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Fan expérience en France

Le SM Caen prépare la 2e édition de son hackathon

La 2e édition du hackathon SM Caen aura lieu dans quelques semaines au stade Michel d’Ornano.

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Il y a quelques jours, le SM Caen a ouvert les inscriptions pour participer à la seconde édition de son hackathon au stade Michel d’Ornano. 

Le samedi 31 mars et dimanche 1er avril 2018, le Stade Malherbe Caen organisera son deuxième Hackathon Matchday Experience dans son Stade Michel d’Ornano.

Partant du principe que les nouvelles technologies et les nouveaux médias ont radicalement changé la façon de travailler, d’étudier, de s’amuser et de vivre un match de foot, les participants devront répondre à plusieurs problématiques en tenant compte des évolutions de consommation et des attentes du fan.

Les participants devront imaginer des innovations technologiques, artistiques ou logistiques pour améliorer cette expérience en jour de match et rendre ce moment encore plus fort.

 

Tous les profils avec des compétences de développeurs, de communicants, de graphistes, ou encore les étudiants ou plus largement les fans de foot peuvent s’inscrire.
Alors si vous êtes un lecteur régulier de Fanstriker et passionné par le sport et l’expérience des fans, il n’y a pas une seule seconde à perdre, vous pouvez vous inscrire directement via le lien suivant : Inscriptions.

Répartis en plusieurs équipes, tous auront 24h pour réfléchir et présenter leurs travaux sur les thématiques liées à l’expérience du fan avant, pendant et après le match, à la qualité du service dans le stade ou encore à développer l’expérience connectée des supporters.
Les heureux participants auront donc le stade Michel d’Ornano rien que pour eux pendant 24h et ils pourront au terme de leur expérience, vivre le match SM Caen – Montpellier dans le salon connecté by Alticap et en tribune.

Les 3 meilleurs projets pourront remporter 4000€ (pour le 1er prix seulement) , des places VIP pour le match face à Monaco ou encore des journées d’accompagnement.

L’édition 2016 du #HackathonSMC

La première édition avait rencontré un vrai succès

Cette nouvelle édition fait donc suite à un premier hackathon en 2016. Fanstriker n’existait pas encore mais nous étions parmi les participants de cette première édition par l’intermédiaire de Mathieu.
C’était un total de 8 projets qui avaient été présentés aux jury. Du fan eco-responsable, à l’application mobile inside en passant par le support digital qui accompagne le fan de A à Z. Ce sont d’ailleurs deux groupes proposant tout deux une application mobile pour accompagner le fan et animer la communauté qui ont remporté la victoire ex-aequo.

“Avoir la possibilité d’imaginer l’expérience du fan de demain est formidable. Qui plus est dans un stade totalement ouvert pour vous. On a même eu la possibilité de jouer à la Playstation directement sur les écrans géants du stade et assis en tribune. Ça c’est une expérience.”

Mathieu, Fanstriker

Lancé par l’intermédiaire du club et de Boris Helleu, maître de conférences à l’université de Caen et spécialiste du marketing sportif, ce hackathon a permis au club Caennais de recueillir de nombreuses idées pour développer l’expérience de son stade. 

L’événement avait également été relayé par les participants et spécialistes sur Twitter en live via un hashtag dédié #hackathonSMC.

Tous les clubs devraient s’investir dans l’organisation d’événement de ce type. C’est une source d’idées et d’informations provenant directement des fans eux-mêmes et cela participe à l’image dynamique du club.
Les associations avec des structures scolaires locales sont aussi de bonnes façons d’obtenir des ressources intéressantes. 

Passionnée, supportrice et grande curieuse, j'ai à cœur de partager ma vision des événements. Convaincue du rôle central que les fans ont à jouer dans le développement du sport, je suis ravie de pouvoir mettre en lumière les bonnes pratiques qui peuvent servir d'exemple et d'inspiration à tous grâce à Fanstriker. Passionate, curious by nature, and a true fan, I like to share my vision about sport events. I am convinced that fans have a considerable part to play to develop the sport economy. Through Fanstriker I aim at bringing to light the best practices that can serve as an example or an inspiration.

