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FAN STORY : Simon, un fidèle du PSG depuis ses 10 ans

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Nous démarrons notre série de Fan Story consultant, un échange régulier avec des supporters, des fans ou de simples amoureux du sport. Pour cette première, nous allons à la rencontre d’un jeune supporter, Simon, 24 ans, fan de football (un breton vivant à Paris depuis 3 ans, qui se déplace sans son drapeau au stade).

Partage ton expérience de fan

Bonjour Simon, peux tu te présenter, nous dire qui tu es et ce que tu fais dans la vie ?

Je viens de Bretagne, plus exactement d’une petite commune nommée Fouesnant (prononcé Fouénant et non Fouessenant, il y tient). Une commune de 10 000 habitants dont le sport principal reste la voile, la côte bretonne oblige. Je suis arrivé à Paris il y a trois ans pour les études. 
Je suis actuellement étudiant préparant ma dernière année d’étude en Sport Business au sein de l’école AMOS à Paris. En plus de mes études, je travaille en alternance pour la marque Kipsta à Lille. La marque passion pour le sport collectif de l’enseigne Décathlon.

Tu es fan de sport, mais en pratiques-tu ?

Oui, je pratique le football depuis l’âge de 8 ans. Aujourd’hui, j’ai 24 donc cela fait un moment. J’évolue au niveau départemental excellence dans la Ligue Flandre au sein de l’Iris Club de Croix. Comme Lucas Moura, je suis un joueur vif et rapide, c’est donc naturel que je sois milieu de terrain latéral.
J’aime aussi courir, seul ou avec des amis, pendant la pause déjeuner par exemple.

Quelle(s) équipe(s) supportes-tu ?

Le Paris Saint Germain, une seule passion (qu’il nous montre fièrement en entonnant le chant “Ô Ville Lumière”). J’aime le PSG depuis que j’ai 10 ans. Le véritable déclic est arrivé lorsque mon père m’a emmené pour la premier fois au Parc des Princes lors de la saison 99-00.psg9900
Je m’en souviens encore, un soir de novembre 99, un PSG qui comptait dans ses rangs Bernard LAMA, Ali BERNARBIA ou encore Jay-Jay OKOCHA. Ce soir là, ils affrontaient l’AS Saint Etienne (une victoire de Paris par 2 buts à zéro sur des buts de Laurent LEROY et Mickaël MADAR). Toute cette ambiance, ces chants, ces drapeaux, ces couleurs, ces tifos, ces agitations m’ont procuré un sentiment incroyable. C’était vraiment indescriptible. D’autant plus que j’avais été une semaine auparavant au Stade du Moustoir à Lorient. Même si l’ambiance là-bas n’était pas mal non plus mais c’était quand même un changement radical.

À quelle fréquence te rends-tu dans un stade de sport ?

Environ une fois par mois, principalement au Parc des Princes pour soutenir mon équipe. Même si aujourd’hui, avec mon emploi et étant à Lille une grande partie du temps, c’est plus compliqué.

Ton plus beau souvenir en tant que fan de sport.

C’était il y a deux ans, à Stamford Bridge lors du match de 8eme de finale de Champions League. Ma première expérience dans l’entre des Blues de Chelsea. Un Chelsea – PSG de folie. Le PSG réalise un exploit en se qualifiant pour les quarts sur une égalisation de Thiago SILVA qui trompe Thibault COURTOIS à la 114e minute pour le 2-2. Une qualification arrachée pendant les prolongations, une folie. Même le président Nasser El KELAÏFHI est venu nous saluer après le match.

Comment te rends-tu au stade habituellement ?

Principalement en transport en commun, n’ayant pas de voiture sur Paris, c’est pour moi le moyen le plus simple d’accéder au stade sans trop de contraintes.

Achètes-tu des produits une fois dans le stade ?

Je ne viens pas au stade pour manger mais pour passer un moment avec mes amis. Honnêtement, je n’achète jamais une fois dans le stade.
Par contre, je ne comprends pas qu’il n’y ait pas d’alcool en vente dans les stades de foot par exemple. Pour moi, l’alcool n’est pas forcément le signe de dérives. Donc, avec mes amis, nous nous adaptons, nous partageons quelques bières avant les matchs, avant d’entrer dans le stade.

Est-ce qu’il y a des choses qui t’ont marquées dans tes différentes expériences de spectateur ?

Depuis l’arrivée du plan LEPROUX (ancien président du PSG de 2009 à 2011 qui a érigé un plan dans le but de pacifier et d’améliorer l’image du club suite à la mort d’un supporter en marge d’un PSG-OM), oui assez. Ça m’a fait de la peine de voir le parc de mes 10 ans tel que je l’ai vu animé puis le voir aujourd’hui presque sans vie.

