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La place des mascottes dans le sport La place des mascottes dans le sport

Fan expérience dans le monde

La place des mascottes dans le sport

Les mascottes disposent désormais d’un rôle prépondérant dans l’expérience fan proposée. Coup d’oeil et comparaisons entre la France et les Etats-Unis.

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La mascotte a toujours possédé une place particulière dans le monde du sport et dans la vie des clubs. Symbole de l’équipe qu’elle représente, elle permet de divertir les fans et de développer l’image de l’équipe. Quelle place occupe-t-elle désormais dans le quotidien des clubs ?

Depuis les années 60-70, les mascottes des clubs se développent de plus en plus afin de leur permettre d’enrichir l’expérience fan proposée. Dans les années 80, elles ont commencé à ressembler à celles que l’on côtoient aujourd’hui, en jouant un rôle de divertissement. Véritable emblème des franchises outre-atlantique, la mascotte a cependant eu du mal à se faire une place en Europe, bien que cela soit en train de changer.

Une mascotte, pour quoi faire ?

L’utilisation de la mascotte fait aujourd’hui débat quant à la pleine exploitation de celle-ci. Comme le souligne notre précédent article sur le sujet, La mascotte une animation négligée, cette animation n’est aujourd’hui pas utilisée de la meilleure des manières dans tous les clubs.

Alors a quoi sert réellement une mascotte ? Elle permet, avant tout, de proposer une expérience divertissante auprès des différents fans des clubs. En effet, elles sont utilisées pour développer plus fortement l’image de marque de son détenteur. Véritable symbole du club, elle permet à tout le monde de pouvoir s’identifier aux valeurs véhiculées par celui-ci ainsi qu’à l’histoire racontée à travers elle.

Un exemple suffit à démontrer la puissance d’une mascotte, lorsque celle-ci est bien utilisée. Forbes avança en 2016 que la mascotte de l’équipe de baseball de Philadelphie, “Phillies Phanatic”, générait 10% du total des ventes de merchandising. C’est plus que n’importe quel joueur de l’équipe cette année-là. Le pouvoir de la mascotte est donc non négligeable. Elle va également permettre aux clubs de communiquer sur tous les réseaux sociaux et de faire la promotion de la franchise pour différents évènements organisés au cours de l’année.

En se concentrant sur la fan experience, la mascotte offre un divertissement inégalable lors des jours de match. En effet, en créant toute une histoire autour de la mascotte, le club parvient à l’utiliser en tant qu’ambassadeur et elle va pouvoir jouer un rôle central dans la vie de l’organisation. Cela concernera notamment l’animation qui sera mise en place le jour J.

L’équipe des Lions de Detroit – équipe de football américain – l’a bien compris et utilise sa mascotte pour engager une nouvelle génération de supporters. A travers le Roary-led Cub Club, destiné aux jeunes de moins de 14 ans, la franchise offre de nouvelles expériences aux supporters permettant de les fidéliser en se démarquant du reste des divertissements à leur disposition au quotidien. Ce club offre, pour 40$, le droit de participer à des évènements comme une séance cinéma sur le terrain suivi de la nuit sur place, de bénéficier de réductions ou encore d’offres en tout genre pour les matchs de pré-saison. Ces animations sont bien évidemment accompagnées par la mascotte de Detroit qui couvre l’évènement.

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Affiche du Detroit Lions Cub Club

“C’est notre façon d’engager la nouvelle génération de fans des Lions”

Emily Griffin, vice-présidente marketing des Detroit Lions

Naturellement amusante et amenant de la bonne humeur, la mascotte ne doit pas être négligée par les clubs professionnels. Le choix de la personne qui se trouve à l’intérieur de celle-ci va être également déterminant dans l’utilisation qu’ils pourront en faire et du divertissement qu’elle va apporter au public. En effet, la mascotte est au coeur de l’expérience fan et la qualité du comédien placé à l’intérieur permet de créer de l’animation afin de proposer un contenu toujours plus varié et divertissant à l’ensemble des supporters du club.

Enfin, la mascotte est aussi le symbole le plus “humain” du club. Il devient de plus en plus difficile de pouvoir rentrer en contact avec les joueurs et autres acteurs sportifs, notamment dans les sports les plus en vogue. Il n’y a aucune pression sportive concernant la mascotte et les clubs peuvent donc l’utiliser pour permettre aux fans de rentrer en contact avec un représentant du club. Les mascottes sont par essence accessibles et disponibles pour les spectateurs. Son rôle est donc primordial et son coût relativement faible lorsque son utilisation est optimale. Dans le cas ou celle-ci est judicieusement intégrée dans l’expérience fan proposée, elle permet d’ajouter une réelle plus-value au divertissement.

