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Grand prix d'Amérique édition 2019 Grand prix d'Amérique édition 2019

Fan expérience en France

Le show à l’américaine à l’hippodrome de Vincennes

Chaque année, le Grand Prix d’Amérique est considéré comme l’événement le plus attendu par les fans de courses hippiques. Retour sur ce show à l’américaine.

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Comme chaque dernier dimanche de janvier, l’hippodrome de Vincennes accueille le Grand Prix d’Amérique. Un événement grandiose, digne des plus beaux shows à l’américaine.

 

Ce fut une première pour nous de couvrir un événement hippique et quelle chance de commencer par l’un, voire le plus grand d’entre eux. La 98ème édition du Grand Prix d’Amérique a été un show impressionnant aux couleurs des Etats-Unis. 10 courses spectacle et 7 courses de groupe ainsi que plusieurs animations se sont succédées entre l’ouverture des portes à 11h00 jusqu’à la fin de journée vers 18H45. Les 36 176 spectateurs ont été gâtés par le spectacle sur la piste mais aussi en dehors.

Pour les moins connaisseurs, le Grand prix d’Amérique est un événement qui existe depuis 1920 et qui rassemble sur la piste les 18 meilleurs chevaux de la planète sur une course d’une distance de 2 700 mètres avec une moyenne de 50,6 km/h. Cet événement est regardé dans le monde entier.

La société organisatrice Le Trot propose régulièrement des invitations au grand public via des campagnes ciblées sur les réseaux sociaux pour qu’ils puissent prendre goût à cet environnement. Nous avions assisté à un précédent Grand Prix à Vincennes en fin d’année 2018, une course moins splendide que celle du jour mais qui nous a permis de voir le lieu dans deux configurations.
Alors que retenons-nous de cet événement ? Réponse ci-dessous.

L’une des animations en libre service dans l’Hippodrome de Vincennes

Des machines à parier vraiment partout

Dans les coursives de l’hippodrome, les animations sont nombreuses et relativement variées. Mais s’il y a bien “une animation” que l’on ne pouvait pas louper, c’était bien celle des paris sportifs. En effet, les bornes sont omniprésentes, des coursives de l’hippodrome, jusqu’au restaurant en passant par le centre des médias. Des panneaux avec les mentions « Jouer c’est facile », « Apprenez à parier ! » et une énorme affiche avec la super tirelire de 2 millions d’euros incitent les visiteurs à parier. Et si par quelque hasard que ce soit, vous ne voyez pas ces affiches, il y aura toujours les hôtesses PMU qui passent dans les coursives afin de prendre vos paris directement via leur tablette.

Tout au long de la journée, les bornes ont été prises d’assaut. Les spectateurs, les organisateurs, les journalistes, tous ou presque y sont allés de leurs paris avec plus ou moins de réussite selon les courses. Au total, le Grand Prix d’Amérique 2019 a représenté 29,7 millions d’euros d’enjeux. C’est la course la plus jouée par les parieurs en France. Le PMU a mis en place à l’occasion du Grand Prix d’Amérique une “super tirelire” du Quinté+ de 2 millions d’euros.

Le speaker incitait lui aussi aux paris de façon parfois subtile. Par exemple, il annonçait « plus que 3 minutes pour parier » au lieu de simplement dire « plus que 3 minutes avant le début de la course ». Une petite subtilité qui n’est pas anodine et démontre l’objectif de l’organisation à amener les visiteurs au pari.

Une idée intéressante par PMU : l’école des paris

Dans les coursives de l’hippodrome, nous avons été interpellés par un stand où des animateurs PMU réalisaient une présentation à des spectateurs très attentifs. En effet, il s’agissait du stand de “L’école des paris”. Le but de ce stand est de présenter en quelques minutes, à des novices, les bases pour réaliser un premier pari. Mais aussi de présenter les différents paris possibles : un simple, un combiné, un multiple, etc. Le tout en rappelant les règles et les risques entourant les paris sportifs.

À travers cet atelier qui est proposé sur plusieurs grandes courses hippiques du territoire, PMU souhaite séduire un nouveau public, notamment les jeunes. En fin d’atelier, les animateurs offrent un pari gratuit d’une valeur de 1€ pour transformer la présentation théorique en pratique.

Les nombreuses offres de restauration

L’événement dure plusieurs heures (ouverture des portes à 11h00, la dernière course étant à 18h45) les offres de restauration étaient donc nombreuses. En effet, avec 40 000 personnes attendues, il était nécessaire d’avoir des points de restauration aussi nombreux avec des offres diverses. Pour le Grand Prix d’Amérique, il fallait évidemment manger “à l’américaine”. Il y avait donc de multiples stands de hot-dogs, de sandwichs, de crêpes et de gaufres, ou encore de bonbons.

Comme dans de plus en plus de stades de rugby, des “désoiffeurs” chargés en bière étaient quasiment tout aussi nombreux et importants que les hôtesses PMU. On pouvait trouver aussi sur les tables des spectateurs de petites bouteilles de vin pour le côté français.

Dans les étages de l’hippodrome se trouvait le restaurant panoramique, un lieu très chic avec une magnifique vue sur la piste.