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Fan expérience en France

Un policier référent dans les groupes de supporters en déplacement ?

Après un référent supporter dans les clubs, une expérimentation est en cours pour permettre la présence d’un policier référent dans les groupes de supporters visiteurs.

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Lors du match de Ligue 1 Conforama entre le RC Strasbourg Alsace et l’Olympique Lyonnais le 9 mars dernier, plusieurs acteurs dont les instances du football français ont réalisé une expérimentation auprès des supporters. 

 

L’encadrement des supporters adverses est un sujet sensible, dans une époque où le nombre d’arrêtés préfectoraux se multiplie et ne choque presque plus personne. Cette semaine, le média l’Équipe rapporte que depuis le début de la saison, les préfets ont publié plus de 70 arrêtés limitant la liberté d’aller et venir des supporters de football français. Un chiffre (trop) important.

Des arrêtés abusifs ?

Les préfectures se posent-elles de moins en moins de questions lorsqu’il s’agit de l’organisation d’un match de football ? Au regard du nombre d’arrêtés publiés, la question est légitime.
L’Équipe a d’ailleurs publié cette semaine un article qui présente les motifs d’arrêtés préfectoraux les plus originaux (ou ridicules selon la position que l’on adopte). Un article que nous vous invitons à lire.

@Lequipe

Une banderole de mécontentement des supporters face aux tribunes vides

Alors, il est vrai que le pays connait une longue période d’instabilité et d’inquiétude, entre les précédentes attaques terroristes, les manifestations régulières devenues dorénavant quotidiennes sur tout le territoire. Cette situation mobilise donc les ressources humaines dédiées à la sécurité du public. Par conséquent, l’organisation des événements sportifs passe au second plan. La sécurité du public étant un élément essentiel d’une organisation, cela complexifie l’équation.

Les préfectures ne se cacheraient-elles pas derrière ces événements qui touchent le pays pour répondre avec trop de facilité en refusant à un groupe de supporters de se déplacer pour soutenir leur équipe ?
Cette attitude ne risque pas d’améliorer l’entente entre ces deux mondes (l’administration et le supporterisme). Ni même de bonifier l’image des supporters vis à vis du grand public.
La situation est donc pénible pour tous le monde. Les clubs ne remplissent pas leur stade, le public présent ne bénéficie pas d’une ambiance stade optimale, les supporters ne peuvent pas assouvir leur passion et la préfecture ne laisse pas les meilleurs souvenirs.

Mais, il existe des solutions. L’une d’elle est actuellement en phase de test dans nos championnats de football professionnel.

Un policier parmi les fans adverses

Le 9 mars, c’était donc la date choisie par les différents acteurs qui soutiennent cette démarche. Le match de Ligue 1 Strasbourg RC vs O.Lyon a marqué le début d’une expérimentation innovante en matière de prévention, d’anticipation et de dialogue avec les supporters.

Plusieurs organismes portent ce projet important : la Fondation Nivel, la préfecture, la DNLH (division nationale de lutte contre le hooliganisme), la FFF, la LFP et les clubs concernés par les tests. La Fondation Daniel Nivel, fondée en 2000 à l’initiative de la fédération allemande de football, a pour objet de soutenir des actions de prévention des incidents autour des matchs de football, particulièrement ceux opposant des supporters aux forces de l’ordre.

Pour ce premier test inédit, c’est le RC Strasbourg en tant que club accueillant qui a collaboré pour développer le concept avec les supporters visiteurs pour ce match face à Lyon.
Ainsi, le groupe de supporters visiteurs comptait dans ses rang un “policier référent” désigné pour suivre le foule dès leur arrivée dans le Bas-Rhin jusqu’à leur départ post-match. Ce référent a pour rôle de dialoguer avec les supporters visiteurs, de les informer des mesures de sécurité applicables au stade à l’occasion de leur déplacement, et de faire le lien avec le chef du dispositif d’ordre public de la DDSP.

