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FAN STORY : Sydney, la cheerleader de Miami Beach

Sydney, une jeune américaine résidant actuellement en France nous apporte sa vision du sport qu’elle connait aux USA et ce qu’elle voit ici.

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Pour notre deuxième entretien concernant notre série de Fan Story consultant, nous allons à la rencontre de Sydney, une jeune américaine venant de Miami Beach. De passage à Paris pour quelques mois, elle en profite pour nous apporter sa vision du sport américain.

Bonjour Sydney, peux-tu te présenter, nous dire qui tu es et ce que tu fais dans la vie ?

Je suis américaine, j’habite Boca Raton, une petite ville dans le nord de Miami. Je suis en France actuellement pour une année en tant que fille au pair dans une famille française. J’ai toujours eu un amour pour Paris, alors j’ai tenté l’aventure ici depuis octobre dernier. J’ai étudié les Neuro-sciences. Après avoir obtenue mon Bachelor, j’ai mis mes études entre parenthèses pour voyager.
Dans ma famille, on parle aussi le français (son père est francophone), donc c’était forcément plus simple pour moi de venir ici.
En tout cas, j’en profite au maximum car c’est une chance pour moi d’être ici.

Tu es fan de sport, mais en pratiques-tu ?

En réalité, je ne suis pas vraiment une fan de sport, enfin je veux dire que j’aime le sport, l’ambiance, l’énergie que cela dégage, mais je ne pense pas être une fan comme beaucoup peuvent l’être aux Etats-Unis.
Quand j’étais plus jeune, je jouais quelques fois au basket mais cela s’arrête là.
Mais j’ai été Cheerleader (Pom-pom girl) pendant 2 ans dans ma Highschool à 15 ans pour l’équipe de football américain de mon collège.

Cheerleader ? Peux-tu nous en dire plus ?

Sydney friends

Crédit photo : Sydney

Tous les automnes dans les lycées américains, il y a des auditions pour recruter les futures Cheerleader de l’école. Les participantes doivent mémoriser une dance qui est donnée en amont et démontrer des compétences en gymnastique. Mais il faut aussi savoir danser sans çà pas possible d’être Cheerleader.
Généralement celles qui sont sélectionnées ont des qualités en dance, en gymnastique et sont aussi super jolies.


Pour bien comprendre l’importance d’une Cheerleader dans les sports américains, il faut aller assister à un match. Les matchs sont assez longs et il y a de nombreuses pauses, donc la principale qualité d’une Cheerleader est d’apporter un dynamisme, une énergie communicative.
Aux Etats-Unis, les Cheerleaders sont vraiment prises au sérieux. Il y a des entrainements tous les jours, de deux à trois heures par jour. Comme un sportif, une vraie hygiène de vie qui te faut respecter sinon tu peux être virée.

 

Quelle(s) équipe(s) supportes-tu ?

cutDéfinitivement, les Panthers de Miami, l’équipe de Hockey sur glace de ma ville. J’ai d’ailleurs pensé à auditionner pour intégrer le club en tant que danseuse mais finalement je ne l’ai pas fait. Ce n’est plus la petite équipe de mon lycée, là tu as vraiment besoin d’être parfaite. Vraiment regardez les, elles sont magnifiques. Un corps parfait, une dance sensationnelle. Elles sont incroyables.

Crédit : Florida Panthers

Les Cheerleaders de Florida Panthers // Crédit photo : Florida Panthers

À quelle fréquence te rends-tu dans un stade de sport ?

Aux Etats-Unis, j’y allais souvent, car j’avais un copain qui jouait au Hockey mais depuis quelque temps je n’y vais plus trop. Je n’ai plus trop le temps.

Ton plus beau souvenir en tant que fan de sport.

Mon premier match de Baseball en 2010 c’était Les Marlins de Miami team contre Les Houstons Astros. Car je n’y avais jamais été avant. C’était ma première fois. Le match était assez tôt dans la saison, donc le stade n’était pas plein mais l’ambiance était assez folle quand même.

Comment te rends-tu au stade habituellement ?