La vue sur la piste via le restaurant panoramique

La vue sur la piste via le restaurant panoramique

Un show d’ouverture attendu par tous les spectateurs

Le grand moment de ce Grand Prix d’Amérique à l’hippodrome de Vincennes est sans aucun doute le show de lancement. Quelques minutes avant 13h00, la piste devant la tribune est prise d’assaut par les cascadeurs de Mario Luraschi (cascadeur équestre italien et dresseur de chevaux pour le cinéma). Des Cow-boys sur de beaux chevaux réalisant des figurent enchantent le public.
C’est ensuite les motards de Harley Davidson qui entrent sur la piste pour défiler avec l’ensemble des artistes (danseuses, échassiers, mascotte) et un Monster truck. Des motos que les spectateurs pouvaient retrouver en exposition après le show.
Pour clôturer ce spectacle, la présentation des 18 drivers avait des airs d’entrée des joueurs de football dans un stade pour une finale.

Autre défilé, celui de la Garde Républicaine, juste avant le début de la course principale du Grand Prix d’Amérique vers 16h00.

Dans les coursives intérieures, il y avait quelques animations pour tous les publics : deux animations en réalité virtuelle très prisée par les enfants. Équipés d’un casque de VR, ils pouvaient piloter un cheval sur un sulky (voiture des drivers). Quelques photocall pour réaliser des photos en se glissant à la place des drivers ou encore les espaces que nous avions déjà remarqué lors d’une précédente visite à l’hippodrome : l’exposition “Le trot dans le rétro” où plusieurs ateliers partagent l’histoire de ce sport.

Une animation permettait d’être le commentateur d’une course, mais celle-ci n’était pas en fonction. C’est l’opportunité de vous partager notre avis sur les commentateurs de l’événement. Ils sont très impressionnants, ils ont un débit si dynamique qu’ils donnent beaucoup de rythme et de suspense à la course. Un vrai challenge que de s’amuser à faire aussi bien qu’eux.

Pour les personnes qui souhaitaient être plus détendues, il y avait un espace cosy ouvert à tous à l’étage. Ses occupants avaient la possibilité de suivre les courses dans des fauteuils devant un écran géant tout en profitant des stands de restauration et des hôtesses PMU pour réaliser leurs paris.

À l’extérieur, Harley-Davidson partenaire de la course exposait quelques-unes de ses motos aux côtés des deux foodtrucks présents. Non loin d’un podium sur un truck américain où les spectateurs pouvaient répondre aux questions d’un animateur pour remporter un sac contenant quelques goodies du Grand Prix d’Amérique. Le quiz portait sur le monde hippique, avec par exemple des liens entre le cinéma et sport hippique.

Des drapeaux de l’événement, de la France et des États-Unis ainsi que des mains vertes géantes PMU étaient distribués gratuitement aux spectateurs.

Un événement accessible pour tous les publics

Le public du Grand Prix d’Amérique est relativement varié. C’est ce qui nous a le plus marqué je pense, cette diversité des âges, des classes sociales, des profils.
C’est un événement que nous allons voir par curiosité en famille, par passion pour les chevaux ou par goût pour les paris hippiques pour les habitués. À noter, une grande majorité d’hommes tout de même.
Côté billetterie, contrairement à ce que nous avions imaginé, les tarifs d’entrés étaient très abordables. Le billet simple était de 6,80€ pour le Grand Prix d’Amérique, 10€ avec le parking. Pour les enfants (jusqu’à 18 ans), l’entrée était gratuite. Le prix des billets était certainement aussi bas afin d’inciter, encore une fois, les spectateurs à parier et à consommer sur place.

Pour cette édition, l’association SOS Autisme France, était mise en lumière. Dans le cadre de cette opération de mécénat, la recette des entrées du dimanche 27 janvier 2019 à Vincennes Hippodrome de Paris ainsi que les bénéfices liés à la vente d’un tee-shirt collector imaginé par Philippe Geluck (connu pour son Chat) ont été reversés à l’association. Une belle opération.

Un événement hippique, une bonne source d’inspiration

Ce que nous trouvons particulièrement intéressant avec les événements hippiques, c’est le fait que le spectateurs sait dès lors qu’il franchit les portes d’entrées, qu’il va dépenser quelques euros. Tout le système est pensé pour l’inciter et l’accompagner dans ses paris.
C’est aussi l’un des rares sports que l’on peut suivre en tribune à l’extérieur ou en intérieur sur les nombreux écrans présents dans l’enceinte. Finalement, les puristes passaient peut-être plus de temps dans les zones de paris et devant les écrans qu’en tribune.

La fréquentation sur l’hippodrome de Vincennes était plus faible pour cette édition (36 176 spectateurs) qu’elle l’était en 2018 (38 100 spectateurs). La météo qui n’était pas vraiment au rendez-vous et le contexte actuel que traverse le pays sont sans doute des raisons qui peuvent expliquer cet écart.
Cela nous fait penser qu’organiser ce type d’événement sur une période plus propice à une meilleure météo apporterait sans doute plus de public. En effet, les animations en extérieur étaient quelques peu délaissées par les spectateurs par rapport aux animations en intérieur.