Comment les Etats-Unis ont mis la mascotte au 1er plan ?

Les Etats-Unis représentent le principal acteur lorsque l’on évoque le cas des mascottes dans l’expérience fan. Véritable icône des clubs outre-atlantique, les mascottes n’occupent pas la même place qu’ailleurs sur le globe. En effet, sur le sol américain, elles disposent d’une notoriété effarante.

Un des meilleurs exemples de l’expérience fan proposée par les mascottes concerne Benny the Bull, la mascotte de la franchise de NBA des Chicago Bulls. Celle-ci est mise en avant notamment lors de l’avant match où elle réalise un nombre d’animations incroyable. De nombreux spectateurs se déplacent au United Center de Chicago dans l’unique but de pouvoir assister aux exploits de “Benny the Bull”, la mascotte de Chicago.

Comment propose-t-elle une fan expérience enrichissante ? Majoritairement en amenant de la bonne humeur dans l’aréna lors de l’avant match et des shows à la mi-temps. En effet, c’est la grande force de la mascotte à l’américaine, elle fait rire. Vous pourrez en juger par vous même en visionnant la vidéo ci-dessous. On voit la mascotte divertir le public qu’elle soit en gradin, sur le terrain ou dans les coursives de l’United center.

Tous les spectateurs qui ont affaire à Benny de manière personnelle en interagissant avec lui se voient offrir une expérience tout simplement unique. C’est bien ici la grande plus-value d’avoir une mascotte dans son offre spectateur. Cela permet d’offrir un moment fort, le visiteur repart ainsi de l’enceinte avec un sourire et le sentiment d’avoir vécu une agréable rencontre. Outre cet aspect, le public peut également publier du contenu (photo/vidéo) sur les réseaux sociaux et garder un souvenir de ces moments uniques. Pour la mascotte de Chicago, c’est plus de 15 000 photos déjà publiées avec le hashtag #BennyTheBull, preuve que les mascottes occupent une place particulière dans la vie des clubs et de leurs supporters.

À l’échelle nationale, on se rend bien compte de la place importante dont disposent les mascottes des différentes franchises. Leur rôle est tout simplement central et primordial dans la vie du club et notamment de l’expérience fan. Ceci est dû en partie à son esthétisme.

À la fin des années 70, le design de celles-ci a été retravaillé pour leur donner un côté plus moderne et les rendre plus attirantes. Oublions la mascotte qui effraye les enfants, l’objectif est d’apporter de la bonne humeur. Les enfants, la cible principale de la mascotte, ils sont le plus fréquemment fascinés par cette “grosse peluche” qui propose des animations divertissantes. Les kids sont en effet toujours très curieux vis-à-vis des mascottes qui leur rappellent les personnages de dessins animés ou leurs doudous. Les adultes aussi apprécient.

Preuve que les mascottes sont divertissantes et plaisent énormément au public, il existe désormais les Mascot Games aux Etats-Unis. Inauguré en 2017, cette compétition voit s’affronter 30 mascottes de tous sports US confondus. L’évènement, se déroulant à Orlando, voit s’affronter l’équipe verte contre l’équipe rouge sur différentes animations, chacune des équipes étant composées de 15 mascottes.

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Les différentes mascottes présentes pour le show à Orlando

L’évènement attira plusieurs dizaines de milliers de personnes pour la 1ère édition. Avec autant de monde se déplaçant pour un évènement dépourvu d’enjeu sportif, les différentes franchises ont donc prouvé le poids de leurs mascottes dans l’offre de fan expérience. Le show qu’elle propose a suffit à faire venir les familles en nombre. Cet évènement inédit, visait essentiellement à attirer les enfants au stade, preuve que les mascottes attirent beaucoup de jeunes spectateurs accompagnés de leur famille.

Le rôle de la mascotte évolue désormais aussi en France

Qu’en est-il aujourd’hui en France ? La question mérite d’être posée. En effet, le rôle de la mascotte est en train de changer depuis maintenant quelques années, poussé par certaines équipes qui cherchent à la mettre en avant. On assiste aujourd’hui à la recherche d’engagement des spectateurs dans les clubs de l’hexagone et la mascotte fait bien évidemment partie de cet enrichissement.

