Suis-nous

Fan expérience aux Etats-Unis

Les commerciaux des Wizards rappellent leurs fans après le limogeage de leur président

Les fans des Wizards de Washington DC fuyaient les tribunes car mécontents de leur président après 16 ans de direction. À son éviction, les commerciaux rappellent les fans.

Publié

le

Parfois, le public ne se déplace plus au stade en raison d’un désamour avec l’équipe ou un membre du club. Le coach et le président sont alors en tête de liste. 

 

Les réseaux sociaux sont de bons outils d’analyse pour évaluer la satisfaction des fans envers la structure ou une personnalité qui la compose. Nous l’avons vu avec le cas du coach de l’Olympique Lyonnais Bruno Genesio. Ce dernier se fait largement critiquer sur Twitter et les différents supports digitaux alors que ses résultats ne sont pas forcément si négatifs. Le problème avec les supporters lyonnais est certainement plus profond et lié à la personnalité de l’entraineur.
L’histoire que nous allons vous raconter dans cet article est relativement plus forte que l’aventure Genesio à Lyon.

16 ans de présidence, ça laisse des traces (et pas toujours les plus belles)

Aux États-Unis, une situation similaire à celle de l’entraineur lyonnais est arrivée à son terme il y a quelques semaines. Le 2 avril dernier, Ernie Grunfeld, président et manager général des Wizards de Washington DC, une équipe évoluant en NBA, est limogé après… 16 ans à la tête de la franchise américaine.

Pendant toutes ces années, il a été la cible des fans de la franchise.
Umoh, un ingénieur qui a grandi à Washington et vit aujourd’hui à Baltimore est même à l’initiative d’un site web : www.fireerniegrunfeld.com ; littéralement “virez Ernie Grunfeld”. Un site sur lequel le fan rédigeait chaque semaine ou presque un article mettant en avant l’incompétence du président du club. Il a même listé toutes les mauvaises décisions qu’Ernie a pu prendre pendant ces 16 années. 

D’autres fans ont entrepris des initiatives diverses, des T-shirts imprimés avec le hashtag #FireErnie, des pancartes, des pétitions, etc. Les idées fut nombreuses. 

Reddit

Des fans des Wizards avec les pancartes #FireErnie

Mais l’action la plus forte était surement celle des fans qui avaient tout simplement arrêté d’aller voir jouer l’équipe à la Capital One Arena (20 356), la salle omnisports de l’équipe de Washington, située dans le quartier de Chinatown. La situation était donc devenue complexe entre ces fans et le club. 

https://twitter.com/advitambasket/status/1113692275027132416

Un départ et un message des commerciaux aux fans

Mais heureusement, le jour tant attendu par les nombreux fans des Wizards arriva le 2 avril dernier. C’est à cette date que le président Ernie Grunfeld est contraint de quitter le club au plus grand bonheur des fans qui pensent même à un poisson d’avril tardif. Leurs réactions étaient à la hauteur de la durée de leur attente. 

“On dirait que nous avons gagné un titre (…), aujourd’hui est un jour joyeux pour tous les fans de Wizards.”

Ari Neugeboren, un étudiant de 20 ans fan des Wizards. 

À l’image d’Ari, les fans ont vécu cette nouvelle comme une véritable libération, comme un titre, comme un soulagement. Ils ont senti une nouvelle fraicheur pour leur club.

La réaction du club, notamment des commerciaux est un exemple à suivre. Après cette news, l’équipe commerciale de la franchise de NBA en a profité pour rappeler les fans mécontents. En effet, plusieurs fans ayant indiqué leur mécontentement sur les réseaux sociaux ou directement lors de leur dernier contact avec le service commercial avant l’éviction de Grunfeld, il était simple et évident pour ces derniers de reprendre un contact plus positif.

“Vous avez vu la nouvelle ? Vous pouvez revenir au stade…”

Comme le rapporte le Washington post, l’équipe de commerciaux grands publics a donc repris contact avec ces fans de cette façon : “Selon notre système, la dernière fois que vous avez parlé à un représentant, vous avez dit que vous ne seriez intéressé par nos offres qu’une fois Ernie Grunfeld viré. Je ne sais pas si vous avez vu la nouvelle, mais il a été viré plus tôt dans la journée. Je voulais donc vous demander si certaines de nos offres pouvaient vous intéresser ?”

Voilà comment le club a su utiliser une situation complexe et l’éviction attendue de son président pour signaler aux fans qu’ils pouvaient dorénavant revenir au stade pour assister aux matchs. 

Une action simple et intelligente applicable à tous les clubs. C’est aussi ça la force des commerciaux : saisir les opportunités pour relancer leurs fans et prospects.
Malgré une saison terne, les prochains matchs des Wizards devront connaitre une belle animation en tribunes. 

Cet article était-il intéressant ?