Cette opération sera dans un second temps envisagée dans plusieurs autres stades de Ligue 1 et de Ligue 2. Une évaluation du dispositif sera réalisée en fin de saison et au cours de la saison 2019/2020.

Une première réussie selon les acteurs

La LFP précise que de l’avis de l’ensemble des acteurs concernés, la première rencontre expérimentale fut une réussite. L’anticipation et la bonne préparation de la rencontre entre les différents acteurs a permis au policier référent, en lien avec le référent supporters, de dialoguer sereinement avec les groupes de supporters lyonnais  au stade de la Meinau.

Cette expérimentation a vocation à se poursuivre à Strasbourg, avec le soutien de la préfecture du Bas-Rhin, de la DDSP 67, de la Division Nationale de Lutte contre le Hooliganisme, de la FFF, de la LFP, de l’ANS et du RC Strasbourg. Elle sera, dans un second temps, appliquée dans plusieurs autres stades de Ligue 1 Conforama et Domino’s Ligue 2. Une évaluation du dispositif sera effectuée en fin de saison et au cours de la saison 2019/2020.

Le travail est relativement conséquent car selon certains supporters les conditions d’accueil des supporters adverses laissent parfois à désirer dans nos clubs. C’est ce que nous partage Loïc dans une interview où il raconte ses diverses expériences lors de ses déplacements.

Un référent supporters obligatoire depuis 2016

Depuis la loi du 10 mai 2016, chaque club a l’obligation de définir un « référent supporters » dans ses effectifs dans le but de renforcer les interactions entre le club et ses supporters. La nomination d’un policier référent s’inscrit dans la lignée de la volonté d’étendre le modèle du référent supporters aux relations entre les supporters et les forces de l’ordre, au travers d’une expérimentation avec les supporters en déplacement. Le public visiteur ne dispose généralement que de peu de repères et d’interlocuteurs réguliers du côté des forces de l’ordre. Un dialogue clair et apaisé des supporters visiteurs avec les forces de l’ordre doit être favorisé.

La nomination d’un « policier référent » au sein des forces de l’ordre s’inscrit dans un objectif de bon déroulement des déplacements de supporters dans les sites pilotes. Ce policier fait alors office de point de contact unique et privilégié des référents supporters et des supporters en déplacement.

Éduquer les plus jeunes dans les stades

Apprendre à devenir un bon supporter, c’est une action qu’a réalisé l’UNSS dans la région lyonnaise. Soutenue par plusieurs personnalités sportives, cette bonne action a pour but d’éduquer le plus jeune public dans les écoles au supporterisme. 

Nous avions également proposé une idée lors de notre rendez-vous du vendredi sur Twitter : le #FridayIdea avec une idée similaire directement dans les stades. Avec la mise en place d’une tribune de mini ultras composée uniquement d’enfants accompagnés par un ou plusieurs animateurs pour leur apprendre les chants, les danses et autres bonnes pratiques d’un supporter dans un club. 

Cette étape d’éducation est également très importante pour le futur car c’est en agissant aujourd’hui avec le jeune public que les clubs en profiteront. 

L’amélioration de l’accueil de tous les supporters en déplacement est un vrai sujet que le football n’arrive pas à gérer aussi facilement que dans d’autres pratiques. La mise en place d’un lien fort entre le club, le service de sécurité et les supporters va normalement permettre cette proximité. 
La question qui se pose est comment les supporters vont-ils accueillir un membre des forces de l’ordre dans leur rang. Celui-ci devra peut-être épouser les codes pour s’intégrer totalement dans le groupe (avec le port d’un maillot par exemple).
Est-ce que ce premier test vous semble être une bonne idée ?

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