Dans notre article rédigé en 2017, il était fait état que les clubs français ne mettaient pas assez en avant leurs mascottes, ou que lorsqu’ils essayaient, ce n’était généralement pas assez bien réalisé. Le travail à effectuer autour de la mascotte n’est pas négligeable, on ne décide pas d’avoir une mascotte brutalement. Il faut réfléchir à une histoire à pouvoir raconter autour de celle-ci, essayer de trouver une identité, un storytelling dans lequel les supporters pourront se retrouver.

Ce travail de création de mascotte avait commencé en 1998 lors de l’organisation de la Coupe du monde de football avec le désormais célèbre Footix. Ce terme est désormais utilisé pour parler des néo-supporters intéressés depuis peu par le ballon rond. Il avait cependant marqué le début du renouveau des mascottes.

Il s’en est suivi un développement par les clubs des mascottes les représentant. En effet, avoir une mascotte est une chose, mais réussir à l’utiliser intelligemment et proposer une expérience fan novatrice en est une totalement différente. Certaines équipes comme celle de handball de Chamonix ou celle de rugby du Racing 92 l’ont bien compris. Nous nous étions déjà attardé sur le cas chambérien avec Alpy le Yéti, la mascotte du Chambéry Savoie Handball.

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Alpy rencontrant les différents supporters du club

Concernant le club de rugby francilien, le concept est poussé encore plus loin. Véritable symbole du Racing, le dénommé “Mahout” fait vivre une expérience spectateurs inédite et fortement inspirée du modèle américain. La mascotte de l’équipe francilienne permet en effet de vivre un moment différent, basé sur le show, à Paris La Défense Arena.

Dans une salle misant tout sur le divertissement, avant ou après le match, Mahout a totalement trouvé sa place puisqu’il participe pleinement aux animations tournées vers le spectacle. Preuve en est, les 2 interventions durant la rencontre – une par mi-temps – de la mascotte, qui réalise un gag généralement lorsqu’un temps mort est observé.

Inspiré par le modèle américain qui utilise les mascottes afin de réaliser des scènes divertissantes durant les rencontres, le Racing 92 le met en valeur et offre une vingtaine de secondes de rires ou de sourires à un moment où il n’y a “rien d’autre à observer”. Tout cela est également mis en valeur par la plus grande surface de projection du monde (1600m2 au total). Tout le monde peut donc observer l’animation et donc ne pas ressentir de temps faible.

Outre cela, l’éléphant du club des hauts-de-seine participe activement à l’expérience fan dans l’enceinte. Il se déplace en avant-match pour aller voir tous les spectateurs de la rencontre. Il passe également beaucoup de temps dans la tribune expérience appelée “Tribune Family”, destinée comme son nom l’indique aux familles. En effet, le Racing 92 mise sur l’image de la mascotte pour faire passer un bon moment aux enfants.

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Mahout se déplace partout en tribune pour offrir un moment unique aux spectateurs

Autre utilisation intéressante de la mascotte dans le cadre de l’expérience spectateur à proposer : la possibilité de matcher Buky sur Tinder. La mascotte du FC Grenoble, équipe de rugby du Top 14, fût utilisée par le club alpin afin de proposer une action encore jamais réalisée et divertissante.

L’idée était très simple, il suffisait de se connecter sur l’application du site de rencontres et “matcher”, c’est-à-dire liker le profil de la mascotte. En réalisant cela, les supporters pouvaient gagner 2 places pour assister à la prochaine rencontre de leur club.

Ce genre d’innovations rend l’expérience spectateur unique pour les passionnés du club et la mise en avant de la mascotte bien réalisée permet de proposer quelque chose de marquant pour le spectateur qui voit son capital sympathie augmenter vis-à-vis de celui-ci. Il y a encore quelques années les entités sportives françaises commençaient à utiliser les mascottes seulement pour faire un peu comme tout le monde, notamment comme le sport US. Cependant, ils n’avaient pas forcément tous conscience qu’il fallait l’utiliser de manière intelligente pour avoir un réel impact et ainsi proposer une expérience différente pour tous les fans grâce à celle-ci.