J’ai eu la chance de connaitre d’autres expériences stade, aux USA ou en Allemagne et c’était vraiment quelque chose de fort.
J’ai assisté à une rencontre de MLS (le championnat de Soccer aux USA) Chicago Fire face aux Timbers de Portland (voir la photo de l’article, où Simon est dans le Kop des supporters de Chicago avec ses amis). Ou encore à du Football américain en Allemagne, là aussi une vraie expérience.

Que penses-tu de l’ambiance dans les stades en France ?

Pour moi, l’ambiance n’est pas tonitruante, hormis dans certains clubs comme Saint Etienne, Lens, Strasbourg, Marseille et Paris qui bénéficient d’un engagement important de leurs fans.

D’après mon expérience, en Allemagne les structures sont plus adaptées aux supporters, il y a des places dites “debout”. Ce sont des places amovibles, en compétition Européennes celle-ci doivent être assises mais en championnat cela crée un mur de supporters. Impressionnant.

En France, les sièges et les barrières, ne sont pas idéales pour les supporters. Récemment dans quelques clubs comme Caen et Saint Etienne, il y a de nouveaux concepts similaires à ce que nous pouvons voir en Allemagne. C’est une bonne chose.

Selon toi, qu’est-ce qui différencie la façon de vivre le sport aux USA et la façon dont nous le faisons en France ?

Aux USA, les gens viennent au stade pour voir un spectacle, consommer, partager un moment en famille, avec des amis. Par exemple, pendant le match des Chicago Fire, j’ai vu beaucoup de gens se balader, discuter, sans forcément prêter attention au déroulement du match en question.
En Allemagne aussi, pour le football américain, l’incitation à la consommation est importante, il y a beaucoup de goodies à l’image du club en vente et de nombreux supporters se déplacent au stade avec une écharpe ou un maillot, ils portent les couleurs du club. Je pense qu’ils sont plus consommateurs que nous le sommes actuellement.
En France, on ne nous pousse pas à la consommation, mais cela est aussi surement dû à la culture française.

Fan story Fanstriker

Avant de terminer notre entretien, nous voulons te demander de partager avec nous des idées pour améliorer l’expérience que les spectateurs pourraient vivre prochainement dans un stade.

Pour moi, il faut segmenter les tribunes, proposer un espace dans le stade pour chaque typologie de personnes : les familles, les entreprises, et les supporters. Cela permettrait de réduire les conflits entre les personnes qui souhaitent vivre le match paisiblement assis et ceux qui souhaitent le vivre debout en chantant. Certains clubs commencent à le comprendre. Comme à Paris, où ils font revenir les ultras. L’ambiance est un facteur essentiel pour faire venir les gens.

“Pour moi, il faut segmenter les tribunes, proposer un espace dans le stade pour chaque typologie de personnes.”

Bien-sûr, la digitalisation des stades est essentielle. Pouvoir revoir les ralentis, commander sans bouger de ta place des boissons, de la nourriture, connaitre le temps d’attente aux toilettes ou un wifi puissant. Même si je ne consomme pas actuellement dans un stade, je pense que cela ferait venir les gens. C’est assez apprécié du public.

Encore une fois, selon moi, les supporters qui chantent et sautent pendant les matchs ne consomment pas dans le stade.
Sous l’impulsion de Noël LE GRAËT, le président de la fédération française de football, un club des supporters a été créé. Ils ont lancé la Casa bleue, un lieu où les fans peuvent consommer avant et après les matchs. Une initiative de la FFF pour créer un groupement de supporters pour les rencontres de l’Equipe de France qui montre que la fédération a bien compris l’importance de faciliter la consommation. Le projet est coordonné par un ancien supporter qui est aujourd’hui le directeur marketing de la fédération. C’est plutôt bon signe.

Et pour conclure, peux-tu nous proposer la prochaine Fan Story ?

J’aimerais beaucoup avoir le point de vue d’une famille, d’un père et son fils. Du sentiment qu’ils ont lorsqu’ils se rendent au stade. Comme c’était le cas pour père et moi à mes 10 ans.

Merci Simon, d’avoir partagé avec nous cette première Fan Story.
On peut te retrouver en tribune Boulogne au moins une fois par mois pour suivre les rencontres du PSG. 

Au stade, je passe plus de temps à observer les animations, le comportement des fans et les actions du club que le match en lui même. J'aime le sport mais j'aime encore plus l'expérientiel. Qu'il soit dans le monde du commerce ou celui du sport business. | "Ceux qui essaient d'éviter l'échec, évitent le succès."