En voiture, aux USA tout le monde possède une voiture, les parkings sont grands autour des stades. Donc la voiture est le premier moyen de transport pour se rendre au stade. Et les transports en communs ne sont pas super bien desservis selon les villes donc ce n’est pas simple.
Mais en France, j’aurais tendance à prendre les transports, ils sont nombreux et bien desservis.

Achètes-tu des produits une fois dans le stade ?

Oui, une fois entrée dans le stade, je consomme des choses à boire ou à manger. D’ailleurs c’est souvent des bières que j’achète, j’ai entendu dire que vous n’en vendez pas en France, c’est fou. Beaucoup d’américains boivent des bières dans les stades car ils y viennent entre amis ou en famille et veulent passer un bon moment. Donc bien souvent l’alcool fait partie intégrante de ce bon moment.
Mais le prix dans les stades est vraiment élevé. Alors les gens beaucoup boivent avant les matchs ou encore ils font aussi des barbecues avant les matchs sur le parking.

Est-ce qu’il y a des choses qui t’ont marquées dans tes différentes expériences de spectateur ?

Oui dans ma Highschool.
Notre école était nouvelle, donc notre équipe aussi. Elle perdait vraiment tous ses matchs au début de la saison, presque la pire équipe du monde (rire). Puis, nous avons changé d’entraineur.
Un jour, lors d’un match improbable face à une équipe beaucoup plus forte que nous, une sorte de David contre Goliath, nous avons réussi à tenir tête pendant tout le match avec l’adversaire. Nous l’avons même poussé en prolongations, car nous étions égalité à la fin du temps réglementaire. Tout le monde était dingue, c’était vraiment une performance, nous y croyions fort, comme jamais. L’ambiance était dingue contrairement à d’habitude. Malheureusement nous avons perdu en fin de match, mais c’était quelque chose ce match.

Que penses-tu de l’ambiance dans les stades en France ?

Je pense que les Français aiment le sport, mais les américains sont plus fous de sport.
Récemment, j’ai assisté à un match de Rugby. Je crois que c’était le stade Français face à Montpellier au Stade Jean Bouin (victoire des parisiens 21 à 17).
Le stade n’était pas plein, et l’ambiance était calme selon moi. Il y avait bien un groupe de supporter déguisé en rose avec des instruments et une bonne énergie mais rien à voir avec ce que j’ai vécu aux USA.

Il y avait aussi un show de Cheerleaders à la mi-temps. Ça m’a fait rire, car ça ne ressemblait pas à ce que sont les Cheerleaders américaines. Elles étaient habillées en culotte avec un pull, je n’ai pas compris. On aurait dit qu’elles avaient oubliées leurs tenues (rire). Les chorégraphies ne semblaient pas très compliquées et l’’énergie n’était pas folle. Je pense que cela peut être amélioré, je ne sais pas si elles sont professionnelles ou non.
J’ai vu aussi que lorsque l’équipe marque la réaction du public est bien présente mais ce n’est pas la folie des grands jours.

Selon toi, qu’est-ce qui différencie la façon de vivre le sport aux USA et la façon dont nous le faisons en France ?

15304041_10211224549633026_290322603_oJuste une histoire pour comprendre comment les américains vivent le sport : je regardais un match de basket (la March Madness, la phase finale de la saison universitaire de basketball (NCAA) avec mon copain à la télévision. L’équipe que nous supportions était en train de gagner donc j’ai dit à mon copain, « allons faire un tour, on sait déjà qu’ils vont gagner c’est certain ». Mais, ils ont perdu et mon copain ne m’a plus parlé pendant 3 jours, vraiment, 3 jours. Tout ça parce qu’il pensait vraiment que c’était de ma faute. C’est dingue non ?

Entre les français et les américains, ce sont deux cultures différentes, ils apprécient le sport différemment.
Je ne pense pas que les américains vont consommer comme les français le font mais la France à l’air de s’inspirer de ce que nous faisons.

« Trop peu de spectateurs ici ont un maillot aux couleurs du club. Ça devrait être obligatoire, ou alors les clubs devraient offrir une réduction sur le billet si vous venez avec le maillot lors du match (en plus ça incite à acheter le maillot de l’équipe au final). »


Avant de terminer notre entretien, nous voulons te demander de partager avec nous des idées pour améliorer l’expérience que les spectateurs pourraient vivre prochainement dans un stade.

