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Fan expérience dans le monde

URef, une application qui permet aux fans de noter les arbitres

URef permet aux fans de football anglais de noter les arbitres de Premier League selon un ensemble de données statistiques.

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De nos jours, tout est question de notes pour se faire un avis sur un repas, un restaurant, un joueur ou… un arbitre. Uref, une application d’une start-up australienne, offre la possibilité de noter les arbitres de Premier League grâce à de multiples données et permet ainsi aux fans de faire entendre leur voix sur la question de l’arbitrage.

 

Lorsque l’on pense à un match, nous oublions souvent que l’arbitre fait partie intégrante du jeu. C’est pour cette raison que deux australiens ont imaginé un concept digital intéressant.
URef est une toute jeune application en Angleterre, téléchargeable sur l’App Store ainsi que sur le Play Store et qui compte déjà plus de 10 000 téléchargements. Elle a été élaborée par deux fondateurs australiens, Jack Atkinson & Nathan Derriman. URef se positionne comme la plateforme digitale qui permet aux fans de décrypter les statistiques et décisions des arbitres du championnat de football anglais. Elle offre la possibilité de noter et donc de classer ces acteurs décisifs du match.

Assister plutôt que critiquer

Qui n’a jamais abusé du réseau social Twitter pour déverser sa frustration face à une décision, souvent considérée comme injuste, prise par l’arbitre contre votre équipe favorite ? C’est à partir de ce phénomène que les deux fondateurs australiens ont eu l’idée de canaliser toutes ces critiques grâce à une application qui propose des statistiques précises, comme le nombre de cartons distribués dans la carrière de l’arbitre ou encore le nombre de coup francs attribués, et permet aux fans d’exprimer leurs pensées de manière constructive. Les supporters jugent ainsi les décisions clés d’un match et participent à l’évaluation de l’arbitre. Un algorithme est même programmé pour éliminer les notations trop extrêmes et répétitives pour conserver un ensemble équitable de retours d’utilisateurs.

https://twitter.com/URef_Official/status/1098813354624221189?s=20

Les différentes fonctionnalités de cette application

Comme la plupart des applications de suivi de match en direct, les scores et les statistiques des équipes sont affichés. Celles de l’arbitre y apparaissent aussi, ce qui permet de suivre sa “côte” en direct. Les utilisateurs peuvent également interagir face aux décisions prises par l’homme ou la femme au sifflet. Avant la rencontre, l’interface partage des informations sur les matchs précédents aux utilisateurs, de façon à ce qu’ils puissent se faire une idée sur l’issue de la rencontre à venir.

Pendant ou après le match, les fans notent l’arbitre à l’aide d’une jauge qu’il doivent déplacer selon la note attribuée. Ce sont ces votes qui vont permettre d’établir le classement général des arbitres référencés.

Après ou avant la notation, une fonction Fan Jury permet d’exprimer son opinion sur toutes les décisions controversées grâce à des systèmes d’engagement via des questionnaires et des sondages.

Le classement des arbitres est fonction des notes des utilisateurs mais également selon le nombre de coups-francs, cartons jaunes, cartons rouges ou buts attribués tout au long de leur carrière. Plus subtil, il existe un classement des arbitres les plus « favorables » pour son équipe favorite, en fonction du nombre de matchs que celui-ci a arbitré corrélé au nombre de victoire pour l’équipe du fan.

Des chiffres à utiliser à bon escient

« La statistique est devenue un standard, elle sert de caution à ceux qui interagissent à travers le sport » estimait Matthieu Lille-Palette (Opta) dans un récent article de Robin Fasel sur le fan moderne. Il rajoutait que « les données n’expliquent pas tout, elles peuvent être sources d’interprétations diverses et variées. » En effet, bien que Jack Atkinson, le cofondateur, plaide en faveur d’une application au service de la critique juste et constructive qui contribuent positivement aux arbitres, centraliser ce genre de données peut mettre davantage de pression sur les épaules des arbitres, bien qu’aidés depuis peu par la VAR en football.

Jack Atkinson & Nathan Derriman, les cofondateurs de Uref

En plus de contribuer à l’engagement des fans, cette application peut également servir les intérêts d’autres acteurs. Cette manne de données créée par les fans (classement des arbitres, évaluation de leur décision) peut être utilisée par les médias lors des débriefs d’après match. On pense également aux applications de paris sportifs qui verront dans URef un bon moyen de mettre en lumière des paris encore peu exploités sur leur site tels que le nombre de cartons ou de coups francs distribués dans un match par l’arbitre.
Enfin, ces données pourront très bien être utilisées par les arbitres eux-mêmes et les organismes de formation et d’analyses des futurs Hommes de lois.

