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Consommer cashless au stade Consommer cashless au stade

Fan expérience dans le monde

Le cashless à tout prix ?

La France est le pays européen avec le plus d’enceintes sportives permettant de payer de façon dématérialisée. Fluidité, source de revenus, collecte de data précieuse. Qu’en est-il de l’expérience du fan ?

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Les paiements par carte sans contact, ou grâce à une application sur notre téléphone font de plus en plus partie de notre quotidien. Ces technologies “cashless” offrent un gain de temps et une facilité d’utilisation qui révolutionnent petit à petit notre expérience de consommateur.

Les enceintes sportives intègrent, depuis quelques années maintenant, ces technologies qui offrent de nombreux avantages à leurs exploitants. Mais qu’en est-il des fans ? L’expérience est-elle réellement améliorée grâce à la dématérialisation de la transaction ?

« Gwengampezh » le dispositif de paiement sans contact mis en place par l’EAG@EAGuingamp

« Gwengampezh » le dispositif de paiement sans contact mis en place par l’EAG

Cette solution a séduit de nombreux clubs en France, à l’image de la « Gwengampezh », le dispositif de paiement sans contact mis en place par l’EAG, de la “Sacrée carte” du Stade de Reims ou encore du système de l’ESTAC proposé à la rentrée pour n’en citer que quelques uns. Ces cartes, dont le support est souvent payant, permettent aux abonnés de créditer leur carte depuis chez eux pour remplacer leur porte-monnaie en jour de match.

De la fluidité et des revenus supplémentaires

Il semblerait que ces efforts payent !  La récente étude de PayinTech démontre de manière tout à fait intéressante les nombreux avantages du cashless dans 32 enceintes françaises : gain de temps pour les fans, opportunité de revenus supplémentaires pour les exploitants ou encore collecte de data pour mieux connaitre les habitudes des consommateurs.

Les avantages du cashless des stades en France

De façon mathématique, on peut facilement imaginer qu’être capable de servir beaucoup plus de fans grâce à la rapidité du cashless durant cette période précieuse que représente les 15 minutes de la mi-temps (15 minutes en football, 10 minutes en rugby), un moment privilégié des fans pour consommer au stade, peut considérablement augmenter les recettes des buvettes.

 “L’arrivée du cashless, intégré dans les cartes d’abonnés, a été une révolution culturelle au club”.

Franck Leloup, Stadium Manager de l’ACA

En effet, Franck Leloup, le Stadium Manager de l’AC Ajaccio révèle que le panier moyen du spectateur a été multiplié par trois au Stade François-Coty, pour passer à 7,69 euros par match.

On peut également ajouter à ces avantages la possibilité d’offrir des récompenses à ses fans en fonction de leurs types d’achats et lier le programme de reconnaissance des fans à cette fameuse carte.

Le revers de la médaille

Le manque de flexibilité paradoxal de ces technologies se doit néanmoins d’être souligné : souvent le fan non régulier ou non abonné n’est pas concerné par ce service, le support matériel de la carte est payant, le plafond minimum de chargement incite à consommer plus que nécessaire et les démarches pour récupérer l’argent restant sur la carte peuvent décourager… Tant de points qui peuvent créer des frustrations chez les fans, habitués à leurs vieilles traditions.

Il faut faire attention à ce que l’implantation d’un système de cashless ne soit pas perçu par les supporters comme un Big Brother ou un nouveau moyen pour le club de leur prendre de l’argent aux fans.”

Thomas Kouck, directeur général de Vente Privée Entertainment

Le point de vue trans-pacifique

En Nouvelle-Zélande, le cashless fonctionne très bien mais fait partie intégrante de la culture des locaux qui s’en servent pour tous leurs achats, pas seulement au stade. Le paiement sans contact par carte de crédit est la norme, cela prend littéralement 2 secondes pour régler. Pas besoin d’être abonné, de penser à charger sa carte avant le match, d’aller à un guichet spécial pour retirer son bracelet, ses jetons ou sa carte.

Et 9 caisses sur 10 sont équipées uniquement de machines à carte sans contact. Ceux qui veulent payer en cash le peuvent, mais doivent se rendre à une caisse spéciale. Un système qui profite à tous !

La Nouvelle-Zélande pourrait devenir complètement cashless d'ici 2028

La Nouvelle-Zélande pourrait devenir complètement cashless d’ici 2028

Faire les choses dans l’ordre

Le cashless est une technologie bien pratique, mais remettons les pendules à l’heure. Son but est de faciliter, fluidifier et encourager les fans à consommer au stade : boissons, restauration et articles de merchandising. Aujourd’hui, l’offre proposée en France est très loin de satisfaire les fans qui sont nombreux à consommer en dehors du stade, là ou les produits sont moins chers, plus diversifiés ou de meilleure qualité.

