est ça qui guide notre conduite enfaite. 

Pour vous, la fan expérience est donc de sans cesse proposer un petit moment au public pour qu’il se souvienne de cet événement et du moment qu’il vient de passer ? 

Oui, je crois qu’un événement réussi est un événement dont nous avons envie de parler en bien quand on en sort. Je pense modestement que c’est un peu le cas du All Star Game, puisque cela fait 16 ans que ça dure et nous n’avons pas une communication nationale très importante. On sait que c’est le bouche à oreille qui nous porte en réalité.
Mais pour cela, il faut beaucoup se remettre en question, il faut travailler sur l’inédit, l’exigence des personnes doit être toujours plus importante et il ne faut pas transiger sur la qualité. 

Votre objectif est-il de se rapprocher d’un All Star Game à l’américaine ou au contraire de faire de cet événement un événement très franco-français ? 

Évidemment, on s’inspire de ce que fait la NBA, sinon ce serait stupide parce que c’est la première ligue de basket au monde mais je pense aussi qu’elle est la première ligue de sport mondiale en termes de marketing et d’organisation événementiel.
En revanche, on a une culture française et même si l’on s’inspire de la NBA et de ses ingrédients, nous cherchons toujours à avoir une authenticité. Non pas pour se démarquer mais pour avoir notre propre identité finalement. Et je pense que les gens le ressentent aussi.

Pour finir avec une question qui n’est pas facile, quelle est votre définition de l’expérience fan ? 

À chaud, c’est toujours difficile de répondre à cette question mais l’expérience fan c’est de dire voilà, je viens en famille et je passe un moment de plaisir. Pour moi l’expérience fan est associée à plaisir tout simplement. Ce sont des choses finalement très simples mais si évidentes à mettre en musique.

Par exemple, je crois qu’aujourd’hui nous avons des ingrédients dans un show, qui pour moi sont des ingrédients pour que cela marche mais rien n’est acquis, il peut y avoir des problèmes qui se posent où des choses qui ne prennent pas ou que sais-je. Nous ne sommes pas à l’abri des aléas du direct non plus. Il faut être très modeste lorsque l’on fait ce genre de chose.
Mais en tout cas la démarche qui nous guide est vraiment celle du plaisir du spectateur car il est notre client au final.

 

Le LNB All Star Game est un événement qui séduit au delà même des fans de basketball en France. Il attire également les fans puristes du basket américain (la NBA) qui ne suivent pas forcément ce sport en France. 
C’est un bon cas d’école pour valoriser un sport, en s’inspirant des meilleures pratiques qu’offre ce sport au niveau mondial.

Continuer la lecture

Nouveautés