Une égérie pour une promotion osée

Nous exposions il y a peu un “sponsoring osé pour faire le buzz d’un club de rugby français”, dans le même registre, les co-fondateur de URef ont fait appel à une ex-actrice de porno devenue influenceuse aux 14 millions d’abonnés sur Instagram : Mia Khalifa. En effet, l’ex-actrice possède une connaissance approfondie du football, de la NFL, de la NBA et de la LNH qu’elle n’hésite pas à partager sur ses réseaux sociaux qui sont largement suivis. D’autant plus que sa notoriété au Royaume-Uni est importante, son public est tout autant attiré par la Premier League. Un partenariat qui permettra de mettre en lumière cette application largement.

https://twitter.com/URef_Official/status/1099645872579596290?s=20

Cette application nous parait intéressante car elle offre davantage d’informations au fan. C’est aussi une part d’éducation sur les lois du jeu que parfois trop peu de fans connaissent réellement. Enfin, cela permet une interaction entre les communautés de fans. 

URef a pour ambition de se déployer dans d’autres championnats européens et pourquoi pas aux États-Unis.
URef va peut-être rejoindre ces nouvelles applications que l’on utilise au stade pour consommer comme Digifood ou pour visionner un ralenti avec Vogo. Les deux créateurs australiens ont saisi que le fan a la volonté d’être de plus en plus acteur du match notamment via son usage du “second écran”.

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Vous l'aurez compris, Fanstriker est dans l'air du temps en ce qui concerne le sport business avec comme mot d'ordre : le fan ! Attiré par tout ce qu'il se fait en matière d'activations dans les stades ou événements sportifs, mon but est de faire grandir le projet et de vous proposer des lectures sur le sujet de l'expérience fan.

Fan expérience dans le monde

2010 – 2019 : dix années qui ont révolutionné la fan expérience

Smartphones, VR, big data, relation avec les fans. Retour sur 10 années qui ont révolutionné la fan expérience dans le sport.

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2010 – 2019 : dix années qui ont révolutionné la fan expérience

Alors que l’on entre dans une nouvelle décennie qui s’annonce prometteuse pour la fan expérience, rappelons nous que les années 2010 l’ont révolutionnée.

En 10 ans, on a observé une prise de conscience massive sur l’importance de l’expérience fan. Les nouvelles technologies ont permises aux acteurs de l’industrie de l’entertainment sportif de mettre en place des dispositifs qui ont augmenté le niveau de confort et de divertissement des supporters. Revenons ensemble sur les innovations et activations qui ont marqué la décennie 2010.

Des innovations auxquelles on ne pense même plus tellement elles sont devenues des “basiques”

Les années 2010 ont été marquées par de grands bouleversements technologiques qui se sont installés dans nos habitudes de consommation et de vie très rapidement. Après la révolution d’internet dans les années 2000, l’essor de l’utilisation des smartphones (de 295 millions de smartphones vendus dans le monde en 2010 à 1,5 milliards en 2018 selon Statista) a entraîné le foisonnement d’applications pour faciliter la venue au stade des spectateurs et organiser leur divertissement. Ces dernières sont maintenant monnaie courante.

Les enceintes sportives sont devenues connectées pour créer plus d’interactions mais surtout proposer aux fans plus de divertissement et plus de confort. Un simple smartphone peut maintenant vous donner accès au stade, vous permettre de payer dans les boutiques du stade, vous offrir des angles de vues et de ralentis et de vous faire livrer votre commande à votre place en tribune (avec par exemple Digifood). 

Avec l’avènement des réseaux sociaux, la stratégie d’engagement avec les supporters a été repensée. Tout d’abord les supporters ont accès à beaucoup plus de contenus sur les clubs, les événements et les sportifs, grâce aux réseaux sociaux. C’est une manière pour les différents acteurs de l’industrie du sport de créer un lien plus fort avec les fans. Ils peuvent aussi accéder à du contenu exclusif à l’instar des supporters de l’OL qui ont rejoint la Social Room mise en place par l’OL dans le cadre de son partenariat avec Hyundai. Pour le club, c’est aussi une manière de faire rayonner l’événement et les sponsors plus largement que l’enceinte même du stade.