Alors, trop peu de spectateurs ici ont un maillot aux couleurs du club. Ça devrait être obligatoire, ou alors les clubs devraient offrir une réduction sur le billet si vous venez avec le maillot lors du match (en plus ça incite à acheter le maillot de l’équipe au final).
Les Cheerleaders aussi, pour moi c’est essentiel à 100%. Elles devraient être présentes dans chaque sport où il y a des temps d’arrêt importants, le hand, le basket, ou encore le volley ball.
Autoriser la vente d’alcool dans tous les stades Français et enfin proposer des tarifs spéciaux pour les étudiants pour les faire venir plus souvent.

Et pour conclure, peux-tu nous proposer la prochaine Fan Story ?

J’aimerais bien avoir le ressenti d’un joueur, pour savoir comment il perçoit tout cet environnement avec le soutiens du public, les chants, les drapeaux, les couleurs.

Merci Sydney d’avoir partagé avec nous ta Fan Story.
On pourra te retrouver pour le prochain match du Stade Français à Jean Bouin en rose et en chantant. 

Passionné de foot, puis passionné des sports avec un S, je suis devenu petit à petit un fan des gens qui vont au stade tous les weekends avec écharpe et maillot sur les épaules. J'admire leur investissement et je pense vraiment que les clubs doivent encore leur donner tant. Pour finir cette présentation, on a ajouté des phrases motivantes parce que nous sommes des personnes motivées, voici la mienne : "Ceux qui essaient d'éviter l'échec, évitent le succès."

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FAN STORY : Jorge, l’aficionado Colombien du football

Jorge partage avec nous sa vision du football dans un pays où ce sport fait partie intégrante de la culture nationale.

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Jorge, l'aficionado Colombien du football

Temps de lecture environ 7 minutes

L’intérêt de Fanstriker pour les fans de sport s’étend bien au delà de nos frontières. Cap vers le berceau de Falcao, James Rodríguez et Valderrama pour découvrir un pays où football et culture sont profondément liés. Jorge, un fan de foot colombien nous raconte sa fan story.

 

Salut Jorge, peux-tu te présenter à nos fans ?

Holà ! Je m’appelle Jorge Cuadros. Je suis Colombien, étudiant, et un grand fan de football ! J’aime le football, mais bien au-delà du jeu, ce que j’aime particulièrement c’est rechercher comment on peut appliquer les valeurs du foot à d’autres situations comme au travail ou même dans nos relations avec les autres.

Quel genre de fan es-tu ? 

Jorge, fan colombien du Real MadridLaure GRUFFAT | Fanstriker

Jorge, fan colombien du Real Madrid

Je dirais que je suis un fan “intelligent” qui respecte les autres supporters, même lorsqu’ils sont pour l’équipe adverse. Cela ne veut pas dire que je ne vis pas le football avec passion. Non, je suis un dingue de foot, en particulier de la sélection Colombienne ! Je suis également du genre à tout savoir sur les équipes que j’aime : le Real Madrid, l’Atlético Nacional et l’équipe de Colombie. Je prête une attention particulière à nos talents colombiens qui jouent à l’étranger. J’adore suivre l’actu sur ces joueurs parce qu’ils sont ambassadeurs de notre pays. Je connais tout sur eux, leurs placement, leur palmarès et leurs expériences, les équipes pour lesquelles ils ont joué, leur meilleure frappe, etc. 

Tu supportes une équipe en particulier ?

En Colombie, je suis fan de l’Atlético Nacional, une équipe de Medellín qui est connue dans toute l’Amérique Latine. Elle n’a pas l’historique des grandes équipes d’Argentine ou du Brésil, mais en Colombie c’est l’équipe la plus connue. Sinon, l’équipe nationale est bien sûr incontournable et la plus soutenue ici. Même si elle n’a pas remporté beaucoup de titres (juste une fois la Copa América en 2001), cette équipe me fait vibrer et me procure des émotions super fortes. Je dois avouer que j’ai déjà pleuré lors de défaites de mon équipe.