D’autres entités, dans des sports bien différents l’ont aujourd’hui également compris. Deux exemples le démontre: le All Star Game de Pro A (1ère division française de basketball), ainsi que la LNH (Ligue Nationale de Handball).

La All Star de basketball qui s’est déroulé fin 2018 à l’Accor Hotel Arena a fait beaucoup de bruit pour toute l’animation qui a été mise en place autour de la rencontre. C’est toujours l’occasion rêvée de faire le show et c’est d’ailleurs ce que la majorité des spectateurs viennent chercher en se déplaçant pour cet évènement. Et quoi de mieux que des mascottes pour proposer une fan expérience inédite?

Pour ce match de gala, 4 mascottes de NBA ont fait le déplacement afin d’assurer le spectacle. Animation phare de cette édition, les mascottes de la ligue américaine de basketball, ont livré un véritable show divertissant les spectateurs mais également les joueurs que les mascottes sont allés solliciter.

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Les mascottes Benny et MoonDog présents pour le All Star Game de basket français

L’attraction numéro une de la soirée était bien ce show mis en place par les mascottes. Celles-ci ont réussi à créer une expérience fan comme elle n’a jamais pu être proposée par le passé. De Benny the Bull à Rocky la mascotte emblématique de Denver en passant par Moon Dog celle de Cleveland, elles ont enflammé la salle durant l’intégralité de l’évènement. Que ce soit le concours de décibels, le show de danse si propre aux franchises NBA sur le parquet en avant-match ou encore le lancer de tee-shirts, les peluches américaines ont pu montrer toute la palette d’animation d’une mascotte.

La ligue de handball française a quant-à-elle fait le choix d’investir dans la création d’une mascotte ainsi que dans la personne se cachant à l’intérieur. En partenariat avec Xtreme agency, la LNH a donc décidé de créer “Jack”, première mascotte de la ligue.

Lors du Final4 de la coupe de la ligue, la mascotte a fait le show ! Contrairement au All Star Game de Basket, le Final4 dispose d’un réel attrait sportif. La ligue a tout de même fait le choix d’investir dans une mascotte pour faire profiter le public d’une expérience fan totalement différente de ce que l’on peut voir sur la majorité des parquets de handball.

“On connaissait l’impact des mascottes US en NBA sur le grand public, personne ne peut rester de marbre face à leur performance d’acteur, de danseur, leur performance sportive ou humoristique. Nous étions convaincus que le public français adhèrerait” 

Noémie Catalan, Responsable communication et évènementiel de la LNH

 

Pour l’occasion, ils ont en effet fait appel au comédien qui jouait le rôle de Benny the Bull il y a quelques années à Chicago. Ce n’est d’ailleurs pas sa première expérience en France puisqu’il avait animé le Nanterre 92 show l’année dernière.

Le retour des spectateurs s’étant déplacés pour cette compétition était plus que positif selon Noémie Catalan. Que ce soit les petits ou les grands, ils ont tous pu profiter d’une réelle expérience enrichie et tournée vers le public. Ce spectacle proposé tout le week-end a donc séduit tout le monde et la LNH pense déjà à réitérer l’expérience l’année prochaine.

Le rôle de la mascotte dans le sport est donc aujourd’hui essentiel. Cette notion est bien comprise outre atlantique où la mascotte dispose d’un rôle prépondérant dans la vie des franchises. En France, la situation n’est pas identique mais les choses changent à grande vitesse et le retard sera peut-être un jour comblé. Pourquoi pas même se démarquer en proposant une utilisation novatrice de la mascotte, en passant par des personnages féminins par exemple.

Cet article était-il intéressant ?

Passionné de sport avant tout, j’ai découvert la notion de fan experience plus récemment. Les spectateurs jouent un rôle essentiel lors des évènements sportifs, c’est pourquoi je pense que l’expérience qui leur est proposée jour de match est cruciale.

Fan expérience dans le monde

On a assisté à un match au Celtic Park à Glasgow

Le Celtic Park est un stade mythique d’Écosse car il est le plus grand mais il a également une grande histoire pour ses fans.

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Le Celtic Park, le stade du Celtic FC à Glasgow

Nous avons passé le week-end dernier dans la ville de Glasgow en Écosse. Cette ville possède trois stades de plus de 50 000 places. Dont le mythique Celtic Park, le stade du Celtic FC. 

