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Fan expérience dans LE MONDE

La meilleure garderie au monde se trouve à Hambourg, en Allemagne

Déposer ses enfants à la crèche n’est pas toujours une partie de plaisir. Pour les parents comme pour les enfants. Mais le FC St Pauli va vous surprendre.

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Déposer ses enfants à la crèche n’est pas toujours une partie de plaisir. Pour les parents comme pour les enfants. Mais dans celle-ci, vous allez être surpris.  

 

Inédit en Europe, le club allemand de football du FC Sankt Pauli (qui évolue actuellement en Bundesliga 2) dispose d’une crèche permanente pour les enfants âgés de 8 mois à 6 ans, directement au sein de son stade. Le Millerntor-Stadion (capacité de 30 000 places environ) accueille donc plusieurs enfants tous les jours. Y compris les jours de match.

Un journaliste du New York Times s’est intéressé de plus prêt à ce concept inédit.
Plus qu’une crèche, la Kindertagesstätte qui désigne une garderie pour enfants de tout âge est en réalité une vraie structure scolaire. Similaire à certaines pratiques d’éducation aux Etats-Unis. Ce concept existe à St Pauli depuis maintenant 7 ans. Le projet a été initié au départ par la fondation Pestalozzi qui est une organisation à but caritatif lors de la rénovation du stade en 2010.

Ce sont au total plus de 130 enfants et environ 20 adultes qui sont présents quotidiennement dans la structure d’éducation directement intégrée dans le stade. 

Un père et ses enfants sur la terrasse de l'écoleNew York Times

Un père et ses enfants sur la terrasse de l’école

Les parents peuvent même assister au match via la terrasse de la crèche

Avant chaque match, le personnel reçoit de nombreuses demandes des parents des enfants de la structure scolaire pour assister à la rencontre. Lors des matchs du club, la situation est encore plus cocasse car le stade reprend ses droits pour accueillir le public et ouvre ses portes aux fans. Mais le programme des enfants lui ne change pas. Il y a le repas, la lecture et la salle de repos à l’abris du bruit généré par l’ambiance et les visiteurs du jour.
Mais ils peuvent ensuite suivre le match sur la terrasse avec leurs parents s’ils le souhaitent ou réaliser diverses activités avec les professeurs sur place. 

Pour les parents fans de football et ayant un enfant intégré à cette structure, cela est juste le rêve selon Niels Grützner, papa de Bo, 3 ans, et dont le second fils Piet, âgé de 8 ans, devait marcher sur le terrain avec les joueurs lors de la cérémonie de d’ouverture du match. “Nous n’avons besoin d’aucune baby-sitter pour les jours de match, ce qui est vraiment important si les deux parents sont des fans de l’équipe”, exprimait fièrement le papa fan de foot.

Les banderoles d'éducationNew York Times

Les banderoles permanentes dans le stade

Un projet intégré à la politique et aux valeurs du club

Pour les activités pédagogiques, les enseignements et les enfants utilisent l’ensemble du stade : les abords du terrain, les tunnels, le toit du stade ou encore l’espace principal du stade qui fait office de salle de pause géante. 
Il arrive même que des joueurs de l’équipe viennent assurer la lecture aux enfants. 

“La responsabilité sociale du club pour les personnes vivant dans la région de St. Pauli est un sujet très spécial pour le club, une partie de notre ADN principal.”

Christoph Pieper, porte-parole du FC Sankt Pauli

Le club n’est pas très célèbre pour ses résultats sportifs mais dispose d’une curiosité et d’une admiration sans précédent en dehors de la ville mais également dans toute l’Allemagne.
Il faut dire que l’engagement social du club est assez unique depuis plusieurs années.
Ce club populaire éduque donc, à l’image des deux citations que l’on peut observer en face de la terrasse des enfants : “Pas de football pour les fascistes” et “Personne n’est illégal”. Un combat fort contre l’homophobie et le racisme.

Les futurs fansNew York Times

Les enfants de l’école en train de regarder le match du balcon

Créer les fans de demain et combler les espaces inoccupés toute la saison au stade

Cette pratique est très intéressante pour deux choses : la première est qu’elle permet de créer les futurs supporters du club. Un enfant ayant été baigné dans la culture du club dès le plus jeune âge et ayant vécu des moments uniques avec les joueurs, aura bien plus de chance d’être “converti” dès qu’il aura atteint une maturité nécessaire pour soutenir une équipe.

La seconde est qu’elle permet d’occuper les espaces laissés libres toute l’année en dehors des matchdays et évènements ponctuels organisés par le club ou la structure qui gère le stade. Cela peut paraitre simple mais les gens (les parents notamment) savent que le stade est accessible et s’y rendent régulièrement. Car aujourd’hui les stades sont “fermés” en dehors des matchs, les éventuels fans et/ou futurs fans n’ont donc pas le réflexe de s’y rende.
Alors que dans cette configuration, il y a de la vie au stade. Tous le temps.

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Passionné de foot, puis passionné des sports avec un S, je suis devenu petit à petit un fan des gens qui vont au stade tous les weekends avec écharpe et maillot sur les épaules. J'admire leur investissement et je pense vraiment que les clubs doivent encore leur donner tant. Pour finir cette présentation, on a ajouté des phrases motivantes parce que nous sommes des personnes motivées, voici la mienne : "Ceux qui essaient d'éviter l'échec, évitent le succès."