Pour les équipes internationales, je suis un fervent supporter du Real Madrid. Je suis cette équipe depuis que je suis tout petit, j’ai souvenir d’avoir toujours eu un maillot du Real chez moi. Je connais leur histoire, je m’intéresse à leur stade et au rayonnement de l’équipe à l’international. Je pourrais te citer tous les joueurs qui sont passés par le Real ces 15 dernières années.

Match du Real MadridJorge Cuadros

Match du Real Madrid

En tant que fan de sport, quel est ton meilleur souvenir ?

Quand la Colombie s’est qualifiée à la Coupe du Monde au Brésil ! Il faut dire que la dernière fois que nous étions qualifiés c’était pour la Coupe du Monde 98 en France. Du coup, cela me rappelle mon anniversaire cette même année, pile au même moment que la compétition: mes parents avaient tout décoré aux couleurs de la coupe du monde, avec la mascotte et des ballons partout. C’était un anniversaire très Français pour un tout jeune fan de foot !

On aimerait en savoir un peu plus sur tes habitudes en tant que fan et spectateur en Colombie. Tu préfères suivre un match à la TV ou te rendre au stade ? Avec qui as-tu l’habitude de voir les matchs ?

Je vis à Bogotá, la capitale de la Colombie. Puisque l’Atlético Nacional joue à Medellin, que l’équipe nationale joue à Barranquilla et que le Real joue en Espagne, c’est un peu compliqué et assez cher pour moi de me rendre au stade pour suivre mes équipes préférées. Et puis, quand l’Atlético Nacional vient jouer à Bogota, je préfère ne pas aller au stade, ni même porter le maillot dans la rue. Il y a certains groupes de supporters très radicaux qui peuvent s’en prendre à toi si tu as le malheur de porter les couleurs de l’équipe adverse… Donc plutôt à la télé, avec mes amis et ma famille, très souvent dans un bar.

Atlético NacionalLaure GRUFFAT | Fanstriker

Atlético Nacional

Tu nous en diras plus au sujet de la sécurité. Mais du coup, tu vas très rarement au stade ? 

Je me déplace quand même jusqu’à Barranquilla au moins une fois par an pour voir jouer mon équipe. C’est à 2 heures en avion. A Bogotá, je ne vais jamais au stade non. La dernière fois que j’y suis allé, c’était pour un match amical entre l’Atlético de Madrid et Millonarios, une équipe d’ici.

Au stade, as-tu l’habitude de consommer ou d’acheter des souvenirs par exemple ? 

En Colombie, les clubs ne sont pas très bons pour mettre en avant leur marque et vendre des souvenirs. En général, il n’existe pas grand chose en merchandising. Je n’ai rien chez moi aux couleurs de l’Atlético Nacional, à part le maillot bien sûr, alors que je suis hyper fan. En revanche, j’ai ramené plein de souvenirs de ma visite au stade Santiago Bernabéu, quand je suis allé à Madrid. 

Lors de mon séjour en Colombie, j’ai été très surprise de voir l’ampleur de l’engouement, non seulement des fans mais de toute la population, pour les matchs de « la Seleccion ». Tout le monde porte le maillot ce jour là. C’est incroyable ! On n’est pas habitué à voir ça en France.
Comment peux-tu expliquer que le football ait une place si grande dans votre culture ? Pourquoi y-a-t-il une telle différence avec les pays européens dans la relation entre le football et les fans ?

Tu sais, la Colombie a traversé des périodes très difficiles. Beaucoup trop par rapport à d’autres pays. On a longtemps vécu dans un climat de guerre, de narcotrafic et de crimes, très dangereux, très triste. Vivre au milieu de ce chaos nous a poussé à rechercher la joie et l’espérance à travers de petites choses. Et l’une d’elles a été le football. Ce sport est devenu la seule chose qui nous permette de nous unir et d’oublier, du moins pour de courts instants, toutes les horreurs et la violence que nous avons subies durant longtemps. En plus, je trouve que l’équipe nationale reflète bien les valeurs des colombiens : les joueurs sont sympathiques et bosseurs, ils portent fièrement nos couleurs et représentent la Colombie dans le monde entier. C’est pour cela qu’il y a un véritable amour du pays pour cette équipe, et que leurs matchs sont des rendez-vous que personne de manque !

