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Le jour où une Tenniswoman s’est fait poignarder par un fan de son adversaire

La folie d’un fan qui pensait aider sa joueuse préférée en allant poignarder sa concurrente au classement.

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Être fan, c’est comme être amoureux, nous n’avons plus une vision 100% neutre, notre coeur balance. Et c’est de cette façon que parfois nous sommes prêt au meilleur comme au pire pour faire vivre la flamme qui nous anime. 

Nous sommes en 1993 en Allemagne, il y a 25 ans, la jeune tenniswoman yougoslave naturalisée américaine Monica Seles réalise de belles performances sur les courts. Elle est en concurrence avec Steffi Graff pour la première place ATP. 

Le 30 avril 1993, avec un statut de numéro 1 mondiale, elle dispute un quart de finale au tournoi de Hambourg face à Magdalena Maleeva. Le match se déroule jusqu’alors comme n’importe quelle rencontre de Tennis. Les deux joueuses rejoignent leur banc lorsqu’un spectateur entre sur le court muni d’un couteau qu’il s’en va planter dans l’épaule droite de la joueuse américaine. 

L’homme au couteau, Günter Parche, était un fan de Steffi Graff, le concurrente au classement de Monica. Il a expliqué plus tard qu’il ne supportait pas la domination de la joueuse contre celle pour qui il était fan. Son plan était donc de la poignarder pour que sa protégée allemande puisse reprendre sa place de numéro 1 mondiale dans les semaines qui suivaient à Roland Garros. Malgré avoir « éprouvé de sincères remords » devant le juge, il écopera de 2 ans de prison avec sursis et d’une obligation de suivre des soins psychiatriques. Sa championne reprendra le titre à l’issue du tournoi de Roland Garros un mois plus tard. 

Heureusement, Monica Seles n’aura pas de grosses séquelles physiques, mais cet évènement aura marqué à jamais la vie de la championne qui a indiqué que cet homme avait « gâché sa vie ». Très marquée psychologiquement et touchée par une dépression, la joueuse américaine reprendra la compétition quelques semaines plus tard mais sans jamais pouvoir retrouver le niveau qui était le sien avant ce fait. 

Un fan donc qui aura changé la vie d’une athlète promue à une grande carrière pour « sauver » son idole. Une histoire qui peut faire peur et qui montre surtout qu’un fan peut faire n’importe quoi pour sa passion, même le pire… 

Passionné de foot, puis passionné des sports avec un S, je suis devenu petit à petit un fan des gens qui vont au stade tous les weekends avec écharpe et maillot sur les épaules. J'admire leur investissement et je pense vraiment que les clubs doivent encore leur donner tant. Pour finir cette présentation, on a ajouté des phrases motivantes parce que nous sommes des personnes motivées, voici la mienne : "Ceux qui essaient d'éviter l'échec, évitent le succès."

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FAN STORY

FAN STORY : Clara, « le handball c’est une histoire de famille »

Clara nous raconte son histoire de fan de handball, une passion qu’elle partage avec son père et sa cousine.

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le

Temps de lecture environ 7 minutes

Elle aime le hand et particulièrement l’équipe du PSG, elle ne rate aucun événement sportif ou presque, rencontre avec Clara notre fan de l’automne qui s’est prêtée au jeu de l’interview Fan Story, la série qui met en avant les fans de sport.

 

Bonjour Clara, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Bonjour, je m’appelle Clara, j’ai 21 ans et je termine tout juste mes études d’infirmière. J’habite à Montreuil en région parisienne. Comme tu l’as dit en introduction, je suis une grande fan de sport, c’est vrai, de tous les sports même. D’ailleurs je rate actuellement le 110m haie [rires] (ndlr : l’ITW a été réalisée lors des championnats d’athlétisme de Londres).

J’ai aussi pratiqué la natation quelques années et un peu de handball mais ce fut assez court car j’ai commencé assez tard.
Finalement, je pense que je fais partie de ceux qui préfèrent regarder du sport que d’en faire.

Il existe différents types de fan : l’occasionnel, l’ultra bruyant, le fan silencieux, par exemple, alors quel genre de fan es-tu ?

Je suis une fan assidue, j’ai l’habitude de suivre mon équipe préférée et dès que je le peux je vais voir des matchs au stade. Je suis une fan qui se maquille, qui chante, qui danse. Quand je vais au stade, j’aime vivre le moment pleinement et ne rien louper. Je viens parfois plus tôt pour voir les joueurs par exemple. Mais aller au stade pour moi c’est comme une journée shopping pour d’autres, c’est un évènement.