L’un des points négatifs de cette journée aura probablement été l’accès à l’hippodrome. Décrite comme “une vraie galère” par Équidia, il fallait s’armer de patience pour franchir en 40 minutes les 3 km autour du périmètre sur les coups de 11h00.

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Sportif et fan de sport, l'ambiance dans les stades m'a toujours passionné. Voir comment un bon match peut devenir une expérience inoubliable grâce à l'ambiance et à l'expérience vécue dans les gradins me donne des frissons. C'est pour vous partager ces émotions que je vous écris.

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Fan expérience en France

The Third Shirt, un tatouage comme 3e maillot pour les fans du Red Star FC

The Third Shirt, un tatouage éphémère pour les vrais fans au prix que chacun voudra lui donner en guise de 3e maillot pour le Red Star FC.

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The third shirt par le Red Star FC

Le club du 93 a sorti une nouvelle campagne intitulée The Third Shirt. Une communication originale du Red Star FC pour faire la promotion d’un maillot Third qui n’est en réalité pas un maillot.

 

C’est aujourd’hui une pratique totalement dans l’air du temps pour les clubs sportifs que de dévoiler une nouvelle tenue avec style et originalité. Le Red Star FC s’est inspiré de cette pratique pour dévoiler non pas un maillot mais… un tatouage du logo du club. Le tout avec une communication bien menée. 

Un Third qui n’est pas un maillot

The Third Shirt, c’est le nom de cette campagne réalisée par le Red Star FC et imaginée par l’agence BETC, l’agence avec qui le club avait déjà réalisé le lancement de ses maillots domicile et extérieur, en les dévoilant sur Google Street View. 
Le maillot Third est le 3ème du club, ce maillot est très régulièrement considéré par les supporters comme le “maillot marketing” car il casse régulièrement les codes historiques du club de par son style ou ses couleurs. Les gros clubs de football en Europe qui sont équipés par Nike bénéficient cette saison d’un maillot vintage, qui plait aux fans, mais ce n’est pas toujours le cas. 

Cette fois-ci, le club de Saint-Ouen se positionne comme un fervent supporter de ses propres supporters, en mettant en avant le fait que dans le football, ce maillot Third ne répond généralement à aucune nécessité sportive, mais plutôt une tentation commerciale. Une philosophie qui ne correspond pas à celle du Red Star FC et à ses valeurs de club populaire.

“Nous voulions envoyer un message fort à nos supporters et au monde du foot en général. Oui, nous sommes un club professionnel. Oui, nous évoluons, nous transformons le club. Mais nous n’oublions pas pour autant les valeurs fondatrices qui sont les nôtres. C’est ça que raconte le Third Shirt. Comment être un club de football en 2019, sans se couper de sa culture populaire.”

Patrice Haddad, le président du Red Star FC.

C’est dans une belle vidéo de moins de 50 secondes que le club rend hommage à ses fans les plus fervents. Dans cette vidéo, c’est d’ailleurs la voix rauque de Dani, fan historique du club qui narre le storytelling.
Un dispositif complet accompagnera le lancement du Third Shirt. Avec notamment une campagne d’affichage avec les supporters placardée dans les environs du stade.

Un tatouage éphémère qui n’a pas de prix

The Third Shirt est donc une campagne qui ne propose pas un 3e maillot mais un tatouage éphémère. Un tattoo disponible à la vente sur le site et au stade Bauer lors des matchs à domicile. 
Ce tatouage, vendu comme “le maillot du 12e homme” est à apposer sur le cœur, faisant écho à la devise du club : Notre Cœur Notre Force.

Mais la particularité est que The Third Shirt n’a pas de prix. Il a le prix que chacun voudra lui donner. Sur le site internet du club, le tatouage peut être acheté en échange d’une somme d’argent allant de à,50€ à 2€. 

Le tatouage est disponible au stade et sur le site@REDSTARFC

Le tatouage est disponible au stade et sur le site

Une campagne qui oublie cependant les femmes, les spectateurs et les autres 

Le moins que l’on puisse dire sur cette campagne de communication est qu’elle vise à toucher les fans, les ultras, “les plus fervents supporters, les vrais fans qui ne portent rien au stade, torse nu, été comme hiver”. Mais à l’heure où la segmentation du public dans les stades est de plus en plus importante pour répondre aux besoins et exigences de chacun, une partie de ce public semble avoir été oublié dans cette campagne. 

En effet, les femmes sont les premières oubliées, ne figurant pas dans cette campagne et ne pouvant pas arborer le tatouage sur le torse au stade comme les hommes de cette vidéo. Le grand public, les enfants et les adultes, qui ne chantent peut-être pas, ou ne regardent pas le match debout, et encore moins torse nu semblent eux aussi exclus de cette communication. 

 

Ceci est probablement un choix du Red Star FC que de ne cibler que ses plus grands fans à juste titre ou non, mais n’oublions pas que le club de Saint Ouen est un des clubs les plus populaires de notre territoire. Une organisation qui souhaite apporter bien plus que du football à sa communauté à travers des actions engagées dans l’ADN du club.

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