Au stade, je passe plus de temps à observer les animations, le comportement des fans et les actions du club que le match en lui même. J'aime le sport mais j'aime encore plus l'expérientiel. Qu'il soit dans le monde du commerce ou celui du sport business. | "Ceux qui essaient d'éviter l'échec, évitent le succès."

Fan expérience aux Etats-Unis

Une course de bébés à la mi-temps d’un match de basketball

Une course de bébés à quatre pattes à la mi-temps d’un match de basketball, une animation simple qui n’est pas inédite aux États-Unis.

Publié

le

Organiser une “baby race” à la mi-temps d’un match de basketball, c’est l’animation hilarante que nous avons pu voir sur les parquets de basket aux États-Unis. Ce n’est pourtant pas inédit dans ce pays.  

 

Engager les plus petits c’est l’assurance d’engager également les parents. C’est ce qu’a proposé un club de basketball américain en ACC (la conférence universitaire de la côté Ouest des États-Unis).

Des bébés et une animation hilarante

Le vendredi 15 mars dernier, le championnat universitaire de basketball ACC aux États-Unis a proposé sa première “baby race” pendant la mi-temps du match entre Pittsburgh et Boston College.
Au total, ce sont 6 parents qui ont positionnés leur bébé sur une ligne de départ sur le parquet. Chaque parent était placé de chaque côté de ligne, un présent au départ pour “lancer” la course et un second à l’arrivée pour encourager et accueillir leur enfant.
La distance à parcourir par les jeunes pousses représentait la moitié de l’ensemble du parquet de basketball.

L’effort est peut-être encore plus important pour les parents que pour leur enfant. Ils doivent “pousser” leur athlète pour finir en tête.
Le public joue lui aussi un rôle important en encourageant les bébés. L’arrivée est d’ailleurs très encouragée par les spectateurs.

Pour réduire le risque lié à une durée trop importante, les enfants avaient 3 minutes maximum pour rejoindre la ligne d’arrivée. Ce type d’activité peut en effet durer assez longtemps selon le niveau de compréhension des participants.

Le principe des “baby races” est assez fréquent dans le sport américain. Fin 2018, les Pacers (NBA) organisaient déjà une course sur leur parquet pendant la mi-temps. C’était cette fois-ci 8 bébés qui concouraient avec le même principe. Chaque bébé avait un numéro allant de 1 à 8 et portait un maillot de la franchise américaine.

Dans certaines franchises de NBA, l’animation est mieux préparée que pour d’autres. Chez les Bulls de Chicago, chaque enfant a la chance d’être présenté avec ses parents comme un joueur de l’équipe. Sa photo, son numéro et son nom sont diffusés sur l’écran géant.

Récemment le même concept a été organisé par les Green Bay Gamblers (championnat USHL) dans le Wisconsin… sur la glace d’un match de Hockey sur glace. Une protection avait été installée pour que cela puisse être possible. Et ici encore, les enfants portaient tous un tee-shirt aux couleurs du club avec le logo.

Hormis celle de Pittsburg qui est présentée par l’assureur New York life (il nous a fallu chercher durement pour trouver qui était sponsor), ces animations ne semblent pas sponsorisées. Pourtant nous pourrions imaginer qu’une marque concernée par l’univers des bébés du type Pampers puissent créer ou sponsoriser cette animation. D’autant plus que les couches pour bébé qui représentent un certain coût pour une famille pourraient être le gain pour la famille qui l’emporte. Cela serait une opportunité d’attirer un nouveau public, plus familial.

Des animations à coût zéro ou presque

Cette animation fait partie des actions pouvant être réalisées en ne représentant presque aucune dépense.
Dans un environnement qui s’oriente vers l’ultra digitalisation du sport et de la façon dont nous le consommons, il faut parfois des choses simples et de petites idées pour réaliser une animation qui touche les fans.

L’animateur est aussi l’un des acteurs principaux de la réussite d’une animation. Dans l’exemple des baby race, le speaker donne autant d’énergie qu’il pourrait le faire pour commenter une action de jeu. De plus, ces actions avec les enfants laisserons de beaux souvenirs partagés en vidéo, que l’enfant pourra revoir une fois adulte. Cela scellera un lien plus fort avec la franchise ou le club concerné.

Il y a quelques jours, nous partagions sur les réseaux sociaux une vidéo d’une course similaire à Sacramento en NBA à quatre pattes entre des papas et la mascotte avec leur enfant sur le dos.

Le risque de ces animations est finalement assez faible pour le club ou l’organisateur. Le seul risque majeur est peut-être celui de se ridiculiser sur les réseaux sociaux si ce n’est pas à la hauteur. Cependant, les dépenses engendrées restent très faibles par rapport à une animation sponsorisée et développée par une agence de communication ou d’événementiel. Le jeu en vaut la chandelle.

S’il n’y a donc qu’une chose à retenir de cet article : pensez aux choses simples et tentez le.

 

Cet article était-il intéressant ?

Continuer la lecture

Nouveautés