Les franchises américaines l’ont bien compris et adaptent maintenant leur expérience pour lui donner une dimension social media. La popularisation des social walls est la conséquence directe de cette volonté. Grâce aux social walls les spectateurs peuvent diffuser leurs messages de soutien ou faire passer des messages personnels dans un espace dédié aux fans. 

Le NBA Social media wall

Le NBA Social media wall

L’innovation technologique et l’intérêt croissant pour l’amélioration de l’expérience fan a suscité un changement profond dans la manière dont les enceintes sont pensées. Les nouvelles arenas connectées sont pensées pour fournir aux spectateurs un niveau de confort et de divertissement augmenté afin qu’ils passent plus de temps sur le lieu du spectacle et notamment les espaces de consommation. Exemple au AT&T Center de San Antonio, qui propose maintenant aux fans de trouver tout type d’animations low et high tech dans les couloirs du stade, à l’image du photobooth “Pose with the Pros”.

Ces innovations dont nous apercevions tout juste les opportunités qu’elles représentaient il y a 10 ans sont désormais ancrées dans les habitudes des spectateurs. Les écrans digitaux, les animations technologiques et autres photobooth sont des basiques d’une expérience dans de nombreuses enceintes.  

Un spectacle prolongé, personnalisé et toujours plus impressionnant grâce au progrès technologique

Ces dix dernières années, le progrès technologique est omniprésent dans la transformation de la fan expérience. Les animations en AR/VR/MR connaissent actuellement un large essor. Elles offrent au spectacle une nouvelle dimension que ce soit pour les fans présents dans le stade ou pour les fans qui suivent l’événement de leur canapé via leur télévision. Parmi les utilisations de la mixed reality les plus impressionnantes, on retrouve le show proposé au M&T Bank Stadium à Baltimore lors de la rencontre entre les Ravens et les Jets en décembre 2019.

Le mapping sur le parquet des Cavaliers de Cleveland constitue un autre exemple d’utilisation des technologies d’affichages pour proposer un show toujours plus surprenant aux fans.

Enfin, l’utilisation de la data a ouvert de nouvelles portes pour les organisateurs d’événements sportifs. Collecter la data des spectateurs permet de mieux connaître son public de manière agrégée et individuelle. Ainsi, l’expérience fan peut désormais être améliorée pour mieux répondre aux attentes de l’ensemble des visiteurs.
La grande révolution est la personnalisation ! Avec la bonne exploitation de cette data, l’expérience peut maintenant être personnalisée pour améliorer la relation que chaque fan entretient avec ses événements sportifs préférés.

Si le progrès technologique a été un moteur de l’amélioration de la fan expérience, les animations low tech sont toujours aussi populaires et nécessaires

Les clubs n’ont pas toujours besoin de mettre en place des animations high tech pour renforcer leurs liens avec les fans. Parfois, les animations les plus simples ont été celles qui nous ont le plus touchées à l’image des opérations suivantes. Certaines ne nécessitent que très peu de moyens, du temps des différents acteurs ou encore juste de bonnes idées. 

En 2018, Zlatan Ibrahimovic alors joueur des Los Angeles Galaxy en MLS appelle les abonnés pour les remercier d’avoir renouvelé leur abonnement. Autant dire que lorsque Zlatan vous appelle au téléphone vous vous en souvenez pendant longtemps puis vous partagez l’histoire largement autour de vous. Simple et efficace. 

Les Kings de LA ont aménagé un engin technique pour embarquer des fans sur la patinoire à bord de la surfaceuse, pendant les temps morts.

Des YouTubeurs/freestylers londoniens ont mis au défi les passant de réaliser un saut aussi haut que Cristiano Ronaldo lorsqu’il s’élève pour faire une tête. Une animation qui pourrait avoir sa place dans un stade, au Juventus Stadium par exemple.

Lorsqu’un fan sollicite Erminig, la mascotte du Stade Rennais, l’occasion est trop belle pour ne pas en profiter et jouer le jeu des réseaux sociaux. C’est ce qu’a très bien fait la mascotte et rédigeant un justificatif d’absence pour un jeune fan pour pouvoir assister au match des rennais.

Si la décennie 2010 a été pleine de grands bouleversements qui ont permis une très large amélioration de l’expérience fan, la décennie 2020 s’annonce aussi très chargée. Pour la fan expérience, l’accélération du progrès technologique sera une opportunité d’augmenter la satisfaction des fans et de faire face aux challenges liés à la durabilité. Même si les activations les plus simples auront plus que jamais leur place dans les enceintes de sport et de spectacle. 

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