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FAN STORY : Souhil, dessinateur, infographiste et fan de rugby

Cette semaine, c’est Souhil qui nous raconte sa fan story. Dessinateur et infographiste, il est passionné par le rugby et par son club du RC Toulon.

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Souhil arborant le maillot du RCT, son équipe de coeur.

En cette semaine de juillet, nous rencontrons Souhil, un fan de rugby, plus précisément du Rugby Club Toulonnais. Dessinateur et infographiste, il partage sa passion en conceptualisant des maillots des équipes. 

 

Bonjour Souhil, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Souhil, bientôt 30 ans, vivant à Toulon dans le Var (83). Je suis passionné de sport et plus particulièrement de rugby depuis de très longues années.
Dans la vie, je suis dessinateur et infographiste à mon propre compte. Je dessine dans tous les domaines notamment les maillots de clubs de sports et des affiches-portraits.

Quel genre de fan es-tu ?

Je me considère comme un fan régulier mais je ne suis pas abonné au stade.

Tu es un fan du Rugby Club Toulonnais, depuis combien de temps ?

Je suis fan de rugby depuis mon enfance, c’est mon grand-père qui m’avait initié à ce sport sur les bords de la Rade. Je supporte le Rugby Club Toulonnais depuis l’âge de 3 ans environ.

Est-ce que tu suis régulièrement ton équipe préférée sur les réseaux sociaux ?

Je suis tout le temps l’actualité de mon club de cœur à travers tous les réseaux sociaux. 

Parmi les souvenirs que tu as comme fan, as-tu un souvenir fort que tu souhaites partager avec nous ?

J’ai beaucoup de souvenirs forts à travers le rugby et mon club de coeur. Mais si je dois en retenir un en particulier, c’est celui du déplacement à Barcelone pour la finale du Top 14 en 2016 contre le Racing 92. Même si mon équipe a perdu ce match alors qu’il était largement à notre portée. Je voyageais avec un groupe de supporters du RCT : Les Corsaires de la Rade, en bus avec une ambiance de dingue ; le départ se faisait vers 5h du matin pour arriver en Espagne vers 14-15h.

Les fans du RCT au Camp Nou en Juin 2016 pour la Finale du TOP 14@Pluris

Les fans du RCT au Camp Nou en Juin 2016 pour la Finale du TOP 14

En arrivant à Barcelone, j’ai découvert un univers unique du paysage catalan avec tous ces monuments et notamment le stade, le Camp Nou où se déroulait la finale avec plus de 99 000 personnes. Hélas, la tristesse s’est emparée de moi quand mon équipe a perdu ce match contre le Racing, à ce jour je l’ai encore en travers la gorge.

À quelle fréquence vas-tu au stade ? Aimerais-tu y aller plus souvent ? Si oui, qu’est-ce qui peut te freiner à y aller plus régulièrement ?

Je vais à tous les matchs de mon club, en étant un supporter inconditionnel du RCT. J’encourage l’équipe dans n’importe quelle circonstance. Le Stade Mayol est un endroit mythique pour tous les supporter Toulonnais de tous âges.

Lorsque tu es au stade, quel est ton comportement de spectateur ?

Je me comporte comme tout spectateur à encourager quitte à me casser la voix. Je vais au stade à pied de chez moi, c’est plus pratique dans la mesure où je mets 30 minutes pour rejoindre l’enceinte.
Avant le match, bien sûr je consomme de la bière pour me mettre dans l’ambiance d’une rencontre. Comme tous les toulonnais ou presque, c’est dans les gènes du rugby. 

Pourquoi aller voir un match au stade au lieu de le vivre chez toi devant ta télé ou dans un bar avec des amis ?

Je vais au stade car tu peux ressentir l’adrénaline du rugby, être au plus près des joueurs. Vivre des moments intenses durant un match et faire la fête. Chose que tu n’as pas en étant chez toi. 

Si tu ne devais vivre ou assister qu’à un seul et unique évènement sportif, lequel serait-il ? Et pourquoi celui-ci ?

Je veux vivre la Coupe du Monde 2023 de Rugby en France, car elle est à domicile et ce serait l’occasion d’assister à des matchs du XV de France.

Si tu étais nommé responsable de l’expérience des spectateurs dans ton club préféré, quelles idées ou actions mettrais-tu en place ?

Je ne ferais pas grand chose car je n’ai pas les épaules pour ça.

Merci Souhil pour ce partage de fan story. Vous pouvez suivre son travail via son compte Twitter : Souhil-SZ Design Art

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