 

Glasgow a la particularité de rassembler les trois plus grands stades d’Écosse. Les trois stades ont une capacité de plus de 50 000 places. Ce n’est pourtant pas la capitale (Édimbourg étant la capitale), mais bien la plus grande ville et historiquement la plus industrielle du pays. 

Cette ville celtique regroupe donc l’Ibrox Park, le stade des Rangers FC (50 947), Hampden Park, le stade de l’équipe nationale (51 866) et le Celtic Park, le stade du Celtic Football Club (60 411). C’est dans ce dernier que nous avons pu pénétrer à l’occasion du dernier match de la saison le dimanche 19 mai. 

Echarpes du Celtic FC

Sur le chemin du stade, il y a plusieurs vendeurs mobiles qui proposent des écharpes et autres produits à l’effigie du club.

Celtic Park

Le Celtic Park est surnommé “Paradise” par les fans. C’est également inscrit sur la façade Ouest du stade.

La présentation du trophée pour le dernier match de la saison 

Pour ce dernier match de la saison, le Celtic FC, champion en titre pour la 8e fois consécutive affronte Hearts, un club situé à 1 heure de route à l’Est de Glasgow en direction d’Édimbourg. Hasard sportif, les deux clubs s’affronteront de nouveau le samedi 25 mai en finale de la coupe d’Ecosse dans l’Hampden Park à Glasgow. 
Avant notre départ vers l’Écosse, nous voulons acheter des billets mais le site internet du club annonce un match à guichets fermés. Tant pis, nous tenterons notre chance aux abords du stade.
Ce match est spécial, car il est le dernier de la saison en Ladbrokes Scottish Premiership, les fans pourront apercevoir le trophée de champion qui sera présenté en avant match par l’équipe.

La rencontre est à 16h00, nous arrivons au stade peu avant 14h00 pour ne rien manquer de cette expérience celte mais surtout pour avoir des chances de trouver deux billets. Un vendeur de la boutique du Celtic du centre ville nous avait conseillé de nous rapprocher des bus des supporters qui ont souvent des places en trop qu’ils peuvent parfois revendre. Jackpot ! Nous trouvons un chef de groupe qui accepte de nous vendre 2 places pour 30£ chacune (soit 34€). Le prix initial était de 31£. Nous serons dans la tribune famille, c’est parfait. 

Rassurés par l’obtention de nos places, nous rejoignons les fans qui patientent pour l’arrivée des joueurs et du staff devant l’entrée principale du stade. Des centaines de supporters attendent les joueurs mais aussi le trophée de champion qui sera présenté dans la foulée. 

L’arrivée des joueurs du Celtic se fait dans un bus neutre. Étrange, nous pensions que le club disposait de son propre bus aux couleurs du club. Autre observation, contrairement à ce que nous avions vu à Rennes ou à Lille, le public est relativement “calme” pour accueillir leur équipe. Aucun fumigène, cela se passe tranquillement. 
Après le passage des joueurs, le trophée prend place quelques minutes au milieu des supporters pour quelques photos avant que l’ensemble de l’équipe ne prenne le chemin des vestiaires pour préparer le match face à Hearts. 

Le Celtic Park, un stade avec une histoire

Lorsque nous sommes arrivons au stade, l’une des premières choses qui nous interpelle est l’histoire du club qui s’affiche sur l’enceinte. Tout autour, il y a des photos des légendes avec le slogan “where legends are made” (où les légendes naissent). Il y a aussi des photos des rencontres importantes comme la victoire en Champions League face au FC Barcelone en 2012. Cette histoire est visible sur les murs du stade.
Un stade qui a ouvert pour la première fois ses portes le 20 août 1892. Dans sa première version, il est conçu par Archibald Leitch, à l’origine également d’Anfield ou d’Old Trafford (chapeau l’artiste). L’enceinte devient la propriété du club en 1897. Le surnom “Paradise”, s’explique du fait de sa proximité avec un cimetière (Janefield Cemetery). 

Ce stade semble chargé d’histoire de la ville, du football et de la culture celtique. Le vert du club est omniprésent sur l’enceinte, sur les drapeaux, sur les panneaux qui jalonnent le Celtic Park…

Place match Celtic@Fanstriker

Nos places en mains, nous allons pouvoir assister au match des tribunes

Supporters Celtic FC

Les supporters sont nombreux à porter un vêtement du club

La fan expérience autour du Celtic park

Les spectateurs sont nombreux à arborer un vêtement du club. Pas uniquement ou essentiellement le maillot mais toutes sortes de vêtements avec le logo du Celtic. 
Sur le chemin du stade, plusieurs stands mobiles proposent des écharpes et autres objets du supporter. Une boutique est accessible devant le stade. Elle est d’ailleurs prise d’assaut par les visiteurs qui veulent profiter des bonnes affaires de la fin de saison. 