Alors avant de parler cashless, qui peut être un investissement lourd pour un club qui n’est parfois même pas équipé de machines à carte, quelques petits conseils “des basiques” peuvent améliorer l’expérience fan aux points de vente et potentiellement générer plus de revenus :

  • Optimiser les flux : il y aura forcément la queue à la mi-temps, éviter donc qu’elle n’entrave le passage pour circuler dans les coursives ou se rendre aux toilettes ;
  • Habiller les buvettes aux couleurs du club et proposer des panneaux/menus lisibles de loin pour que le fan puisse faire son choix avant d’arriver à la caisse ;
  • Événementialiser vos points de ventes : proposer des happy hours pour faire venir les fans plus tôt aux buvettes et des “recettes spéciales” lors de derbys, à Noël ou à la chandeleur par exemple ;
  • Mais surtout, proposer des produits de qualité ! En trouvant le bon équilibre entre le bon prix et le bon produit, le club gagnera en attractivité et vous pourrez sans doute concurrencer la saucisse frite tout aussi mauvaise mais moins chère en dehors de l’enceinte…

Le sandwich “Lance Flamme” des Cleveland Indians de MLB

 

Hot dog Churros atomique au Chase Field de Phoenix@Dbacks

Hot dog Churros atomique au Chase Field de Phoenix

 

Oui, on rêve tous de pouvoir BIEN manger au stade, peu importe qu’il s’agisse de payer en espèce ou avec son smartphone ! On ne va quand même pas laisser les américains nous surpasser sur ce point, nous sommes le pays de la gastronomie, tout de même.

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Passionnée, supportrice et grande curieuse, j'ai à cœur de partager ma vision des événements. Convaincue du rôle central que les fans ont à jouer dans le développement du sport, je suis ravie de pouvoir mettre en lumière les bonnes pratiques qui peuvent servir d'exemple et d'inspiration à tous grâce à Fanstriker. Passionate, curious by nature, and a true fan, I like to share my vision about sport events. I am convinced that fans have a considerable part to play to develop the sport economy. Through Fanstriker I aim at bringing to light the best practices that can serve as an example or an inspiration.

Fan expérience dans le monde

2010 – 2019 : dix années qui ont révolutionné la fan expérience

Smartphones, VR, big data, relation avec les fans. Retour sur 10 années qui ont révolutionné la fan expérience dans le sport.

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2010 – 2019 : dix années qui ont révolutionné la fan expérience

Alors que l’on entre dans une nouvelle décennie qui s’annonce prometteuse pour la fan expérience, rappelons nous que les années 2010 l’ont révolutionnée.

En 10 ans, on a observé une prise de conscience massive sur l’importance de l’expérience fan. Les nouvelles technologies ont permises aux acteurs de l’industrie de l’entertainment sportif de mettre en place des dispositifs qui ont augmenté le niveau de confort et de divertissement des supporters. Revenons ensemble sur les innovations et activations qui ont marqué la décennie 2010.

Des innovations auxquelles on ne pense même plus tellement elles sont devenues des “basiques”

Les années 2010 ont été marquées par de grands bouleversements technologiques qui se sont installés dans nos habitudes de consommation et de vie très rapidement. Après la révolution d’internet dans les années 2000, l’essor de l’utilisation des smartphones (de 295 millions de smartphones vendus dans le monde en 2010 à 1,5 milliards en 2018 selon Statista) a entraîné le foisonnement d’applications pour faciliter la venue au stade des spectateurs et organiser leur divertissement. Ces dernières sont maintenant monnaie courante.

Les enceintes sportives sont devenues connectées pour créer plus d’interactions mais surtout proposer aux fans plus de divertissement et plus de confort. Un simple smartphone peut maintenant vous donner accès au stade, vous permettre de payer dans les boutiques du stade, vous offrir des angles de vues et de ralentis et de vous faire livrer votre commande à votre place en tribune (avec par exemple Digifood). 

Avec l’avènement des réseaux sociaux, la stratégie d’engagement avec les supporters a été repensée. Tout d’abord les supporters ont accès à beaucoup plus de contenus sur les clubs, les événements et les sportifs, grâce aux réseaux sociaux. C’est une manière pour les différents acteurs de l’industrie du sport de créer un lien plus fort avec les fans. Ils peuvent aussi accéder à du contenu exclusif à l’instar des supporters de l’OL qui ont rejoint la Social Room mise en place par l’OL dans le cadre de son partenariat avec Hyundai. Pour le club, c’est aussi une manière de faire rayonner l’événement et les sponsors plus largement que l’enceinte même du stade.