Equipe nationale de Colombie Laure GRUFFAT | Fanstriker

Equipe nationale de Colombie

Explique-nous comment se déroule un match en Colombie ?

L’ambiance est super bonne ! En jour de match de l’équipe nationale, la moitié des personnes qui sortent dans la rue porte le maillot jaune et tout le monde est de bonne humeur. Il suffit que la Colombie joue contre le Brésil ou la Bolivie et c’est le pays tout entier qui est à l’arrêt. Tout le monde veut voir le match, tout le monde veut aller à Barranquilla pour soutenir l’équipe. Les restaurants et les bars sont remplis de fans. Les administrations tournent au ralenti, et personne ne va en cours, pas même les profs ! C’est un véritable rassemblement social, toutes les générations se retrouvent pour suivre le match, discutent, se rencontrent. C’est quasiment le seul sujet de conversation de la journée et les médias ne parlent que de football. Si la Colombie gagne, c’est tout le pays qui est en fête. Si nous perdons, tout le monde est déprimé. C’est très spécial, unique même.

Les colombiens sont de grands fans de football. Y-a-t-il d’autres sports tout aussi populaires ?

Autant que le foot non ! Mais le second sport le plus suivi et le plus pratiqué c’est le cyclisme. Beaucoup de personnes prennent leurs vélos pour sillonner les routes et on suit de très près El Giro, le Tour de France et la Vuelta. 

 

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Que penses-tu de l’expérience fan dans les stades en Colombie ? Quels sont les aspects qui pourraient être améliorés ? Tu évoquais déjà la sécurité…

Pour être franc, il y a très peu de choses mises en place pour permettre une bonne expérience au stade. Le seul point positif c’est de pouvoir voir les joueurs en vrai, mais sinon dès que tu ne supportes pas l’équipe locale, cela peut vite être dangereux. Pas extrêmement dangereux, mais simplement pas vraiment agréable, tu n’es jamais tranquille, tu te fais toujours insulter par les locaux. Les seuls matchs où il n’y a pas d’insécurité ce sont les matchs de l’équipe nationale puisque tout le monde porte le même maillot.

D’après toi, les clubs se préoccupent-ils de l’avis de leurs fans ?

Très peu. En Colombie, il y a un programme à la radio très connu qui s’appelle “El pulso del futbol”. Ce programme permet aux fans de s’exprimer sur leurs clubs et de leur faire passer des messages. Mais c’est tout, les clubs ne prennent pas ce type d’initiatives et communiquent peu avec leurs fans, même sur les réseaux sociaux. C’est pour l’instant plus du relai d’information que de l’échange. 

Si tu étais en charge de l’expérience des spectateurs au sein d’un club en Colombie, quelles idées pourrais-tu apporter pour que les moments passés au stade soient uniques et inoubliables?

La première chose que je ferais, serait un travail sur la sécurité. Aller au stade serait une expérience totalement différente si l’on se sentait réellement en sécurité. Je pense que je mettrais en place le même modèle qu’en Angleterre où ils ont réussi à expulser tous les Hooligans des stades. 

Et pour conclure, dans quel stade pourra-t’on te croiser prochainement ?

J’irai voir Colombie – Brésil en septembre. Cela promet d’être un grand match ! Nous allons probablement perdre, mais ce sera un très beau match. J’espère un jour avoir la chance de venir voir un match en France. Le stade de France, le Parc des Princes ou le Vélodrome sont mes stades favoris, ils sont vraiment spectaculaires. Je suis pas mal le football français. C’était d’ailleurs mon équipe favorite lorsque j’étais gamin. Je me souviens de grands joueurs comme Barthez, Desailly, Thuram, Lizarazu, Petit, Vieira, Trezeguet, Henry, et j’en passe ! Très peu de Colombiens s’intéressent aux joueurs d’autres pays, et d’autant moins aux joueurs des générations précédentes…

Merci beaucoup Jorge pour ton immersion dans la vie sportive colombienne. On espère aussi que tu pourras nous rendre visite prochainement pour aller partager un match ensemble !

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