Tu es une fan assidue mais quelle équipe a la chance de te compter parmi ses supporter ?

La chance je ne sais pas mais en tout cas je suis là oui. Je suis une grande fan du PSG HANDBALL depuis toujours. J’ai la chance d’habiter en Ile-de-France, c’est beaucoup plus simple de me rendre à Pierre de Coubertin où l’équipe joue. Avant-tout, je supporte l’équipe de France.

@Twitter

La salle Pierre de Coubertin à Paris

Comment es-tu devenue une fan de handball ?

Le Handball, chez moi c’est familial, mon père est entraîneur et arbitre au sein du club de ma ville. Il est super investi et a réussi à me transmettre sa passion. D’ailleurs, je réfléchis moi aussi à passer mon diplôme d’arbitre de hand.

Est-ce que tu suis tes équipes sur les réseaux sociaux ?

Oui, l’équipe de France de Hand et le PSG. Je suis d’ailleurs certains joueurs sur Instagram et Facebook. C’est intéressant dans le sens où Facebook est plus professionnel, plus cordial. Tandis que sur Instagram on a l’impression d’entrer dans un peu dans leur vie ou encore c’est un moyen d’être informé sur certains événements (séance de dédicace, absences, etc.). Et puis c’est agréable de les voir en dehors du cadre sportif, au naturel.

En tant que fan de sport, as-tu un souvenir fabuleux à partager avec nous ?

Des souvenirs, j’en ai plusieurs, mais en ce moment ce n’est pas un souvenir mais plutôt un « petit rêve » qui concerne l’organisation des JO à Paris en 2024. Je suis super contente, je sais que je vais pouvoir assister à des compétitions inédites. Je vais vivre les Jeux Olympiques de l’intérieur, puisque ce sera dans mon pays, dans ma ville. Ce sera sans doute la seule occasion de ma vie, une occasion extraordinaire (ndlr voir notre article sur l’expérience fan Paris 2024).

“Pour la petite anecdote, lors du mondial de Handball à Paris en janvier dernier, on a carrément pris un abonnement à BeInSport pour ne rien manquer. Alors que l’on avait aussi acheté des places pour voir plusieurs matchs. »

On aimerait en savoir plus sur ton comportement et tes habitudes en tant que fan et spectateur. Pourquoi as-tu l’envie d’aller voir un match dans le stade au lieu de le vivre chez toi devant ta télé ou dans un bar avec des amis ?

Pour l’ambiance. Le contact avec les sportifs, le public. Tu vois les choses d’une façon différente. Selon le sport tu vois l’événement de manière différente, l’athlétisme par exemple tu vas beaucoup mieux le voir à la télévision alors que le hand ou encore le foot, tu auras quand même une expérience plus forte.

Pour la petite anecdote, lors du mondial de Handball à Paris en janvier dernier, on a carrément pris un abonnement à BeInSport pour ne rien manquer. Alors que l’on avait aussi acheté des places pour voir plusieurs matchs.

@Youtube

Des fans du PSG Hand

À quelle fréquence vas-tu au stade en général ?

Jusqu’ici j’étais étudiante, avec les moyens d’une étudiante que l’on connait tous, alors ce n’était pas si simple d’y aller régulièrement. Mais depuis la fin du mondial en janvier, j’ai vu 3 matchs.

Mais j’essaye d’y aller dès que je peux. Je n’ai pas de fréquence particulière. Quand j’y vais, c’est toujours avec mon acolyte : ma cousine Camille. Elle est étudiante et vit en Bourgogne donc c’est toujours une mission pour qu’elle vienne juste pour le match, mais on y arrive.

Comment fais-tu pour te rendre au stade habituellement ?

À Paris, j’y vais en métro, parce que c’est simple et c’est surtout direct de chez moi. Mais je t’avoue que l’on pense de plus en plus à y aller en voiture. Le prix du parking sur place freine un peu par contre.

Le problème du métro c’est que l’on est dépendant du dernier transport le soir. On ne peut pas attendre les joueurs en fin de match par exemple sans prendre le risque de devoir rentrer à pied, en taxi ou en bus de nuit.

As-tu l’habitude de consommer, d’acheter une fois entrée dans le stade ?