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Fan expérience dans LE MONDE

À la découverte du Netball, ce sport pas comme les autres

Sport très peu connu en Europe, le netball est pourtant sport féminin n°1 en Nouvelle-Zélande. Nous étions très curieux de s’intéresser à ce sport collectif populaire à l’univers girly très particulier.

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Netball Silver Fern England Roses

Ce weekend l’équipe nationale Néo-zélandaise de Netball, les Silver Ferns affrontaient les England Roses. C’est donc avec grande excitation que nous avons assisté à la rencontre, impatients de découvrir un tout nouveau sport. Nous n’étions pas au bout de nos surprises !

 

Le netball, c’est quoi ce sport ?

Vous avez peut-être déjà entendu vaguement parler de ce sport, mais de là à le décrire précisément… Le netball pourrait s’apparenter au basketball. C’est un sport collectif de salle, où deux équipes de 7 joueuses s’affrontent avec l’objectif de marquer des paniers. À la différence des paniers au basket, au netball, les “net” sont à 3 mètres de haut et n’ont pas de planche. La technique de lancer est donc complètement différente.

Une partie se déroule en 4 quart temps de 15 minutes. Une fois la balle en main, une joueuse ne peut plus se déplacer, ni dribbler.

Le netball n’est pas un sport olympique, en revanche c’est un sport très populaire aux Jeux du Commonwealth et à la télévision. Ce sport compte environ 20 millions de pratiquants dans 10 pays. En comparaison, la FIBA considère que 450 millions de personnes jouent au basketball dans le monde.

Match des Silver Ferns contre England Roses

Un “sport de filles” ?

On parle de “joueuses” et “d’équipe féminine”, parce que le netball est majoritairement populaire et pratiqué par les femmes. C’est le sport le plus pratiqué par les filles en Nouvelle-Zélande mais également le sport le plus répandu à l’école. Si l’on observe la base de fans, les proportions sont frappantes : 81% des fans de netball sont des femmes, et 46% ont moins de 25 ans.

Mais le netball est populaire et regardé par une plus large partie de la population : 3e communauté sur les réseaux sociaux après le rugby et le football et 2,6 millions d’audiences TV cumulées l’an dernier chez les Kiwis. Difficile d’imaginer un tel sport collectif dominé par les filles en France!

Une rencontre surprenante

Le match se déroulait à la Spark Arena, où nous avions déjà assisté à une rencontre de basketball des Tall Blacks. Les lieux nous étaient donc familiers. Mais c’est dans une toute autre ambiance que s’est déroulé ce match de netball.

La différence est frappante, dès les portes d’entrée du stade. Le public présent n’est ABSOLUMENT PAS le public type auquel on peut être habitué en France, même pour un match d’une équipe féminine comme un match de Handball d’équipe de France par exemple.

C’est la première fois que nous avons vu autant de femmes, filles, de toutes générations en tribunes, à danser, chanter, déguisées pour soutenir leur équipe. Le DJ et les animations sont quant à elles plutôt en phase avec le public ce qui accentue l’effet très (parfois un peu trop pour nous) « girly » et familial du match.

Netball fans at Auckland game @Silverferns

Les fans de Netball ne sont pas des fans comme les autres!

En revanche, on ne peut pas dire que les filles n’aiment pas le sport et ne soient pas de « vraies fans » et qu’une enceinte ne peut pas être remplie et dégager des revenus grâce aux fans féminins – une problématique qui intéresse beaucoup l’équipe Fanstriker.

La vidéo ci-dessous montre l’ambiance “girly” qui règne dans ce sport. Une ambiance qui peut donner l’impression d’assister à un concert de Nicky Minaj, ou à une fête d’anniversaire. Mais ceci est bien un match de netball. (Mettez le son, le DJ s’est fait plaisir!).

Fans de Netball à Auckland

Plutôt intéressant de voir qu’un match de netball peut devenir une véritable sortie entre amies, entre copines ou en famille.

Côté fan expérience

Nous avons apprécié l’ambiance, même si les moyens utilisés pour animer le public étaient répétitifs et pas très originaux. Le recours abusif et exclusif de fans cam pour animer les tribunes nous a paru presque gênant – et c’est avec étonnement qu’on a vu le public danser pendant 5 longues minutes sur la même musique sans se lasser !

Quelques fans cams amusantes :

  • La Bongo Cam : le public doit taper sur des tams tams
  • La Floss cam : le public doit réaliser la « floss dance » populaire auprès des ados
  • La Dance cam : classique
  • Who’s in the driver’s seat (Qui est-ce qui conduit ?) : cam originale qui permet au sponsor automobile de l’équipe de proposer une animation aux fans, simulant deux conducteurs au volant d’une voiture de la marque.

À l’extérieur de l’arène, de nombreux stands maquillage et dessins étaient également adaptés à un public jeune. Originalité, le même sponsor automobile propose à l’entrée une voiture blanche que tous les fans peuvent dédicacer.

@Fanstriker

Activation originale d’un sponsor lors du match contre les England Roses

Un dernier petit clin d’œil inédit et propre à la Nouvelle-Zélande : malgré l’atmosphère très familiale, les fans peuvent consommer aux buvettes… de la vodka, en plein milieu d’après midi, pour regarder le match en toute tranquillité !

Ce qui est certain, c’est que la découverte du netball restera un souvenir fort et qui remet en question beaucoup de perceptions du sport et des fans. C’est peut-être un marché intéressant à étudier pour tous les clubs qui se demandent comment attirer plus d’enfants (notamment des filles), des femmes et de familles au stade…

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