Les franchises américaines l’ont bien compris et adaptent maintenant leur expérience pour lui donner une dimension social media. La popularisation des social walls est la conséquence directe de cette volonté. Grâce aux social walls les spectateurs peuvent diffuser leurs messages de soutien ou faire passer des messages personnels dans un espace dédié aux fans. 

Le NBA Social media wall

Le NBA Social media wall

L’innovation technologique et l’intérêt croissant pour l’amélioration de l’expérience fan a suscité un changement profond dans la manière dont les enceintes sont pensées. Les nouvelles arenas connectées sont pensées pour fournir aux spectateurs un niveau de confort et de divertissement augmenté afin qu’ils passent plus de temps sur le lieu du spectacle et notamment les espaces de consommation. Exemple au AT&T Center de San Antonio, qui propose maintenant aux fans de trouver tout type d’animations low et high tech dans les couloirs du stade, à l’image du photobooth “Pose with the Pros”.

Ces innovations dont nous apercevions tout juste les opportunités qu’elles représentaient il y a 10 ans sont désormais ancrées dans les habitudes des spectateurs. Les écrans digitaux, les animations technologiques et autres photobooth sont des basiques d’une expérience dans de nombreuses enceintes.  

Un spectacle prolongé, personnalisé et toujours plus impressionnant grâce au progrès technologique

Ces dix dernières années, le progrès technologique est omniprésent dans la transformation de la fan expérience. Les animations en AR/VR/MR connaissent actuellement un large essor. Elles offrent au spectacle une nouvelle dimension que ce soit pour les fans présents dans le stade ou pour les fans qui suivent l’événement de leur canapé via leur télévision. Parmi les utilisations de la mixed reality les plus impressionnantes, on retrouve le show proposé au M&T Bank Stadium à Baltimore lors de la rencontre entre les Ravens et les Jets en décembre 2019.

Le mapping sur le parquet des Cavaliers de Cleveland constitue un autre exemple d’utilisation des technologies d’affichages pour proposer un show toujours plus surprenant aux fans.

Enfin, l’utilisation de la data a ouvert de nouvelles portes pour les organisateurs d’événements sportifs. Collecter la data des spectateurs permet de mieux connaître son public de manière agrégée et individuelle. Ainsi, l’expérience fan peut désormais être améliorée pour mieux répondre aux attentes de l’ensemble des visiteurs.
La grande révolution est la personnalisation ! Avec la bonne exploitation de cette data, l’expérience peut maintenant être personnalisée pour améliorer la relation que chaque fan entretient avec ses événements sportifs préférés.

Si le progrès technologique a été un moteur de l’amélioration de la fan expérience, les animations low tech sont toujours aussi populaires et nécessaires

Les clubs n’ont pas toujours besoin de mettre en place des animations high tech pour renforcer leurs liens avec les fans. Parfois, les animations les plus simples ont été celles qui nous ont le plus touchées à l’image des opérations suivantes. Certaines ne nécessitent que très peu de moyens, du temps des différents acteurs ou encore juste de bonnes idées. 

En 2018, Zlatan Ibrahimovic alors joueur des Los Angeles Galaxy en MLS appelle les abonnés pour les remercier d’avoir renouvelé leur abonnement. Autant dire que lorsque Zlatan vous appelle au téléphone vous vous en souvenez pendant longtemps puis vous partagez l’histoire largement autour de vous. Simple et efficace. 

Les Kings de LA ont aménagé un engin technique pour embarquer des fans sur la patinoire à bord de la surfaceuse, pendant les temps morts.

Des YouTubeurs/freestylers londoniens ont mis au défi les passant de réaliser un saut aussi haut que Cristiano Ronaldo lorsqu’il s’élève pour faire une tête. Une animation qui pourrait avoir sa place dans un stade, au Juventus Stadium par exemple.

Lorsqu’un fan sollicite Erminig, la mascotte du Stade Rennais, l’occasion est trop belle pour ne pas en profiter et jouer le jeu des réseaux sociaux. C’est ce qu’a très bien fait la mascotte et rédigeant un justificatif d’absence pour un jeune fan pour pouvoir assister au match des rennais.

Si la décennie 2010 a été pleine de grands bouleversements qui ont permis une très large amélioration de l’expérience fan, la décennie 2020 s’annonce aussi très chargée. Pour la fan expérience, l’accélération du progrès technologique sera une opportunité d’augmenter la satisfaction des fans et de faire face aux challenges liés à la durabilité. Même si les activations les plus simples auront plus que jamais leur place dans les enceintes de sport et de spectacle. 

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