Non, parce que souvent j’ai déjà mangé avant le match. Ou alors dans les rares cas, j’achète quelque chose à boire. Ou sinon je mange les popcorns de Germain la mascotte (ndlr : Germain la mascotte du PSG distribue gratuitement des popcorns au public avant les matchs).

Mais je n’achète pas trop de produits dérivés. Je suis plus là pour le sport, le spectacle que pour consommer à proprement dit. J’ai déjà acheté le maillot d’échauffement, pour le moment ça me suffit.

Et puis au PSG, il y a des drapeaux gratuits sur nos places. Ils sont top, je repars toujours avec. J’ai une belle collection maintenant, c’est toujours un souvenir, un morceau du match que tu emportes chez toi.

@Twitter

L’ambiance lors d’un match du PSG Handball

En général, concernant la sécurité et l’accueil, j’ai toujours eu de bonnes expériences.
Mais c’est vrai que le fait de devoir retirer les bouchons des bouteilles d’eau je trouve ça débile. C’est peut-être une manière de faire de l’argent.

De manière générale, que penses-tu de l’ambiance dans les stades en France ?

Je n’ai pas fait énormément de stades, mais d’après ma propre expérience, l’ambiance a toujours été au top.
L’ambiance cette année lors du mondial et notamment lors de la finale à Paris était fabuleuse, grandiose !
Au PSG Hand, je trouve qu’ils ont pris une bonne décision de faire venir parfois les ultras issus du football, c’est assez drôle et dynamique. Il y a aussi le 8ème homme, l’indispensable collectif de supporters.

Après, je pense qu’une grande partie du public n’ose pas forcément se lever et chanter, faire du bruit simplement, c’est encore assez timide. Chacun possède sa propre façon de supporter et de profiter de l’instant ; profiter du moment c’est le plus important.

Y a-t-il un événement sportif majeur qui te fait rêver ?

Oui, les Jeux Olympiques ! À Paris en plus. Parce que pour moi c’est la compétition la plus prestigieuse, le summum du sport. Si j’étais une athlète, j’aurais aimé arrêter sur les JO. Je suis un peu déçue pour Usain Bolt qui décide de s’arrêter sur les championnats du monde et de ne pas pousser jusqu’à Paris.

Les Ultras du PSG

Avant de terminer notre entretien, nous voulons te demander de partager avec nous des idées pour améliorer l’expérience que les spectateurs pourraient vivre prochainement dans un stade. Si tu étais en charge de l’expérience des spectateurs, quelles idées pourrais-tu apporter ?

Au PSG les abonnées en CAT 1 et 2 peuvent à l’issue du match rencontrer un joueur au club house. C’est une bonne idée je trouve. Ça justifie que le prix soit un peu plus important avec une expérience plus forte.

Au-delà de l’expérience du fan mais plus sur le sujet du sport, je pense que l’on devrait s’inspirer des concepts étrangers pour la pratique sportive. Il faut ouvrir les horizons sportifs. Ne pas forcément se focaliser sur un sport uniquement et médiatiser davantage d’autres pratiques sportives plus inconnues du grand public. Quand je vois le nombre de rediffusions,  sportives ou non, qui passent à la télévision, je me dis que cela pourrait être des créneaux disponibles pour diffuser un sport peu médiatisé.

Si tu continues à montrer que du foot aux générations futures, il n’y aura que des footballeurs ; pas que je sois contre le foot, au contraire j’adore ce sport. Si tu vois des pratiques sportives plus variées à la télévision ou via d’autres médias, les choses seraient peut-être différentes. Je pense que les jeunes pourraient alors découvrir des activités sportives qui leurs sont inconnues jusque-là et éventuellement s’y identifier plus facilement.

Mais pour revenir à ta question, j’aime bien l’idée que tous les spectateurs puissent repartir avec un souvenir du moment. Il faudrait peut-être développer cette pratique aux autres sports et à chaque événements et de manière variée dans les propositions (certificats, photos souvenirs, goodies, etc).

@Clara

Clara et Camille avec Germain, la mascotte du PSG

Et pour conclure, dans quel stade pourra-t’on te croiser prochainement avec Camille ?

Le stade Pierre de Coubertin à Paris, évidemment !  Et qui sait, avec un peu de chance, peut-être aux abords d’unes des arenas en Croatie pour l’Euro de handball masculin en 2018, [rires].

Merci Clara pour avoir partagé ta vision de fan de Hand. À bientôt dans les gradins de Coubertin.

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