Boutique Celtic@Fanstriker

La boutique située devant le stade

Boutique Celtic FC@Fanstriker

L’offre à l’intérieur et très large, livres, casquettes, posters, etc.

Des food trucks proposent nourriture et boissons en attendant que le match ne démarre. 
Fait intéressant, dans nos échanges avec des locaux, nous apprenons que depuis 2003, les Happy hours sont interdits à Glasgow ! Ceci dans le but d’interdire le binge drinking (la biture express), soit la consommation rapide et excessive d’alcool. La ville a même interdit les offres promotionnelles telle que 2 verres achetés = 1 troisième offert, une offre que nous avons vu récemment à Paris La Défense Arena. Il n’y a également pas d’alcool dans l’enceinte. 

Les pavés en pierre à personnaliser

Devant l’entrée principale du Celtic Park, il y a plusieurs pavés personnalisés avec un message spécifique. Chaque pavé représente un trèfle à 4 feuilles et un message court laissé par un fan. C’est une offre que propose le club à ses supporters. Cela coûte 150£ (160€).

Les pavés personnalisables pour 150£@Fanstriker

Les pavés personnalisables pour 150£

Les fans peuvent également laisser leur message sur les bricks du “Paradise” pour 40£ (45€). Ainsi, nous pouvons voir apparaitre des messages de bon anniversaire, de joyeux Noël, ou d’autres messages d’attention envers des fans. 

Les bricks à personnaliser pour 40£@Fanstriker

Les bricks à personnaliser pour 40£

La “fan zone” en avant match

Après l’accueil des joueurs sur le parvis principal du stade, plusieurs activités sont visibles. Concrètement, la fan zone n’est pas réellement délimitée, disons que cela est davantage des animations disposées de façon anarchique.

Côté animations, nous observons du “classique” avec plusieurs ateliers maquillage où des personnes proposent de maquiller les enfants et les adultes aux couleurs du club avec le drapeau sur la joue par exemple. 
Il y a tout de même deux animations que nous trouvons intéressantes, la photo de la réplique de la coupe sur le podium des champions devant l’enceinte. Les fans patientent en masse pour pouvoir prendre leur photo souvenir sur ce podium. Une bonne idée (voir photo). 
Mais encore, 8 éléments sont disposés sur le parvis pour célébrer les 8 titres remportés d’affilés par le Celtic. Là encore, les fans et les enfants notamment, s’amusent à prendre leur photo sur chacun de ces espaces. Deux animations qui ne nécessitent pas ou peu de personnel. 

Le podium des champions devant le stade@Fanstriker

Le podium des champions devant le stade

Le public pouvait se prendre en photo avec une réplique de la coupe sur le podium des champions@Fanstriker

Le public pouvait se prendre en photo avec une réplique de la coupe sur le podium des champions

Chacune des 8 victoires consécutives en championnat offrait sa photo souvenir@Fanstriker

Chacune des 8 victoires consécutives en championnat offrait sa photo souvenir

Un parcours de photos souvenirs avec ces différents espaces@Fanstriker

Un parcours de photos souvenirs avec ces différents espaces

Plusieurs stands de ce type proposaient de se maquiller aux couleurs du club@Fanstriker

Plusieurs stands de ce type proposaient de se maquiller aux couleurs du club

Les vendeurs de programme de match sont nombreux @Fanstriker

Les vendeurs de programme de match sont nombreux

Un autre espace offre aux enfants des jeux ludiques tels que des cerceaux. Un espace vraiment simple, pas délimité, avec des cerceaux posés sur l’herbe. Chacun peut en profiter librement. Il ne semble pas qu’un animateur soit présent. 
Nous n’avons pas vu la mascotte Hoopy se balader à la rencontre des spectateurs autour du stade. Mais elle est visible un peu plus tard sur la pelouse.

Autour du stade, il y a de nombreux vendeurs mobiles qui vendent le programme du match pour quelques livres sterling. Il a également de nombreuses personnes avec un sceaux qui demandent aux visiteurs de contribuer à la fondation du club en donnant quelques pièces.

Entrons dans le stade

Nous assistons au match dans la “Celtic family stand”, la tribune famille du stade. Celle-ci propose plusieurs activités en coursive, dont un espace avec des consoles Xbox pour les enfants, une table avec la possibilité de réaliser des dessins, ou encore des affichages sur les murs pour se mesurer à la mascotte. Il y a notamment une affiche sur laquelle il est écrit “Please mind your language”, qui invite les visiteurs à conserver un langage décent dans le stade. L’éducation de son public.

Le Celtic dispose d'une tribune Famille@Fanstriker

Le Celtic dispose d’une tribune Famille

Des consoles sont à disposition dans les coursives du stade@Fanstriker

Des consoles sont à disposition dans les coursives du stade

Les enfants peuvent se mesurer sur le Hoopy's height chart@Fanstriker

Les enfants peuvent se mesurer sur le Hoopy’s height chart

L’offre de restauration est assez large, plusieurs stands sont accessibles dans les coursives et l’attente n’est pas si importante. Nous avons pu en profiter pour goûter la scotch pie, une tourte locale croustillante garnie de viande hachée et de sauce. 

Côté tribune, le stade affiche complet, plus de 60 000 personnes sont présentes. Le public chante en masse. Le moment fort de ce début de match est certainement le chant #You’ll never walk alone”, l’hymne du Celtic Football Club (voir vidéo ci-dessous) repris par tout le stade.

La tribune famille est située à côté de la tribune réservée aux visiteurs. Les fans de Hearts, le club adverse sont environ une centaine. Parmi eux, un jeu fan amuse toute la tribune dans laquelle nous sommes. Il “chauffe” volontairement des supporters du Celtic avec de grands gestes et des mots tout en restant drôle. À son départ, le jeune fan visiteur se fait applaudir par le public, même si des bras d’honneur sont échangés, il n’y a pas d’objectif de violence dans ces échanges. Cela fait partie du spectacle.

Autre scène que nous observons, un policier vient au contact d’un fan du Celtic turbulent en posant ses mains sur ses épaules et semble lui échanger quelques mots pour l’inviter à passer le reste du match plus tranquille afin d’éviter qu’il ne le termine en dehors des murs du stade. Un rapport qui ressemble davantage à une relation entre un père et un fils qu’entre un fonctionnaire de l’ordre et un individu qui cause des problèmes. Là encore, une part d’éducation. 

Dans le Celtic Park, nous retrouvons les tribunes debout. Ces tribunes de supporters qui permettent de regarder le match tout en reste debout face à une une barrière de protection (voir photo). 

Le match se termine par une victoire des locaux par 2 buts à 1. En tribune, les supporters sont généreux dans les efforts. Pour supporter, chanter, etc.
Le stade fête la victoire des verts pour la 8e année consécutive, le trophée est soulevé sur le podium, feu d’artifice, musique, chants, l’ambiance est belle. Les joueurs font un tour de pelouse avec le trophée entre les mains.

Les tribunes debout du Celtic Park@Fanstriker

Les tribunes debout du Celtic Park

La célébration du titre après le match@Fanstriker

La célébration du titre pour la 6e fois consécutive après le match

Une belle expérience simple mais remplie d’histoire

Notre expérience à Glasgow s’achève après ce match. Nous sommes assez satisfaits de ce que nous avons pu découvrir. Cela nous a permis de constater qu’il existe tout de même des différences entre le public français et écossais. Malgré tout, la passion que nous avons pu voir au Celtic nous rappelle celle que nous pouvons croiser à Lens, à Saint-Étienne ou encore à Strasbourg.

Nous n’avons pas trouvé que l’expérience des fans est très clairement développée. Des “basiques” ne sont pas respectés, la fan zone n’est pas concrètement signalisée, les différents espaces non plus. Il y a donc des bonnes pratiques que nous appliquons en France dans certains stades et qui ne sont pas encore appliquées outre-manche. Mais est-ce vraiment nécessaire dans ce type de cas ? Peut-être pas. La question mérite une réflexion plus profonde. Un club chargé d’histoire n’a peut-être pas autant d’efforts à fournir qu’un jeune club, qui lui ne peut s’appuyer sur son passé. Il doit donc séduire, convaincre, animer et fidéliser à travers d’autres leviers. L’expérience client ou l’expérience fan en est probablement un. 

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